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La trahison de Tsipras?

La trahison de Tsipras?
Les propositions soumises par Alexis Tsipras et son gouvernement dans la nuit de jeudi à vendredi ont provoqué la stupeur. Elle reprennent largement, mais non totalement, les propositions formulées par l’Eurogroupe le 26 juin. Elles sont largement perçues dans l’opinion internationale comme une « capitulation » du gouvernement Tsipras. La réaction très positive des marchés financiers ce vendredi matin est, à cet égard, un signe important. On sait par ailleurs qu’elles ont été en partie rédigées avec l’aide de hauts fonctionnaires français, même si cela est démenti par Bercy. Ces propositions résultent d’un intense travail de pressions tant sur la Grèce que sur l’Allemagne exercées par les Etats-Unis. Les termes de la proposition grecque Ces propositions sont donc proches de celles de l’Eurogroupe. De fait, les propositions transmises par le gouvernement grec, si elles font incontestablement un pas vers les créanciers, maintiennent une partie des exigences formulées précédemment.

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Grèce : Alexis Tsipras propose une capitulation aux créanciers Alexis Tsipras rend les armes. Ce jeudi 9 juillet à 21 heures, le gouvernement grec a remis au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) un plan de « réformes » détaillé afin d'obtenir un financement de 50 milliards d'euros sur trois ans. Excédents à réviser ?

La Grèce étudie « les options nucléaires » : Imprimer des Euros, Lancer une devise parallèle , nationaliser les banques !! (Zerohedge) Selon Zero Hedge du 5/7/15 : Comme nous le disions plus tôt aujourd’hui , après le résultat du référendum dramatique d’aujourd’hui, les Grecs ont peut-être brûlé tous les ponts symboliques avec la zone euro. Cependant, il ya encore un lien essentiel: la dépendance des banques grecques insolvables à la bonne volonté de la BCE via l’ELA. Alors que nous avons expliqué maintes fois que même une modeste décote de la garantie ELA conduirait à inviter les déposants à un bail -in (renflouement, chypriotage) , voici ce que pense George Saravelos de la Deutsh Bank avec une version simplifiée du pire des cas potentiel pour la Grèce dans les prochains jours La BCE doit se réunir demain matin pour décider de la politique ELA. Une suspension pure et simple mettrait effectivement le système bancaire dans la difficulté immédiate et serait un pas de plus vers la sortie de la zone euro.

Tout ça pour ça : Tsipras cède aux banquiers Tout ça pour ça ? Un référendum pour ça ? Les nouvelles propositions remises à l’Eurogroupe par le gouvernement d’Alexis Tsipras reprennent à peu près TOUTES les demandes des banquiers, tant sur la TVA que sur les retraites, tant dans les réformes fiscales que sur celles concernant le marché du travail. Certes, le problème de la dette et de sa restructuration est mentionné dans le document, mais celle-ci est renvoyée au long terme, autant dire aux calendes grecques. On peut essayer de se rassurer autant qu’on veut, de concessions en concessions, les lignes rouges fixées par Syriza ont bien été pulvérisées et l’austérité en passe d’être renforcée dans le pays, sans que créanciers et Eurogroupe n’aient toujours RIEN accordé en retour. C’est donc bien une capitulation qui a été proposée, même si celle-ci n’est pas encore actée (toujours pas d’accord signé).

Les gagnants et les perdants de la crise grecque sur les marchés La crise grecque s’est avérée une manne pour des fonds spéculatifs, traders et quelques grosses banques d’affaires qui avaient spéculé à raison et en bon messager sur un éventuel défaut de paiement d’Athènes, mais les établissements financiers européens, les particuliers, l’euro et la BCE y ont laissé des plumes, selon des analystes. « Les gagnants sont les personnes qui ont acheté des assurances contre la dette grecque en pariant sur son effondrement financier et ont réussi à les revendre avant (après certains y ont laissé pas mal de plumes) l’intervention de l’Union européenne », résume George Volokhine, analyste chez Meeschaert Asset Management à New York. Après l’annonce du méga-plan de soutien de 750 milliards d’euros, cofinancé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), voici un tour d’horizon des principaux gagnants et perdants de la crise grecque sur les marchés. Le prix de l’or n’a cessé de grimper ces derniers jours.

