« Avec la classe inversée, il faut savoir que l’on risque de perdre des bons élèves »
Vincent Faillet, prof de SVT au lycée Dorian (Paris), a mesuré l’impact de la classe inversée. Pourquoi avoir voulu « mesurer » l’impact de la classe inversée ? En 2014, je m’étais inscris dans un cursus de doctorat, et je cherchais un sujet de thèse. Je me suis intéressé à la classe inversée, mais en me penchant sur la littérature, je me suis rendu compte qu’il y avait peu d’études sur le sujet… et que celles qui existent comportent des biais méthodologiques. Elles étudient la classe inversée sur une année N, puis la comparent avec une année N-1, avec des élèves différents ! Je m’interrogeais sur l’intérêt grandissant des profs pour la classe inversée, alors qu’aucune étude scientifique rigoureuse n’existe, quant à son impact sur les résultats des élèves. Comment s’est déroulée cette expérience, concrètement ? L’objectif était de quantifier l’effet de la classe inversée sur les résultats des élèves. Ce qui m’intéressait, c’était le rendement des élèves. Comment expliquer ces résultats ?
Avec la classe inversée, ce sont les élèves qui travaillent :Marie Soulié
"J'ai fait enlever mon bureau. Je m'assois avec les enfants". Professeure de français au collège Daniel Argote d’Orthez, Marie Soulié applique avec bonheur la classe inversée. Racontez nous une séquence pédagogique avec la classe inversée Je peux prendre en exemple une séance sur le Bourgeois gentilhomme en 5ème. Le lendemain les élèves se positionnent dans la classe. Comment organisez vous les groupes d'élèves ? La règle c'est qu'ils doivent mélanger garçons et filles et que les groupes doivent tourner. N'est ce pas prendre le risque que les élève se trompent ? Mais c'est très bien qu'ils se trompent. Est-ce efficace ? Je n'ai pas d'évaluation scientifique. Les parents disent quoi ? Je leur explique ma démarche. Mais ce temps là n'est il pas pris aux dépens des autres disciplines ? Non car le travail demandé est beaucoup plus court. Pour vous n'est ce pas chronophage ? Oui au début il faut tout construire et apprendre à faire la capsule vidéo par exemple. Le site de mutualisation
La classe inversée pour gagner du temps ? Café pédagogique
Quelle est l’efficacité réelle de la classe inversée ? Quelles sont les principales motivations des enseignants à devenir inverseurs ? Nicolas Vossier, enseignant de physique-chimie au lycée Henri Laurens de Saint-Vallier (26) présente deux ateliers au congrès de la classe inversée à Ludovia. Il a coordonné une vaste enquête dans le cadre des travaux académiques mutualisés sur l’efficacité de la classe inversée. Qu’allez-vous présenter au congrès de la classe inversée ? Je présente 2 ateliers à ce congrès. J’utilise un système de #balise comme dans les twictées pour identifier et catégoriser les erreurs. Le but est aussi de changer la perception que les élèves ont des erreurs. L’autre atelier est une présentation d’un travail mené dans le cadre des TraAM (Travaux académiques mutualisés) sur l’évaluation de l’efficacité de la classe inversée. Que retirez-vous de cette enquête ? Ce sont deux choses différentes avec des objectifs complémentaires. Entretien par Julien Cabioch Etude complète
J'ai renversé la classe inversée
Cette année, j’ai vécu une expérience renversante de formation. Plus fort encore que la classe inversée, j’ai renversé totalement mon enseignement à distance consacré à l’initiation à la psychologie cognitive pour les auditeurs du CNAM de Bretagne. Le slogan du cours était « un élève, cinquante professeurs ». Compte rendu à trois voix… NB. Cet article prend la suite des deux premiers : Au début était le sociocognitif… Mon journal de bord. A leur inscription, les auditeurs inscrits à l’UE trouvaient un message d’accueil un peu déroutant : « Je vous propose une démarche pédagogique progressive et collaborative. Ce message était complété par les objectifs du cours et le descriptif des phases que les professeurs et l’élève allaient traverser ensemble pendant plusieurs semaines. Les objectifs généraux étaient formulés, par le Cnam, de la manière suivante. Un gros travail attendait toutefois les auditeurs. Une fois les quarante auditeurs connectés, le travail collaboratif a pu démarrer.
Impact du stress des enseignants sur les élèves - BiEn
Un article paru sur le site « Ici Radio Canada » le 28 juin, intitulé « Le stress des enseignants se répercute sur les élèves », aborde les résultats d’une récente étude démontrant un lien entre stress des enseignants et celui de leurs élèves. Eva Oberle, professeur à l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Colombie-Britannique, a collecté 400 échantillons de salive auprès d’élèves de classes élémentaires, et a mesuré leur taux de cortisol, hormone du stress. Les résultats révèlent un taux de cortisol plus élevé chez les écoliers dont les enseignants ont signalé un syndrome d’épuisement professionnel, que chez les autres. « Il est probable que les enseignants présentant des signes de fatigue ont plus de difficultés à répondre efficacement aux besoins des élèves et à gérer la classe. Tous ces facteurs peuvent contribuer à créer un environnement stressant pour les enfants », indique la chercheuse.
David Bouchillon, de la classe inversée à la « classe renversante »
Avec la classe inversée, les élèves de David Bouchillon sont « mis en activité » Professeur d’histoire-géographie au lycée Alfred Kastler de Talence (33), David Bouchillon est l’un des pionniers français de la classe inversée. C’est en 2011 qu’il découvre, sur Internet, cette méthode d’enseignement (inconnue en France), et qu’il la met en place, à l’époque au collège Aliénor d’Aquitaine de Salles (33). « Tout de suite, les choses ont changé : les élèves, en groupe, étaient mis au travail réellement », se souvient-il. A la maison, les élèves visionnent des vidéos et répondent à des quiz. En classe, l’enseignant utilise très largement les tâches complexes, qu’il a été parmi les premiers à développer en France, avec Olivier Quinet, lui aussi prof d’histoire et adepte de la classe inversée. Cette scénarisation des activités de groupes permet de mettre « toujours plus les élèves au travail ». Une différenciation « toujours plus grande » Des travaux « adaptés aux difficultés » de chaque élève