background preloader

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789
Contexte historique La menace d’un complot aristocratique suite à la réunion des états généraux, la nouvelle du renvoi du ministre Necker, le 11 juillet, dénoncé par Camille Desmoulins comme le « tocsin d’une Saint-Barthélemy des patriotes », suscitent une vive émotion dans le peuple parisien, alors que se profile le spectre de la disette et que le roi a massé des troupes autour de Paris. Une milice bourgeoise est constituée en même temps qu’est proclamée une « municipalité insurrectionnelle ». La colère monte et finit par déclencher l’insurrection. Analyse de l'image Ce tableau anonyme, témoignage parmi tant d’autres d’un événement qui inspira nombre d’artistes, peintres, dessinateurs et graveurs français et étrangers de l’époque, met en scène le moment où le gouverneur de Launay est emmené vers l’Hôtel de Ville. Interprétation

L'arrestation du gouverneur de la Bastille, le 14 juillet 1789 Contexte historique A Paris, la nouvelle du renvoi de Necker le 11 juillet 1789 provoque de nombreuses manifestations. Le 14, à la suite du refus du gouverneur des Invalides de mettre à la disposition des Parisiens ses stocks d’armes, une foule imposante escalade les fossés des Invalides et obtient par la force une douzaine de canons et 32 000 fusils. Analyse de l'image Le tableau retrace les derniers feux du combat et la sortie sous escorte de de Launay, le gouverneur de la Bastille. Interprétation Lallemand retrace l’événement le plus représenté de la Révolution dans un style décoratif et descriptif qui, à l'époque, se trouve sur le point de disparaître.

Les Etats généraux Contexte historique La cérémonie d’ouverture des états généraux eut lieu le 5 mai 1789 dans une vaste salle aménagée dans l’hôtel des Menus-Plaisirs, avenue de Paris à Versailles. Mille cent dix-huit députés représentaient les trois ordres : clergé, noblesse et tiers état. Analyse de l'image Dessinateur et graveur, chroniqueur pittoresque des fastes et des mœurs de la fin de l’Ancien Régime, Moreau le Jeune représente ici, dans un document saisissant de vérité, la pompe royale parvenue au comble du raffinement. Interprétation Il faut être sensible dans cette composition de Moreau le Jeune à l’esprit d’un artiste que Louis XVI, en 1790, nommera dessinateur des Menus-Plaisirs : on y sent planer la même douceur et la même admiration de la vie de cour que dans l’Illumination du parc de Versailles à l’occasion du mariage du Dauphin, dans l’Assemblée des notables présidée par Louis XVI en 1787 ou encore dans la Fête donnée à Louveciennes le 2 septembre 1777.

Diplôme de Vainqueur de la Bastille Contexte historique L’Assemblée et les acteurs de la prise de la Bastille Au lendemain du 14 juillet 1789, La Fayette a réorganisé la milice bourgeoise en garde nationale pour mettre fin à la situation insurrectionnelle créée par la prise de la Bastille, tout en conservant contre les troupes royales les forces d’une armée civique. En février 1790, ceux qui se disent Vainqueurs de la Bastille adressent une pétition à l’Assemblée nationale pour obtenir une médaille. Mais la fête ne doit réunir que la garde nationale et les troupes de ligne, aussi, après leur avoir été accordée, la « place honorable » suscite des difficultés. Analyse de l'image Un diplôme exceptionnel pour les héros de la Bastille Le diplôme, à en-tête de l’Assemblée nationale, est destiné à récompenser un « Vainqueur de la Bastille », ici Etienne Benoît[1] dont la signature figure à gauche, à la verticale. L’Hercule qui surmonte la colonne de gauche symbolise la force du peuple ; il reproduit le fameux Hercule Farnèse[2].

Musée de l'histoire de France // L’ébauche du Serment du Jeu de paume « Non, l’histoire d’aucun peuple n’offre rien de si grand, de si sublime que ce serment du Jeu de paume, que je dois peindre ». Jacques-Louis David, Lettre à l’Assemblée nationale du 5 février 1792. Une commande de l’Assemblée nationale Au début de l’année 1790, Jacques-Louis David convainc les Jacobins puis l’Assemblée de soutenir son projet de représenter la scène du 20 juin 1789, bien qu’il n’y ait pas assisté. Il remplit plusieurs carnets de croquis et de notes qui renferment ses toutes premières recherches. Une œuvre gigantesque en devenir Qu’est-ce qu’une ébauche ? En 1792, dans le Dictionnaire des arts de peinture, sculpture et gravure, Claude Henri Watelet nous donne une définition technique et contemporaine du mot ébauche : « L’ébauche est le premier travail du tableau même : elle doit être couverte dans la suite par d’autres travaux ; mais cependant elle doit subsister (…). Une œuvre monumentale Le travail du maître et de ses assistants Sources

