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Napoléon, idole du peuple sous Louis-Philippe Contexte historique « Toujours lui ! Lui partout ! », s’exclamait Victor Hugo dans Les Orientales (1829), à quoi Auguste Barbier répondait dans « L’idole » (Les Iambes (1831) : « Encore Napoléon, encore sa grande image ! Analyse des images Outre les objets présentés ici, on trouve aussi des canifs, des encriers, des sonnettes de table, des bougeoirs en forme de Napoléon, des tabatières ou boîtes diverses décorées de portraits de l’Empereur ou de scènes de bataille, des représentations du tombeau de l’Empereur, des statuettes, des assiettes ornées de sujets napoléoniens, etc. Il n’était pas anodin dans la première partie du XIXe siècle de posséder un objet de ce type, surtout sous la Restauration. En revanche, les pichets et le moule à gaufres sont bel et bien des objets très populaires, objets de cuisine et de taverne, qu’on ne devait cependant montrer qu’à des intimes ou à des proches dont on connaissait les opinions. Interprétation

Le Naturalisme (XIXe siècle) Les courants littéraires ► vous êtes ici Courants littéraires XIXe siècle Zola et le groupe de Médan Zola parle déjà des « écrivains naturalistes » dans sa préface à Thérèse Raquin en 1867 ; c’est à la même époque qu’il conçoit le projet des Rougon-Macquart sur le modèle de la Comédie humaine, de Balzac : ce vaste cycle romanesque forme vingt volumes, publiés entre 1871 et 1893, et raconte, comme le dit son sous-titre, l’« histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire ». Après cinq romans qui évoquent l’irrésistible ascension de personnages de bourgeois, Zola connaît un grand succès en 1877 avec l’Assommoir, qui raconte la « déchéance d’une famille ouvrière dans le milieu de nos faubourgs » (préface). C’est à l’époque de la publication de l’Assommoir que Zola réunit tous les jeudis, dans la maison de campagne qu’il vient d’acheter à Médan, près de Paris, un groupe d’écrivains, parmi lesquels Maupassant, Huysmans, Céard, Hennique et Alexis. L’imaginaire naturaliste

Portraits officiels : Louis-Philippe et Napoléon III Contexte historique Une ère nouvelle Les Trois Glorieuses obligent Charles X à fuir Paris. Conscient de son impopularité, le souverain déchu espère voir son petit-fils, le comte de Chambord, prendre sa place sous le nom de Henri V. En vain, car les Chambres réaffirment la primauté de la Charte constitutionnelle adoptée par Louis XVIII en 1814 et proposent le trône, sur l’insistance de Thiers et de La Fayette, à son cousin Louis-Philippe d’Orléans. Le souverain s’appuie sur la bourgeoisie et encourage le développement industriel (première ligne de chemin de fer, bateau à vapeur, etc.) tout en cherchant à fédérer les différents courants politiques dans une grande dynamique sociale. « Roi bourgeois », il tente de stabiliser la monarchie constitutionnelle et les principes du libéralisme. Analyse des images Le « roi bourgeois » et le prince-président Remarqué par la reine Marie-Amélie, Franz-Xaver Winterhalter (1806-1873) est chargé du portrait officiel de Louis-Philippe en 1839. Interprétation

ZOLA : THEORIE ET PRATIQUE DU NATURALISME Ces thèmes seront constamment déclinés par Zola tout au long de ses préfaces et de ses nombreux textes théoriques : « Posséder le mécanisme des phénomènes chez l'homme, montrer les rouages des manifestations intellectuelles et sensuelles telles que la physiologie nous les expliquera, sous les influences de l'hérédité et des circonstances ambiantes, puis montrer l'homme vivant dans le milieu social qu'il a produit lui-même, qu'il modifie tous les jours, et au sein duquel il éprouve à son tour une transformation continue.» Ces lignes du (1880) enferment toute la doctrine naturaliste. « Mais Zola n’est pas un réaliste, madame ! c’est un poète ! Dans L'Assommoir, même le langage ouvrier, dont Zola avait pourtant constitué, sur le terrain, un véritable lexique, est, à bien des égards, une création littéraire.

