background preloader

Retour de Varennes à Paris

Retour de Varennes à Paris
Contexte historique Après Varennes Louis XVI est ramené à Paris, sur ordre de l’Assemblée nationale, le 25 juin 1791, après avoir tenté de fuir à l’étranger. Le peuple se précipite en foule sur tout le parcours, mais observe un silence impressionnant. Car, dans Paris, des placards ont été apposés : « Quiconque applaudira le roi sera bastonné, quiconque l’insultera sera pendu. » Venant du nord-est de Paris, la berline royale passe devant la barrière d’octroi du Roule. Jérôme Pétion, l’un des trois députés envoyés par l’Assemblée nationale pour ramener le roi à Paris, a relaté ce moment historique[2] où bascule la confiance dans la royauté. La fuite du roi apparaît comme une trahison et marque profondément les esprits. Analyse de l'image Le convoi royal devant la barrière du Roule Le dessin de Jean-Louis Prieur, probablement contemporain de l’événement, a été gravé à l’eau-forte par Jean Duplessi-Bertaux et reproduit par P. Interprétation Donner une résonance patriotique à l’événement Related:  Révolution françaiseThème 1 : Les temps forts de la révolution

Marie-Antoinette restaure son image Contexte historique En 1785, Marie-Antoinette, dont la vocation de mère a été enfin satisfaite, veut un tableau où elle serait représentée avec ses enfants. En effet, l’image de « l’Autrichienne » ne cesse de se dégrader dans l’opinion : les libelles, les pamphlets diffusent de multiples rumeurs sur ses dépenses, sur ses coiffures extravagantes, sur ses mœurs, mettant même en doute la légitimité des enfants royaux. Présenter la souveraine comme la mère d’un futur roi de France serait une manière de restaurer son image. C’est alors – nous sommes en septembre 1785 – que Louise-Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) est sollicitée. Mais pour cette nouvelle commande, Elisabeth est quelque peu désemparée, car elle n’a guère l’habitude des portraits de groupe. Des esquisses à la réalisation finale, il faudra deux ans pour achever le tableau, un tableau monumental de 2,75 m sur 2,15 m. Analyse de l'image Interprétation

La chute de la royauté Contexte historique A l’été 1792, les conflits intérieurs s’aggravent avec les défaites militaires : l’Assemblée crée un camp des Fédérés près de Paris. Le roi y oppose son véto et ne cède pas à la pression populaire. Analyse de l'image Cette composition présentée au Salon de 1793 représente la cour du Carrousel où se tient le combat opposant les Sections aux gardes suisses. Interprétation Lors du concours de peinture de l’an II de la République, cinq artistes présentèrent des esquisses représentant l’assaut des Tuileries.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 Contexte historique La menace d’un complot aristocratique suite à la réunion des états généraux, la nouvelle du renvoi du ministre Necker, le 11 juillet, dénoncé par Camille Desmoulins comme le « tocsin d’une Saint-Barthélemy des patriotes », suscitent une vive émotion dans le peuple parisien, alors que se profile le spectre de la disette et que le roi a massé des troupes autour de Paris. Une milice bourgeoise est constituée en même temps qu’est proclamée une « municipalité insurrectionnelle ». Analyse de l'image Ce tableau anonyme, témoignage parmi tant d’autres d’un événement qui inspira nombre d’artistes, peintres, dessinateurs et graveurs français et étrangers de l’époque, met en scène le moment où le gouverneur de Launay est emmené vers l’Hôtel de Ville. Interprétation Comme le commente une gravure de la période révolutionnaire reprenant cette composition : « Il fallait dérober à l’œil le tableau hideux de la plus atroce perfidie !

Louis XVI en roi citoyen Contexte historique Petit-fils de Louis XV auquel il succéda en 1774, Louis XVI n’était guère préparé à assumer la royauté. Imperméable aux idées nouvelles en dépit d’un réel intérêt pour le progrès des sciences et des techniques, de caractère indécis et influençable, le roi n’eut pas le courage de soutenir les réformes proposées par ses ministres : son règne est marqué par une série de crises politiques et économiques qui devaient aboutir à la destruction de l’Ancien Régime. En 1789, il doit accepter sous la pression du tiers état la transformation des états généraux en Assemblée nationale ainsi que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Analyse de l'image Louis XVI est représenté sur un cheval cabré. Le paysage désert (seule une acanthe orne le premier plan dans l’angle inférieur gauche) semble en opposition avec la conception traditionnelle du portrait héroïque à arrière-plan militaire que suggère néanmoins le cheval cabré. Interprétation

