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Comment (et pourquoi) des hommes deviennent-ils des militants féministes?

Comment (et pourquoi) des hommes deviennent-ils des militants féministes?
Temps de lecture: 16 min Homme et féministe: pour certains, ce sont deux termes qui s’opposeraient presque, une alliance incongrue ou à tout le moins, un adjectif qui devrait être réservé aux femmes. Comment, alors que les féministes sont souvent taxées de «misandrie», et qu’elles n’ont pas toujours bonne presse, des hommes en viennent-ils à s’engager pour cette cause, voire même à militer activement dans des associations? C’est l’objet d’un livre du chercheur Alban Jacquemart, intitulé «Les hommes dans les mouvements féministes. Le féminisme aujourd’hui est très majoritairement une affaire de femmes. Pour l’année 2009, seuls 20 des 220 adhérents de la première association étaient de sexe masculin. Progressivement, un féminisme sans hommes ou presque Mais ce ne fut pas toujours le cas, comme le rappelle le travail d'Alban Jacquemart​. Nous sommes arrivés à la nécessité de la non-mixité. Les militantes du MLF en 1970 «Nous sommes arrivés à la nécessité de la non-mixité. Patric Jean Related:  DisempowermentHommes et féminismes, virilité, masculinités

J’ai compris que j’étais féministe le jour où j’ai rencontré une antiféministe | VICE | France Photo via WikimediaCommons Sortir avec une fille féministe, c'est génial en même temps que c'est horrible. D'abord c'est génial, puisque ça implique une relation amoureuse avec une personne émancipée et consciente, à la recherche d'autre chose qu'un voyage en tapis volant avec un Prince de dessin animé, sympa et charmeur, mais globalement chiant. En effet, ma copine, puisque c'est d'elle dont je parle, n'attend pas l'aval d'un référent masculin pour gérer sa vie et prendre des décisions. On pourrait la dire « libre », si ce mot avait encore un sens. IRL, cette liberté peut parfois se manifester par des débats sans fin sur ses choix vestimentaires. J'ai pour la première fois réalisé ça à la suite d'un rendez-vous professionnel à Saint-Germain-des-Prés, dans un café de la rue Bonaparte. Mais Sophie semble elle aussi s'en battre la race de tout ça. Photo via Wiki Commons Je voudrais aussi dire à Sophie que sortir avec une féministe, c'est d'abord horrible. Photo via Wiki Commons 1. 2.

«Le féminisme traite mal les hommes. Et c’est mauvais pour le féminisme» Le féminisme va-t-il trop loin et serait-il devenu anti-hommes? C’est ce que déplore l’éditorialiste et essayiste Cathy Young, dans un post de blog intitulé «Le féminisme traite mal les hommes. Et c’est mauvais pour le féminisme», qui était l’un des sujets les plus lus ce vendredi 1er juillet sur le Washington Post. Un article qui pointe judicieusement certaines dérives du féminisme, mais occulte une partie du problème. «Le féminisme, selon ses principaux défenseurs, est la défense de l’égalité. L’essayiste, qui se revendique antisexiste mais aime visiblement s’en prendre au féminisme et s’est érigée en défenseuse des hommes, pointe des déclarations de féministes ou qui se revendiquent comme telles qui, en effet, interrogent. Diversion Ces attaques, écrit l’éditorialiste, ont plusieurs fâcheuses conséquences. Culture machiste Tentons maintenant de répondre à ce blog. La faute des réseaux sociaux?

