background preloader

Comprendre le colorblind(ness)

Comprendre le colorblind(ness)
Le « colorblind / colorblindness », est à l’origine un terme médical désignant le daltonisme.Mais spécifiquement, dans le cadre du racisme, le « colorblidness » est un argument souvent utilisé (souvent par les blancs) consistant à dire « moi, je ne vois pas les couleurs », pour dégager toute accusation de racisme. Plus grave encore, affirmer que l’on ne voit pas les couleurs ou pire, que l’on ne considère pas telle ou telle personne comme noire, asiatique, maghrébine ou arabe, c’est une façon de dire : « Pour moi, tu es aussi blanc-he que moi ». Même si c’est parfaitement inconscient, c’est fondamentalement ce que ces propos signifient. C’est un terme « universaliste » qui place le blanc au centre, comme la norme et tout ce qui ne l’est pas dans la périphérie, dans la section « autres » qu’il ne faut pas voir autrement que comme blanc-he pour que ces personnes non-blanches puissent être « normales » elles aussi. Les gens peuvent-être très, très sournois avec leur racisme.

http://lechodessorcieres.net/comprendre-le-colorblindness/

Related:  Lutte contre le racismeConcepts antiracistesAntiracisme 4Racisme

Petites notes sur l’appropriation culturelle Concept du coup de clavier ici. C’est à l’arrache. Condensé de commentaires sur l’appropriation culturelle. Parce qu’on en revient toujours là. Dans les discussions suscitées par cette affaire de policiers qui font une « soirée négro » (ouais, je sais, haut niveau), une énième affaire de blackface, on voit souvent s’élaborer une distanciation par rapport à ce comportement avec l’idée de justifier l’appropriation culturelle comme un ouverture au monde. La problématique de l'appropriation culturelle [Cet article est une traduction de « What’s Wrong with Cultural Appropriation? These 9 Answers Reveal Its Harm »] Donc vous venez d’arriver à une soirée d’Halloween. Vous pensez porter un costume d’enfer, mais à la place de vous complimenter, quelqu’un vous dit que votre costume est de l’appropriation culturelle. Et vous pensez que cette accusation est ridicule.

Les Bons Juifs Français Cet article est en réponse au dossier du journal « Le Point » du 12/02/2015 sur la communauté juive en France. La version numérique peut se trouver à leur adresse ici.[EDIT : Pour info et contexte, je suis moi-même juif athée. De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social).

Privilège blanc et circulation inégalitaire de la parole Le privilège blanc1 peut être défini de manière extrêmement rapide comme l’ensemble des situations qui favorisent des blancs par rapport à des non blancs. Il existe un rapport social spécifique qui n’est pas liée à la classe sociale, mais à la question raciale, et qui favorise les blancs, même si certains en profitent bien moins que d’autres. Pour plus d’informations sur le privilège blanc, vous pouvez lire un texte de Ms Dreydful et un autre de Rokhaya Diallo. Privilèges blancs dans les lieux de pouvoir Un des exemples concrets du privilège blanc concerne la circulation de la parole universitaire.

La tyrannie de la respectabilité (aka « Respectability Politics ) Aujourd’hui, je veux vulgariser la notion de Respectability Politics avec vous (que je vais franciser la politique de respectabilité, n’ayant rien trouvé en français comme traduction). Vous la connaissez bien. Sans connaître ce gros mot, vous connaissez bien le discours dont on parle lorsqu’on évoque cette notion. Je sais que certains, versant dans l’anti-américanisme primaire, ne croient pas au bienfait de reprendre certains concepts du discours antiraciste américain, mais partout où il y a de la suprématie blanche, ces concepts auront de la résonance (cf référence à l’article plein de ressources de Trudy plus bas, ainsi que celui de Tits and Sass pour un point de vue d’une travailleuse du sexe noire). Mon credo est simplement de les contextualiser, ce que je vais tenter de faire ici.

