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L'afro-féminisme, c'est quoi ? — Je veux comprendre

Un récent article du Figaro s’est interrogé sur l’exclusion des minorités au sein du féminisme français. Des associations comme Osez le féminisme ont été pointées du doigts et accusées de ne pas intégrer les questions raciales dans un féminisme pensé par des femmes blanches issues d’un milieu social aisé. Les minorités au sein de féminisme L’article du Figaro expliquait la naissance d’un mouvement identitaire pour des femmes qui sont soit invisibles médiatiquement, soit assimilées à la délinquance ou à l’exotisme. Ces femmes tentent, de leur côté, de se détacher de cette image stéréotypée façonnée par les hommes mais aussi par les personnes occidentales en général. Elles essayent de se défaire des diktats de beauté qui les poussent à ressembler aux femmes caucasiennes, puisque le féminisme de France ne les aidera sans doute pas à le faire. Qu’est ce que l’afro-féminisme et pourquoi est-il nécessaire ? À lire aussi : Mon Pari(s) Afro, les portraits parisiens de Rokhaya Diallo Related:  Sexisme & FéminismeIntersectionnalité des dominationsRacisme & anti-racisme

Femmes : soyez des chaudasses (mais pas trop quand même) Chaudasse mais pas trop non plus. Voilà comment l’on pourrait vulgairement résumer à quelle injonction impossible les femmes devraient aujourd’hui se soumettre. C’est ce qui ressort de l’excellent documentaire, réalisé par Ovidie, ancienne actrice porno, désormais auteure et réalisatrice, et joliment intitulé À quoi rêvent les jeunes filles ?, diffusé aujourd’hui sur France 2. “L’analyse de Chantal Jouanno et les solutions qu’elle préconisait étaient à 3000 kilomètres de mes convictions, se rappelle aujourd’hui Ovidie. “Une nouvelle forme d’aliénation sexuelle est en train d’émerger.” En enquêtant, la trentenaire s’est rendu compte que c’était “moins binaire que ça en avait l’air”, qu’on était finalement loin d’un simple combat “conservateurs contre libertaires du cul”. Est-on plus libre ou plus aliéné qu’avant ? La réalisatrice Ovidie, Yami 2 Productions 1. “On ne va pas du tout vers une libération mais vers une dimension performative qui reste encadrée par énormément de normes.” 2. 3.

Le féminisme intersectionnel expliqué via... des pizzas ! Dans une vidéo postée sur sa chaîne SmoothieFreak, Akilah nous parle, avec humour, de l’intersectionnalité dans le féminisme. Terme popularisé par la féministe américaine Kimberlé Williams Crenshow, l’intersectionnalité peut être définie comme la situation d’individus exposés à plusieurs formes de domination ou de discrimination. Dans sa vidéo, Akilah réagit aux récentes polémiques provoquées par la journaliste Nellie Andreva qui écrivait dans un article que l’augmentation d’acteurs noirs à Hollywood réduisait les opportunités de travail pour les acteurs blancs. C’est en se servant de pizzas qu’Akilah réussit avec brio à nous expliquer les discriminations qu’on peut trouver au sein même du féminisme et les privilèges dues à la couleur de peau. La youtubeuse définit les pizzas comme les femmes et les burgers comme les hommes. Elle peint ainsi le portait d’une société où le burger est privilégié et surexposé, à l’image des hommes dans les médias. « Hey pizza deluxe !

VersoBooks.com Vron Ware's Beyond the Pale: White Women, Racism, and History is an ambitious attempt to examine the divisions between white women and women of colour in the history of feminism, and how feminist ideals develop in racist societies. 'White Woman as a Symbol of Civilization' is an excerpt from the book looking at how race, gender and class intersect in ideologies of difference, making modes of femininity speak for wider cultural values. The inner-city riots of 1981 and 1985 helped to keep issues of public order, racism and policing central to the political stage during the 1980s, but education has since become another equally important focus for racial conflict. Although debates about public order and education both centre on black youth, it is the struggle around racism in schools that has seen discussion of nakedly biological racial difference transformed into that of innate cultural difference. I also wore a long-sleeved blouse, buttoned to the neck, and had sunglasses on.

