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La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ?

La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ?
Je suis blanche. J’ai passé des années à étudier ce que cela signifie d’être Blanc dans une société qui proclame l’insignifiance de la race, alors que celle-ci structure profondément la société. Voilà ce que j’ai appris : toute personne blanche vivant aux Etats-Unis va développer des opinions sur la race simplement en baignant dans notre culture. Mais les sources traditionnelles – écoles, manuels scolaires, médias – ne nous fournissent pas les multiples points de vue dont nous avons besoin. Oui, nous allons développer des opinions chargées d’émotions fortes, mais ce ne seront pas des opinions bien informées. Notre socialisation nous rend racialement analphabètes. Les définitions courantes du dictionnaire réduisent le racisme à des préjugés raciaux individuels et aux actions intentionnelles qui en résultent. Oui, une personne racisée [person of color ] peut s’asseoir à la table du pouvoir, mais l’écrasante majorité des décideurs seront blanc-he-s.

http://www.etatdexception.net/la-fragilite-blanche-pourquoi-est-ce-si-dur-de-parler-aux-blancs-de-racisme/

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Aysha Akhtar : comment la recherche animale nuit à l'homme  Dr Aysha Akhtar Nous nous limitons à traduire ici certaines phrases de l’article publié en octobre 2015 par la neurophysiologiste Aysha Akhtar en évitant de répéter des éléments que nous avons déjà donnés et développés par ailleurs. Nous reproduisons toutefois les grandes lignes de son article, remarquable synthèse de l’argumentation scientifique contre l’utilisation d’animaux pour la recherche biomédicale humaine. Nous encourageons vivement tous les anglophones intéressés par ce sujet à lire l’article d’Aysha Akhtar dans son intégralité ( ; Camb Q Healthc Ethics. 2015 Oct; 24(4): 407–419). Résumé

Votre argument de l'esclavage des irlandais est merdique [Traduit du post The Love Life Of An Asian Guy] Personne n’a à contester la traite négrière. Vous ne pouvez pas utiliser cet « argument » face à ce sujet afin de diminuer (ou effacer totalement) la violence et l’atrocité que c’était. Pour des raisons étranges, des racistes dans le pays ramènent le sujet de l’esclavage des irlandais sur la table, comme si cela effaçait la traite négrière.

Privilège blanc et circulation inégalitaire de la parole Le privilège blanc1 peut être défini de manière extrêmement rapide comme l’ensemble des situations qui favorisent des blancs par rapport à des non blancs. Il existe un rapport social spécifique qui n’est pas liée à la classe sociale, mais à la question raciale, et qui favorise les blancs, même si certains en profitent bien moins que d’autres. Pour plus d’informations sur le privilège blanc, vous pouvez lire un texte de Ms Dreydful et un autre de Rokhaya Diallo. Privilèges blancs dans les lieux de pouvoir

Affronter le racisme anti-noir dans le monde arabe En réponse à un article que j’ai écrit récemment sur la « noirceur [blackness] essentielle » de la lutte palestinienne, j’ai reçu, entre autres, cette réaction : « Qu’en est-il du racisme arabe anti-noir ? Ou de la traite négrière arabe ? » La traite arabe est un fait de l’histoire et le racisme anti-noir est un fait de la réalité actuelle, une chose honteuse qui doit être affrontée dans les sociétés arabes.

Les Blancs, une majorité invisible Et puis un jour, il s’est senti devenir blanc. Magyd Cherfi, le chanteur de Zebda, le raconte dans une belle interview (1). «Mes parents me sont devenus étrangers quand je suis devenu blanc.» Il explique : «On devient blanc quand on comprend sa situation. Le victim-blaming (ou pourquoi j’ai grondé mon chat après lui avoir marché sur la queue) [1] – L’expression viendrait du livre « Blaming the Victim, Globally » publié dans les années 70 par William Ryan. [2] – Selon les études Insee, les femmes sont plus souvent agressées par un proche. Vous pouvez aussi regarder cette vidéo à ce sujet. [3] – The Just World Theory, Markkula Center for Applied Ethics [4] – Why do we blame victims?

La honte ? C’est quoi la honte, demanda le féminisme blanc ? Comment cela peut-il être perçu, autrement que comme une provocation, quand on connaît la manière dont la question des femmes, de l’injonction à se dévoiler notamment à Alger en 1958, ont joué un rôle central dans la stratégie du pouvoir colonial contre les nationalistes algérien.ne.s ? Dans La bataille du voile, voici ce que Fanon, qui a vécu de près la lutte contre le colonialisme français en Algérie, déclare : « L’administration coloniale peut alors définir une doctrine politique précise : « Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes, il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où les hommes les cachent. ». En effet, comment peut-on se sentir obligé de faire face à ses propres contradictions, lorsqu’on est du côté du pouvoir ?

Petites notes sur l’appropriation culturelle Concept du coup de clavier ici. C’est à l’arrache. Condensé de commentaires sur l’appropriation culturelle. Parce qu’on en revient toujours là. SOUTIEN À LA METTEURE EN SCÈNE EVA DOUMBIA Voilà pourquoi, aujourd’hui plus qu’avant, nos combats sont justes et nécessaires, que l’identification et la condamnation des résurgences coloniales et paternalistes ne sont pas vaines, que les fractures coloniales et postcoloniales ne sont pas des fantasmes. – Yan GILG Chaque jour en France, une misogynie renforcée de racisme s’exprime. Son but est de blesser et de nuire, d’offenser et de porter atteinte au plus intime. Il y a les « Sale noiraude », « T’es une Black moche, même pas baisable », et « T’as quoi sous ton voile ? », mais aussi de manière plus perverse, plus perfide, les « Vous êtes sûres que vous savez faire ça ?

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