Musée de l'histoire de France // Un vent de liberté souffle sur les colonies Oeuvre Abolition de l’esclavage dans les colonies, le 23 avril 1848 Quinze ans après la Grande-Bretagne, l'esclavage est définitivement aboli dans les colonies françaises sous la Deuxième République. Depuis le XVIIIème siècle, des voix s’étaient élevées pour l’abolition de l’esclavage, affirmant l’égalité des hommes et leur droit naturel à la liberté. De violente révoltes à Saint-Domingue pendant la Révolution avaient fait avancer l’idée, entraînant une première abolition de l’esclavage dans les colonies. Le tableau représente une scène d’émancipation dans les colonies, au moment de la proclamation de l’abolition. tous les dossiers

naturalisme Naturalisme Le naturalisme est un mouvement littéraire qui est né dans la seconde moitié du XIXème siècle, qui s’est attaché à décrire la réalité telle qu’elle est et non telle qu’elle devrait être ; on sait que Zola s’est déclaré disciple de Claude Bernard (l’auteur de « l’introduction à la médecine expérimentale), n’hésitant à écrire « le roman expérimental », livre dans lequel il prétend appliquer à la littérature les principes du grand savant. Par sa description qui se voulait objective de la réalité sociale, le naturalisme a contribué à la prise de conscience des inégalités sociales, à la naissance des droits de l’homme, à l’émergence du droit d’expression. L’art est devenu accessible à tous, une esthétique nouvelle étant créée, la littérature ou la peinture traitant de sujets quotidiens. La place de la science dans le mouvement naturaliste est essentielle : la théorie de l’hérédité, la thermodynamique, comme l’a si bien démontré Michel Serres, sont au cœur de l’œuvre d’Emile Zola.

Musée de l'histoire de France Cette grande salle carrée fait partie de l’aile Gabriel, élevée par l’architecte de ce nom entre 1771 et 1775, première étape de la reconstruction complète des façades du château du côté de la ville, jamais achevée. A la fin de l’Ancien Régime, elle servit de foyer à la salle de spectacle voisine, installée à l’emplacement d’un nouvel escalier, jamais achevé. Louis-Philippe la consacra aux représentations des réunions des Etats généraux et autres assemblées convoquées par le roi, qui ont émaillé l’histoire de France. Il voulait rappeler que, depuis les temps les plus anciens, en vertu du lien très étroit qui unissait la monarchie française et son peuple, les plus grandes décisions de l’histoire du royaume étaient prises par l’un et l’autre, de manière concertée. Les tableaux principaux montrent les assemblées les plus mémorables, autour de celle réunie à Versailles à partir du 5 mai 1789, dans la salle des Menus-Plaisirs, l’un des grands événements de la Révolution française.

Le naturalisme chez Zola Dès le début du 18ème siècle, ce dérivé savant de " naturel avait désigné le système symbolique, et notamment mythologique d'interprétation des phénomènes de la nature. Vers le milieu du siècle, le terme naturalisme s'emploie pour dénommer les théories excluant toute causalité surnaturelle. Au 18ème siècle, le mot s'emploie aussi en science pour désigner le caractère naturel de quelque chose, d'un phénomène. Peu à peu, ce terme tombe en désuétude jusqu'en 1857 où la Revue Moderne publie un texte du critique d'art Castagnary qualifiant la peinture de Courbet de naturaliste ; le sens en est ici : peintre traitant de la nature avec réalisme. Zola, au nom de la modernité rejette le romantisme " démodé comme un jargon que nous n'entendons plus " (cf. Mes Haines). Ecran classique : écran qui rend les couleurs que l'auteur veut bien donner.

Musée de l'histoire de France C’est dans l’ancienne grande salle des Gardes, vierge de tout décor d’Ancien Régime, et alors la plus vaste salle du palais (en dehors de la galerie des Glaces), que Louis-Philippe fit installer les plus grands tableaux de son musée d’Histoire de France : deux œuvres de David, Le sacre de Napoléon, le 2 décembre 1804, et Le serment fait à l’Empereur par l’armée après la distribution des aigles, le 5 décembre 1804. Ils devaient faire partie d’une suite sur les grands moments des cérémonies du couronnement de Napoléon en décembre 1804. Ces deux premières toiles, commandées sans destination précise, étaient restées sous l’Empire dans l’atelier de l’artiste et avaient été reprises par l’administration des musées en 1819 et mises en magasins. On y ajouta, du côté des fenêtres, deux portraits de Napoléon, l’un jeune, en général, l’autre en costume de sacre, surmontés de portraits de ses deux épouses, Joséphine de Beauharnais et Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine.