Oui il y a des problèmes d'antisémitisme chez des pro-palestiniens Je suis Juif et je vais écrire mon ressenti sur les quelques manifs pro-palestiniennes de cet été. Pourtant, je ne suis pas très à l’aise avec les textes de « témoignages » ou qui « livrent un ressenti », j’ai plutôt tendance à privilégier les arguments généraux, mais je vais faire une entorse à ma règle. J’ai été présent à cinq manifestations cet été en soutien aux Palestiniens. Je ne suis pas membre d’une organisation de soutien aux Palestiniens, notamment par manque de temps, quoi que je me sente sympathisant d’organisations comme Génération Palestine ou l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) [1].

Le racisme comme système - Une heure de peine... Lorsque l'on tape "racisme" sous google, la première proposition qui apparaît est "racisme anti-blanc". Et sur les liens proposés, il faut attendre le quatrième pour avoir une critique de cette notion. Les sociologues affirment souvent que le "racisme anti-blanc" n'existe pas : une idée mal comprise, parce que souvent appréhendée avec ce qu'il faut de mauvaise foi pour se lancer dans la fausse indignation contre la "bien-pensance". Derrière cette idée, ce qu'il y a en jeu, c'est la compréhension de ce qu'est le racisme. Le plus souvent, celui-ci est perçu comme un sentiment individuel - en grande partie parce que les mouvements et politiques anti-racistes contribuent largement à le cadrer ainsi.

La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ? Je suis blanche. J’ai passé des années à étudier ce que cela signifie d’être Blanc dans une société qui proclame l’insignifiance de la race, alors que celle-ci structure profondément la société. Voilà ce que j’ai appris : toute personne blanche vivant aux Etats-Unis va développer des opinions sur la race simplement en baignant dans notre culture. Je suis feuj, vous êtes relous. Je suis juif depuis la naissance. Ma famille l’est sans doute depuis des siècles si ce n’est des millénaires si l’arbre généalogique n’a pas été écrit n’importe comment. Je ne suis pas croyant, je n’ai pas mis les pieds dans une synagogue depuis quelques années, je participe aux traditions quand ça m’arrange et je suis très critique à l’égard d’Israël. Pourtant je reste juif, c’est la culture et l’éducation que j’ai reçue. J’ai découvert assez tard la judéophobie. Je viens d’une famille de classe moyenne inférieure, mes parents se sont barrés de Paris pour venir vivre à Bordeaux quand j’étais tout bébé et j’ai vécu mes premières années à la cité du Grand Parc, quartier moins favorisé et métissé.

White tears : 4 solutions pour les éviter ! Si vous êtes une personne blanche qui a été dans des espaces activistes, vous avez sans doute pu constater cette règle de base : il n’y a pas de place pour les white tears. D’où vient la règle des white tears? Les white tears ne sont pas juste les larmes versées par une personne blanche. Tout comme le white feminism cette notion est SOCIALE. Ce sont les larmoiement des blancs lorsqu’ils sont confrontés à leur propre privilège ou à leur suprématie. Ce sont les larmes de Taylor Swift quand elle a attaqué Nicki Minaj ou celle d’EnjoyPhoenix quand on l’a confronté sur l’usage du mot « nigga ». #BoycottHumanZoo I : le racisme s’invite au musée Après les nombreuses discussions sur le net et les articles éparses et discrets sur le sujet, Po Lomami et moi-même avons décidé de rédiger cet article sur Exhibit B. Ce dernier sera publié en 2 parties : l’une qui va suivre ci-dessous et la seconde, qui sera publiée dans 3 jours sur le site de Po. Malgré les deux plateformes, nous indiquerons bien sûr les liens de chaque partie pour l’unité de cet article, et maintenons que la rédaction de ce dernier s’est fait à quatre mains.

La lutte contre l’antisémitisme, un combat qui ne peut être éludé. remise en question. On retrouve des stratégies de défense et de déni comparables concernant toutes les formes de racisme. Nous n’ignorons pas que des courants réactionnaires au sein des minorités nationales tentent d’assimiler toute critique de leurs projets politiques à du racisme afin de la faire taire.

Related: