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L’austérité a échoué: la lettre ouverte de cinq économistes à Angela Merkel

L’austérité a échoué: la lettre ouverte de cinq économistes à Angela Merkel
L’interminable austérité que l’Europe fait ingurgiter au peuple grec ne marche tout simplement pas. La Grèce a bruyamment signalé qu’elle en avait assez. Conformément à ce que la plupart avaient prédit, les exigences financières de l’Europe ont écrasé l’économie grecque, entraîné un chômage de masse et un effondrement du système bancaire, et rendu la crise de la dette bien plus grave, celle-ci s’envolant jusqu’à un niveau impayable, 175 % du PIB. L’économie est maintenant brisée, avec des recettes fiscales en chute libre, une production et un taux d’emploi dépressifs et des entreprises sous-financées. L’impact humanitaire a été colossal – 40 % des enfants vivent à présent dans la pauvreté, la mortalité infantile explose et le chômage des jeunes avoisine les 50 %. La corruption, l’évasion fiscale et la mauvaise tenue des comptes des précédents gouvernements grecs ont aidé à créer le problème de la dette. Sincères salutations, Jeffrey D. Traduit de l'anglais par Anouch Missirian

http://www.alterecoplus.fr/tribunes-debats/lausterite-a-echoue-la-lettre-ouverte-de-cinq-economistes-a-angela-merkel-201507101013-00001756.html

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La trahison de Tsipras? Les propositions soumises par Alexis Tsipras et son gouvernement dans la nuit de jeudi à vendredi ont provoqué la stupeur. Elle reprennent largement, mais non totalement, les propositions formulées par l’Eurogroupe le 26 juin. Elles sont largement perçues dans l’opinion internationale comme une « capitulation » du gouvernement Tsipras. La réaction très positive des marchés financiers ce vendredi matin est, à cet égard, un signe important. On sait par ailleurs qu’elles ont été en partie rédigées avec l’aide de hauts fonctionnaires français, même si cela est démenti par Bercy. Ces propositions résultent d’un intense travail de pressions tant sur la Grèce que sur l’Allemagne exercées par les Etats-Unis. Crise grecque: pourquoi l'histoire est très loin d'être terminée Ceux qui imaginaient se réveiller ce lundi dans une Europe "privée", ou "débarrassée", de la Grèce en sont pour leurs frais. Au moins jusqu'à nouvel ordre. L'accord conclu ce lundi, entre Alexis Tsipras et les créanciers de son pays, ouvre la porte, sous conditions, à un troisième plan d'aide européen, plus que jamais vital pour la Grèce et pour son maintien dans la zone euro. Pourtant, l'histoire n'est pas tout à fait achevée, loin s'en faut.

La défaite de la Grèce, la défaite de l'Europe Jamais, dans le jargon européen, le terme de « compromis » n'aura semblé si peu adapté. « L'accord » atteint au petit matin du 13 juillet entre la Grèce et le reste de la zone euro a désormais des allures de déroute pour le gouvernement grec. Une déroute qui a un sens pour le reste de l'avenir de la zone euro. Erreur stratégique Avant d'en venir aux conséquences, il faut expliquer cette défaite d'Athènes. Grèce : Alexis Tsipras propose une capitulation aux créanciers Alexis Tsipras rend les armes. Ce jeudi 9 juillet à 21 heures, le gouvernement grec a remis au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) un plan de « réformes » détaillé afin d'obtenir un financement de 50 milliards d'euros sur trois ans. Excédents à réviser ? Globalement, ce plan (que l'on peut retrouver ici en intégralité) est assez proche du projet du 26 juin, version légèrement modifiée de celle du 25 juin présentée par les créanciers et rejetée par les électeurs grecs le 5 juillet. C'est donc un plan sévère, prévoyant un excédent primaire (avant service de la dette) de 1% en 2015, 2 % en 2016, 3 % en 2017 et 3,5 % en 2018.

Grèce : la presse allemande inquiète VIDÉO - Au lendemain d'un accord entre les dirigeants européens présenté comme historique sur le dossier grec, la presse allemande se montre plutôt critique. Qui est le gagnant du bras de fer qui a opposé les principaux dirigeants européens à Athènes durant ces deux semaines de négociations intenses? C'est la question que se posent tous les éditorialistes dans la presse européenne et notamment allemande ce matin, au lendemain de l'accord trouvé entre Athènes et ses partenaires de la zone euro. Tout non-travail mérite salaire Un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties ? L’idée n’est pas neuve. Elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés contemporaines frappées par un sous-emploi permanent, elle fait son grand retour. Un peu partout en Europe, et sous diverses appellations (allocation universelle, revenu d’existence, revenu social garanti…), des pays se disent prêts à expérimenter un nouveau pacte social, dont l’une des premières étapes serait celle d’un revenu de base. En Espagne, Podemos (gauche radicale) l’a inscrit sur la plateforme de son programme électoral.

Tout ça pour ça : Tsipras cède aux banquiers Tout ça pour ça ? Un référendum pour ça ? Les nouvelles propositions remises à l’Eurogroupe par le gouvernement d’Alexis Tsipras reprennent à peu près TOUTES les demandes des banquiers, tant sur la TVA que sur les retraites, tant dans les réformes fiscales que sur celles concernant le marché du travail. Certes, le problème de la dette et de sa restructuration est mentionné dans le document, mais celle-ci est renvoyée au long terme, autant dire aux calendes grecques.

Ce que prévoit l'accord conclu entre la Grèce et la zone euro A retenir: Un accord a été trouvé dans la nuit. Ce lundi, au petit matin et au terme de négociations marathon, les dix-neuf chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se sont entendus sur les conditions d'un troisième plan d'aide à la Grèce.Prochaine échéance ce mercredi. En contrepartie d'un nouveau programme européen, Alexis Tsipras a 72 heures pour faire adopter un premier train de réformes par le Parlement grec. Au menu des députés hellènes, notamment les retraites et la fiscalité.Exit le Grexit.

Des sans-tickets parisiens ont trouvé la solution pour ne plus jamais payer le métro Valéry Giscard d'Estaing lors de l'inauguration du métro lyonnais. Photo via Ça fait environ sept mois que je vis à Paris sans pass Navigo. Goldman Sachs et la Grèce : une histoire de vampire Du nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos au nouveau président de la BCE Mario Draghi, Goldman Sachs prend le pouvoir. Et là où c'est ironique, c’est que cette même banque a trafiqué les comptes grecs pour permettre l’entrée du pays dans la zone euro. Goldman Sachs est une des institutions les plus rentables du monde, avec près de 30 % de rentabilité moyenne par an ces 10 dernières années.

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