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De quoi l’« uberisation » est-elle le nom ?

De quoi l’« uberisation » est-elle le nom ?
Le terme, qui fait référence à l’apparition des véhicules concurrents des taxis, est utilisé à toutes les sauces. Mais que recoupe-t-il ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Les réseaux sociaux utilisent depuis quelques mois le terme d’« uberisation », un néologisme formé à partir du nom d’Uber, la fameuse société de transport californienne. Ils s’en gargarisent même depuis les incidents des derniers jours entre les taxis et les VTC (voitures de transport avec chauffeur) : Entre numérisation et paupérisation, que recoupe ce terme, qui sert d’étendard aux détracteurs de plusieurs réalités économiques ? Les taxis Ce qui est critiqué : la précarisation Au-delà de leur cas personnel et des conséquences sur leur profession, les taxis dénoncent « la précarisation des chauffeurs » de VTC. Cette critique, l’hebdomadaire britannique The Economist en a fait sa « une » en ce début d’année 2015. Lire aussi : Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/06/26/de-quoi-l-uberisation-est-elle-le-nom_4662261_4355770.html

Related:  Un projet de sociétéL'uberisation de la société et de l'économieUBERISATIONLa montée de l'économie collaborative ou ubérisation

L' "Uberisation", nouvelle mythologie française « Uberiser ». Depuis quelques semaines, l’expression a fait mouche chez les académiciens du marketing, les consultants en tout genre et les journalistes avides de formules choc. Les dirigeants d’entreprises étalent désormais leurs éléments de langage assimilés en urgence, et font soudainement mine d’avoir pris conscience de ce qu’il va leur arriver. Voilà qu’il pleut des gros titres sur le sujet. "Uberisation" : l'avènement de l'auto-entrepreneur ? Le mot de l’éco cette semaine, c’est "uberisation", du nom d’Uber, cette société de VTC (Voitures de Transports avec Chauffeurs) dont les taxis dénoncent la concurrence. L’ "uberisation" de l’économie… Une formule qui revient souvent dans la bouches des économistes et de certains grands patrons. En France, c'est Maurice Lévy, l’influent patron de Publicis qui déclarait, il y a quelques mois : "Tout le monde a peur de se faire ubériser, de se réveiller un matin pour s'apercevoir que son business traditionnel a disparu". Cette crainte, on la retrouve chez les chauffeurs de taxis face à la concurrence d'Uber et de ses services de VTC (Voitures de transports avec chauffeurs) Alors, ce que fait Uber, c'est de mettre directement en relation le consommateur qui a besoin de se déplacer avec des chauffeurs indépendants.

Changeons d'approche politique face à l'uberisation de l'économie Le débat qui est né lors de la confrontation « Taxi V/S Uber » est tout à fait symptomatique du dilemme auquel notre classe politique est confrontée. Avec la numérisation de l'économie les politiques sont aujourd'hui face à un choix difficile. Soit ils acceptent "l'uberisation de l'économie" en profitant de cette opportunité pour moderniser notre pays, soit ils s'enferment dans une "taxisation sociale" en privilégiant les acquis d'une minorité au détriment du progrès pour tous. Irréductibles Gaulois Pour riposter à l'uberisation de l'économie... lexpansion.lexpress.fr Enfin elles se réveillent, enfin elles sortent du confort parfois centenaire de leur modèle et de leur pré carré, enfin elles révisent leurs organisations pyramidales, délicieusement fordistes. Enfin. Mais déjà trop tard ?

Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage » Pour ce théoricien de l’économie collaborative, seul le vrai « pair-à-pair » et la culture d’un « bien commun » constituent une réponse à la crise écologique et de civilisation de l’Occident. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Claire Legros (Propos recueillis par) Ancien chef d’entreprise, Michel Bauwens étudie depuis une dizaine d’années l’économie collaborative et ses réseaux qui s’organisent pour créer des outils partagés et mutualiser les savoirs et le travail. Auteur de « Sauver le monde, vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer » (Les Liens qui libèrent), il est l’un des théoriciens des « communs », un modèle économique et politique d’avenir selon lui, et une réponse à la crise écologique et de civilisation liée à la raréfaction des ressources.

