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L’abolition de la Royauté - 21 septembre 1792

Contexte historique Le 21 septembre 1792, la Convention nationale décrète l’abolition de la royauté. Ce décret met fin à la longue décadence du pouvoir monarchique amorcée en 1789. En effet, depuis les journées d’octobre 1789 qui voient les femmes et les ouvriers parisiens ramener le roi et sa famille de Versailles aux Tuileries, Louis XVI est prisonnier du peuple de Paris, qui contrôle désormais le pouvoir politique. L’Assemblée constituante s’installe également aux Tuileries, dans la salle du Manège. Malgré son serment de « maintenir la Constitution », prononcé solennellement le 14 juillet 1790 lors de la fête de la Fédération, Louis XVI souhaite rompre avec la Révolution. Analyse de l'image Ce document est le procès-verbal du décret adopté à l’unanimité par les députés de la Convention nationale le 21 septembre 1792 et conservé aux Archives nationales. Interprétation L’insurrection du 10 août 1792 amène l’Assemblée législative à prononcer la suspension du roi, mais non sa déposition.

Les massacres de septembre Contexte historique Moment capital dans l’histoire de la Révolution française, la journée du 10 août 1792 marque, de fait, la fin de la monarchie et le début de la seconde Révolution. Trois pouvoirs occupent le devant de la scène au lendemain de la prise des Tuileries : la Commune insurrectionnelle de Paris, désormais dominée par Robespierre ; l’Assemblée législative issue des élections de septembre 1791 ; le Conseil exécutif provisoire, à la tête duquel se trouve Danton, ministre de la Justice, Premier ministre de fait, secondé par Roland à l’Intérieur, Servan à la Guerre, Clavière aux Finances, Lebrun-Tondu aux Affaires étrangères et le savant mathématicien Monge à la Marine. Dans l’attente de l’élection d’une Convention nationale, la Commune de Paris impose sa prééminence, sourdement contestée par l’Assemblée législative et le Conseil exécutif provisoire. La reddition de la ville de Longwy, le 23 août, accroît la crainte d’une menace étrangère sur la capitale. Analyse des images

Retour de Varennes à Paris Contexte historique Après Varennes Louis XVI est ramené à Paris, sur ordre de l’Assemblée nationale, le 25 juin 1791, après avoir tenté de fuir à l’étranger. Le peuple se précipite en foule sur tout le parcours, mais observe un silence impressionnant. Car, dans Paris, des placards ont été apposés : « Quiconque applaudira le roi sera bastonné, quiconque l’insultera sera pendu. » Venant du nord-est de Paris, la berline royale passe devant la barrière d’octroi du Roule. Jérôme Pétion, l’un des trois députés envoyés par l’Assemblée nationale pour ramener le roi à Paris, a relaté ce moment historique[2] où bascule la confiance dans la royauté. La fuite du roi apparaît comme une trahison et marque profondément les esprits. Analyse de l'image Le convoi royal devant la barrière du Roule Le dessin de Jean-Louis Prieur, probablement contemporain de l’événement, a été gravé à l’eau-forte par Jean Duplessi-Bertaux et reproduit par P. Interprétation Donner une résonance patriotique à l’événement

Les débuts de la Terreur Contexte historique L’historiographie révolutionnaire, très développée au XIXe siècle bien qu’elle prît souvent la forme des opinions professées par ses auteurs, qu’ils soient de gauche (Michelet) ou de droite (Taine), passa rapidement dans l’iconographie sous forme d’événements extraits de leur contexte. Les sujets de Mademoiselle Cazotte et de la princesse de Lamballe en sont des exemples bien connus. Les deux événements représentés révèlent les graves tensions sociales de cette période, où les opposants à la Révolution et les aristocrates étaient accusés de tous les maux. Analyse des images Elisabeth de Cazotte sauve la vie de son père à la prison de l’Abbaye de Claude-Noël Thévenin Jacques Cazotte (1719-1792), littérateur préromantique maître du fantastique (Le Diable amoureux, 1772), était hostile à la Révolution. Mort de la princesse de Lamballe de Léon-Maxime Faivre Interprétation Ces deux œuvres s’inspirent de drames vécus par des femmes lors des événements de septembre 1792.

La chute de la royauté Contexte historique A l’été 1792, les conflits intérieurs s’aggravent avec les défaites militaires : l’Assemblée crée un camp des Fédérés près de Paris. Le roi y oppose son véto et ne cède pas à la pression populaire. Analyse de l'image Cette composition présentée au Salon de 1793 représente la cour du Carrousel où se tient le combat opposant les Sections aux gardes suisses. Interprétation Lors du concours de peinture de l’an II de la République, cinq artistes présentèrent des esquisses représentant l’assaut des Tuileries.

