background preloader

Piller la Grèce

Piller la Grèce
L’accord demande au gouvernement grec d’annuler tous les projets progressistes légiférés par Syriza depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois; de recevoir l’approbation de la troïka avant de décider de nouvelles lois; d’adopter des mesures d’austérité automatiques en acceptant des “coupures de dépenses gouvernementales quasi-automatiques” au cas où les objectifs de surplus budgétaires ne seraient pas atteints; d’accélérer la saisie et la liquidation de commerces et de résidences qui ne peuvent pas payer leurs dettes; et d’affaiblir, ou même éliminer, les normes du travail protégeant les recours collectifs par des employés. Mais la clause peut-être la plus humiliante est celle qui force la Grèce à privatiser la somme effarante de €50 milliards de biens publics. Ceux-ci seront vendus à des investisseurs privés, dont plusieurs seront des étrangers. Le fonds qui gèrera le processus de privatisation se trouvera en Grèce, mais en pratique sera contrôlé par la troïka. Voici un échantillon. 1.

http://iris-recherche.qc.ca/blogue/piller-la-grece

Related:  GrèceMondialisation et néolibéralismemfvieira

L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif Le 12 juillet, le sommet des dirigeants de la zone euro a dicté les termes de sa capitulation au Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui, terrifié par les alternatives, a tout accepté en bloc. L’un de ces termes concerne la liquidation des avoirs publics restants de la Grèce. Les dirigeants de la zone euro ont exigé que des biens publics grecs soient transférés à un fonds de type Treuhand – un dispositif de vente au rabais, similaire à celui utilisé après la chute du mur de Berlin pour privatiser rapidement, au prix d’une forte perte financière et avec des effets dévastateurs sur l’emploi, toutes les entreprises publiques de l’Etat moribond est-allemand. Ce Treuhand grec devait être basé (tenez-vous bien) au Luxembourg et devait être dirigé par un groupe supervisé par le ministre des Finances de l’Allemagne, Wolfgang Schäuble, l’auteur du plan.

Le néolibéralisme et l'éducation au Québec (1/3) L'éducation n'est pas une marque de «frigidaire» Le néolibéralisme prône notamment une intervention minimale des pouvoirs publics parce qu'il les considère comme coercitifs ou destructeurs de la croissance économique des élites. Autrement dit, cette doctrine prêche pour l'accroissement des interventions privées dans les sphères publiques, dont l'éducation, au nom de la promotion de la liberté économique individuelle et de l'économie de marché. Une autre conséquence néfaste de la logique managériale en éducation se manifeste donc par la décentralisation du pouvoir gouvernemental vers le niveau local, à la manière de petites firmes d'entreprises. Les coupes répétées dans le domaine de l'éducation pour un total de 217 millions pour l'année 2014-2015[ii] uniquement dans le secteur primaire et secondaire (d'autres coupures sont à prévoir en 2016) affectent les commissions scolaires, les écoles, les enseignant∙e∙s, et oui : les élèves. [i]

Atrocités allemandes Ce pays doit certainement davantage à ses poètes qu’à ses créanciers. “La Liberté ou la mort”. Nous sommes en guerre contre les élites mafieuses de l’Allemagne néo-impériale. L’Europe comprend, la France est à l’étroit, le monde observe. Des milliards volatils sont dépensés pour maintenir artificiellement en ce moment le cours de la monnaie allemande (euro), cependant officiellement c’est le silence. BALLAST Grèce : six mois pour rien ? Texte inédit pour le site de Ballast Syriza est arrivé au pouvoir en Grèce le 25 janvier. Six mois plus tard, le parti de la « gauche radicale » est au bord de l’implosion.

ICI Radio-Canada.ca Le prix à payer, de Harold Crooks, raconte comment les paradis fiscaux et les stratagèmes des empires de l’économie numérique comme Google, Apple et Amazon menacent les innovations sociales majeures du 20e siècle : la classe moyenne et l’État-providence. Le documentaire s’inspire du livre La crise fiscale qui vient, de Brigitte Alepin. À une époque où les inégalités sociales entre les riches et les pauvres n'ont jamais été aussi prononcées, l'évasion fiscale est pointée du doigt. Plusieurs experts parlent de cette réalité d'ordre mondial dont la pierre d'assise se trouve dans le quartier financier de Londres. Depuis le démantèlement de l'État-providence au courant des années 1980, un flou juridique permet à des entreprises de s'enrichir en payant peu ou pas d'impôts. Cette tendance, qui s'est accentuée avec l'avènement d'Internet, menace la démocratie.

Face aux créanciers, effronterie argentine et frilosité grecque, par Maurice Lemoine (Le Monde diplomatique, avril 2012) Tout commence par une idée éblouissante. Pour mettre un terme à l’inflation qui ravage le pays à son arrivée au pouvoir en 1989 (1), le président péroniste Carlos Menem — flanqué de son superministre de l’économie Domingo Cavallo, formé à Harvard et ancien fonctionnaire de la dictature (1976-1983) — fixe le taux de change de la monnaie argentine de manière rigide : 1 peso pour 1 dollar. Il grave ce système dit du « currency board » dans la Constitution.

Grèce : la longue liste des violations des droits humains perpétrées sous le diktat des créanciers Dans le cadre du plan faussement appelé de sauvetage, la Troïka Troïka Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne qui, ensemble, imposent au travers des prêts des mesures d’austérité aux pays en difficulté. a imposé au gouvernement grec de prendre des mesures qui ont directement détérioré les conditions de vie de la population et violé leurs droits humains consacrés dans plusieurs instruments juridiques nationaux, européens et internationaux |2|. Selon le l’ombudsman grec, « les ajustements draconiens imposés à l’économie et à la société grecques dans leur ensemble ont eu des effets dramatiques sur les citoyens et multiplié les groupes vulnérables |3| ». De même, la Commission Nationale des Droits de l’Homme a observé « une détérioration rapide des niveaux de vie accompagnée d’un démantèlement de l’État social et de l’adoption de mesures incompatibles avec la justice sociale qui sapent la cohésion sociale et la démocratie |4| ». 1.

Politique monétaire: la Fed à contre-courant Depuis la crise financière, la banque centrale américaine a adopté une politique d'assouplissement financier maximum conjuguant des taux proches de zéro, en vigueur depuis fin 2008, à une série d'injections massives de liquidités pour favoriser la reprise. Si elle décide d'une hausse, même très modeste, de ses taux directeurs, ce serait pour la Fed le premier tour de vis depuis près de dix ans lorsqu'en juin 2006 elle achevait un cycle de relèvement des taux afin de ralentir un marché immobilier en surchauffe. Celui-ci devait éclater deux ans plus tard avec la crise des prêts à risques «subprime».

Le secret des banques derrière la tragédie grecque Maria Lucia Fatorelli, membre de la Commission Vérité sur la Dette Publique Grecque [1] et coordinatrice de l'audit citoyen de la dette du Brésil, analyse les faits pour revèler la supercherie du bailout grec de 2010. La Grèce est confrontée à l'énorme problème de la dette et à une crise humanitaire. La situation est maintenant pire que ce qu'elle a connue en 2010, lorsque la troïka – le FMI, la Commission européenne et la BCE – a imposé son « plan de sauvetage », justifié par la nécessité de soutenir la Grèce. En fait, ce plan a été un désastre complet pour la Grèce, qui n’a tiré aucun avantage des conventions d'emprunt douteuses mises en œuvre depuis. Ce dont personne ne parle est qu'un autre plan de sauvetage réussi a effectivement eu lieu à ce moment-là en 2010, mais pas au bénéfice de la Grèce, mais au profit des banques privées.

Related: