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Tailspin - Pour mes élèves de Seine Saint-Denis

Tailspin - Pour mes élèves de Seine Saint-Denis
Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école. Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger. Des copies de brevet blanc, un sujet d’argumentation : « Pensez-vous que tous les élèves de France ont les mêmes chances de réussir à l’école ? Dans la salle des professeurs, l’une de mes collègues musulmanes réprime un sanglot en nous disant que sa religion est encore salie. Je veux vous parler de ce qui s’est passé hier. Alors ils m’ont dit ce qu’ils pensaient. Je leur ai expliqué. Et moi non plus, enseignante, je ne suis pas idiote. Il me semble de mon devoir, aujourd’hui, samedi 10 janvier 2015, de constater que nous avons face à nous une poignée de ces enfants. Related:  En parler à l'écoleEn parler aux enfants

1% de la population détiendra bientôt 50% des richesses mondiales 80 milliardaires se partagent aujourd'hui les mêmes richesses que 3,5 milliards de personnes sur Terre : les inégalités de répartition atteignent des proportions surréalistes. Triste nouvelle pour les milliardaires de ce monde : leur nombre a considérablement chuté depuis 2010 ! Ils étaient 388 à compter leur patrimoine à base de 9 zéros, ils ne sont plus que 80 en 2014. Mais ces 80 milliardaires se portent très bien, merci pour eux. En effet, ils détiennent désormais autant de richesses que les 3,5 milliards d’êtres humains les plus pauvres du monde. Ces chiffres sont extraits d’un rapport de l’Oxfam, réalisés grâce aux données du Crédit Suisse. « En 2014, les 1 % les plus riches détenaient 48 % des richesses mondiales, laissant 52 % aux 99 % restants. Comment devenir et rester riche ? C’est déjà mal parti si vous êtes née femme, ailleurs qu’aux États-Unis. « Environ 30 % (492 personnes) sont des citoyens américains. Et oui, la fortune s’hérite davantage qu’elle ne se gagne.

Mes élèves, un drame et des mots [Ce billet n’a pas été simple à écrire. Il rassemble à la fois mes interrogations, celles de mes élèves, ce que j’en comprends et ce que j’en ai tiré comme réflexions. Pas de conseils ici, mon expérience seulement.] Place de la République, Marche du 11 Janvier 2015. Que leur dire… Le prof, c’est un être humain qui gère de l’humain, et l’histoire de chacun donne une coloration à la manière dont nous dialoguons à chaud avec nos élèves sur des événements tragiques comme ceux survenus en cette semaine de rentrée. Mon histoire, c’est la sidération pendant les trois jours qu’ont duré les attentats de Bombay en 2008, qui ont laissé la ville groggy pendant des mois ; ceux aussi de 2011 qui ont tué à quelques centaines de mètres de chez moi. Mon histoire, ce sont aussi les cris « Vive Al-Qaeda, vive Ben Laden ! Voici les élèves auxquels j’allais m’adresser. Mes élèves. Alors eux d’abord Il s’est avéré que presque tous avaient suivi avec attention le déroulement des événements. La disproportion Voilà.

Spirou est (aussi) Charlie ! Depuis ce matin, dans les kiosques à journaux, vous pouvez trouver non pas Charlie Hebdo qui est toujours aussi compliqué à dénicher, mais une édition spéciale du Journal de Spirou qui réagit à l'attentat du 7 janvier dernier. Les éditions Dupuis, éditeur du journal, s'affirment « Charlie » et s'unissent « à tous ceux qui défendent avec force la libre circulation des idées ». Elles ajoutent également que le journal n'est en aucun cas politique, mais défend depuis toujours « la liberté, la solidarité, la tolérance, l'amitié, l'intelligence et l'humour ». C'est donc avec civisme et humour que 150 auteurs ont collaboré extrêmement vite à ce numéro. C'est la deuxième fois que le journal entre directement dans l'actualité à chaud, la première étant en 2011 lors la grave crise politique belge. N'hésitez pas à vous rendre chez votre magasin de journaux le plus proche pour l'obtenir en attendant, voici la très belle couverture de Yoann.