Sihame Assbague, de "Stop le contrôle au faciès" : portrait d'une révoltée Le 2 octobre 2014, sur le plateau de Des Paroles et des actes, Alain Juppé tombe sur un os. Intervenant depuis le premier rang du public, la porte-parole de “Stop le contrôle au faciès”, Sihame Assbague, déroule pendant plusieurs minutes un discours sans concessions qui renvoie le ténor de l’UMP (désormais Les Républicains) à son statut d’“homme blanc de plus de soixante ans”. Après un réquisitoire contre la classe politique, rendue coupable de la relégation des quartiers populaires, la question de la jeune femme fuse : “Comment pouvez-vous prétendre, alors que vous avez été le bourreau des principes républicains, être prochainement le garant de la devise républicaine, et représenter la France ?” “Une redoutable rhétoricienne” C’est ainsi que Sihame Assbague fit irruption médiatiquement. Nous la rencontrons à Paris fin mai. “J’étais en terminale, j’avais donc 18 ans, se souvient-elle. “Claques républicaines” Sihame n’était pourtant pas destinée à s’insurger contre l’Etat.

Être féministe. Aimer les hommes. Ou pas. | Comment peut-on être féministe ? Le jour où j’ai enfin troqué la phrase « Je ne suis pas féministe, mais… » pour la phrase « Oui, je suis féministe, et alors ? », j’ai eu l’impression d’avoir fait un grand pas. En avant. Évidemment, à partir de ce jour-là, mon « Oui, je suis féministe » m’amenait systématiquement, si j’en venais à le prononcer en présence d’hommes, à répondre avec gentillesse, patience et pédagogie à leurs questions inquiètes ou soupçonneuses concernant l’animosité supposée que j’éprouvais envers eux, en tant que féministe. Il me semblait alors normal de les rassurer, les mecs : bien sûr que non, je ne déteste pas les hommes. Une fois les gars rassurés quant à l’aspect personnel de la chose, je me trouvais également tenue de les rassurer quant à l’aspect « systémique » : oui, alors bien sûr, le patriarcat, mais évidemment que je comprends bien que TOI tu n’es pas comme ça. « Attends, mais c’est moi, là ! Or, aimer les hommes, ça m’est toujours apparu comme une évidence, à moi la féministe-oui-et-alors.

Briser le tabou du « privilège » pour lutter contre le racisme et le sexisme Toute personne devrait se sentir concernée par la lutte contre le racisme et le sexisme non pas – ou pas seulement – parce qu’elle défendrait le principe de l’égalité, mais avant tout parce qu’elle est impliquée dans les rapports de domination que le racisme et le sexisme légitiment et font perdurer, y compris quand elle n'en est pas victime. Comment comprendre le fonctionnement d’une domination en n’en regardant qu’un versant – la discrimination des personnes qui en font l’objet – et en refusant de voir ce qui en résulte mécaniquement : des avantages pour les autres. Dans la mesure où ces avantages se caractérisent par le fait que leurs bénéficiaires en sont la plupart du temps inconscient-e-s, il est essentiel de se rendre compte que vouloir en rester inconscient-e, c’est refuser de se montrer responsable. Et c’est aussi renforcer une domination qui tire sa force du fait d’être invisible, d’être partiellement ou mal analysée – et l’analyse est effectivement complexe[1].

Le cinéma se féminise lentement, mais surtout au profit d’héritières Le Festival de Cannes est devenu un observatoire de la condition cinématographique des femmes depuis une tribune retentissante parue en 2012 à l’initiative du collectif féministe « La Barbe » (Le Monde daté 12 mai 2012). La missive, signée par la comédienne Fanny Cottençon, l’écrivaine Virginie Despentes et la réalisatrice Coline Serreau, avait fait souffler un vent de polémique sur la Croisette en pointant la duplicité coupable du Festival, consistant à mettre à l’honneur le glamour des actrices sans jamais reconnaître le talent des réalisatrices. De ce point de vue, la Sélection officielle opère cette année un tournant de façade. La Palme n’est revenue qu’une seule fois à une réalisatrice (Jane Campion, La Leçon de piano, 1993). Cette inégalité de traitement occulte toutefois une évolution de fond. Les femmes ont donc gagné droit de cité, et pourtant peu d’entre elles accèdent au cercle resserré des réalisateurs consacrés. Déficit de crédibilité Olivier Alexandre est sociologue.

