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Le revenu de base, une impulsion culturelle

Le revenu de base, une impulsion culturelle
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Regarder des films avec nos enfants Les enfants ont une façon spéciale d'apprécier les films. Ils regardent en boucle quelques scènes, arrêtent, reprennent. Dana Stevens est critique ciné, et a appris de nombreuses choses en se mettant devant un écran avec sa fille. Quand ma fille avait 3 ans, l’enseignante de maternelle me demanda, lors d’une réunion parents-élèves, si ma fille ne regardait pas un peu trop Le Magicien d’Oz. Improviser à partir de bribes de films Ma ligne de défense était inattaquable: en fait, expliquai-je, P. n’avait jamais vu Le Magicien d’Oz. Plusieurs soirs de suite, nous avions alors discuté de Dorothée et de Toto, des Croquignons et de la Méchante sorcière (que j’avais volontairement rendue un peu moins méchante) et je lui avais chanté quelques passages célèbres. Cinq ans plus tard, maintenant que P. va sur ses 9 ans, ce genre de bricolage multimédia est encore sa manière principale d’apprécier les films et de jouer avec –deux activités qui tendent à se mélanger dans sa vie de tous les jours.

Revenu garanti, « la première vision positive du XXIe siècle » Susanne Wiest, Enno Schmidt et Daniel Häni Après avoir vécu douze ans dans une roulotte de cirque, pour être libre et pour économiser un loyer, Susanne Wiest s’est installée à Greifswald, dans le nord de l’Allemagne. Elle travaille comme maman de jour, sans gagner suffisamment pour joindre les deux bouts : elle doit accepter l’aide de ses parents. Une réforme fiscale, qui l’appauvrit en intégrant les allocations de ses enfants à son revenu imposable, augmente encore son exaspération et son sentiment d’absurdité. Et puis, un jour, elle tombe sur une carte postale. Derrière la carte - et la question -, il y a Enno Schmidt, un artiste allemand établi en Suisse alémanique, et Daniel Häni, qui dirige à Bâle Unternehmen Mitte, une ancienne banque reconvertie en centre social et culturel (une exception notable à la règle qui veut que seules les usines désaffectées connaissent ce destin). L’audition de Susanne Wiest au Bundestag, le 8 novembre 2010 1. Marie-Paule Perrin et Oliver Seeger

Le fomo, nouvelle maladie du siècle ? Madame Bovary, c’est nous ! Qu’avons-nous en commun avec cette petite-bourgeoise normande du XIXe siècle dépeinte par Gustave Flaubert et à laquelle chacun attache, en fonction de son âge, des souvenirs de lecture variables ? Nous lui devons le nom de baptême d’un état d’esprit, redevenu très moderne : le bovarysme. On le définit souvent, pour faire vite, comme ce sentiment de frustration éprouvé par Madame Tout-le-Monde, à chaque fois qu’elle constate combien son train-train quotidien est pauvre. Sur Facebook, Instagram, Snapchat, pour ne citer que les plus évidents, s’alimente en permanence le storytelling de la vie de chacun. Les sociologues de la société digitale sont nombreux à pointer le sentiment de déprime qui peut parfois envahir face à cette scénarisation premium permanente. Bref, personne ne serait épargné - Monsieur Bovary existe lui aussi - par cette nouvelle névrose moderne. Chez l’adulte, c’est un peu moins gros mais le ressort est identique. À lire aussi :

Le Conseil de l'Europe ouvre le débat sur le revenu de base Fin février, le Conseil de l’Europe organisait une grande conférence sur le thème « Pauvreté et Inégalités dans les pays des droits humains : le paradoxe des démocraties ». Rassemblant plus de 400 personnes de 55 pays différents pendant deux jours, le programme a octroyé une belle place à l’idée du revenu de base inconditionnel. Tentative de synthèse. Il faut bien l’admettre : nous étions sceptiques en arrivant dans le quartier européen de Strasbourg. « Déstigmatiser les politiques de lutte contre la pauvreté, c’est notre message aujourd’hui » Dès les premières minutes de son allocution d’ouverture, la grande organisatrice de l’événement, Gilda Farrell, mettait les pieds dans le plat : Comment pouvons nous envisager une sortie à cette situation s’il n’y a pas de discussions entre nous sur l’allocation universelle, le salaire minimum garanti ou d’autres mesures à imaginer ensemble pour éviter les stigmatisations et activer le potentiel créatif de chacun ? Guy Standing : « le monde change »