Fête de la Fédération, 14 juillet 1790 Contexte historique Une fête militaire pour l’ensemble de la nation En 1790, l’Assemblée constituante décide d’organiser une grande « Fédération des troupes de ligne et des gardes nationales » sur le modèle des fédérations qui se répandent en province depuis l’année précédente. L’acteur central de cette fête est la garde nationale. Sous ce nouveau nom, la milice bourgeoise a été réorganisée par La Fayette, au lendemain du 14 juillet 1789, pour mettre fin à la situation insurrectionnelle créée par la prise de la Bastille tout en conservant contre les troupes royales les forces d’une armée civique. Pour contrôler les éléments armés susceptibles de déclencher des émeutes, à Paris comme en province, il est décidé de réunir en un serment commun les gardes nationaux, désignés au terme d’une élection à deux degrés, et les troupes de ligne, représentées par les soldats les plus anciens. Analyse de l'image Calendrier mural pour 1791 Interprétation

Le serment du Jeu de paume, 20 juin 1789 Contexte historique Cet événement fondateur de la Révolution française constitue une étape symbolique dans la destruction de l’absolutisme. L’ouverture des états généraux avait suscité une querelle de procédure : le tiers état souhaitait la réunion des trois ordres ainsi que le vote par tête, le vote par ordre donnant nécessairement la majorité au clergé et à la noblesse. Analyse des images La scène prend place dans la salle du Jeu de paume dont David dessina l’architecture in situ. Sur la toile inachevée, la nudité suggérée sous les vêtements concourt encore à l’idéalisation de la scène à laquelle David n’assista pas, mais qu’il souhaita hisser au rang d’acte universel. Le grand fragment de la toile inachevée de David présente quatre portraits presque finis : Barnave, Michel Gérard, Dubois-Crancé et Mirabeau. Interprétation

Le Serment du Jeu de paume.jpg — Wikimedia Commons Musée de l'histoire de France Une salle de jeu de paume devient le berceau de la nation. Afin d’obtenir la levée d’un nouvel impôt, pour résoudre une grave crise financière, Louis XVI avait convoqué à Versailles les Etats généraux, réunions des députés français représentant les trois ordres, la noblesse, le clergé et le tiers-état. Les députés du tiers-état espèrent obtenir des réformes mais le roi fait la sourde oreille. Ils décident alors le 17 juin de se constituer en assemblée nationale et s’approprient le pouvoir législatif. En 1789, Jacques-Louis David a quarante-et-un ans.

La fête de la Fédération Contexte historique La genèse de la fête Il s’agit de la fête la plus célèbre de la Révolution française. Analyse de l'image La procession du Champ-de-Mars Monnet et Hellman ont souhaité rendre le caractère grandiose de la scène La gravure représente le Champ-de-Mars creusé en forme d’ellipse, tel qu’on pouvait le contempler de la loge qui abritait l’Assemblée nationale. Interprétation L’histoire et la légende L’œuvre, en dépit de son caractère appliqué, restitue ce qui a fait la fortune historiographique de la fête de la Fédération : d’abord le spectacle grandiose du cirque, installé dans ce Champ-de-Mars où Michelet a vu le vrai legs de la Révolution à l’urbanisme parisien.

Les signataires du serment du Jeu de paume Contexte historique Un acte de courage politique accompli dans des conditions de fortune 17 juin 1789, face à l’inertie générale, les députés du Tiers Etat aux Etats généraux se constituent, en Assemblée nationale. La majorité du clergé vote, le 19, sa réunion au Tiers. Le roi qui ne veut pas reconnaître ces mesures prescrit la fermeture de la salle où le Tiers se rassemble. Les députés se rendent, le 20 juin, à la Salle du jeu de paume et décident de prêter serment de ne se séparer qu’après avoir donné une constitution à la France. La situation n’est pas alors sans danger pour les députés qui bravent la volonté royale à quelques pas du fastueux palais de Versailles. La réunion suivante de l’Assemblée nationale qui se tient deux jours plus tard dans l’église Saint-Louis de Versailles voit l’amorce du rassemblement des trois ordres : une députation de la majorité du Clergé et deux nobles viennent se joindre au Tiers. Analyse des images Au centre, trois personnages s’étreignent.

Anonymous - Prise de la Bastille.jpg — Wikimedia Commons

Related: