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Cerveau : comment se forment nos souvenirs

Cerveau : comment se forment nos souvenirs
La découverte du "neurone Jennifer Aniston" La compréhension de la formation d'un souvenir dans la mémoire épisodique commence réellement en 2005, lorsque des neuroscientifiques décèlent un neurone ne s’activant que lorsque l'on montre des photos de l'actrice américaine Jennifer Aniston aux cobayes. Un autre neurone ne réagissait qu’aux photos d'une autre comédienne, Halle Berry, et ce même avec son masque de Catwoman. "Mais attention toutefois à l'interprétation de cette étude : celle-ci ne prouve pas qu'un seul neurone s'active lorsque l'on voit une image de Jennifer Aniston ou de Halle Berry, commente à Sciences et Avenir Gabriel Lepousez, chercheur en neurosciences à l'Institut Pasteur. Il en existe forcément d'autres car il serait trop risqué qu'un seul neurone soit chargé de mémoriser une image, puisqu'en cas de perte, l'image serait à jamais oubliée." VOLONTAIRES. Une seule image suffit à associer une personne et un lieu à vie © Courtesy of UCLA

Dépassement du corps à l’ère numérique LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Hervé Morin L’annonce récente de la première transplantation d’un cœur artificiel par des équipes françaises suscite l’espoir chez les personnes en insuffisance cardiaque. Mais au-delà, le grand public s’est passionné pour la perspective de disposer d’un cœur immortel. Cette curiosité montre l’attrait pour les technologies de réparation, mais aussi d’amélioration du corps : le cyborg, mélange d’humanité et de techniques, semble à portée de main… L’ouvrage collectif Technocorps, dirigé par Brigitte Munier, aborde cette thématique, déjà largement explorée par la fiction, par le prisme des sciences humaines, de l’anthropologie et de la philosophie. Il y a un peu plus de dix ans, rappelle-t-il, le rapport NBIC, commandité par la National Science Foundation et le département du commerce américains, annonçait la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l’information...

Qu'est-ce que ''l'homme +"? Dans sa dernière partie, la Grande Table est comme tous les vendredi en parteneriat avec le supllément "Culture & Idées du journal Le Monde, qui titre aujourd'hui "Les vertiges du transhumanisme" de Corine Lesnes. Le Transhumanisme c'est cette idée d'un "homme +", d'un homme amélioré par le progrès des nouvelles technologies qui suscite de nombreuses réactions. C'est à cette occasion que nous recevons Laurent Alexandre ,chirurgien, expert en nouvelles technologies et intelligence artificielle et président de DNA Vision, société spécialisée dans le séquençage du génome humain. A nos côtés pour dialoguer avec lui, Catherine Vincent, journaliste au monde. On est entrain de passer de la science fiction à la science en matière de transhumanisme. La question n'est pas de savoir si l'idéologie transhumaniste va réussir technologiquement mais savoir si politiquement et philosophiquement nous devons aller sur ce toboggan, mais c'est clair que la mort va reculer significativement. Sons diffusés :

Intelligence artificielle, transhumanisme, cybernétique : quel futur les GAFA nous préparent-ils? De Google, on connait le moteur de recherche, de Facebook le réseau social, d’Apple les téléphones, les tablettes et les ordinateurs. Mais ces géants du net sont bien plus que cela. Les GAFA, comme on les appelle, s’attellent chacun de leur côté à façonner le monde de demain : recherche en intelligence artificielle, objets intelligents, jusque dans le domaine de la santé et de l’humanité augmentée…Deuxième partie - 8h15 Voiture autonome, augmentation de l'être humain, algorithmes qui anticipent vos besoins, prolongement de la vie, intelligence artificielle autonome... des centaines de millions de dollars sont investis chaque année dans l'anticipation, voire la fabrication du monde de demain. Alors à quoi ce futur va-t-il ressembler ? Avec : Sophie Coisne , rédactrice en chef de La Recherche Hervé le Crosnier , éditeur et enseignant-chercheur à l'université de Caen