Les hommes et la masculinité : on ne naît pas homme, on le devient « L’identité masculine n’a rien d’intangible : on ne naît pas homme, on le devient » : c’est en détournant la fameuse phrase de Simone de Beauvoir que Xavier Molénat conclut l’un de ses articles pour Sciences Humaines. Pour son numéro de juin, le magazine propose en effet un focus sur l’identité masculine (pour celles et ceux que ça branche, certains articles disponibles gratuitement sont linkés à la fin de cet article – n’hésitez pas à y faire un tour et à feuilleter le magazine, ce focus est sacrément bien fichu). Les hommes sont-ils en train de perdre le pouvoir, de passer au second plan, de se laisser écraser par des femmes de plus en plus dominantes (haha) ? La fin des haricots pour les porteurs de pénis ? Dans l’un de ses papiers, X. En bref, les hommes seraient f-i-n-i-s et les femmes gagneraient du terrain. Si même les fillettes de 12 ans cognent les mecs, où va le monde, je vous le demande. La définition de l’homme nouveau est-elle arrivée ? Oui, donc, c’est quoi, être un homme ?

I've Checked My Privilege. Now What? FILED TO: Headline Articles One effective way to control discussion about a contentious issue is to deploy an ambiguous phrase that seems so uncontroversial that no reasonable person would object to it. Often the phrase takes the form of an imperative sentence, and those who fail to oblige or challenge the command effectively make themselves targets of ridicule as unreasonable people. A classic example of this is “Support our troops,” which rears its ugly head whenever the newest American war has commenced. Those who opposed the U.S. invasion of Iraq as the war was getting underway in 2003 were often accused by conservatives of not supporting the troops, as if being against a war is tantamount to being indifferent or having malice toward the individual humans fighting it. As Noam Chomsky said of the phrase: “[Y]ou want to create a slogan that nobody is going to be against and… everybody will be for because nobody knows what it means because it doesn’t mean anything. But now what? Related

Du féminisme (de la troisième vague) et du postmo… – Recherches féministes – Érudit [T]he awkward pairing formed by linking feminism and postmodernism is a description of our lives.Jennifer Wicke et Margaret Ferguson, Feminism and Postmodernism (1994) Dans ses visées émancipatrices et dans son présupposé d’une condition commune des femmes, le mouvement féministe des années 60 et 70 participe du « projet » moderne. Cela n’exclut pas pour autant une position critique à l’égard de certains métarécits (le savoir, le pouvoir, le sujet (masculin), etc.), tels qu’ils ont été élaborés par une modernité dont les origines remontent aux Lumières. Au tournant des années 80, le féminisme entre dans une étape autre, marquée, en outre, par la reconsidération de certaines de ses positions antérieures. Sous l’influence des théories postmodernes, il se transforme en une pratique et en une idéologie respectueuses de l’individualité des « femmes [1] ». Le présent article se veut une contribution d’ordre théorique. Le third wave feminism [3], ou le féminisme de la troisième vague

Zéromacho | des hommes engagés contre la prostitution et pour l’égalité Natural Born Féministe Je connais une fille qui s’est fait violer. En fait, c’était sa première relation sexuelle, elle avait autour des 17 ans. Le gars, lui, avait 27 ans. Elle faisait du cirque au Club Med où elle allait en vacances avec sa famille, le gars c’était son instructeur. Ils flirtaient un peu pendant leurs sessions, elle le trouvait de son goût, lui aussi. Un soir, il lui a donné rendez-vous dans la salle d’entrainement. Il a continué. Elle subissait tout ça en silence, sans collaborer ou montrer du plaisir, elle continuait de subir par peur d’avoir l’air idiote, de le décevoir. Quand ça s’est terminé et qu’il a ouvert la lumière, il y avait une flaque de sang par terre. Mon amie se sent encore coupable, presque 20 ans après l’évènement. Je sais que je raconte l’histoire de milliers de filles en ce moment qui ont vécu ça et qui en subissent encore les effets à long terme. Je sais, parce que sincèrement, en entendant cette histoire il y a 5 ans, je n’étais pas sûr si c’était vraiment du viol.