CONCURRENCE, DEFINITION Uber, Airbnb... Qui arrêtera les « nouveaux barbares » ? Uber promet la Lune au chau f feu r du d i- manche, Airbnb fait miroiter au baroudeur des petits coins de campagne italienne pour quelques dizaines d’euros. En un peu plus de cinq ans, les géants du business collaboratif ont envahi l’espace public et transformé nos vies à coups de slogans enchanteurs. Entre fascination réelle et effroi surjoué, les idéologues libéraux ont déjà trouvé un surnom à ces start-up qui prétendent faire table rase du passé: les « nouveaux barbares » (1). S’il est difficile d’évaluer leur poids économique, quelques chiffres suffisent à donner le tournis. Aux dernières nouvelles, la plate-forme de location de chambres et appartements Airbnb « pèserait » 21,4 milliards d’euros si elle entrait en Bourse.

L’ « Uberisation » de l’économie et le grand vertige des élites, Transformation : l'impact du ndigital sur les modèles économiques On a du mal à voir ce qui pourrait relier Uber, la start-up née il y a moins de cinq ans, et Air Liquide, la centenaire dont les installations émaillent tous les complexes industriels de la planète. Certes, leurs valorisations déjà sont comparables, à peu près une quarantaine de milliards de dollars chacune. Mais il ne s’agit pas de cela. Ce qui est nouveau c’est que l’une inquiète l’autre. Non pas que Benoît Potier, le patron du groupe français, veuille se lancer dans le business du taxi, mais parce que la soudaineté de l’apparition de Uber lui démontre que tout peut arriver et, qu’on ne sait pas d’où le changement, la « disruption » , peut survenir : « Il se passe, dit-il, des choses actuellement qui bouleversent l’environnement à une vitesse inégalée ».

Jusqu'où l'uberisation de la société va-t-elle aller ? capital.fr A voir son siège parisien, un simple appartement de 200 mètres carrés perché au-dessus d'un vendeur de scooters dans le quartier du Sentier, on imagine mal que Creads puisse faire trembler les empereurs de la publicité. «En France, Publicis et Havas se partagent le gâteau depuis trop longtemps. Il faut les bousculer !» Penser et co-construire les villes intelligentes Retour sur une journée de créativité organisée à la Friche Belle de Mai de Marseille. Capitale Européenne de la Culture 2013, berceau de la Friche Belle de Mai et du MuCEM (Musée des Civilisations Méditerranéennes), Marseille apparaît comme l’une des figures emblématiques des villes créatives en France. Cette nouvelle image s’est progressivement construite autour de l’hypothèse suivante : les arts et les cultures peuvent constituer des outils alternatifs et efficaces d’attractivité économique et de régénération urbaine. La créativité marseillaise s’est aussi inventée « par le bas », grâce à un tissu associatif particulièrement actif.

Les enjeux de l'uberisation à la lumière des théories économiques - Marché de l'emploi 12 octobre 2015 Vidéos S'abonner Publications Les 11 secrets de l'uberisation révélés. 1. Le sens du service L’uberisation de l’économie (autrement nommée uberification), touche avant tout l’économie de service : transport, logement, banque, divertissement, biens de consommation, service à la personne, créations graphiques, livraison de repas, de fleurs et même recrutement et la santé. Julien Mechin, co-fondateur de la plateforme participative Creads, estime que « l’ uberisation est en train de toucher tous les secteurs de l’économie en apportant une couche de services supplémentaires à tout type de biens. »

Ubérisation : le secteur de la restauration s'insurge contre les "restaurants clandestins" Les cuistots amateurs qui invitent d'autres particuliers à venir partager un repas moyennant finances s'affranchissent des obligations qui incombent à la restauration. Un nouveau secteur est en train de réaliser qu'il va se faire ubériser, celui de la restauration. Le Synhorcat, syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, s'est ému le 4 septembre dans un communiqué des "3 000 restaurants clandestins" qui, grâce à Internet, s'affranchissent de toute obligation réglementaire ou fiscale s'appliquant à la restauration professionnelle.

La Fab City de Barcelone ou la réinvention du droit à la ville Dans ce second article consacré aux villes créatives espagnoles (voir ici l’article d’introduction à la « spanish touch »), Raphaël Besson, directeur de Villes Innovations, analyse les transformations du modèle barcelonais. Axée sur la compétitivité et l’attractivité internationale, la stratégie urbaine et économique de Barcelone inaugure aujourd’hui une période de ré-encastrement social et territorial, en lien avec le projet Fab City et la création de fab labs dans les différents quartiers de la capitale catalane. La mutation du modèle barcelonais de ville créative : de 22@ à Fab City Dès la fin des années 1990, Barcelone s’interroge sur les mécanismes permettant la transformation d’une ville industrielle en une ville créative et adaptée aux exigences de la nouvelle économie.

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