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Les routes de l'esclavage à travers le Sahara en 1791

Les routes de l'esclavage à travers le Sahara en 1791
Contexte historique La connaissance de l’Afrique A la veille de la Révolution, le tracé des côtes d’Afrique est établi avec précision, notamment dans les zones où se pratique le plus important des commerces, la traite des Noirs, en direction des Antilles et des côtes des Amériques. La région du Niger et du Sénégal où des royaumes moins étendus remplacent les anciens empires est mieux cartographiée, grâce aux données plus précises rapportées par des voyageurs audacieux. La traversée du Sahara qui apparaissait infranchissable aux Européens est encouragée par l’African Association de Londres. Plusieurs récits de voyageurs et des cartes plus précises témoignent du désir de pénétrer à l’intérieur du continent, à la fin des années 1780, même si leur publication n’est effective qu’après la Révolution. Ces nouvelles avancées dans la découverte du Sahara n’ont pas échappé à l’homme des Lumières qu’est Jean Benjamin de Laborde (1734-1794). Analyse des images La carte « M. Interprétation

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Les Européens sur les côtes d'Afrique à la fin du XVIIIe siècle Contexte historique La traite des Noirs initiée par les Portugais et les Espagnols, est développée par les Hollandais et les Anglais, au XVIIe siècle, et par les Français, surtout au XVIIIe. Mais la suprématie de l’Angleterre qui effectue alors 50% de la traite et celle de la France qui se situe entre 20 et 25% sont contestées par les Portugais, les Espagnols et les Danois, à partir de 1760. Trois siècles après le début de la traite, tous les pays d’Europe sont donc présents sur la côte occidentale de l’Afrique. Esclave et négrier : les Voyages de Saugnier (1783-1786) Les « relations » de Saugnier publiées d’abord en 1791, puis en 1799 (voir la bibliographie jointe) ne sont pas sans poser divers problèmes, dont l’identité même de l’auteur et sa participation effective à la rédaction des textes. La période correspond à l’intérêt renouvelé pour l’Afrique et les possessions françaises du Sénégal. Après la relation du naturaliste Adanson, les lettres du chevalier de Boufflers, gouverneur du Sénégal, à Mme de Sabran (1785-1787), qui fit venir en France de petits Africains plus ou moins bien assimilés (voir le roman _Ourika_ de Mme de Duras) correspondent à la reprise en main de colonie passée, après un intermède anglais entre 1763 et 1783, du contrôle de la Compagnie des Indes à celui, directe, du Roi. La bibliographie transcrite ci-dessous montre la multiplication des récits concernant l’Afrique subsaharienne entre 1789 et 1802.

Sénat Junior - L'esclavage Un esclave est une personne qui n’est pas libre car elle appartient, comme un objet, à une autre personne. Elle doit lui obéir en toutes circonstances et travailler pour elle sans être payée. Apparu dans l’antiquité, l’esclavage est largement répandu dans la Grèce antique ou au sein de l’Empire Romain. On estime par exemple qu’au IVeme siècle avant Jésus-Christ à Athènes, le nombre d'esclaves s'élevait à 250 000, soit près d’un habitant sur deux. L’esclavage a aussi été largement présent dans le monde arabe ou encore en Chine. Jean François Hénin le stratège Jean-François Hénin, PDG de Maurel & Prom. © Hamilton/REA Le patron de Maurel & Prom détaille sa stratégie en Afrique et dévoile ses ambitions pour l'avenir. L'occasion, aussi, de répondre aux rumeurs de vente du groupe français.

« Noirs de pelle », esclaves en Guyane Contexte historique Les canaux, artères de communication en Guyane En Guyane, le travail des esclaves est largement mobilisé pour la création d’unités de production agricole, les habitations, vastes espaces de plusieurs centaines d’hectares gagnés sur la forêt par le défrichage, ainsi que pour l’aménagement du territoire. L'esclavage et son abolition dans les colonies françaises L’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises Tableau de François-Auguste Biard (1799-1882), Musée du Château de Versailles L’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises est symbolisée par un député français : Victor Schœlcher.

Bordeaux, la difficile mémoire de l'esclavage Un mascaron représentant le visage d’une africaine sur une façade à Bordeaux (Wikipedia) Samedi 10 mai, une cérémonie commémorative de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, se tient à Bordeaux, conformément à la loi Taubira. Deuxième port négrier de France, la ville a mis du temps à s’interroger sur ses responsabilités. Son passé ne passe pas tout à fait, et soulève encore des polémiques politiques et universitaires. La commémoration de l’abolition de l’esclave a un goût spécial à Bordeaux. Tout d’abord parce que la capitale girondine et l’esclavage ont un indéniable passé commun. 1831 création Maurel & Prom à Gorée Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Maurel & Prom Maurel & Prom (anciennement Maurel et Prom) est aujourd'hui une société pétrolière spécialisée dans l'extraction de pétrole et de gaz naturel, principalement au Gabon et en Tanzanie. D'origine bordelaise, c'était au XIXe siècle l'une des maisons de commerce les plus prospères d'Afrique de l'Ouest.

La traite à la « côte d'Angole » Contexte historique A la fin du XVIIIe siècle, de nombreux négriers européens vont pratiquer la traite de Noirs sur la « côte d’Angole » qui désigne alors non seulement l’actuelle Angola, au Sud du fleuve Zaïre, mais surtout au Nord, les royaumes du Congo : le Loango, le Kacongo et le Ngoyo ou Gabinde, particulièrement productifs. Les captifs, que les Européens appellent Congos, viennent de la périphérie de ces royaumes, sur une aire d’environ 300 km et arrivent aussi, par le fleuve, de régions plus lointaines du centre et du sud de l’Afrique. Les archives de ce trafic se recoupent avec des récits de voyages, parfois illustrés. Capitaine négrier à la » côte d’Angole », en 1786-1787, Louis Ohier de Grandpré mène ensuite une vie aventureuse sous la Révolution, tour à tour armateur et marchand, agent secret, officier, ingénieur et écrivain féru de botanique. Analyse des images

Mémoire de la Razzia négrière dans les ports anglais & français Dans le compte-rendu d'un ouvrage récent sur l'influence de la traite négrière sur la culture française, la chercheuse Silyane Larcher rappelle que "l'histoire de la traite et de l'esclavage colonial ne fut pas une histoire périphérique à celle de la construction de la nation française, pas une histoire au dehors, mais bel et bien une histoire du dedans" (voir dans la bibliographie en fin d'article). Cette histoire, loin de n'appartenir qu'au passé, a donc bien des résonnances dans le présent des villes et des pays ayant pratiqué la traite comme dans ceux qui ont vu partir ou arriver les esclaves déportés. Ces résonnances en font parfois une question de mémoire brûlante en France comme ailleurs. Au-delà des débats nationaux, nous avons voulu aborder la mémoire de la Traite dans les ports européens y ayant activement participé en France et au Royaume-Uni. A Liverpool, les premières mesures datent des mêmes années. Nantes, entre histoire et mémoire.

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