Emma Watson et Beyoncé : gaffe, voici la troisième vague du féminisme ! - 25 septembre 2014 Mercredi confession. Je suis féministe et je n’ai pas été bouleversée par le discours d’Emma Watson sur le féminisme, prononcé le 20 septembre dernier devant l’ONU, et la nécessité d’y inclure les hommes. L’actrice m’a émue (parce qu’elle était sincère, qu’elle avait les larmes aux yeux et que je suis sensible) mais je n’ai pas très bien compris le tonnerre d’applaudissements qu’elle a déclenché dans le monde entier, chez nos confrères et chez des camarades féministes. J’ai trouvé son discours juste, génial par le retentissement qu’il a eu mais il m’a aussi semblé qu’il ne disait rien de bien nouveau, voire – pardon, pardon, pardon – qu’il enfonçait des portes ouvertes. « Je pense qu’il est juste, en tant que femme, d’être payée comme mes homologues masculins. Le discours d’Emma Watson à l’ONU (en anglais et en intégralité) « Féminisme bisounours » ? Il n’empêche. 1Ce qui n’est pas nouveau Dans leur propos, ces stars n’apportent, c’est difficile de le nier, rien de nouveau.

Mélanie Gourarier : «La masculinité contemporaine, c’est se gouverner soi-même pour mieux gouverner les autres» Speed dating, coaching en séduction : pour sa thèse de doctorat, la jeune anthropologue Mélanie Gourarier a arpenté le terrain intime des recompositions masculines. Autour du mal-être et du déclin supposé du premier sexe, des consultants et coachs ont investi le champ de la séduction dispensant techniques de drague et recettes pour ego meurtri. La séduction, comme arme de reconquête du masculin ? Loin d’être anecdotique, ce coaching pour séducteurs montre que la «maison des hommes», cet entre-soi masculin qui entretient et renforce les hiérarchies sexuelles et de pouvoir, est loin d’avoir disparu. En crise, le masculin ? «Ce qui m’a frappée dans ce que j’appelle la communauté de la séduction, cette confrérie dont les membres sont hantés par le déclin du masculin et l’indifférenciation sexuelle, c’est justement l’absence de femmes, bien qu’elles soient au cœur de leurs discussions. A lire aussi : Une fraternité très masculine A lire aussi : L'égalité doit-elle être rentable ?

Hommes et féminisme J'étais en train d'écouter une émission sur le "féminisme au masculin" et d'un coup cela m'a profondément gonflée. Les hommes sont une classe dominante. Qu'ils le veuillent ou non. Si vous êtes embauché au même poste qu'une femme à compétences et diplômes égaux, vous serez probablement mieux payé. C'est la même chose pour le racisme. Revenons donc à nos hommes féministes. Non les hommes féministes préfèrent "défendre les droits des femmes". J'ai toujours été frappée par le fait que le bouquin qui fait référence sur le féminisme est un livre de Bourdieu, La domination masculine. C'est à dire que Bourdieu place sur le même place la classe "hommes" et la classe "femmes" en niant les rapports de pouvoir qui existent entre eux . Quand Delphy écrit ceci Nos amis et nous, elle montre tout à fait que "Où est alors la différence entre ces « amis » et nos ennemis déclarés, ceux qui nous traînent dans la boue et nous couvrent de ridicule ?

Une nouvelle guerre des féminismes ? Le projet de loi sur la prostitution dont l'examen débute vendredi révèle de profondes dissensions chez les féministes sur les questions sociétales comme le voile, la pornographie ou la bioéthique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nicolas Truong L'accord semble total sur le plan social. Mais les différends sont patents sur le terrain sociétal. Signes religieux (port du foulard ou du voile intégral), bioéthique (procréation médicalement assistée ou gestation pour autrui), pornographie ou prostitution opposent différentes conceptions du droit des femmes et recomposent à chaque fois une nouvelle cartographie du féminisme. Consensus sur les combats sociaux : tous les courants du féminisme s'accordent en effet à continuer les luttes destinées à résorber l'inégalité sociale entre les hommes et les femmes dans l'espace public comme dans la sphère domestique. Dissensus sur les problèmes moraux. Mais cette opposition tranchée ne résume pas toutes les postures.

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