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La condamnation de Louis XVI

La condamnation de Louis XVI
Contexte historique Le procès de Louis XVI A la suite de l’insurrection du 10 août 1792, le roi, dont le pouvoir est suspendu, est incarcéré avec sa famille à la prison du Temple. C’est la Convention, élue au suffrage universel, qui doit se prononcer sur une série de questions qui engagent la signification et l’avenir de la Révolution. Le roi peut-il être jugé, alors qu’il est réputé inviolable par la Constitution ? L’argumentation de Robespierre développe celle de Saint-Just : juger Louis XVI, c’est le présumer innocent, et donc mettre en doute la révolution du 10 Août. Analyse de l'image Les votes des députés de Paris sur la sentence Sur une page d’un cahier de 17 feuillets manuscrits, de 35 sur 24 cm, figure une partie de la liste des députés appelés à se prononcer les 16 et 17 janvier 1793 sur la sentence de condamnation de Louis XVI. Interprétation Qui vote la mort du roi ? Related:  nica973

Louis XVI guillotiné Contexte historique La chute de la monarchie le 10 août 1792, dans un contexte de revers militaires, entraîna la proclamation de la République et la réunion de la Convention le 21 septembre 1792. Destitué, le roi fut traduit en justice, non pas en tant qu’homme, mais en tant que symbole d’un régime détruit. Analyse des images Ces œuvres anglaises ont été peintes en 1793 sous le choc de l’émotion, d’après les témoignages de l’abbé Edgeworth, autorisé à assister le souverain condamné. Interprétation Maladroits, documentaires plutôt qu’artistiques, les deux tableaux de Bénazech anticipent sur toutes les légendes qui seront colportées sur ces moments clefs de l’histoire de France.

Les derniers moments de Louis XVI Contexte historique La Convention vota le 17 janvier 1793 la mort du roi par 361 voix pour et 360 voix contre. Le 20 janvier, Garat, ministre de la Justice, vint en informer Louis XVI. Il fut accordé au roi de revoir sa famille. Louis XVI fut conduit dans la salle à manger du Temple. « Pendant près d’une demi-heure, on n’articula pas une parole ; ce n’étaient ni des larmes ni des sanglots, mais des cris assez perçants pour être entendus hors l’enceinte de la tour », rapporte l’abbé Edgeworth, confesseur du roi. « Enfin les larmes cessèrent, parce qu’on n’eut plus la force d’en répandre ; on se parla à voix basse et assez tranquillement. » Analyse de l'image Le roi est assis. Interprétation Cette scène a été fréquemment peinte par des artistes royalistes.

La chute de la royauté Contexte historique A l’été 1792, les conflits intérieurs s’aggravent avec les défaites militaires : l’Assemblée crée un camp des Fédérés près de Paris. Le roi y oppose son véto et ne cède pas à la pression populaire. Paris apprend le fameux « manifeste » du duc de Brunswick, généralissime de l’armée coalisée, qui menace maladroitement Paris de subversion totale pour le cas où le roi et sa famille seraient menacés. En réaction, Sans-culottes et Fédérés proposent la déchéance du roi et l’élection d’une Convention au suffrage universel. Si, à minuit, aucune décision n’était prise par l’Assemblée, le peuple s’insurgerait. Analyse de l'image Cette composition présentée au Salon de 1793 représente la cour du Carrousel où se tient le combat opposant les Sections aux gardes suisses. Interprétation Lors du concours de peinture de l’an II de la République, cinq artistes présentèrent des esquisses représentant l’assaut des Tuileries.

Le jugement de Louis XVI « La Révolution est le jugement des rois », écrivait Michelet dans son Histoire de France. C’est dire que le procès du roi apparaît symboliquement comme un face‑à‑face inédit entre le roi et la Révolution et soulève des problèmes politiques, juridiques et symboliques cruciaux. Politiquement, il représente un épisode fondateur dans la lutte entre Girondins et Montagnards. Rendu par la Convention au cours des séances qui s’étalent du 14 au 20 janvier 1793, le jugement de Louis Capet, roi déchu depuis l’été 1792, a été consigné dans le procès‑verbal de ces séances. Le manuscrit rend compte des débats qui agitent la Convention et relève les votes des Conventionnels appelés à se prononcer sur trois questions fondamentales : le roi est‑il coupable, faut‑il faire appel au peuple pour le juger, quelle sentence le roi encourt‑il ? Les débats, souvent passionnés, s’inscrivent dans un contexte troublé, à plusieurs niveaux. Le Procès de Louis XVI, par Reiner Vinkeles et Daniel Vrydag (1802) BnF

