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L'afro-féminisme, c'est quoi ? — Je veux comprendre

Un récent article du Figaro s’est interrogé sur l’exclusion des minorités au sein du féminisme français. Des associations comme Osez le féminisme ont été pointées du doigts et accusées de ne pas intégrer les questions raciales dans un féminisme pensé par des femmes blanches issues d’un milieu social aisé. L’article expliquait la naissance d’un mouvement identitaire pour des femmes qui sont soit invisibles médiatiquement, soit assimilées à la délinquance ou à l’exotisme. Ces femmes tentent, de leur côté, de se détacher de cette image stéréotypée façonnée par les hommes mais aussi par les personnes occidentales en général, et essayent de se défaire des diktats de beauté qui les poussent à ressembler aux femmes caucasiennes, puisque le féminisme de France ne les aidera sans doute pas à le faire. Qu’est ce que l’afro-féminisme et pourquoi est-il nécessaire ? À lire aussi : Mon Pari(s) Afro, les portraits parisiens de Rokhaya Diallo Comment est né l’afro-féminisme ?

http://www.madmoizelle.com/afro-feminisme-381789

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Le féminisme intersectionnel expliqué via... des pizzas ! Dans une vidéo postée sur sa chaîne SmoothieFreak, Akilah nous parle, avec humour, de l’intersectionnalité dans le féminisme. Terme popularisé par la féministe américaine Kimberlé Williams Crenshow, l’intersectionnalité peut être définie comme la situation d’individus exposés à plusieurs formes de domination ou de discrimination. Dans sa vidéo, Akilah réagit aux récentes polémiques provoquées par la journaliste Nellie Andreva qui écrivait dans un article que l’augmentation d’acteurs noirs à Hollywood réduisait les opportunités de travail pour les acteurs blancs. C’est en se servant de pizzas qu’Akilah réussit avec brio à nous expliquer les discriminations qu’on peut trouver au sein même du féminisme et les privilèges dues à la couleur de peau. La youtubeuse définit les pizzas comme les femmes et les burgers comme les hommes. Elle peint ainsi le portait d’une société où le burger est privilégié et surexposé, à l’image des hommes dans les médias.

Femmes : soyez des chaudasses (mais pas trop quand même) Chaudasse mais pas trop non plus. Voilà comment l’on pourrait vulgairement résumer à quelle injonction impossible les femmes devraient aujourd’hui se soumettre. C’est ce qui ressort de l’excellent documentaire, réalisé par Ovidie, ancienne actrice porno, désormais auteure et réalisatrice, et joliment intitulé À quoi rêvent les jeunes filles ?, diffusé aujourd’hui sur France 2. Je suis fatiguée du hijab A 19 ans, je suis montée sur scène et j’ai parlé des avances que m’avait faites un professeur d’université. J’ai dit que c’était un vieil homme sale, et j’ai répété certaines de ses phrases, que les femmes entendent tous les jours dans les rues d’Egypte. Quand plus tard j’ai quitté le théâtre ce soir-là, j’ai entendu deux hommes dire :

Au Népal, une pilule controversée sauve les mères de la mort Ce qui a permis de diminuer la mortalité maternelle au Népal, c’est la mise sur le marché d’un médicament controversé, du nom de misoprostol, dans les mains des femmes vivant dans les montagnes à plusieurs jours de marche du premier centre médical. Katmandou Aiti Kumari Tamang a 24 ans et habite un petit village du district de Dhading, au Népal, une région rurale. Enceinte, le terme de sa grossesse allait être des plus agités.

Briser le tabou du « privilège » pour lutter contre le racisme et le sexisme Toute personne devrait se sentir concernée par la lutte contre le racisme et le sexisme non pas – ou pas seulement – parce qu’elle défendrait le principe de l’égalité, mais avant tout parce qu’elle est impliquée dans les rapports de domination que le racisme et le sexisme légitiment et font perdurer, y compris quand elle n'en est pas victime. Comment comprendre le fonctionnement d’une domination en n’en regardant qu’un versant – la discrimination des personnes qui en font l’objet – et en refusant de voir ce qui en résulte mécaniquement : des avantages pour les autres. Dans la mesure où ces avantages se caractérisent par le fait que leurs bénéficiaires en sont la plupart du temps inconscient-e-s, il est essentiel de se rendre compte que vouloir en rester inconscient-e, c’est refuser de se montrer responsable. Et c’est aussi renforcer une domination qui tire sa force du fait d’être invisible, d’être partiellement ou mal analysée – et l’analyse est effectivement complexe[1].

Être féministe. Aimer les hommes. Ou pas. Le jour où j’ai enfin troqué la phrase « Je ne suis pas féministe, mais… » pour la phrase « Oui, je suis féministe, et alors ? », j’ai eu l’impression d’avoir fait un grand pas. En avant. À celles qui voudraient, comme Lou Doillon, une émancipation balisée Kiyémis, blogueuse afro-féministe, répond aux propos sur le féminisme de Beyoncé ou Nicki Minaj tenus par Lou Doillon dans El País. Dans une interview au quotidien espagnol El País, la chanteuse et mannequin Lou Doillon s'est exprimée cette semaine sur le féminisme, et la façon dont il est parfois, selon elle, déformé. Notamment par des artistes pop américaines. Lesbiennes : «Vivons heureuses, vivons cachées» toujours d'actualité Refréner son envie d’embrasser sa compagne dans la rue. Redouter d’être surprise à la sortie d’un bar lesbien. Contrôler ses gestes, ses mots pour ne pas dévoiler son orientation sexuelle.

La décence, chèr-e-s blanch-e-s...(3ème partie) [1ère partie] [2ème partie] Le Tone Policing Les mensonges faits aux femmes Hier, une jeune femme a eu la très agréable surprise de constater que, dans le métro, un homme avait tranquillement sorti son pénis et était en train de se masturber en la regardant. Elle a eu le courage de le prendre en photo et de la publier sur facebook afin de montrer ce qui peut arriver à toute femme effectuant n'importe quel trajet. Cette photo m'a passablement marquée car il est assez rare de voir un agresseur sexuel en pleine action. On en parle, on donne leur nom, on dit ce qu'ils ont fait mais ils restent souvent dans l'esprit de beaucoup d'hommes comme des sortes de monstres, d'anormaux, qui n'ont rien à voir avec eux. La photo faisait la démonstration qu'un trentenaire bien habillé peut être un agresseur sexuel.

La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux Blancs de racisme ? Je suis blanche. J’ai passé des années à étudier ce que cela signifie d’être Blanc dans une société qui proclame l’insignifiance de la race, alors que celle-ci structure profondément la société. Voilà ce que j’ai appris : toute personne blanche vivant aux Etats-Unis va développer des opinions sur la race simplement en baignant dans notre culture. Mais les sources traditionnelles – écoles, manuels scolaires, médias – ne nous fournissent pas les multiples points de vue dont nous avons besoin. Oui, nous allons développer des opinions chargées d’émotions fortes, mais ce ne seront pas des opinions bien informées.

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