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Tailspin - Pour mes élèves de Seine Saint-Denis

Tailspin - Pour mes élèves de Seine Saint-Denis
Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école. Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger. Des copies de brevet blanc, un sujet d’argumentation : « Pensez-vous que tous les élèves de France ont les mêmes chances de réussir à l’école ? ». Dans la salle des professeurs, l’une de mes collègues musulmanes réprime un sanglot en nous disant que sa religion est encore salie. Je veux vous parler de ce qui s’est passé hier. Alors ils m’ont dit ce qu’ils pensaient. Je leur ai expliqué. Et moi non plus, enseignante, je ne suis pas idiote. Il me semble de mon devoir, aujourd’hui, samedi 10 janvier 2015, de constater que nous avons face à nous une poignée de ces enfants.

http://tailspin.fr/post/107696839163/pour-mes-%C3%A9l%C3%A8ves-de-seine-saint-denis

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Les traces d’hypocrisie laissées dans Paris après la marche républicaine nettoyées pendant la nuit Les équipes de la mairie de Paris ont annoncé avoir eu toutes les peines du monde à rendre son éclat à la ville lumière après le passage de la marche républicaine qui a rassemblé environ deux millions de personnes dimanche. En cause, des nombreuses traces tenaces d’hypocrisie qui auraient été retrouvées tout au long du parcours. Reportage.

La réacosphère saute sur le #gamergate Parmi les revendications des internautes se regroupant autour du hashtag #gamergate, prédomine la volonté de se faire entendre. Sur les chans, les réseaux sociaux et les forums, le mouvement se plaint d’être invisible dans la presse, de ne pas avoir voix au chapitre, sentiment d’autant plus amer que le camp opposé possède des porte-paroles largement relayé∙e∙s. La presse jeu vidéo ne serait plus à l’écoute de son lectorat, mais exclusivement au service d’activistes féministes comme Anita Sarkeesian bien décidé∙e∙s à imposer leur vision politiquement correcte du jeu vidéo. Face à la détermination d’investigateurs s’attelant à révéler les compromissions du milieu, les journalistes auraient fait bloc pour étouffer « l’affaire »... quand bien même celle-ci aurait des contours particulièrement flous. Il ne faut certes pas négliger cette impression de dépossession, qui mène souvent à la radicalisation et à la violence comme l’a si bien montré Liz Ryerson.

Mes élèves, un drame et des mots [Ce billet n’a pas été simple à écrire. Il rassemble à la fois mes interrogations, celles de mes élèves, ce que j’en comprends et ce que j’en ai tiré comme réflexions. Pas de conseils ici, mon expérience seulement.] Les gens sont débordés Depuis dix jours, plus personne ne répond à nos mails. On s’est dit qu’encore une fois, Tim Kreider avait raison : les gens sont débordés. Voilà ce qu’il en pense, et on n’est pas loin d’être d’accord.

Présidents africains à Paris : pourquoi pas une telle mobilisation contre Boko Haram ? L’Afrique était bien représentée à la marche historique du 11 janvier contre le terrorisme à Paris, avec six chefs d'Etats du continent présents. Mais la presse africaine leur reproche de ne pas se mobiliser autant contre les massacres de Boko Haram. Le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Sénégalais Macky Sall, le Béninois Thomas Boni Yayi, le Togolais Faure Gnassingbé et le Gabonais Ali Bongo ont marché hier à Paris, avec des millions de Français.

Le racisme comme système - Une heure de peine... Lorsque l'on tape "racisme" sous google, la première proposition qui apparaît est "racisme anti-blanc". Et sur les liens proposés, il faut attendre le quatrième pour avoir une critique de cette notion. Les sociologues affirment souvent que le "racisme anti-blanc" n'existe pas : une idée mal comprise, parce que souvent appréhendée avec ce qu'il faut de mauvaise foi pour se lancer dans la fausse indignation contre la "bien-pensance". Derrière cette idée, ce qu'il y a en jeu, c'est la compréhension de ce qu'est le racisme. Le plus souvent, celui-ci est perçu comme un sentiment individuel - en grande partie parce que les mouvements et politiques anti-racistes contribuent largement à le cadrer ainsi. Pourtant, du point de vue sociologique, ce n'est pas cela le racisme.

"Charlie Hebdo" : mes élèves supposés musulmans surveillés, c'est déjà un problème Des élèves devant le collège Georges Charpak de Goussainville, en France (CHAMUSSY/SIPA) L'institution en général et certain-e-s enseignant-e-s en particulier ont mis les élèves dans une alternative absurde : "soit on est tous Charlie, soit on fait l'apologie du terrorisme". Il n'est pas étonnant qu'elle ait produit des résultats apparemment incompréhensibles. Nous sommes deux professeures qui livrons nos témoignages. Notre but ?

Je ne suis pas Charlie Par Bruno Bertez Comme vous vous en doutez, j’ai longuement hésité avant d’écrire ces quelques lignes. Prendre le contre-pied, s’opposer frontalement à un mouvement de masse, c’est être plus que téméraire, c’est être inconscient. Certains diraient même que le titre que je choisis est une provocation.

Pourquoi nous ne pouvons pas attendre L’un de vos arguments fondamentaux est que notre action se produit à un mauvais moment. Certains ont demandé : « Pourquoi ne pas avoir donné aux nouveaux élus le temps d’agir ? Je suis Charlie... ou pas, disent mes élèves de lycée. Ils ont raison de s'interroger La minute de silence des élèves du lycée Paul Bert à Bayonne, le 8 janvier 2015 (Bob Edme/AP/SIPA) L'institution en général et certain-e-s enseignant-e-s en particulier ont mis les élèves dans une alternative absurde : "soit on est tous Charlie, soit on fait l'apologie du terrorisme". Il n'est pas étonnant qu'elle ait produit des résultats apparemment incompréhensibles.

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