Robespierre, incorruptible et dictateur Contexte historique D’origine bourgeoise, fils d’avocat et avocat lui-même, Robespierre est l’une des grandes incarnations de l’esprit de la Révolution. Formé chez les oratoriens à Arras, sa ville natale, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il subit l’influence de Rousseau, dont le Contrat social détermina ses positions politiques. Député du tiers état d’Artois, il fut le principal animateur du Club des jacobins. Analyse de l'image Dans ce modeste portrait anonyme, Robespierre, représenté en buste, nous apparaît dans la mise sévère des députés du tiers état : habit noir avec lequel contrastent un simple jabot blanc et une perruque commune à la plupart des représentants du troisième ordre, tel Mirabeau. Interprétation On conserve un autre portrait de Robespierre « dessiné d’après nature » par le graveur Vérité, d’un formalisme analogue à celui-ci.

10 août 1792 - De la monarchie constitutionnelle à la République Contexte historique Lors de la réunion des états généraux le 5 mai 1789, Louis XVI dispose encore d’un important capital de confiance et de popularité parmi ses sujets. Cependant, incapable de comprendre les espoirs des représentants du tiers état et d’apprécier l’importance des changements qui s’opèrent dans son royaume, profondément attaché à l’absolutisme de droit divin, le roi déçoit le peuple français. S’ajoutant à la crise politique, la crise économique est à l’origine des journées d’octobre 1789 qui voient le pitoyable retour de la famille royale au palais des Tuileries. Le 1er octobre 1791, l’Assemblée constituante laisse place à l’Assemblée législative. Le 10 août 1792, quarante-sept des quarante-huit sections parisiennes, grossies des fédérés bretons et marseillais, assiègent le palais des Tuileries, contraignant la famille royale à se retirer et à se placer sous la protection de l’Assemblée législative. Analyse de l'image Interprétation

La Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix Contexte historique Charles X, et son impopulaire ministre, le prince de Polignac, remettent en cause les acquis de la Révolution. L’opposition libérale, par le biais du journal Le National, prépare son remplacement par le duc Louis-Philippe d’Orléans. A la session de la Chambre le 2 mars 1830, Charles X menace de sévir. Les députés, par l’“ adresse des 221 ”, refusent de collaborer. Le roi signe et publie dans Le Moniteur quatre ordonnances tendant à supprimer la liberté de la presse et à modifier la loi électorale. Analyse de l'image Achevé en décembre, le tableau est exposé au Salon de mai 1831. C’est l’assaut final. L’action s’élève en pyramide, selon deux plans : figures horizontales à la base et verticales, gros plan faisant saillie sur le fond flou. La liberté Elle remplace d’Arcole. Les gamins de Paris Ils se sont engagés spontanément dans le combat. L’homme au béret Il porte la cocarde blanche des monarchistes et le nœud de ruban rouge des libéraux. Les soldats Le paysage

Procès de Louis XVI Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le procès de Louis XVI est la comparution du roi Louis XVI, jugé par les députés de la Convention nationale. Défendu par les avocats Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, François Denis Tronchet et Raymond de Sèze, il eut à répondre aux accusations de trahison, et de conspiration contre l'État, après la découverte de documents compromettants dans « l'armoire de fer » le . Contexte[modifier | modifier le code] La salle du manège sous la Révolution. Mais la découverte de « l'armoire de fer » aux Tuileries le rend le procès inévitable. Le 3 décembre 1792, la Convention nationale décide que Louis XVI sera jugé par elle[2]. Procès[modifier | modifier le code] Séance du 11 décembre 1792[modifier | modifier le code] C’est Bertrand Barère qui préside la Convention nationale. Louis XVI fait son entrée dans la salle de la Convention nationale. Les principaux chefs d’accusation[modifier | modifier le code] Louis XVI : Cette accusation est absurde.

Le siège de Lille (septembre-octobre 1792) Contexte historique Le 20 avril 1792, sur la proposition du roi Louis XVI, l’Assemblée législative déclare la guerre à l’empereur d’Autriche et engage ainsi la France dans une guerre qui, hormis la paix de Lunéville (9 février 1801), va durer vingt-deux ans. Les révolutionnaires ont pour objectif premier de libérer la Belgique, placée sous la dépendance de la Maison d’Autriche, mais les idées de la Révolution française – notamment en matière de religion – choquent une population catholique qui n’est pas prête à se soulever, et les patriotes belges ne sont guère qu’une minorité. L’incurie de l’état-major français, l’inefficacité d’une armée composée de mercenaires et de patriotes volontaires mais inexpérimentés convainquent les Autrichiens et les Prussiens de leur supériorité militaire. Le 19 août 1792, les armées de la coalition franchissent les frontières de l’Est. Analyse de l'image Né à Lille le 18 août 1758, François Louis Joseph Watteau est issu d’une lignée d’artistes lillois.