Sequence pour les Seconde 2, Musée de l'histoire de France Désirant s’attacher la plus vieille noblesse, dite justement « immémoriale », et souhaitant ne pas évoquer les innombrables luttes féodales de la France médiévale, Louis-Philippe choisit de raconter dans son musée d’Histoire de France l’extraordinaire épopée des croisades, mise à la mode par des ouvrages historiques et des romans. Prêchées par la Papauté à partir de la fin du XIème siècle pour la délivrance du tombeau du Christ, tombé aux mains des Musulmans – les « Infidèles » -, elles entraînèrent dans une sorte d’« union sacrée » tous les royaumes de la Chrétienté jusqu’à la fin du XIIIème siècle. Au-delà des aventures militaires qu’elles représentaient, leurs récits étaient émaillés de notes d’exotisme et d’insolite, qui fascinèrent des générations de lecteurs et de voyageurs. Au récit des croisades, on ajouta les grands moments de l’histoire de l’ordre hospitalier des chevaliers de Rhodes, entre le XIVème et le XVIème siècles. Voir les œuvres présentes dans cette salle

Musée de l'histoire de France La galerie des Batailles est le premier ensemble voulu par le roi Louis-Philippe pour son musée d’histoire de France, un lieu qui devait manifester son souhait de réconciliation nationale, après quarante années de changements de régimes et de luttes fratricides. Elle est aménagée dans l’aile sud du palais et occupe tout l’espace du côté des jardins, sur deux étages, à l’emplacement des appartements des Enfants de France. Elle a été conçue par l’architecte du palais, Frédéric Nepveu, entre 1834 et 1837, probablement avec les conseils de son maître, Pierre-Léonard Fontaine, alors architecte du gouvernement. Conçue pour répondre à la galerie des Glaces, elle est longue de près de 110 mètres, soit près de quarante mètres de plus que celle-ci (73 mètres), et large de 13 mètres. Trente-trois tableaux monumentaux racontent l’épopée militaire de la France. Tous les régimes sont représentés, Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons, auxquels s’ajoutent la Révolution et Napoléon.

Daumier, Les célébrités du Juste Milieu Honoré DaumierCharles Philipon (en cours de restauration)© Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt Entre 1832 et 1835, à la demande de Charles Philipon (1800-1862), fondateur des journaux satiriques La Caricature et le Charivari, opposés à la monarchie de Juillet, Honoré Daumier (1808-1879) modèle une quarantaine de bustes-charges, en terre crue peinte à l'huile, dont subsistent trente-six sculptures, toutes conservées au musée d'Orsay. Connus sous le nom Les Célébrités du Juste milieu et non les "Parlementaires", seuls vingt-six des personnages représentés exercèrent effectivement un mandat parlementaire. Députés, pairs de France mais aussi proches de Daumier, tel Philipon lui-même, cohabitent ainsi dans une galerie de portraits parfois cruels, toujours drôles, qui dépassent le simple enjeu de la caricature.

Louis-Philippe inaugure la galerie des Batailles Contexte historique Après le mariage du prince royal, le duc d’Orléans, Louis-Philippe inaugure solennellement le musée de Versailles en 1837. Dès 1833, influencé par Guizot, il avait eu l’idée de restaurer le château et d’y installer un musée dédié à « toutes les gloires de la France ». Il en surveilla de près les travaux estimés à plus de 23 millions de francs, qui furent payés sur sa cassette, et conçut avec les conseils de Guizot la galerie des Batailles. Pour cette occasion il passa commande de trente-trois tableaux célébrant les glorieux faits militaires de l’histoire nationale depuis Tolbiac (496) jusqu’à Wagram (1809). L’architecte Fontaine fut le maître d’œuvre de la restauration du château, et Horace Vernet le peintre le plus sollicité pour la galerie. Analyse de l'image La scène se tient dans la galerie des Batailles. Interprétation

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