Les gens sont débordés Depuis dix jours, plus personne ne répond à nos mails. On s’est dit qu’encore une fois, Tim Kreider avait raison : les gens sont débordés. Voilà ce qu’il en pense, et on n’est pas loin d’être d’accord. Who is Tim Kreider ? Tim Kreider écrit pour le New York Times et d’autres journaux. « Les gens sont débordés. « Débordé ! Évidemment, il s’agit moins de se plaindre que de se faire mousser. « Vaut toujours mieux ça que l’inverse. » Ou : « Ça, c’est la rançon de la gloire. » Notez bien qu’en général ces gens débordés n’enchaînent pas les gardes dans une unité de soins intensifs. Ils ont voulu le travail et les obligations qu’ils se sont imposés, les cours et les activités auxquels ils ont encouragé leurs enfants à participer. Presque tous les gens que je connais sont débordés Presque tous les gens que je connais sont débordés. Il n’y a pas longtemps, j’ai proposé à un copain qu’on se voie un jour dans la semaine. Même les enfants sont débordés, aujourd’hui. Je ne suis pas débordé.

« Chez-mon-libraire.fr », la réponse à Amazon en Rhône-Alpes En novembre dernier, l’association « Libraires en Rhône-Alpes » a lancé une plateforme de géolocalisation et de réservation de livres en ligne. Une « concurrence de proximité » face aux géants de la vente en ligne comme Amazon. Si les premiers retours sont positifs tous les libraires ne sont pas convaincus. Une énième (vaine) réponse ? « C’est vraiment l’outil qui nous manquait ». L’outil en question est un site au principe très simple : vous recherchez un livre dans le catalogue en ligne puis indiquez votre département et vous découvrez la librairie la plus proche dans laquelle votre livre est disponible. Il n’est en revanche pas possible d’acheter directement en ligne (exceptés des livres numériques) et vous devrez aller le récupérer en librairie. Librairie La Voix au chapitre, à Lyon, fait partie du réseau de chez-mon-libraire.fr. « Réserver à minuit dans son lit comme sur Amazon » Fabien, gérant de la librairie Terre des livres rue de Marseille dans le 7e, ne dit pas autre chose :

"Charlie Hebdo" : mes élèves supposés musulmans surveillés, c'est déjà un problème Des élèves devant le collège Georges Charpak de Goussainville, en France (CHAMUSSY/SIPA) L'institution en général et certain-e-s enseignant-e-s en particulier ont mis les élèves dans une alternative absurde : "soit on est tous Charlie, soit on fait l'apologie du terrorisme". Il n'est pas étonnant qu'elle ait produit des résultats apparemment incompréhensibles. Nous sommes deux professeures qui livrons nos témoignages. Notre but ? Depuis mercredi 11 janvier, mes élèves et d'autres scolarisé-es comme eux/elles dans les Réseaux d'Education Prioritaire (anciennes ZEP) sont sous haute surveillance médiatique et politique. La crainte des enseignants précède la réaction des collégiens Pas d'amalgames, s'écrie-t-on d'une part, mais de l'autre s'exprime une attente a priori, qui s'applique spécifiquement à ces élèves dont on fait visiblement, à tort ou à raison, l'hypothèse qu'ils et elles sont pour beaucoup musulmans et musulmanes. "Est-ce que je suis obligé de faire la minute de silence Madame ?