François Berger : "Le transhumanisme est un charlatanisme dangereux" Sciences et Avenir : Vous vous apprêtez, avec des confrères, à lancer un appel à un moratoire contre le transhumanisme. Pourquoi ? François Berger : Le transhumanisme est une idéologie apparue aux États-Unis dans les années 1950, qui revendique l’amélioration de l’humain par l’intégration de nouvelles technologies telles que des dispositifs électroniques. Et cela afin d’augmenter ses performances, lui donner une longévité accrue, voire l’immortalité. Pourtant, ne prônez-vous pas vous-même l’innovation dans votre pratique scientifique ? Bien sûr, mais pas de cette façon ! Les patients ont-ils tant besoin d’innovations technologiques ? En consultation, dans 95 % des cas, je rencontre des patients atteints de glioblastome [tumeur du cerveau] ou de maladies neurodégénératives, dont les chances de survie ou de guérison sont malheureusement faibles, quelle que soit la thérapie proposée. Est-ce pour cette raison que vous décidez de quitter Clinatec ? Si ! C’est du charlatanisme dangereux.

Les scientifiques étudient un village italien où les gens vivent plus... longtemps Qu’est-ce qui confère leur longévité exceptionnelle aux habitants d’Acciaroli, petit village italien coincé entre un parc national et la mer méditerranée ? Sur 700 habitants, au moins 81 sont centenaires, leur espérance de vie avoisinant 87 ans (contre 82 ans en France). Des chercheurs américains et italiens ont mené une étude sur six mois dans ce village de bons vivants, ou plutôt de survivants, pour déterminer les facteurs qui pourraient être à l’origine de leur espérance de vie exceptionnelle. Leur étude, publiée lundi 5 septembre 2016, suggère que si le régime méditerranéen, réputé depuis les années 1950, est indubitablement profitable, un facteur génétique entre également en jeu. Vie saine et activité sportive L’alimentation et le mode de vie n’ont pas été les seuls facteurs étudiés par les chercheurs : des analyses sanguines, des contrôles cardiaques et neurologiques poussés ont également été entrepris.

Les pouvoirs de régénération de l'axolotl peuvent-ils servir à l'homme ? Crabes, poulpes, salamandres, lézards... De nombreuses espèces ont la capacité de faire repousser un membre voire un organe lorsqu’il est sévèrement blessé ou amputé. Une aptitude biologique assez fascinante qui est particulièrement affutée chez l'axolotl, forme larvaire d'une espèce d'amphibien proche de la salamandre. Il faut bien le dire, l'axolotl est surtout connu dans sa forme albinos très utilisée dans les laboratoires et qui rend la bestiole particulièrement "kawaï". Des gènes en commun avec l'homme "Quand nous supprimons une grande partie de l’ovaire, cela active de nombreuses cellules souches endogènes pour réparer cet ovaire, explique James Monaghan. Un obstacle évolutionniste de taille Toutefois, la différence fondamentale qui existe d'un point de vue évolutif entre le phénomène de cicatrisation - dont nous disposons fort heureusement - et celui de régénération invite à la prudence quant à un éventuel transfert de ces incroyables capacités à l'homme.

Les habitants de la Mélanésie ont dans leur ADN des traces d'un ancêtre inconnu Les habitants de la Mélanésie - région au nord de l'Australie englobant la Nouvelle-Calédonie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et quelques îles autour - possèderaient de l'ADN d'une espèce non identifiée. C'est ce qu'ont suggéré des généticiens de l'Université du Texas lors du Congrès annuel de la Société américaine de génétique humaine, qui s'est tenu du 18 au 22 octobre 2016 à Vancouver (Canada). Les traces de l'homme de Denisova dans l'ADN des Mélanésiens surestimées ? Jusqu’à présent, les scientifiques estimaient que seulement deux hominidés avaient laissé des traces dans l'ADN des Mélanésiens : Neandertal et Denisova, éteints il y a au moins 30 000 ans. Bien que de nombreux fossiles de Neandertal aient été trouvés en Europe et en Asie, l'homme de Denisova n'est connu que par l'ADN d'une phalange et par quelques dents découverts dans une caverne du nord de la Sibérie.

L’humanité ne survivra pas 1000 ans de plus sur Terre, selon Stephen Hawking - Les Inrocks Ceux qui ont trouvé le scénario du film Interstellar invraisemblable pourraient s’en mordre les doigts : pour l’astrophysicien Stephen Hawking, seule l’exploration spatiale pourrait sauver l’humanité, à condition d’emménager sur une nouvelle planète. “Je ne pense pas que nous survivrons encore 1000 ans” Lors d’une conférence à l’Oxford Union cette semaine, le scientifique atteint de la maladie de Charcot a estimé que notre espèce pourrait s’éteindre d’ici 1000 ans : “Nous devons continuer à explorer l’espace pour le futur de l’humanité. Comme le relate le Washington Post, le physicien a expliqué pendant un discours d’une heure, que la Terre ne survivrait pas à l’exploitation de ses ressources par l’homme. Explorer l’espace, seule solution Ce n’est pas la première fois que le scientifique âgé de 74 ans prévoit la fin de l’humanité. “Les formes primitives d’intelligence artificielle que nous avons déjà se sont montrées très utiles.