Séance du 9 Thermidor Contexte historique En matière politique, l’année 1793 est marquée par deux mesures d’exception : l’établissement de la Terreur en septembre 1793 et le décret du 4 décembre 1793 (14 frimaire an II), qui fixe les compétences des Comités de salut public et de sûreté générale. Pendant les premiers mois de 1794, sous l’impulsion et l’autorité grandissante de Robespierre, les comités votent l’arrestation des “ enragés ” (Hébert…), puis des “ indulgents ” (Danton, C. Desmoulins…). En mai 1794 débute la Grande Terreur. Robespierre combat la déchristianisation et impose le culte de l’Etre suprême. Analyse de l'image Le 9 Thermidor marque un tournant crucial dans le cours des événements de la Révolution française. Interprétation Sous la monarchie de Juillet, les scènes révolutionnaires restent des sujets prisés par les artistes mais étroitement surveillés par les autorités politiques.

L'exécution de Marie-Antoinette Contexte historique Depuis sa fuite et son arrestation à Varennes en juin 1791, le sort de la famille royale était en suspens. La journée insurrectionnelle du 10 août 1792 allait sceller tragiquement son avenir. Louis XVI, reconnu coupable d’intelligence avec les puissances étrangères, est exécuté le 21 janvier 1793. Enfermée à la prison du Temple avec ses enfants et sa belle-sœur, Marie-Antoinette redoute ce qui l’attend, même si pendant le procès du roi le sort des autres membres de la famille royale n’a pas été envisagé. Analyse de l'image Marie-Antoinette apparaît au centre du tableau dans un déshabillé de piqué blanc et coiffée d’un petit bonnet de linon. Interprétation Ce tableau, contemporain de l’événement qu’il retrace, est à rapprocher de l’iconographie hagiographique d’inspiration royaliste qui envahit alors le marché anglais et européen.

Le Roi et la Révolution C'est la maladresse politique de Louis XVI qui déclenche la Révolution. En effet, lors de la première séance des États-généraux, le 5 mai 1789, il n'annonce pas de réformes, si attendues pourtant. Il ne décide pas non plus la façon dont le vote se ferait (soit par tête, ce qui favoriserait le Tiers-état qui représente 98% de la population, soit par ordre, ce qui favoriserait les privilégiés, c'est-à-dire la Noblesse et le Clergé.) Le roi accepte mal les réformes Les réformes de la Révolution se succèdent. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et l'abolition des privilèges mettent fin à la Société d'Ancien Régime, fondée sur l'inégalité. La Constitution Civile du Clergé qui fait des prêtres des fonctionnaires et élimine les ordres religieux détruit l'Église dont le roi est sensé être le protecteur. La Constitution de 1791 réduit considérablement les pouvoirs traditionnels et séculaires du roi de France. La traîtrise de Louis XVI Mais Louis XVI fait un autre calcul.

Le matin du 10 thermidor an II Contexte historique Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre, devant la Convention, est empêché de s’exprimer. L’Assemblée l’accuse de conspirer et le traite de tyran. Il est bientôt décrété d’accusation ainsi que Saint-Just, Couthon, Lebas et Augustin Robespierre, son frère cadet. Arrêtés, ils sont conduits dans une salle du Comité de sûreté générale, puis incarcérés. La Commune de Paris les délivre mais Robespierre refuse de prendre la direction de l’insurrection naissante. Analyse de l'image Robespierre gît au centre du tableau sur une table de l’antichambre du Comité de salut public. Interprétation Inspiré par l’histoire de France, Lucien-Étienne Melingue a composé sous la IIIe République plusieurs scènes ayant trait aux événements révolutionnaires.

Retour de Varennes à Paris Contexte historique Après Varennes Louis XVI est ramené à Paris, sur ordre de l’Assemblée nationale, le 25 juin 1791, après avoir tenté de fuir à l’étranger. Le peuple se précipite en foule sur tout le parcours, mais observe un silence impressionnant. Car, dans Paris, des placards ont été apposés : « Quiconque applaudira le roi sera bastonné, quiconque l’insultera sera pendu. » Venant du nord-est de Paris, la berline royale passe devant la barrière d’octroi du Roule. Jérôme Pétion, l’un des trois députés envoyés par l’Assemblée nationale pour ramener le roi à Paris, a relaté ce moment historique[2] où bascule la confiance dans la royauté. La fuite du roi apparaît comme une trahison et marque profondément les esprits. Analyse de l'image Le convoi royal devant la barrière du Roule Le dessin de Jean-Louis Prieur, probablement contemporain de l’événement, a été gravé à l’eau-forte par Jean Duplessi-Bertaux et reproduit par P. Interprétation Donner une résonance patriotique à l’événement

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