
Le début de la terreur nazie Dès son accession au poste de chancelier, le 30 janvier 1933, Adolf Hitler travailla à transformer l'Allemagne en une dictature à parti unique. Il entreprit aussi de se doter des pouvoirs nécessaires pour mettre en œuvre sa politique de purification “racial” à long terme et la conquête de l'Europe, et ce aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du cadre légal de la constitution allemande. Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, un déficient mental de nationalité néerlandaise mit le feu au bâtiment du parlement allemand (le Reichstag). Hitler et son ministre de la propagande, Joseph Goebbels, présentèrent cet événement comme le prélude à un soulèvement armé communiste et parvinrent à persuader le vieux président, Paul von Hindenburg, de proclamer ce qui allait devenir un état d'urgence permanent. Hitler et le régime nazi eurent également recours à la terreur pour intimider les opposants. La SS était un instrument particulièrement important de la terreur nazie.
L'horreur de la Nuit de cristal La tentative d'assassinat d'Ernst vom Rath, diplomate allemand à l'ambassade de Paris, le 7 novembre 1938 aurait pu rester la vengeance malheureuse d'un juif allemand de 17 ans dont les parents ont été déportés dans un camp en Pologne. Mais ce tragique événement a été le déclencheur d'un autre qui reste dans l'histoire. En effet, cela a été le prétexte qu'ont utilisé les nazis allemands pour lancer un grand pogrom dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, plus connue sous le nom de Nuit de cristal. Lorsque le jeune diplomate allemand meurt des suites de ses blessures le 9 novembre, Adolf Hitler célèbre le quinzième anniversaire de sa tentative de putsch dans un restaurant de Munich en compagnie de son ministre de la propagande, Joseph Goebbels, et ses fidèles. Un pogrom par la terreur Goebbels prend la parole et se lance dans un discours profondément anti-juif. Les téléphones sont en ébullition, les instructions se diffusent à grande vitesse. En l'espace d'une nuit, le bilan est terrible.
Antisémitisme Doctrine ou attitude systématique de ceux qui sont hostiles aux Juifs et proposent contre eux des mesures discriminatoires. Introduction Peu après la guerre franco-allemande de 1870 paraissent en Allemagne, presque simultanément, deux ouvrages. Le premier, Juif du Talmud (Talmudjude, 1871), écrit par le chanoine Auguste Rohling, professeur à l'université impériale de Prague, connaît un prodigieux succès grâce, notamment, aux polémiques que suscitent ses innombrables erreurs et contre-vérités. En 1885, Auguste Rohling est condamné pour diffamation, ce qui l'oblige à quitter sa chaire mais n'empêche pas, en 1889, trois traducteurs différents de publier en France trois versions de l'ouvrage. Le second livre, la Victoire du judaïsme sur le germanisme (Der Sieg des Judentums über das Germanentum), est dû à l'homme que l'on crédite de l'invention du terme d'antisémitisme, Wilhelm Marr. 1. L'antisémitisme est-il aussi ancien que le judaïsme lui-même ? 1.1. 1.2. 2. 2.1. 2.2. 2.3. 3. 3.1. 3.2. 4.
La propagande nazie "La propagande vise à imposer une doctrine à tout un peuple… la propagande agit sur l’opinion publique à partir d’une idée et la rend mûre pour la victoire de cette idée." C’est ce qu’écrivait Adolf Hitler dans son livre Mein Kampf (1924), prônant pour la première fois l’utilisation de la propagande pour diffuser les thèmes du national-socialisme – notamment le racisme, l’antisémitisme et l’antibolchevisme. Après l'arrivée au pouvoir du parti nazi en 1933, Hitler fonda un ministère de la Culture et de la Propagande du Reich dirigé par Joseph Goebbels. Ce ministère avait pour mission de véhiculer la doctrine nazie par l’intermédiaire des arts, de la musique, du théâtre, des films, des livres, de la radio, des documents pédagogiques et de la presse. La presse fut particulièrement active à diffuser les thèmes antisémites, alors que le nombre de films présentant ces thèses fut réduit. Les journaux reproduisaient des caricatures antisémites très violentes.