10 août 1792 - De la monarchie constitutionnelle à la République Contexte historique Lors de la réunion des états généraux le 5 mai 1789, Louis XVI dispose encore d’un important capital de confiance et de popularité parmi ses sujets. Cependant, incapable de comprendre les espoirs des représentants du tiers état et d’apprécier l’importance des changements qui s’opèrent dans son royaume, profondément attaché à l’absolutisme de droit divin, le roi déçoit le peuple français. S’ajoutant à la crise politique, la crise économique est à l’origine des journées d’octobre 1789 qui voient le pitoyable retour de la famille royale au palais des Tuileries. Le monarque est en quelque sorte l’otage du peuple de Paris, et le prestige de la monarchie s’en trouve considérablement entamé. Le 1er octobre 1791, l’Assemblée constituante laisse place à l’Assemblée législative. Analyse de l'image Élève de Jacques Louis David (1748-1825), François Pascal Simon Gérard (1770-1837) s’inscrit au Concours de l’an II, instauré en 1794 par la Convention. Interprétation

La condamnation de Louis XVI Contexte historique Le procès de Louis XVI A la suite de l’insurrection du 10 août 1792, le roi, dont le pouvoir est suspendu, est incarcéré avec sa famille à la prison du Temple. Analyse de l'image Les votes des députés de Paris sur la sentence Sur une page d’un cahier de 17 feuillets manuscrits, de 35 sur 24 cm, figure une partie de la liste des députés appelés à se prononcer les 16 et 17 janvier 1793 sur la sentence de condamnation de Louis XVI. Sur la dernière page est portée l’inscription suivante : « L’Assemblée a reçu la déclaration que lui ont faite tous ceux de ses membres qui n’ont pas voté pour la peine de mort ou qui y ont attaché une condition, qu’ils s’étaient déterminés à voter comme législateurs et non comme juges et qu’ils n’avaient entendu prendre qu’une mesure de sûreté générale. » Interprétation Qui vote la mort du roi ? A côté des sentences de mort, on note d’autres choix, plus modérés : la détention jusqu'à la paix, suivie du bannissement.

Les principes du gouvernement révolutionnaire Contexte historique La République en danger A l’automne 1793, les menaces qui pèsent sur la République se sont accentuées tant aux frontières qu’au cœur du pays. A Paris, la crise financière de la Compagnie des Indes fournit la preuve que des révolutionnaires sont corrompus. Analyse des images La Terreur et la Vertu Le 5 nivôse an II (25 décembre 1793), Maximilien de Robespierre se rend au Comité de salut public afin d’y présenter les principes du gouvernement révolutionnaire. La Révolution repose sur deux principes qui doivent se succéder dans le temps. Mais pour l’heure, du fait de la guerre, la fermeté s’impose. Interprétation Sur le chemin de la Grande Terreur Pour Robespierre, la dictature des Comités comme la Terreur se justifient parce qu’elles seules permettront de mettre fin à la guerre civile et étrangère.

Louis XVI guillotiné Contexte historique La chute de la monarchie le 10 août 1792, dans un contexte de revers militaires, entraîna la proclamation de la République et la réunion de la Convention le 21 septembre 1792. Destitué, le roi fut traduit en justice, non pas en tant qu’homme, mais en tant que symbole d’un régime détruit. Deux tendances se firent jour quant au sort qui devait lui être réservé. Analyse des images Ces œuvres anglaises ont été peintes en 1793 sous le choc de l’émotion, d’après les témoignages de l’abbé Edgeworth, autorisé à assister le souverain condamné. Interprétation Maladroits, documentaires plutôt qu’artistiques, les deux tableaux de Bénazech anticipent sur toutes les légendes qui seront colportées sur ces moments clefs de l’histoire de France.

Un symbole pour la Première République Contexte historique Le 21 septembre 1792, la Convention abolit la monarchie. Elle décréta le 22 que les actes publics seraient datés de l’an I de la République française. Les révolutionnaires croyaient à la vertu pédagogique des images : la République au sens d’Etat dépourvu de monarque fut représentée par une femme en habit antique, allusion à la République romaine. Analyse de l'image La République, solide figure de jeune femme, est entourée de cinq attributs : la pique surmontée du bonnet phrygien, symbole de la Liberté, le niveau, symbole d’égalité, posé sur un faisceau de licteur entouré de feuilles de chêne (l’union et la force). Interprétation « Ma grande figure de la Liberté ou République française, écrit Gros le 16 mars 1795 à sa mère, est terminée ; on en paraît content.

Jacques Bertaux - Prise du palais des Tuileries - 1793 .jpg — Wikimedia Commons La République Contexte historique Le 21 septembre 1792, la Convention nationale, constituée la veille à la suite des premières élections législatives au suffrage universel, s’est réunie pour la première fois et a déclaré l’abolition de la monarchie. Le lendemain la République est proclamée. L’abbé Grégoire, chargé dans la foulée d’un rapport sur les sceaux de la République, propose que la Liberté soit officiellement adoptée comme symbole de la France, « afin que nos emblèmes circulant sur le globe, présentassent à tous les peuples les images chéries de la Liberté et de la fierté républicaines ». L’incarnation de la République va dès lors progressivement se confondre avec la déesse de la Liberté qui avait jusqu’alors dominé le répertoire symbolique révolutionnaire. Analyse de l'image La triade républicaine occupe le centre de la composition. Interprétation

Manifeste de Brunswick Manifeste de Brunswick « Déclaration de SAS le duc régnant de Brunswick-Lunebourg, commandant les armées combinées de LL.MM. l'Empereur et le roi de Prusse, adressée aux habitants de la France. Leurs majestés l'empereur et le roi de Prusse m'ayant confié le commandement des armées combinées qu'ils ont fait rassembler sur les frontières de France, j'ai voulu annoncer aux habitants de ce royaume les motifs qui ont déterminé les mesures des deux souverains, et les intentions qui les guident. Sa Majesté le roi de Prusse, unie avec Sa Majesté Impériale par les liens d'une alliance étroite et défensive, et membre prépondérant elle-même du corps germanique, n'a donc pu se dispenser de marcher au secours de son allié et de ses co-états ; et c'est sous ce double rapport qu'elle prend la défense de ce monarque et de l'Allemagne.

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