Musée de l'histoire de France Une salle de jeu de paume devient le berceau de la nation. Afin d’obtenir la levée d’un nouvel impôt, pour résoudre une grave crise financière, Louis XVI avait convoqué à Versailles les Etats généraux, réunions des députés français représentant les trois ordres, la noblesse, le clergé et le tiers-état. Les députés du tiers-état espèrent obtenir des réformes mais le roi fait la sourde oreille. En 1789, Jacques-Louis David a quarante-et-un ans. La condamnation de Louis XVI Contexte historique Le procès de Louis XVI A la suite de l’insurrection du 10 août 1792, le roi, dont le pouvoir est suspendu, est incarcéré avec sa famille à la prison du Temple. Analyse de l'image Les votes des députés de Paris sur la sentence Sur une page d’un cahier de 17 feuillets manuscrits, de 35 sur 24 cm, figure une partie de la liste des députés appelés à se prononcer les 16 et 17 janvier 1793 sur la sentence de condamnation de Louis XVI. Sur la dernière page est portée l’inscription suivante : « L’Assemblée a reçu la déclaration que lui ont faite tous ceux de ses membres qui n’ont pas voté pour la peine de mort ou qui y ont attaché une condition, qu’ils s’étaient déterminés à voter comme législateurs et non comme juges et qu’ils n’avaient entendu prendre qu’une mesure de sûreté générale. » Interprétation Qui vote la mort du roi ? A côté des sentences de mort, on note d’autres choix, plus modérés : la détention jusqu'à la paix, suivie du bannissement.

Robespierre, incorruptible et dictateur Contexte historique D’origine bourgeoise, fils d’avocat et avocat lui-même, Robespierre est l’une des grandes incarnations de l’esprit de la Révolution. Formé chez les oratoriens à Arras, sa ville natale, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il subit l’influence de Rousseau, dont le Contrat social détermina ses positions politiques. Analyse de l'image Dans ce modeste portrait anonyme, Robespierre, représenté en buste, nous apparaît dans la mise sévère des députés du tiers état : habit noir avec lequel contrastent un simple jabot blanc et une perruque commune à la plupart des représentants du troisième ordre, tel Mirabeau. Interprétation On conserve un autre portrait de Robespierre « dessiné d’après nature » par le graveur Vérité, d’un formalisme analogue à celui-ci.

Le serment du Jeu de paume, 20 juin 1789 Contexte historique Cet événement fondateur de la Révolution française constitue une étape symbolique dans la destruction de l’absolutisme. L’ouverture des états généraux avait suscité une querelle de procédure : le tiers état souhaitait la réunion des trois ordres ainsi que le vote par tête, le vote par ordre donnant nécessairement la majorité au clergé et à la noblesse. Face au refus du roi, le tiers état se proclama Assemblée nationale et appela les deux autres ordres à le rejoindre. Louis XVI fit fermer la salle de réunion des députés. Ces derniers se portèrent alors dans la salle du Jeu de paume. Analyse des images La scène prend place dans la salle du Jeu de paume dont David dessina l’architecture in situ. Sur la toile inachevée, la nudité suggérée sous les vêtements concourt encore à l’idéalisation de la scène à laquelle David n’assista pas, mais qu’il souhaita hisser au rang d’acte universel. Interprétation

Musée de l'histoire de France // L’ébauche du Serment du Jeu de paume « Non, l’histoire d’aucun peuple n’offre rien de si grand, de si sublime que ce serment du Jeu de paume, que je dois peindre ». Jacques-Louis David, Lettre à l’Assemblée nationale du 5 février 1792. Une commande de l’Assemblée nationale Au début de l’année 1790, Jacques-Louis David convainc les Jacobins puis l’Assemblée de soutenir son projet de représenter la scène du 20 juin 1789, bien qu’il n’y ait pas assisté. Une œuvre gigantesque en devenir Qu’est-ce qu’une ébauche ? En 1792, dans le Dictionnaire des arts de peinture, sculpture et gravure, Claude Henri Watelet nous donne une définition technique et contemporaine du mot ébauche : « L’ébauche est le premier travail du tableau même : elle doit être couverte dans la suite par d’autres travaux ; mais cependant elle doit subsister (…). Une œuvre monumentale Destinée à orner un mur de la salle de l’Assemblée nationale, la toile du Serment a des dimensions impressionnantes : 7,15 m x 10,40 m. Sources

L’abolition de la Royauté - 21 septembre 1792 Contexte historique Le 21 septembre 1792, la Convention nationale décrète l’abolition de la royauté. Ce décret met fin à la longue décadence du pouvoir monarchique amorcée en 1789. En effet, depuis les journées d’octobre 1789 qui voient les femmes et les ouvriers parisiens ramener le roi et sa famille de Versailles aux Tuileries, Louis XVI est prisonnier du peuple de Paris, qui contrôle désormais le pouvoir politique. L’Assemblée constituante s’installe également aux Tuileries, dans la salle du Manège. Malgré son serment de « maintenir la Constitution », prononcé solennellement le 14 juillet 1790 lors de la fête de la Fédération, Louis XVI souhaite rompre avec la Révolution. Analyse de l'image Ce document est le procès-verbal du décret adopté à l’unanimité par les députés de la Convention nationale le 21 septembre 1792 et conservé aux Archives nationales. Interprétation L’insurrection du 10 août 1792 amène l’Assemblée législative à prononcer la suspension du roi, mais non sa déposition.

Related: