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Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »

Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »
Pour ce théoricien de l’économie collaborative, seul le vrai « pair-à-pair » et la culture d’un « bien commun » constituent une réponse à la crise écologique et de civilisation de l’Occident. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Claire Legros (Propos recueillis par) Ancien chef d’entreprise, Michel Bauwens étudie depuis une dizaine d’années l’économie collaborative et ses réseaux qui s’organisent pour créer des outils partagés et mutualiser les savoirs et le travail. Auteur de « Sauver le monde, vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer » (Les Liens qui libèrent), il est l’un des théoriciens des « communs », un modèle économique et politique d’avenir selon lui, et une réponse à la crise écologique et de civilisation liée à la raréfaction des ressources. A condition que l’Etat joue pleinement son rôle de régulateur. Comment analysez-vous la crise que provoque en France l’installation de plateformes telles qu’Uber ? Justement, peut-on réguler et comment ?

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/06/25/michel-bauwens-uber-et-airbnb-n-ont-rien-a-voir-avec-l-economie-de-partage_4661680_1656994.html

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Blablacar, le covoiturage tué par la finance et l’appât du gain Il y a des jours où les coups de gueule remontent plus que d’autres. Aujourd’hui, fais partie de ces journées où l’on souhaite s’exprimer et montrer au plus grand nombre le mensonge et la calomnie proposée par certains services. Aujourd’hui, mon dévolu se tourne vers le site Blablacar, le site N°1 du covoiturage en France qui a réussi en l’espace de 5 ans à créer un esprit communautaire et humaniste autour du covoiturage et à le détruire, récit d’un inscrit de la première heure qui vomit ce qu’est devenue la dernière. Le covoiturage, c’est quoi ? Si l’on souhaite réaliser une définition la plus succincte et fausse possible, nous pourrions dire que le covoiturage, c’est le fait d’effectuer un voyage en voiture entre plusieurs personnes se connaissant, ou pas dans le but de partager les coûts de carburant.

L' "Uberisation", nouvelle mythologie française « Uberiser ». Depuis quelques semaines, l’expression a fait mouche chez les académiciens du marketing, les consultants en tout genre et les journalistes avides de formules choc. Les dirigeants d’entreprises étalent désormais leurs éléments de langage assimilés en urgence, et font soudainement mine d’avoir pris conscience de ce qu’il va leur arriver. Voilà qu’il pleut des gros titres sur le sujet. Bienvenue dans la moulinexisation de l’innovation. Au royaume de la communication Maurice Levy est à la fois Pape et prophète. Notre sélection de sites internet pour recycler vos cadeaux de Noël Revendre les cadeaux qui nous ont déçus sur Internet, la dinde de Noël à peine digérée, est devenu un réflexe pour nombre d’entre nous. Juste après les fêtes, les panneaux publicitaires qui vous incitant à le faire fleurissent d’ailleurs dans le métro. C’est ainsi que les sites de ventes aux enchères sont pris d’assaut à cette période de l’année, à tel point que faire des affaires est plus difficile qu’auparavant.

la Croix Mobile TRIBUNE de Hugues Sibille,président du Labo de l’économie sociale et solidaire (ESS) L’affaire Uber en est une preuve évidente : économie collaborative et économie coopérative ne sont pas synonymes. Elles ne doivent plus être confondues. De quoi l’« uberisation » est-elle le nom ? Le terme, qui fait référence à l’apparition des véhicules concurrents des taxis, est utilisé à toutes les sauces. Mais que recoupe-t-il ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Les réseaux sociaux utilisent depuis quelques mois le terme d’« uberisation », un néologisme formé à partir du nom d’Uber, la fameuse société de transport californienne. Ils s’en gargarisent même depuis les incidents des derniers jours entre les taxis et les VTC (voitures de transport avec chauffeur) : Entre numérisation et paupérisation, que recoupe ce terme, qui sert d’étendard aux détracteurs de plusieurs réalités économiques ?

"Un âge 2 de l'économie collaborative se dessine" Antonin Léonard au OuiShare Fest (crédit : Consumo Colaborativo / Flickr) We Demain : Le 20 mai, vous inaugurerez à Paris la troisième édition OuiShare Fest. Que nous réserve ce rassemblement des acteurs de l'économie collaborative ? Antonin Léonard : Le programme a été co-construit avec la communauté mondiale de OuiShare, qui nous a soumis plus de 200 contributions. Il est organisé autour de douze grandes questions, telles que "économie collaborative et développement durable", "travailler avec des robots"... Il y aura des keynotes, des workshops, de la musique. Partager pour mieux consommer ? Enquête sur la consommation collaborative référence sur le sujet , marche dans les pas des utopistes du Webquand elle voit dans le numérique l’occasion de donner du pouvoir d’agir (empowerment) au consommateur, après un demi-siècle deconsommation de masse déresponsabilisée. Mais à la différence deses prédécesseurs, elle extrait la notion de partage du champ infor-mationnel pour l’appliquer aux ressources matérielles: partager desbiens dont on a un usage sporadique – sa voiture, sa perceuse ou sachambre d’amis –, c’est diminuer le nombre de ressourcesdormantes, c’est encourager les logiques d’usage plutôt que depropriété, éviter la multiplication des achats, le gaspillage et, cefaisant, sortir des logiques d’hyperconsommation et participer d’unmodèle de développement plus durable. Telle est la promesseultime de ce partage d’usage de ressources matérielles.

Après les Gafa, les nouveaux maîtres du monde sont les Natu Les Gafa, c’est tellement 2014... Voici venir l’ère des Natu. Natu, c’est l’acronyme de l’été 2015 ; celui qui réunit les quatre grande entreprises emblématiques de la « disruption » numérique : Netflix, Airbnb, Tesla, et Uber. Les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont toujours bel et bien là, affichant une santé économique insolente et une surface financière plus importante que bien des Etats ; néanmoins ces entreprises font déjà figure de « vieilles » (pensez, Mark Zuckerberg va être papa...) face à l’émergence de la nouvelle génération des géants américains, qui surfent sur de nouveaux modèles.

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