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Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »

Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »
Pour ce théoricien de l’économie collaborative, seul le vrai « pair-à-pair » et la culture d’un « bien commun » constituent une réponse à la crise écologique et de civilisation de l’Occident. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Claire Legros (Propos recueillis par) Ancien chef d’entreprise, Michel Bauwens étudie depuis une dizaine d’années l’économie collaborative et ses réseaux qui s’organisent pour créer des outils partagés et mutualiser les savoirs et le travail. Auteur de « Sauver le monde, vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer » (Les Liens qui libèrent), il est l’un des théoriciens des « communs », un modèle économique et politique d’avenir selon lui, et une réponse à la crise écologique et de civilisation liée à la raréfaction des ressources. A condition que l’Etat joue pleinement son rôle de régulateur. Comment analysez-vous la crise que provoque en France l’installation de plateformes telles qu’Uber ? Justement, peut-on réguler et comment ? Related:  Ville contributiveConsommation collaborativeCOMMUNS 2

The Collaborative Economy Ces boîtes françaises qui n'ont plus rien à vendre Du temps de nos parents, on mesurait sa richesse à la taille d’une maison, au nombre d’objets entassés dans les placards, exposés dans des vitrines. Mais quel besoin de posséder quand on peut disposer ? C’est le principe de l’économie de fonctionnalité. Des pionniers existent et font déjà figure de victorieux modèles. Depuis 2001, chez Michelin, les transporteurs routiers n’achètent plus les pneus qui équipent leurs essieux mais paient au kilomètre parcouru. Dans les Bouches-du-Rhône, à Aubagne, Arcane Industries a inventé une alternative au perchloroéthylène, ce solvant nocif qui doit, en 2022 au plus tard, disparaître des salles embuées des pressings. Un client débarrassé des contraintes Pour le client, c’est tout bénef : « Acheter une fonction l’exempte d’avoir à assumer les externalités. Mais surtout, puisqu’ils louent un usage et assurent la maintenance, ces industriels ont tout intérêt à concevoir des produits costauds. Des produits plus abordables

Benjamin Coriat : «Commoners de tous les pays, unissez-vous !» Le 16 juin 1980, dans une décision dite «arrêt Chakrabarty», la Cour suprême américaine rend brevetable le vivant. L’idéologie propriétaire vient de faire un gigantesque bond en avant. Suivront trois décennies de durcissement et d’extension de cette idéologie à de nouveaux objets (vivants, logiciels, semences, molécules, algorithmes mathématiques…). Professeur de sciences économiques à l’université Paris-XIII et membre du comité d’animation du collectif des Economistes atterrés, Benjamin Coriat a dirigé l’ouvrage le Retour des communs. Il revient sur les ressorts théoriques de l’idéologie propriétaire et montre comment elle est devenue une force autodestructrice. Basé sur des enquêtes et des recherches universitaires étendues sur plus de trois ans, l’ouvrage montre en quoi cette idéologie est aujourd’hui en crise. Vous soutenez la thèse selon laquelle il y aurait un retour des communs, mais pouvez-vous préciser ce que recouvre cette notion ? Un exemple de commun moderne est Wikipédia.

Nature, le nouvel eldorado de la finance La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l'économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant à leur façon, c'est-à-dire avec de l'argent. C'est bien l'émergence d'un nouveau marché, celui de la protection environnementale, que décrypte le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac - l'auteur du Sable, enquête sur une disparition, récemment diffusé par ARTE. Encore embryonnaire il y a quelques années, ce marché est aujourd'hui l'un des plus prometteurs en terme de profit. La nature de l'argent Fruit d'un patient et minutieux travail d'investigation, Nature, le nouvel eldorado de la finance met en relief les mécanismes d'un système naissant qui pourrait se révéler une entreprise de tartufferie mondiale.

What will the UK collaborative economy look like in 2025? Amid rising popularity and disruption, where is the UK collaborative economy headed? Nesta has created six possible future scenarios for the UK collaborative economy. Looking ahead to 2025, each scenario highlights some of the key trends and assumptions that are currently driving forward this space, such as micro-entrepreneurship to environmental sustainability to local economic development. To start the discussion, we’ve asked Tooley Street Research to consider each scenario. «Ubérisation»: ce que cache le mot qui fait fureur Il a sa fiche Wikipedia depuis une petite année mais il n’a pas encore fait son entrée dans le Larousse et le Robert. Il le faudrait, tant en quelques mois, il s’est imposé partout, finissant par être dévoyé, galvaudé. Depuis qu’Uber, la start-up californienne, spécialiste du VTC, a rendu fous les taxis du monde entier, le néologisme « ubérisation » (ou à l’anglaise « uberization ») fait fureur. C’est LE mot de l’année 2015 (et des suivantes) qui fait trembler entreprises et salariés. « Ubérisation » de l’immobilier, de la pharmacie, de la banque, de la plomberie, de l’éducation, du droit, du marketing, du sexe… Tapez le terme dans n’importe quel moteur de recherche et vous découvrirez l’étendue de sa portée et les sueurs froides qu’il provoque dans tous les secteurs d’activité de l’économie traditionnelle.

IntroductionAuxBiensCommuns Biens communs ? Appelés traditionnellement "ressources communes" (les choses qui nous appartiennent en commun), les biens communs ont été quelque peu oubliés. Ils ont été supplantés par : Les biens privés organisés par le marché. Les biens publics mis à disposition par l'état. Dès lors les biens communs sont devenus les "choses de personne"... dont personne ne s'occupe Pourtant les biens communs (commons en anglais) ne sont pas des biens "sans maîtres". Chacun de nous peut légitimement faire état de droits sur eux. Un bien commun se caractérise par le fait Qu'une ressource, par exemple l'eau ou le savoir, soit durablement utilisée en commun, plutôt que consommée individuellement ou en excluant d'autres personnes. Quelles seraient les conséquences d'une redéfinition des terres comme biens communs ? Car les biens communs sont le secret bien gardé de notre prospérité. Les choses qui sont utilisées en commun constituent la charpente interne d'une société florissante. Bon à savoir

Hubert de Vauplane » Blog Archive » Les marchés financiers comme Biens communs La finance moderne a perdu la raison. Et elle ne semble toujours pas prête de la retrouver. Comme si la crise de 2008 ne devait être qu’un « fâcheux » incident qu’il convient vite d’oublier, surtout en ne changeant rien. Comment s’étonner alors que le monde financier et bancaire reste assimilé pour le plus grand nombre à une jungle où la seule loi qui compte est celle du profit, de la spéculation, et où la justice n’arrive pas – ou peu – à entrer ? Beaucoup d’encre (y compris des pellicules) a déjà coulé sur le thème de la déconnexion du monde financier et de l’économie et de l’irrationalité des marchés financiers. Nombreuses sont les études qui analysent les causes de ce divorce. Examinons non pas les attitudes individuelles, mais la perte des repères collectifs, comme la notion de « biens communs ». Qu’est-ce donc que les « biens communs » ? Le concept de biens communs semble de prime abord assez éloignée avec les marchés financiers. [2] Ch. [8] Finance & bien commun : de Boeck éd.

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