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La fête de la Fédération

La fête de la Fédération
Contexte historique La genèse de la fête Il s’agit de la fête la plus célèbre de la Révolution française. Fête emblématique, au point qu’aujourd’hui encore notre fête nationale réunit en elle deux adversaires : la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, et la Fédération du 14 juillet 1790. Analyse de l'image La procession du Champ-de-Mars Monnet et Hellman ont souhaité rendre le caractère grandiose de la scène La gravure représente le Champ-de-Mars creusé en forme d’ellipse, tel qu’on pouvait le contempler de la loge qui abritait l’Assemblée nationale. Interprétation L’histoire et la légende L’œuvre, en dépit de son caractère appliqué, restitue ce qui a fait la fortune historiographique de la fête de la Fédération : d’abord le spectacle grandiose du cirque, installé dans ce Champ-de-Mars où Michelet a vu le vrai legs de la Révolution à l’urbanisme parisien.

Fête de la Fédération, 14 juillet 1790 Contexte historique Une fête militaire pour l’ensemble de la nation En 1790, l’Assemblée constituante décide d’organiser une grande « Fédération des troupes de ligne et des gardes nationales » sur le modèle des fédérations qui se répandent en province depuis l’année précédente. L’acteur central de cette fête est la garde nationale. La fête est fixée à la date anniversaire de la prise de la Bastille, et minutieusement organisée pour éviter tout débordement. 50 000 hommes armés, venus de tous les points du territoire, défilent au Champ-de-Mars, devant 300 000 personnes. Analyse de l'image Calendrier mural pour 1791 Rare exemple conservé d’almanach mural, cet « Almanach gravé pour 1791 » (70x50 cm) se situe dans une tradition vieille de deux siècles : la diffusion de grandes gravures reproduisant un événement d’importance et accompagnées, dans la partie basse, d’un calendrier. La mise en scène grandiose et le déroulement de la fête de la Fédération sont évoqués avec précision. Interprétation

Anonymous - Prise de la Bastille.jpg — Wikimedia Commons Fête de la Fédération Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'enthousiasme y fut porté à son comble. Une seconde fédération eut lieu le ; mais l'union et l'entraînement qui avaient signalé la première avaient déjà fait place aux méfiances. Pendant les Cent-Jours (1815), on tenta de renouveler les anciennes fédérations à Paris et en Bretagne, mais sans aucun résultat. Cet évènement est fêté, tous les 14 juillet depuis 1880, en tant que Fête nationale française[3]. Fête de la réconciliation et de l’unité[modifier | modifier le code] En 1790, l’Assemblée voulut que cette première commémoration du soit la fête de la réconciliation et de l’unité de tous les Français. Origine[modifier | modifier le code] Ce sont ces fêtes civiques spontanées qui ont inspiré l'idée d'une grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi Louis XVI. Fête de la Fédération de Lyon, le 30 mai 1790[modifier | modifier le code] Notes[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération du dossier « Le 14 Juillet, naissance d’une fête nationale » - Pour mémoire - CNDP Et si la fête de la Fédération donnait tout son sens à la prise de la Bastille ? Le 15 juillet 1789, Louis XVI nomme La Fayette commandant de la garde parisienne créée pour canaliser les mouvements populaires et assurer la protection des Parisiens. Des milices de citoyens se créent dans chaque ville sur le modèle de la garde nationale de Paris pour lutter contre toute menace, notamment pendant la Grande Peur. Des fédérations locales, régionales de gardes nationales se sont constituées dans le sud de la France dès le mois d’août 1789. Charles Thévenin (1764-1838), La Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, au Champ-de- Mars, peinture réalisée en 1795, Paris, musée Carnavalet, © Musée Carnavalet/ Roger-Viollet L’auteur de la toile a été présenté dans la partie précédente. Le théâtre de la fête est le Champ-de-Mars, aménagé à partir du 1er juillet par de nombreux ouvriers, notamment de terrassement pour créer un cirque à l’antique, dont la capacité est estimée à cent mille places.

