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Innovation de rupture: comment rechercher l’inimaginable

Innovation de rupture: comment rechercher l’inimaginable
Au milieu des années 80, Garry Hamel, un des grands gourous californiens du management, avait jeté un pavé dans la mare : l’ère du progrès conventionnel et linéaire était révolue. Le changement n’était plus ni additif, ni linéaire. Il était discontinu. Pour chevaucher ce progrès-là, les entreprises devaient inventer un système créatif non linéaire. Trente ans plus tard, le postulat est passé dans les mœurs « corporate » et chaque dirigeant sait que l’innovation incrémentale, ce changement graduel, modeste et continu de l’existant, ne suffit plus. Trouver le secret de la rupture réussie n’est pas donné à tout le monde. L’innovation incrémentale se déploie dans un contexte connu, dit de « conception réglée ». En revanche, quand un fabricant automobile passe du véhicule à essence au véhicule tout électrique, quand un entrepreneur de travaux publics délaisse le béton ordinaire au profit du béton de chanvre, il quitte le havre de la « conception réglée » et travaille sans filet.

Etudes récentes de l'Observatoire Innovation collaborative et propriété intellectuelle au Royaume-Uni L’Observatoire de la propriété intellectuelle vient de publier un dossier sur l’innovation collaborative et la propriété intellectuelle au Royaume-Uni. Ce dossier résume le contexte de l’innovation et de la recherche au Royaume-Uni ainsi que les dispositifs de soutien à la recherche collaborative. Télécharger le dossier (pdf - 400 Ko) Les métiers de la propriété intellectuelle au service de la compétitivité des organisations – Enjeux et perspectives d’une filière stratégique en évolution Cette étude a pour vocation d’établir un état des lieux précis de la filière PI et de ses métiers. Cette étude est destinée aux directions générales, aux directions PI, aux directions juridiques, aux directions Innovation et aux directions R&D, mais aussi à l’ensemble des fonctions en lien avec les questions de PI au sein des structures privées ou publiques (grands groupes, ETI, PME, start-up, organismes de recherche, laboratoires…).

Pourquoi la peur de la science ? Belle et rare unanimité : la plupart des économistes, la majorité des politiques, en appellent à l’Innovation Technologique pour nous sortir de la langueur et du déclin relatif. Le propos est souvent plus intuitif qu’argumenté mais il convainc. L’innovation, bien sûr, peut nourrir le mécanisme, on ne peut plus classiquement capitaliste et matérialiste du soutien de la demande et de la compétitivité internationale par une offre sans cesse plus performante, plus belle, plus fonctionnelle, etc… Mais l’innovation peut aussi rendre cette démarche de croissance quantitative compatible avec d’autres préoccupations plus « élevées » portant sur la préservation de la planète, le vieillissement de la population, l’augmentation de notre efficacité énergétique, bref la durabilité de notre train de vie. Le lien entre innovation technologique et science ne fait pas non plus de doutes. Rédigé par Yann de Lestang Partager

Repenser la gestion : le point sur une analyse d’Arman Hatchuel A l’évolution du capitalisme, s’est bien évidemment adjointe celle des organisations et du management des firmes, soit, de la gestion. Armand Hatchuel revient donc dans ce papier sur les révolutions majeures qui ont marqué l’histoire de la gestion des firmes et s’interroge sur le modèle de gestion contemporain : quel modèle les entreprises ont-elles aujourd’hui adopté ? Pour quelles raisons ? Contrairement à bon nombre de publications économiques, l’intérêt de l’article d’Armand Hatchuel vient de sa volonté d’analyser la gestion des firmes et leur émergence même, comme le résultat d’un procès historique. Tout d’abord, Armand Hatchuel décèle 3 révolutions majeures dans l’histoire de la gestion : Cette histoire commence avec la compagnie italienne, née à la Renaissance en Italie comme réponse à la complexification et à l’intensification des échanges marchands au Moyen Age. A quel modèle sommes nous désormais confrontés ?

Futuribles Notre intime conviction est que « l’avenir ne se prévoit pas, qu’il se construit », au travers de décisions et d’actions humaines adoptées en fonction de la représentation que se forgent les acteurs de l’avenir souhaitable et réalisable. Pour bénéficier d’une telle liberté d’action et de décision, il convient de faire preuve de vigilance et d’anticipation afin de ne point être en permanence acculés à gérer les urgences, celles-ci nous condamnant à subir et à agir en pompiers plutôt qu’en stratèges. Nous sommes bien conscients que l’avenir n’est pas prédéterminé et ne peut être prévu de manière certaine : ainsi disons-nous qu’il est ouvert à plusieurs évolutions possibles (les futur-ibles) qui, toutefois, n’émergent pas du néant mais s’enracinent dans le passé et le présent.