Éduquer les jeunes aux médias Suite à la fusillade contre Charlie Hebdo et aux attentats qui son suivi, une partie de la jeunesse, séduite par les théories du complot, a manifesté un refus de s’informer. En cause : un manque de culture des médias d’aujourd’hui, qui met brutalement au jour une réelle crise de la raison et de la science chez la fameuse génération Y. Eduquer les jeunes aux médias, mais comment ? Génération complot ? « La télé nous ment : les frères Kouachi ne sont pas morts ». Ce genre de déclamations péremptoires, on peut les lire en 140 caractères sur les TimeLines Twitter d’adolescents français. Fait significatif : la critique des jeunes adressée aux journalistes consiste de moins en moins souvent dans une saine prudence exercée devant les images ou les récits. Chez les Milleniums, Google News est perçu comme une source d'information plus fiable que les médias. Absence d’éducation aux médias d’aujourd’hui Sur Facebook et Twitter, tout est contenu. Renforcer la culture de la raison

Gender Fluid Generation: Evolving Gender Norms At School By Nanette Thompson, Youth Radio The first time I learned that gender could be fluid was in sex ed in the 9th grade. I remember the teacher mumbling under her breath that some people don’t identify their gender with the biological sex they were born with. At the time it didn’t phase me because I’d never known anyone who’d talked about it or felt that way. But now, three years later, I have a 16-year-old classmate who’s trans. “That is the name I have chosen,” said Jace. Jace McDonald was born female. “Never ask someone who’s trans what their real name is,” he said. Jace has thick glasses and short brown hair, and he’s outspoken at school. In many ways, it seems like gender non-conformity awareness is at all-time high. Last month, Jace and I walked down the hall of the high school that we both attend. “So if I walk in there are there are people already in there, I’m more likely to hold it and just go to my next class,” he said. “I just really think i’m really both,” said Tomás.

Qui se cache derrière le slogan "Je suis Charlie"? Trois mots s’exposent à la face du monde depuis le 7 janvier: Je suis Charlie. Ils s’étalent sur d’immenses pancartes dans les rassemblements en hommage aux victimes des attentats. Ils s’invitent à la une de la presse internationale, dans les vitrines des magasins, à la cérémonie des Golden Globes, dans les Simpson, à la boutonnière des passants. Le 7 janvier, Roncin est en conférence de rédaction lorsqu’il apprend sur Twitter qu’une fusillade a eu lieu dans les locaux de Charlie Hebdo. “Ces idées ont créé un alliage, un métal fort qui est ce slogan”, nous explique-t-il un matin dans un café parisien. Joachim Roncin conserve le logo de Charlie, adopte celui la police de Stylist pour le “Je suis” et choisit des lettres blanches et grises sur un fond noir. “Relayer ce message nous donne une légitimité dans le groupe” Le slogan a dès le départ provoqué une confusion : pour certains, être Charlie équivaudrait à proclamer son amour pour Charlie Hebdo. 120 demandes déposées à l’INPI

Je suis Charlie... ou pas, disent mes élèves de lycée. Ils ont raison de s'interroger La minute de silence des élèves du lycée Paul Bert à Bayonne, le 8 janvier 2015 (Bob Edme/AP/SIPA) L'institution en général et certain-e-s enseignant-e-s en particulier ont mis les élèves dans une alternative absurde : "soit on est tous Charlie, soit on fait l'apologie du terrorisme". Il n'est pas étonnant qu'elle ait produit des résultats apparemment incompréhensibles. Nous sommes deux professeures qui livrons nos témoignages. "Pourquoi on ne dit pas cela à la télévision madame ?" Voilà ce que m'ont demandé mes élèves après que nous ayons ensemble discuté des événements de la semaine dernière. "Pourquoi les journalistes ne sont pas aussi sensé-e-s que mes élèves ?" Je suis professeure en Terminale, dans un lycée de région parisienne, mixte socialement, mêlant des élèves de la bourgeoisie, à des élèves des classes populaires, des élèves blanc-he-s, à des noir-e-s, arabes, et juifs/juives. Être ou ne pas être Charlie ? C'est l’institution qui est responsable, pas les élèves "Pas d'amalgame" ?

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