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Grèce : la victoire à la Pyrrhus de Wolfgang Schäuble

Grèce : la victoire à la Pyrrhus de Wolfgang Schäuble
Dans son discours prononcé dans la nuit de vendredi à samedi, le premier ministre grec avait affirmé que les « institutions » (Eurogroupe, FMI et BCE) cherchaient à « humilier tout un peuple. » Il semble que l'Eurogroupe l'ait pris au mot et ait voulu rendre plus éclatante encore ce samedi 27 juin cette humiliation. Après avoir ignoré la demande de prolongation du programme de 2012 pour permettre aux électeurs grecs de se prononcer sur leurs propres propositions, les ministres des Finances de la zone euro ont demandé à Yanis Varoufakis, leur collègue grec, de signer ces mêmes propositions. Sur son refus, ils lui ont signifié la fin du programme à la date prévue, le 30 juin. Exclusion de la Grèce A ce moment s'est produit un fait inouï jusqu'ici en zone euro : l'Eurogroupe a de facto exclu la Grèce. Le président de cette instance, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a pris la responsabilité de publier un communiqué de l'Eurogroupe approuvé par seulement 18 des 19 ministres des Finances.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-victoire-a-la-pyrrhus-de-wolfgang-schauble-487732.html

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En pleine crise, l'Ukraine veut rembourser ses dettes à la Russie - Economie L'Ukraine a décidé de rembourser à la Russie les intérêts d'un prêt en dépit de ses difficultés financières. L'Ukraine veut ainsi faire preuve de bonne volonté afin de mieux négocier une restructuration de sa dette. Kiev va rembourser dès lundi 22 juin 75 millions de dollars à Moscou en paiement des intérêts d'un prêt de 3 milliards de dollars concédé par la Russie en décembre 2013 quand le pro-russe Viktor Ianoukovitch était encore le président ukrainien. L'Ukraine a également récemment remboursé 39 millions de dollars à ses voisins européens. Tyrannie européenne Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différend qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, et dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste a provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité.

Touché par l'image du retraité photographié vendredi, en larmes, devant une banque en Grèce, un homme d'affaires australien a lancé un appel sur Facebook pour le retrouver et lui apporter son soutien financier. Le cliché a fait le tour de la planète. Il montre un retraité assis à même le sol, adossé à la devanture d'une banque. En pleurs. Les leçons hellènes d’Alexis Tsipras Quelle que soit la réponse apportée par le peuple grec au référendum de ce dimanche, il est déjà possible de tirer plusieurs leçons politiques du bras de fer engagé par Alexis Tsipras avec les créanciers de la Grèce et notamment l’Allemagne qui mène la meute à l'assaut de ce pays. La première, quitte à faire mentir les morts, est que l’aphorisme « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », attribué à Henri Queuille et popularisé par Charles Pasqua, doit rejoindre, cette fois-ci au moins, les poubelles de l’histoire. C’est un fait : Alexis Tsipras, élu par les citoyens grecs pour mettre fin au saccage austéritaire que subit la Grèce depuis 2009 et aux conséquences que l’on connaît (un chômage qui atteint les 26 %, une chute vertigineuse des pensions de retraite de 45 %, un PIB qui a plongé de 22 % en cinq ans et une explosion de la dette publique à plus de 177 % du PIB), a tenu sa promesse. « Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre.

Il n’ y aura pas de grexit! Par Liliane Held-Khawam Les banquiers centraux ont activement créé ces 3 dernières décennies des firmes transnationales. TOUS les investissements actuels d’envergure et intérêts de la haute finance internationale sont centrés sur ces Firmes-Etats. Ces firmes-Etats qui trustent les pool-positions sont celles qui investissent dans le transhumanisme ou le posthumanisme. Ignorer ceci dans toute analyse d’économie publique ou géostratégique revient à se priver d’une base de réflexion fondamentale.

Yanis Varoufakis annonce sa démission - Page 1 Nommé mardi 27 janvier 2015 ministre des finances du gouvernement d’Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis avait hérité de la tâche la plus délicate du gouvernement grec. Ce lundi 6 juillet, il quitte son poste pour laisser, dit-il, une chance aux négociations. Mediapart republie le portrait paru il y a six mois. D’une certaine façon, il tient en partie le sort de la Grèce et l’Europe entre ses mains. Ministre des finances, Yanis Varoufakis est chargé de discuter avec les autres ministres européens, d’assister à l’Eurogroupe, de rencontrer la Troïka, le FMI et la BCE.

La Grèce achève la mise en place d'un mur anti-migrants La Grèce a achevé la construction d'un mur long de plus de dix kilomètres sur sa frontière avec la Turquie destiné à contrer l'immigration clandestine, rapporte dimanche l'Agence de presse d'Athènes. La clôture couvre 12,5 km de la frontière qui court sur quelque 150 km. Sur ce tronçon, où le fleuve d'Evros fait un saillant en territoire turc, aucun obstacle physique ne s'oppose aux passages des migrants désireux de pénétrer en Grèce. La construction du mur a nécessité plus de 6.000 mètres cubes de béton, 800 tonnes d'acier et 370 kilomètres de fil barbelé.

Alexis Tsipras : "Le «non» n’est pas un simple slogan" Grecques, Grecs, Nous nous trouvons aujourd'hui à un tournant de notre histoire, à un moment crucial pour l’avenir de notre pays. Dimanche, ce n’est pas entre le maintien de notre pays dans l’euro et la sortie de la monnaie unique que nous serons appelés à choisir ― l’appartenance de la Grèce à la zone euro ne peut être contestée par personne ―, mais entre l’acceptation de l’accord proposé par les Institutions et la revendication d’une solution viable ― une revendication renforcée par le verdict des urnes. Le peuple grec doit savoir que le gouvernement a la ferme intention de parvenir à un accord durable, ouvert sur l’avenir. Dès l’annonce de la tenue du référendum, nous avons de fait reçu de meilleures propositions sur la dette et sa nécessaire restructuration que celles que nous avions en mains jusqu’à vendredi. Je veux redire que le choix démocratique est au cœur des traditions européennes.

Retour en quatre graphiques sur la tragédie grecque La tragédie grecque est celle d’un effondrement de l’activité économique causé par les politiques d’austérité. Retour en graphiques sur la trajectoire très particulière du PIB grec depuis 2008, les comparaisons de niveaux de vie, les erreurs de prévision de la troïka, et l’envolée de la dette grecque. Et, pour conclure, les prévisions de Paul Krugman, qui ne voit comme issue à la crise grecque que la sortie de la zone euro. David Ruccio (Kroc Institute for International Peace Studies) montre l’effondrement sans équivalent du PIB grec depuis 2008 : On voit que le PIB de la Grèce ne représente plus aujourd’hui que 75 % de son niveau de 2008, la Grèce n’étant suivi dans cette trajectoire récessive que de loin par les autres pays, le moins éloigné étant l’Italie (90 % du PIB d’avant-crise). Ce graphique a aussi l’intérêt de montrer que la reprise, même lorsqu’elle a lieu, est faible : elle ne représente que 2 % à 3 % au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique ou en France.

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