La Shoah filmée par les Soviétiques HISTOIRE - Le portail du camp d'Auschwitz, dont on célèbre la libération ce mardi 27 janvier, est peut-être l'image qui revient le plus souvent lorsqu'on évoque la Shoah. Pourtant, la barbarie nazie ne s'est cantonnée ni à Auschwitz ni à une seule méthode d'extermination. C'est notamment ce que rappelle la nouvelle exposition du Mémorial de la Shoah, "Filmer la Guerre: les Soviétiques face à la Shoah", qui a ouvert ses portes vendredi 9 janvier. C'est ici que François Hollande parle ce mardi matin avant de prendre l'avion pour le sud de la Pologne et la réunion des chefs d'Etats. Le Mémorial de la Shoah se penche sur cette question des images grâce aux films tournés par des opérateurs soviétiques sur les territoires libérés par l'Armée rouge. Entre 1941 et 1945, ces opérateurs, qui étaient près de 400, vont en effet découvrir et immortaliser avec leur caméra, non pas le génocide en lui-même, mais les traces que les Allemands n'ont pu effacer. Un véritable travail d'enquête Contactez-nous

Les Éditions Diateino Et vous, pourquoi travaillez-vous ? Dans son film soutenant l’initiative citoyenne européenne en faveur du revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt diffuse la statistique suivante : à la question « Si vous bénéficiez d’un revenu de base inconditionnel, est-ce que vous iriez encore travailler ? », 60 % des personnes interrogées répondent spontanément qu’elles continueraient à travailler exactement comme avant. 30% travailleraient mais différemment, et 10% commenceraient par rattraper leurs heures de sommeil en retard et réfléchiraient après. Personnellement, ces 60% m’ont (agréablement) surprise : plus de la moitié des personnes puiseraint donc dans leur activité professionnelle autre chose qu’un revenu, mais quoi ? Un statut ? L’argent, le bonheur et le reste En décorrelant la question du travail de celle de sa contrepartie financière, la proposition d’un revenu de base permet de poser la question du pourquoi. Se relier aux autres et à soi Le travail à la croisée des chemins

Quand le pot (cannabis) mène à l'hôpital C'était l'été dernier. Le feu de camp crépitait. Une jeune fille de Montréal célébrait son 18e anniversaire. En guise de cadeau, son copain et son frère lui ont offert son premier joint. «Ils ont bu un peu, ils ont fumé ensemble, et là, la fille s'est mise à paranoïer complètement! «Heureusement, ils l'ont rattrapée, amenée aux urgences, et elle a bien voulu croire que j'étais un vrai docteur!» Sombrer dans une psychose dès son premier joint relève d'une extrême malchance. L'an dernier, 628 Québécois (soit une douzaine de consommateurs chaque semaine) se sont retrouvés cloués à un lit d'hôpital pour la seule raison qu'ils avaient consommé du cannabis. Séjour moyen: 10 jours, ce qui témoigne de la gravité de leur état. Attachés sur leur lit «Le cas type nous est amené par les ambulanciers ou les policiers. Dans la grande majorité des cas, il s'agit d'hommes ayant de 18 à 25 ans, précise-t-il. Ceux-là peuvent être hospitalisés plusieurs fois. Le diable dans sa chambre Congés «cow-boy» 1.

Les mécanismes probables de l'addiction. Voilà maintenant un siècle que l'on a commencé à interdire certains stupéfiants, et pendant ces cent années de lutte contre la drogue, nos professeurs et nos gouvernements nous ont tous dit la même chose sur l'addiction. Cette histoire est si profondément ancrée dans notre esprit que nous la tenons pour acquise. Elle nous semble évidente, et manifestement vraie. J'y croyais moi aussi, jusqu'à ce que j'entame il y a trois ans et demie un périple de 50 000 kilomètres qui servirait de base à mon nouveau livre, Chasing The Scream: The First And Last Days of the War on Drugs, afin de comprendre ce qui se cachait réellement derrière cette lutte contre la drogue. Si nous sommes capables d'assimiler ces nouvelles informations, il faudra non seulement changer notre politique en matière de lutte contre la drogue mais la manière même dont nous envisageons le problème. C'est une raison toute personnelle qui m'a poussé à chercher ces réponses. J'avoue avoir été sceptique. Il existe une alternative.

La mode ou la vie Que se passe-t-il quand trois jeunes blogueurs de mode norvégiens sont invités à découvrir le quotidien des ouvriers qui fabriquent nos vêtements dans le tiers-monde ? Pas une émission mal foutue de télé-réalité, mais un web-documentaire intitulé Sweatshop (« Atelier de misère ») dont les épisodes ont été diffusés sur le site du quotidien norvégien Aftenposten en avril. Anniken Jorgensen, Frida Ottesen et Ludvig Hambro, propres sur eux et fanatiques de fringues, ont été suivis alors qu’ils découvraient le quotidien des ouvriers d’une usine de textile du boulevard Veng Sreng, à Phnom Penh. « J’ai cousu des vêtements pendant huit heures, pour 4 dollars » Réveil matinal, horaires à rallonge, salaire de misère, ateliers surchargés, chauds et bruyants… les jeunes Occidentaux découvrent la dure réalité d’un monde qu’ils ignoraient et dans lequel, pourtant, ils étaient impliqués. « La nuit dernière, j’ai dormi dans une maison minuscule (…). Le Bangladesh, mais aussi le Cambodge ou l’Ethiopie

Racisme au quotidien Depuis la mise en ligne de la plateforme numérique #RacismeOrdinaire le 6 février 2013, France Télévisions a reçu plus de 600 témoignages. Des femmes et des hommes, de tous âges et horizons, racontent ces mots qui font mal, ces humiliations quotidiennes, ces gestes ou plaisanteries en apparence banals qui deviennent insupportables. Au-delà de la singularité de ces récits, à leur lecture, au fil des jours, nous avons constaté de multiples récurrences. L'assignation à un ailleurs "Quand je révèle mon lieu de naissance, on me répond par un déni 'non, mais avant?' "On m'offre gentiment une boite de thé. "Hier midi, un collègue me demande dans le but non dissimulé d'animer la galerie au moment de notre déjeuner collectif: 'et tu n'y as jamais pensé, toi, à retourner chez toi?... Le mépris et une supposée incompétence "Jeune externe en dernière année de médecine à l'hôpital Tenon, d'origine maghrébine, je prenais ma pause-café. Le rejet et la méfiance "À la laverie en bas de chez moi.

"Pour purger notre barbarie, on la reporte sur l'autre" « Tous les grands penseurs du XIXe étaient persuadés que le siècle à venir serait celui du progrès et de la raison. Il fut, d'Auschwitz au Goulag, celui d'une barbarie incommensurable...» Ainsi parlait Jean-François Mattéi, qui vient de mourir à Marseille à l'âge de 73 ans, dans cet entretien réalisé en 1999 pour «le Nouvel Observateur». Le philosophe nous y enseignait alors que la barbarie est bien plus proche de notre quotidien que nous aimons à le penser, et que notre civilisation ferait bien d'affronter ses propres démons plutôt que de toujours chercher le monstre chez les autres. Car, si le XXe siècle, ce «siècle des droits de l'homme», fut celui de «la destruction de l'homme», la violence ne s'est pas évaporée avec le nouveau millénaire. Jean-François Mattéi Parce que la question de la barbarie est au cœur du XXe siècle. Je me suis donc demandé si le «barbare» n'était pas une catégorie existentielle de l'être humain. Le XXe siècle le montre bien. Bien sûr. C'est indiscutable.

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