L'arrestation du gouverneur de la Bastille, le 14 juillet 1789 Contexte historique A Paris, la nouvelle du renvoi de Necker le 11 juillet 1789 provoque de nombreuses manifestations. Le 14, à la suite du refus du gouverneur des Invalides de mettre à la disposition des Parisiens ses stocks d’armes, une foule imposante escalade les fossés des Invalides et obtient par la force une douzaine de canons et 32 000 fusils. Les Parisiens sont armés, mais il leur manque encore de la poudre et des balles. Analyse de l'image Le tableau retrace les derniers feux du combat et la sortie sous escorte de de Launay, le gouverneur de la Bastille. Interprétation Lallemand retrace l’événement le plus représenté de la Révolution dans un style décoratif et descriptif qui, à l'époque, se trouve sur le point de disparaître.

IHRF: IHRF - Accueil La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 Contexte historique La menace d’un complot aristocratique suite à la réunion des états généraux, la nouvelle du renvoi du ministre Necker, le 11 juillet, dénoncé par Camille Desmoulins comme le « tocsin d’une Saint-Barthélemy des patriotes », suscitent une vive émotion dans le peuple parisien, alors que se profile le spectre de la disette et que le roi a massé des troupes autour de Paris. Une milice bourgeoise est constituée en même temps qu’est proclamée une « municipalité insurrectionnelle ». La colère monte et finit par déclencher l’insurrection. La foule qui se pressait devant la Bastille ne cherchait pas à attaquer cette prison d’Etat presque vide, qui n’en demeurait pas moins un symbole de l’arbitraire royal : c’était une forteresse imprenable. Analyse de l'image Interprétation Comme le commente une gravure de la période révolutionnaire reprenant cette composition : « Il fallait dérober à l’œil le tableau hideux de la plus atroce perfidie !

Révolution française Prise de la Bastille le 14 juillet 1789 par Houël. Les guerres de la Révolution française, qui ont touché une large partie de l’Europe continentale, ont propagé les idées révolutionnaires et contribué à l'abolition de la société d'ordres en Europe occidentale, dans les « républiques sœurs » puis dans toute l'Europe[1]. La Révolution française « diffère des autres révolutions par ses exigences universalistes en ce qu'elle est destinée à bénéficier à toute l'humanité[2] ». Dès son commencement, la portée universelle des idées de la Révolution française a été proclamée par ses partisans et l'ampleur de ses conséquences soulignée par ses détracteurs[3]. La Révolution est restée un objet de débats[4] ainsi qu'une référence controversée tout au long des deux siècles qui l'ont suivie, en France et dans le monde[5]. Chronologie et périodisation La France dans les années 1780 La société française Organisation des trois ordres de la féodalité. Résistance à la monarchie absolue et désir de réforme Vendée

Diplôme de Vainqueur de la Bastille Contexte historique L’Assemblée et les acteurs de la prise de la Bastille Au lendemain du 14 juillet 1789, La Fayette a réorganisé la milice bourgeoise en garde nationale pour mettre fin à la situation insurrectionnelle créée par la prise de la Bastille, tout en conservant contre les troupes royales les forces d’une armée civique. L’Assemblée reste soucieuse de contrôler les éléments armés susceptibles de déclencher des émeutes. En février 1790, ceux qui se disent Vainqueurs de la Bastille adressent une pétition à l’Assemblée nationale pour obtenir une médaille. Mais la fête ne doit réunir que la garde nationale et les troupes de ligne, aussi, après leur avoir été accordée, la « place honorable » suscite des difficultés. Analyse de l'image Un diplôme exceptionnel pour les héros de la Bastille Le diplôme, à en-tête de l’Assemblée nationale, est destiné à récompenser un « Vainqueur de la Bastille », ici Etienne Benoît[1] dont la signature figure à gauche, à la verticale. Interprétation

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