untitled Soon after Adolf Hitler took power in Germany in 1933, observers in the United States and other western democracies questioned the morality of supporting Olympic Games hosted by the Nazi regime. The International Olympic Committee obtained a pledge from the German Olympic committee in June 1933 that Germany would abide by the Olympic Charter. The charter banned all discrimination in sport. Writers for such papers as the Philadelphia Tribune and the Chicago Defender argued that victories by black athletes would undermine racism and the emphasis on "Aryan" supremacy found in Nazi racial views. ATHLETES In 1936 a large number of black athetes were Olympic contenders, and in the end, 18 African Americans—16 men and 2 women—went to Berlin. African American Medalists David AlbrittonHigh jump, silver Cornelius Johnson High jump, gold James LuValle 400-meter run, bronze Ralph Metcalfe 4x100-meter relay, gold100-meter dash, silver Frederick Pollard, Jr. 110-meter hurdles, bronze
République de Weimar Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Reich allemandDeutsches Reich de Hymne : Das Lied der Deutschen République de Weimar (1930) La République de Weimar (en allemand : Weimarer Republik [ˈvaɪ.ma.ʁɐ ʁe.pu.ˈbliːk ] Écouter) est le nom donné par les historiens au régime politique en place en Allemagne de 1918 à 1933. Révolution contrôlée : établissement de la république (1918-1919)[modifier | modifier le code] Depuis 1916, l'Empire allemand est gouverné par les militaires de Oberste Heeresleitung (OHL, commandement suprême de l'armée), avec comme chef d'État-major Paul von Hindenburg. Le 29 octobre, une insurrection éclate lorsque le commandement militaire, sans consultation du gouvernement, ordonne une ultime sortie à la flotte allemande. À l'origine, la demande des conseils d'ouvriers est modeste : ils veulent obtenir la libération des marins emprisonnés. Les représentants de la classe ouvrière sont eux-mêmes divisés. Durant les débats à Weimar, les combats continuent.
untitled PEUT-ON FAIRE L'HISTOIRE DU NAZISME Le nazisme arrive comme réponse à une grave crise économique dans une Allemagne bouleversée par la Première Guerre mondiale, qui a ravagé sa population. Il fascine une partie des élites européennes, bien au-delà de l'Allemagne, car certaines mesures économiques semblent efficaces : on emprunte sans compter et on réinvestit dans l’aménagement du territoire et l’armement. Il vient donner un sens à la guerre aux yeux du peuple allemand : celle-ci est vue comme une lutte pour la survie de la race, ce qui entraîne des massacres effroyables au nom de la protection de la population. Johann Chapoutot, professeur d'histoire à l'Université Paris III - Sorbonne Nouvelle. Aller plus loin... Voir toutes les conférences de PSL.
Berlin dans les années 30 : entre frénésie et chaos Contexte historique L’Allemagne en plein chaos La Première Guerre mondiale et la défaite allemande ont eu d’importantes conséquences politiques et économiques. D’autre part, en 1923, la République de Weimar doit faire face à une crise économique très grave : l’Allemagne subit une inflation sans précédent, qui ruine des millions d’épargnants et marque durablement les esprits, tandis que certains industriels parviennent à s’enrichir durant cette période. Analyse de l'image La satire sociale de Grosz George Grosz (1893-1959), dessinateur et peintre berlinois, a ainsi mis son art au service de la critique sociale. Peinte en 1931, cette Rue à Berlin se distingue par la violence de son iconographie et de son style : dans cette scène de rue, Grosz dépeint la solitude de personnes issues de différentes classes sociales. Interprétation La vie à Berlin dans l’entre-deux-guerres