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La défaite de la Grèce, la défaite de l'Europe

La défaite de la Grèce, la défaite de l'Europe
Jamais, dans le jargon européen, le terme de « compromis » n'aura semblé si peu adapté. « L'accord » atteint au petit matin du 13 juillet entre la Grèce et le reste de la zone euro a désormais des allures de déroute pour le gouvernement grec. Une déroute qui a un sens pour le reste de l'avenir de la zone euro. Erreur stratégique Avant d'en venir aux conséquences, il faut expliquer cette défaite d'Athènes. Le gouvernement grec avait accepté jeudi soir le plan des créanciers présenté le 26 juin. Un plan déjà extrêmement difficile à accepter pour la majorité parlementaire grecque. La curée Dès lors, la position grecque était extrêmement fragile. Quelques succès ? Prélude à la chute d'Alexis Tsipras ? Alexis Tsipras va devoir désormais faire accepter ce plan à son parlement. La victoire de Tsipras : un révélateur de la nature de la zone euro L'imposition de la logique allemande Français et Italiens ne peuvent donc pas s'étonner de la radicalisation de l'Allemagne et de ses alliés.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-defaite-de-la-grece-la-defaite-de-l-europe-491792.html

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Grèce : la presse allemande inquiète VIDÉO - Au lendemain d'un accord entre les dirigeants européens présenté comme historique sur le dossier grec, la presse allemande se montre plutôt critique. Qui est le gagnant du bras de fer qui a opposé les principaux dirigeants européens à Athènes durant ces deux semaines de négociations intenses? C'est la question que se posent tous les éditorialistes dans la presse européenne et notamment allemande ce matin, au lendemain de l'accord trouvé entre Athènes et ses partenaires de la zone euro. Si Berlin semble avoir imposé l'essentiel de ses exigences en imposant une nouvelle cure d'austérité sans précédent à la Grèce, en Allemagne, les voix ne manquent pas pour qualifier cet accord de «désastre» économique mais surtout diplomatique, susceptible d'écorner l'image que le pays a lentement reconstruite. Pour le journal de centre gauche Süddeutsche Zeitung, «Merkel a réussi à raviver l'image d'une Allemagne laide, avare et au cœur sec, qui commençait seulement à s'estomper».

L’austérité a échoué: la lettre ouverte de cinq économistes à Angela Merkel L’interminable austérité que l’Europe fait ingurgiter au peuple grec ne marche tout simplement pas. La Grèce a bruyamment signalé qu’elle en avait assez. Conformément à ce que la plupart avaient prédit, les exigences financières de l’Europe ont écrasé l’économie grecque, entraîné un chômage de masse et un effondrement du système bancaire, et rendu la crise de la dette bien plus grave, celle-ci s’envolant jusqu’à un niveau impayable, 175 % du PIB. L’économie est maintenant brisée, avec des recettes fiscales en chute libre, une production et un taux d’emploi dépressifs et des entreprises sous-financées. L’impact humanitaire a été colossal – 40 % des enfants vivent à présent dans la pauvreté, la mortalité infantile explose et le chômage des jeunes avoisine les 50 %. La corruption, l’évasion fiscale et la mauvaise tenue des comptes des précédents gouvernements grecs ont aidé à créer le problème de la dette.

Ce que la Grèce nous a appris (revue de presse) «Si décevante qu’en soit l’issue, la séquence politique aura tout de même eu des vertus inestimables. Ces longs mois de “négociation” auront été pour les peuples européens une formidable pédagogie de l’Union européenne. Le voile se lève sur le fonctionnement des institutions, sur le rôle de chacun de ses acteurs. […] L’échec de la stratégie Tsipras est une formidable démonstration du caractère irréformable de l’UE et, partant, de l’impossibilité d’une voie réformiste.» Aucun avenir ne peut être bâti sur les décombres de la Grèce Coup de grâce au peuple grec Au bout de six mois de pseudo-négociations, dix-huit chefs d’État ou de gouvernement, arcboutés sur les positions inflexibles des institutions créancières, ont obtenu la reddition du gouvernement grec, élu démocratiquement sur la base d’un programme souhaitant mettre un terme à l’austérité. Une austérité qui, depuis plus de cinq ans, a produit une chute du PIB de 27 %, un taux de chômage de près de 30 % et du double pour les jeunes, et la plongée de 45 % de la population en dessous du seuil de pauvreté. Pourtant, vendredi 9 juillet, Alexis Tsipras avait présenté un programme de réformes conforme aux attentes maintes fois réitérées par l’ex-Troïka toujours à la manœuvre. Ce n’était pas encore assez : au cours de ce week-end, les enchères sont encore montées de plusieurs crans en contrepartie d’un nouveau plan d’aide de 86 milliards sur trois ans. Coup de grâce à la démocratie

Crise grecque: pourquoi l'histoire est très loin d'être terminée Ceux qui imaginaient se réveiller ce lundi dans une Europe "privée", ou "débarrassée", de la Grèce en sont pour leurs frais. Au moins jusqu'à nouvel ordre. L'accord conclu ce lundi, entre Alexis Tsipras et les créanciers de son pays, ouvre la porte, sous conditions, à un troisième plan d'aide européen, plus que jamais vital pour la Grèce et pour son maintien dans la zone euro. Tout non-travail mérite salaire Un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties ? L’idée n’est pas neuve. Elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés contemporaines frappées par un sous-emploi permanent, elle fait son grand retour. Un peu partout en Europe, et sous diverses appellations (allocation universelle, revenu d’existence, revenu social garanti…), des pays se disent prêts à expérimenter un nouveau pacte social, dont l’une des premières étapes serait celle d’un revenu de base.

