
Les data en forme Chaque semaine, les data-journalistes d'OWNI dressent un panorama du meilleur de la donnée sur le web : des cartes, des jolies couleurs, un florilège de signifiants dans ce monde brutal de bits. Tu n’es pas sans savoir, lecteur, que cette succession infinie de bits qu’on appelle un peu partout la “data” – qui vient du latin, pas de l’anglais, ne sois pas bougon – est une passion sans égale chez OWNI. Du coup, étant donné qu’il est assez vraisemblable que c’en soit une pour toi aussi, même naissante, nous nous permettons de te communiquer quelques éléments de veille sur le sujet ; à défaut de pouvoir être traitée de manière exhaustive sur le rythme hebdomadaire auquel nous voudrions t’habituer, cette veille suscitera chez toi, lecteur, tout l’émoi qu’elle mérite. Du moins l’espérons-nous. L’avenir est dans les cartes The World of Seven Billion est (donc) un très joli dossier propulsé par National Geographic pour célébrer le passage (virtuel) des sept milliards d’êtres humains sur Terre.
Lettre d'Alexandrie : de l'abstraction poétique du compas En me perdant dans les rangées pourtant bien ordonnées de la bibliothèque d’Alexandrie, je ne peux m’empêcher de penser que, tout compte fait, nous ne sommes que les bâtards d’Anaximandre et d’Hérodote… Christian Jacob disait, lors d’un colloque organisé au Centre Pompidou : « l’histoire de la cartographie peut se raconter comme la détérioration progressive de la perfection géométrique des origines, ou encore comme l’irruption du désordre et de l’aléatoire dans le cadre de la raison : le contour du cercle se brise en anfractuosités innombrables, les proportions parfaites de la figure tracée au compas subissent une anamorphose… ». Anaximandre conceptualise. Son questionnement n’est pas comment est la terre mais qu’est-elle. Il ne s’agit pas ici d’opposer la rationalité conquérante, représentant abstraitement l’univers, à la praxis ludique, porteuse de bonnes et de mauvaises nouvelles, de celles qui altèrent la perfection conceptuelle. Le quotidien a besoin d’abstraction.
Cartographie sensible, émotions et imaginaire Cet article a été mis-à-jour et republié le 15 mars 2015 sur le nouveau site de visions carto : Le quartier et les espaces de l’imaginaire Comment vivent les femmes issues des classes populaires dans le quartier de Sidi Yusf (1) à Marrakech, et comment utilisent-elles leur espace ? Rendre compte cartographiquement de ce quotidien avec justesse est un double défi : Il faut d’abord, dans la phase d’observation et d’échange, trouver la distance de confiance, ni trop loin pour ne pas risquer de passer à côté de l’essentiel, ni trop près pour ne pas briser l’intimité de la communauté. Sidi Yusf date de la fin de l’époque Almohade, au XIIe et XIIIe siècle, autour du tombeau du Saint Sidi Youssef Ben Ali, d’où le nom du quartier (2). « Pour être franche, il n’y a aucun endroit, à part les jardins, où je pourrais aller. De la carte classique à la carte sensible La carte sensible, image de pensée L’art contre la science ? La carte et le réel
Christian Nold The Shocking, Graphic Data That Shows Exactly What Motivates the Occupy Movement October 23, 2011 | Like this article? Join our email list: Stay up to date with the latest headlines via email. What are the Occupy Wall Street protesters angry about? Now is not the time for wonky policy solutions, as the media meatheads are calling for. 1. (click for larger version) The productivity/wage chart says it all. 2. (click for larger version) Actually the top tenth of one percent. 3. (click for larger version) As women entered the workforce, family income made up for some of the wage stagnation. 4. (click for larger version) To add financial insult to injury, the richest of the rich pay less and less each year as a percentage of their monstrous incomes. 5. (click for larger version) When the rich become astronomically rich, they gamble with their excess money. 6. (click for larger version) We bailed out the big Wall Street banks and protected the billionaires from ruin.
Introduction à une critique de la géographie urbaine Le mot psychogéographie, proposé par un Kabyle illettré pour désigner l’ensemble des phénomènes dont nous étions quelques-uns à nous préoccuper vers l’été de 1953, ne se justifie pas trop mal. Ceci ne sort pas de la perspective matérialiste du conditionnement de la vie et de la pensée par la nature objective. La géographie, par exemple, rend compte de l’action déterminante de forces naturelles générales, comme la composition des sols ou les régimes climatiques, sur les formations économiques d’une société et, par là, sur la conception qu’elle peut se faire du monde. La psychogéographie se proposerait l’étude des lois exactes, et des effets précis du milieu géographique, consciemment aménagé ou non, agissant directement sur le comportement affectif des individus. Le désert est monothéiste, a-t-on pu dire il y a longtemps. Il est bon d’avoir de l’utilitaire une notion historiquement relative. S’il n’y a pas eu d’erreur dans vos calculs, la réponse doit vous satisfaire." Guy-Ernest Debord
“Comment j’ai appris la géographie” d’Uri Shulevitz ou les territoires de l’album L'expérience immersive du web documentaire Deux chercheurs viennent de publier de sacrées bonnes « pistes de réflexion » sur le genre. Extraits et lien. Samuel Gantier, Maître de Conférences associé à l’Université de Valenciennes et Laure Bolka, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Lille3-Charles de Gaulle, ont signé dans les Cahiers du Journalisme (automne 2011) une des réflexions les plus abouties sur le genre webdoc. A travers « trois enquêtes journalistiques immersives » (« Voyage au bout du charbon », « L’obésité est-elle une fatalité ? Bien que trés ramassée dans sa longueur, cette première reflexion offre de belles pistes à tous ceux qui travaillent sur le genre. C’est à lire ici : Cahiers du Journalisme (automne 2012) Extrait 1 : « L’analyse de ces « interfaces-films » part du présupposé théorique qu’une interaction homme-machine nécessite un travail cognitif important pour un « spectateur-acteur ». Extrait 2 :