L'innovation française tient à un panel de technologies La France a tout intérêt à miser sur des secteurs comme les interfaces homme/machine, les moteurs 3D ou les systèmes complexes pour continuer à prouver sa capacité à innover. Le secteur des technologies de l’information et de la communication a de beaux jours devant lui, avec une croissance annuelle attendue de près de 4 % (3,8 %) d’ici à 2013, estime le rapport "85 technologies clés dans sept secteurs économiques", et édité par le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Selon ce dernier, c’est l’occasion de miser sur certains secteurs en particuliers : celui des interfaces homme/machines, des nanotechnologies, de l’ingénierie de systèmes complexes et des systèmes de systèmes*. Conjoncture propice au développement Ne pas oublier les citoyens * Un système de systèmes (SdS) est un ensemble de systèmes autonomes interconnectés et coordonnés pour satisfaire une capacité et/ou réaliser un ensemble d’effets prédéterminés qu’aucun des systèmes constitutifs ne peut assurer seul.

L'art méconnu de l’imitation | ParisTech Review ParisTech Review – Dans un monde qui valorise l’innovation, vous publiez Copycats, un livre sur les vertus de l’imitation. N’est-ce pas une provocation? Oded Shenkar - Mon idée n’était pas de jouer les originaux, et je donne d’ailleurs en exergue une citation de Theodore Levitt, un professeur de Harvard qui écrivait dès 1966: “L’imitation n’est pas seulement plus répandue que l’innovation, c’est une route bien plus fréquentée pour la croissance et les profits.” Mais il est certain que nous vivons aujourd’hui dans une culture qui promeut partout et sans cesse l’innovation, comme si c’était l’alpha et l’oméga du succès entrepreneurial. Or la réalité est bien différente, et c’est précisément ce que j’ai voulu rappeler dans mon livre. Mais cela n’a rien d’évident, tant est puissante la valorisation culturelle de l’innovation. Il y a en particulier deux phénomènes qu’on sous-estime complètement aujourd’hui. Si les imitateurs réussissent, c’est pour de très bonnes raisons. Assurément.

Pourquoi Nokia a perdu Je ne devrais jamais faire de prédictions, c’est un jeu dangereux auquel quelqu’un de raisonnable ne se livre jamais. Ou alors, il ne faudrait le faire qu’en se couvrant au maximum pour que quelque soit le résultat, on puisse prétendre l’avoir annoncé. Mais bon, je me lance quand même: il y a de bonne raisons de penser que Nokia a perdu la partie. Deux phénomènes se sont combinés pour mettre Nokia en grand danger. Nokia a en effet longtemps tout misé sur son système d’exploitation Symbian, lointain descendant de Psion, un pionnier en matière d’ordinateur de poche dans les années 90. Sans doute conscient de la nature de son problème, Nokia a débarqué son dirigeant en septembre dernier et l’a remplacé par Stephen Elop, un ancien de Microsoft, non finlandais qui plus est. L’exemple de Motorola est intéressant à un autre titre. Le parallèle avec Nokia est saisissant. Bien sûr, Nokia ne disparaîtra pas immédiatement. Like this: J'aime chargement…

A la une Francis Pisani : « Il faut remettre en question le concept d’innovation » “Il n’y aura pas de web 3.0 après le web 2.0″, expliquent Dominique Piotet et Francis Pisani, dans la seconde édition de leur ouvrage, “Comment le Web change le monde ?”. Analyste dans la Silicon Valley et journaliste indépendant longtemps basé en Californie, les deux co-auteurs préfèrent le terme de “Web Métis”, une imbrication de technologies et de nouveaux usages. À l’occasion de la conférence “Du web 2.0 au web métis”, ce vendredi 9 septembre à La Cantine, Francis Pisani nous ouvre une fenêtre sur le web de demain. Pourquoi parlez-vous de « Web Métis » ? Je vais répondre de façon alambiquée. Pour définir le « Web Métis », vous évoquez un futur des technologies de l’information marqué par l’hyperconnectivité, la mobilité, l’importance des réseaux sociaux… Les réseaux sociaux sont un bon exemple de ce « Web Métis ». On assiste aujourd’hui à une vraie prise de conscience du poids des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

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