Goldman Sachs et la Grèce : une histoire de vampire Du nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos au nouveau président de la BCE Mario Draghi, Goldman Sachs prend le pouvoir. Et là où c'est ironique, c’est que cette même banque a trafiqué les comptes grecs pour permettre l’entrée du pays dans la zone euro. Goldman Sachs est une des institutions les plus rentables du monde, avec près de 30 % de rentabilité moyenne par an ces 10 dernières années. C’est aussi une entreprise extrêmement puissante politiquement, qui a su placer ses cadres aux plus hauts postes du monde, à tel point que cette banque donne une dimension encore jamais atteinte au conflit d’intérêt. Rien que cette semaine, deux anciens de Goldman Sachs ont été nommés chefs de gouvernement, Mario Monti en Italie et Lucas Papademos en Grèce.

Que répondre à votre ami de droite qui vous bassine sur la Grèce ? - L'Obs Lecteur ou lectrice de "l’Obs", tu votes probablement à gauche, mais tu n’es pas sectaire pour un sou, tu as donc le bonheur d’avoir des amis de droite, qui aiment les budgets contenus et équilibrés et ne jurent que par la "responsabilité". L’un d’eux est particulièrement irritant, surtout depuis qu’il a pris la Grèce pour cible. Appelons-le Nicolas. Tsipras: «J’ai pris la responsabilité de signer un accord auquel je ne crois pas» Il aura fallu 17 heures de négociations entre les 19 dirigeants de la zone euro pour arriver à un accord sur la crise grecque dans la nuit de dimanche à lundi. Un accord auquel Alexis Tsipras « ne croit pas » a-t-il avoué ce mardi soir à la télévision nationale ERT1 à la veille du vote crucial au Parlement. « J’assume mes responsabilités pour toute erreur que j’ai pu commettre, j’assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays. » ► Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Alexis Tsipras

L’austérité a échoué: la lettre ouverte de cinq économistes à Angela Merkel L’interminable austérité que l’Europe fait ingurgiter au peuple grec ne marche tout simplement pas. La Grèce a bruyamment signalé qu’elle en avait assez. Conformément à ce que la plupart avaient prédit, les exigences financières de l’Europe ont écrasé l’économie grecque, entraîné un chômage de masse et un effondrement du système bancaire, et rendu la crise de la dette bien plus grave, celle-ci s’envolant jusqu’à un niveau impayable, 175 % du PIB. L’économie est maintenant brisée, avec des recettes fiscales en chute libre, une production et un taux d’emploi dépressifs et des entreprises sous-financées. L’impact humanitaire a été colossal – 40 % des enfants vivent à présent dans la pauvreté, la mortalité infantile explose et le chômage des jeunes avoisine les 50 %.

Austérité : les pauvres ont perdu 86% de leurs revenus Un retraité grec fond en larmes quand le journaliste lui demande quels sont les effets de l'austérité sur sa vie. février 2012 (photo @teacherdude) Selon une étude commandée par l'Institut allemand de recherche macroéconomique (IMK) affiliée à la Fondation Hans Böckler, les ménages les plus pauvres en Grèce ont perdu près de 86% de leurs revenus, tandis que les plus riches ont perdu entre 17 et 20%. Selon cette même étude qui a analysé 260,000 données fiscales et des revenus des années 2008-2012, la charge d'impôt sur les pauvres a augmenté de 337% tandis qu'elle n'a augmenté que de 9% pour les plus riches. Les résultats de l'étude indiquent également que : L'étude précise également que les impôts directs ont augmenté de près de 53% quand les impôts indirects ont eux augmenté de 22%.

» [Point Grèce] Grexit et Parlement européen Pourquoi la Grèce n’a pas intérêt à négocier le Grexit Si la Grèce refuse la sortie de la zone euro, mais y est contrainte de facto, elle espère pouvoir imposer une redénomination de sa dette en nouvelle monnaie. En effet, Athènes pourra prétendre qu’on l’a « contrainte » à changer de monnaie. Dans ce cas, comment exiger de la Grèce qu’elle remboursât en devises sa dette ? La sortie de la Grèce de la zone euro devient un scénario de plus en plus probable.

LE RIFIFI SE POURSUIT, par François Leclerc Billet invité. Les divisions se poursuivent au sein du camp des créanciers et atteignent le gouvernement allemand. Fort de sa popularité, Wolfgang Schäuble vient de se lancer dans un chantage à la démission vis à vis d’Angela Merkel. Avec comme enjeu les positions dures qu’il défend dans le cadre de la reprise avec le gouvernement grec des négociations du troisième programme financier.

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