L'évolution future de l'espèce humaine est potentiellement terrifiante Au fond de mon cœur, j'espère que la race humaine finira par s'autodétruire, que ce soit de manière directe par le nucléaire nord-coréen, ou de manière indirecte par la dégradation progressive mais certaine de l'atmosphère terrestre. Mieux, l'hypothèse d'une série de catastrophes naturelles réduisant notre espèce en cendres est tout à fait viable, ce qui serait une jolie façon pour la nature de nous hurler à l'oreille : KARMA, BITCH. En étant très pessimiste, on peut également imaginer que l'espèce humaine se survive à elle-même, qu'elle continue à occuper la planète pendant des millénaires, et par conséquent, qu'elle finisse par évoluer. Le truc cool avec l'évolution des espèces, c'est que la science ne peut absolument rien prévoir. Mais il est tout aussi probable que l'espèce humaine ne connaisse aucune évolution spectaculaire. Les Tibétains ne sont pas des gens comme nous. photo : Ian Taylor/Flickr. Il existe deux hypothèses concernant l'origine de ces différences.

Que transmettra l'Homo numericus à ses descendants Nos ascendants disparus nous ont laissé des albums photo, des boîtes de bibelots, des cahiers d'écoliers remplis de recettes de cuisine... Nos souvenirs de ces défunts sont indissociables de ces objets, de ces images et ces pages manuscrites. Mais le numérique a pris le pas sur les objets. Les photos, les musiques et les écrits n'ont plus de matière... Qu'allons-nous donc laisser à nos descendants ? Les objets ont une âme Francis Ponge, et plus près de nous François Bon, l'auteur de Autobiographie des objets, nous ont convaincus que les objets avaient une âme. Certains objets enrichissaient donc la mémoire de nos vies au fur et à mesure qu'ils se patinaient. ...Et surtout les livres Les disques et les livres qui nous parviennent des générations précédentes portent les marques du temps. Les objets ? Quelle émotion ressentiront nos descendants en parcourant les fichiers de nos liseuses ? Certes, mais les objets numériques ont-ils eux aussi une âme ? Illustrations : Frédéric Duriez Ressources

Le sauvage chez l’enfant – Un autre regard Voici un article que j’ai gardé sous le coude un moment et que je redoutais de traduire à cause de sa longueur. Je me suis fait rattraper par mon envie irrepressible de partager les textes de ceux qui exposent avec style les perspectives du monde alignées avec les miennes. Il s’agit d’un essai sur les conséquences de la domestication de l’enfance telle qu’on la voit à l’œuvre dans tout le modèle éducatif occidental. L’auteure, Carol Black, a par ailleurs réalisé l’excellent documentaire “Schooling the World” (visible intégralement en ligne) qui vaut la peine d’être regardé car il démonte des idées bien ancrées. NB1: Le texte fait référence à certaines tendances plus américaines qu’européennes, mais le fond est indéniable. NB2: Le début est une petite dissertation sur les mots difficilement traduisible. Le sauvage chez l’enfant par Carol Black (Avril 2016) Que cela peut-il vouloir dire ? Ok. Ils ne sont bien entendu pas remplis comme ces ingénieurs sociaux l’imaginaient.

THEMA, la revue des Musées de la civilisation Entièrement numérique, Variations est une nouvelle série de publications thématiques qui vise à diffuser les résultats des multiples recherches produites par des membres de l’équipe des Musées de la civilisation ou par des chercheurs externes dans le cadre des nombreux projets institutionnels. Bref, elle veut dévoiler les coulisses de l’institution muséale. De manière à assurer une plus grande cohérence des textes de nature variée qui y sont publiés, la série Variations se décline en deux collections : La collection « Pratiques muséales » propose des réflexions originales sur des expériences muséales significatives. La collection « Objets et savoirs », diffuse des textes qui prolongent des thèmes abordés dans nos projets ou présentent l’une ou l’autre des composantes de nos collections. 1er numéro : Les jeux vidéo (PDF, 2.3 Mo)

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