La problématique de l'appropriation culturelle [Cet article est une traduction de « What’s Wrong with Cultural Appropriation? These 9 Answers Reveal Its Harm »] Donc vous venez d’arriver à une soirée d’Halloween. Vous pensez porter un costume d’enfer, mais à la place de vous complimenter, quelqu’un vous dit que votre costume est de l’appropriation culturelle. Et vous pensez que cette accusation est ridicule. Vous n’aviez pas d’intentions haineuses, donc vous ne voyez pas comment cela pourrait avoir un impact négatif. Si vous vous demandez quel est le problème à propos de l’appropriation culturelle, je vais vous l’expliquer. Poursuivez la lecture pour quelques explications sur pourquoi les gens pourraient s’énerver si vous empruntez quelque chose d’une autre culture. Ce qu’est l’appropriation culturelle (et ce que ça n’est pas) Pour faire court : l’appropriation culturelle, c’est lorsque quelqu’un adopte des aspects d’une culture qui n’est pas la sienne. En d’autres termes, le contexte compte. 1. 2. 3. 4. 5. Est-ce un blanc ? Surprise ! 6.

Les mensonges faits aux femmes Hier, une jeune femme a eu la très agréable surprise de constater que, dans le métro, un homme avait tranquillement sorti son pénis et était en train de se masturber en la regardant. Elle a eu le courage de le prendre en photo et de la publier sur facebook afin de montrer ce qui peut arriver à toute femme effectuant n'importe quel trajet. Cette photo m'a passablement marquée car il est assez rare de voir un agresseur sexuel en pleine action. On en parle, on donne leur nom, on dit ce qu'ils ont fait mais ils restent souvent dans l'esprit de beaucoup d'hommes comme des sortes de monstres, d'anormaux, qui n'ont rien à voir avec eux. La photo faisait la démonstration qu'un trentenaire bien habillé peut être un agresseur sexuel. Lorsqu'une femme témoigne avoir été agressée, les réactions masculines sont de deux ordres (si on écarte évidemment les accusations de mensonge, qui constituent en général une bonne moitié des réactions). Alors que faire me direz vous ?

La décence, chèr-e-s blanch-e-s...(3ème partie) [1ère partie] [2ème partie] Le Tone Policing « T’es agressive ! « Pourquoi être si violente, c’est dommage.. » « J’aime beaucoup te suivre, mais tu es très dure dans ta façon de t’exprimer.. » Un incontournable. Le problème ? NB : Arrêtez d’utiliser MLK pour l’opposer à Malcom X et nous silencier. pour illustrer, je conclus ce paragraphe avec une citation de Malcom X: traduction: » Q: êtes-vous d’accord avec la politique de non-violence de MLK? Malcom X: Je ne crois en aucune forme de non-violence. Les derailings Faire des derailings : synonyme français : digression, faire un hors-sujet par rapport au sujet initial, qui est de dénoncer un mécanisme raciste, est indécent. Par l’un des procédés cité plus haut, ou reprendre un argument fallacieux cité par une précédente personne. En philosophant sur un problème réel. En comparant le racisme avec d’autres oppressions, en essayant de le mettre sur le même plan que le racisme…non. Suite au prochain épisode! [4ème partie] [5ème partie]

Arguments anti-féministes (2) « Tu es trop agressive, cela nuit à ton message  Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Dans les milieux féministes en ligne, ce phénomène est connu comme le « tone argument » (argument de/du ton). [C’est] un argument utilisé dans des discussions, […] suggérant que les féministes auraient plus de succès si elles (ils) s’exprimaient sur un ton plus agréable. L’argument de ton est une forme de détournement de la conversation [derailment], ou un leurre, car le ton d’une affirmation est indépendant du contenu de l’affirmation en question, et le fait d’attirer l’attention sur le ton détourne du problème dont il est question. L’emploi de l’argument de ton empêche la (le) féministe accusé-e de développer son propre argument et vise in fine à la (le) faire taire. C’est sûrement l’un des arguments les plus entendus et les plus stéréotypés. On a vu ce stéréotype à l’œuvre pendant la campagne de 2007. AC Husson WordPress:

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