Un nouvel accord entre la Grèce et la zone euro enfin arraché Après dix-sept heures de négociations ardues, les dirigeants de la zone euro ont conclu lundi matin un accord "unanime" pour négocier un troisième plan d'aide à la Grèce et éviter in extremis une sortie du pays de l'union monétaire. "Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l'unanimité. Sommes tous prêts pour un programme d'aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité(MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier", a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk. L'euro a réagi à cette annonce en remontant à 1,1194 dollar un peu avant 07H00 GMT. "L'accord a été laborieux", a reconnu le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Une alternative est possible au plan négocié entre Alexis Tsipras et les créanciers à Bruxelles Cette proposition inclut l’abandon d’une série très importante d’engagements pris par Syriza lors de la campagne électorale qui lui ont permis d’obtenir une victoire d’une portée historique le 25 janvier 2015. Syriza a engagé sa responsabilité devant le peuple grec et il serait tragique qu’elle ne la respecte pas, d’autant que le peuple lui a apporté un appui très clair tant le 25 janvier que le 5 juillet 2015. Contrairement à ceux qui affirment qu’en échange de ces concessions néfastes, la Grèce obtiendra trois ans de répit et pourra relancer de manière importante l’activité économique, la réalité montrera qu’avec le maintien de la compression de la demande des ménages et de la dépense publique, il sera impossible de dégager l’excédent budgétaire primaire annoncé dans le plan. Il est possible de rester dans la zone euro tout en prenant de manière souveraine une série de mesures d’autodéfense et de relance de l’économie. 4 moyens d’analyse 1.

Ce que prévoit l'accord conclu entre la Grèce et la zone euro A retenir: Un accord a été trouvé dans la nuit. Ce lundi, au petit matin et au terme de négociations marathon, les dix-neuf chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se sont entendus sur les conditions d'un troisième plan d'aide à la Grèce.Prochaine échéance ce mercredi. En contrepartie d'un nouveau programme européen, Alexis Tsipras a 72 heures pour faire adopter un premier train de réformes par le Parlement grec.

Des sans-tickets parisiens ont trouvé la solution pour ne plus jamais payer le métro Valéry Giscard d'Estaing lors de l'inauguration du métro lyonnais. Photo via Ça fait environ sept mois que je vis à Paris sans pass Navigo. La seule fois où je me suis fait attraper par les contrôleurs, c'était sur un trajet entre les stations Anvers et Jules Joffrin qui était censé me coûter 1 euro 70. Après avoir sauté le tourniquet, je n'ai pas pu échapper au barrage de contrôleurs qui s'est dressé face à moi. J'ai écopé de 50 euros d'amende, ce qui me paraît indiscutablement une bonne affaire pour sept mois de transports gratuits. Cet étrange faisceau d’indices qui peut laisser penser que les Grecs seraient en fait en train de tout mettre en oeuvre pour sortir à terme de la zone euro Plusieurs indices portent à croire que la Grèce aurait organisé sa banqueroute. À défaut de pouvoir se sortir d'une crise dans laquelle elle s'est empêtrée, la Grèce a beaucoup à gagner (quelques 300 milliards d'euros...) à sortir de la zone euro, sitôt qu'elle aura fait défaut. Analyse de cette sortie de théâtre par Charles Gave. Double jeu

« Jamais je ne pourrai voter et légitimer le contenu de l’accord » Mesdames et messieurs, chers collègues, En de pareils instants, nous devons agir et parler avec sincérité institutionnelle et courage politique. Nous devons assumer chacune et chacun la responsabilité qui nous revient. « Tsipras capitule » : la propagande de guerre des médias sur la Grèce Capituler : v.t. « Engager des pourparlers sur les conditions de reddition. Renoncer à toute résistance armée en s’avouant vaincu. » Reddition : n.f. « Action de se rendre ; acte par lequel on met bas les armes, conformément à une capitulation, signée ou non avec l’ennemi. » Ces jours-ci, nous atteignons contre Alexis Tsipras des niveaux de violence médiatique quasi jamais vus auparavant. Pour la énième fois, nous avons eu droit à la panoplie habituelle du Premier ministre grec qui « cède aux demandes des créanciers » (Le Monde, plus soft que d’habitude, mais aussi Le JDD), qui « accepte presque toutes les mesures d’austérité » (RTL, toujours aussi lourd), et ainsi de suite. Mais il semble que les médias aient franchi un pas, car le vocabulaire qui a été utilisé par certains est un vocabulaire de guerre.

Bernard Friot : « Le management capitaliste entrave notre désir de participer au bien commun » Basta ! : On parle désormais davantage de « pouvoir d’achat » que de salaires. En quoi est-ce différent ? Pourquoi préférez-vous le terme « salaire » ? Bernard Friot [1] : La « défense du pouvoir d’achat » ne passe pas par une hausse du salaire mais par la baisse des prix – et donc des salaires – ou par des formes de rémunération sans cotisations sociales : épargne salariale, intéressement, primes… Utiliser le terme « pouvoir d’achat », c’est aussi nous réduire à nos seuls besoins à satisfaire par ce pouvoir d’achat, c’est accepter de réduire le salaire au seul prix de notre force de travail. Or, le sens du salaire a changé depuis les conquêtes ouvrières du 20ème siècle.

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