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La photo au musée, ou l’appropriation

La photo au musée, ou l’appropriation
Courbet, Le Combat de cerfs (restauration), Musée d'Orsay. Ah! Si seulement la culture restait l’affaire de quelques-uns, esthètes raffinés à même de profiter de la délectation des œuvres! J’exagère? Rappelant le rôle de l’émotion dans le rapport à l’œuvre, le critique s’étonne même que l’initiative du musée puisse être critiquée, «car c’est faire œuvre de salubrité publique que de rappeler aux forcenés de la pixellisation ce pour quoi ils ont acheté un ticket d’entrée… Vouloir photographier les œuvres au point d’en faire une liberté essentielle, est un combat absurde, vain, dérisoire.» Inutile d’accuser Jean-Marc Proust de snobisme: il a pris les devant, croyant couper l’herbe sous les pieds de ses contradicteurs. Que nous apprend la lecture des historiens du tourisme ou des sociologues de la culture? Rome, présentoir de souvenirs, magnets. Les conditions de ce partage dépendent étroitement des structures sociales en vigueur. Vitrine de la pierre de Rosette, British Museum, Londres.

Photographie, musée et pouvoir : formes, ressorts et perspectives 1Verra-t-on encore longtemps cette énième invective de l’institution placardée sur les murs de nos musées ? Prenant le relais des pressions des visiteurs, nombreux sont aujourd’hui les professionnels qui défendent l’autorisation de la prise de photographie(s) dans le cadre muséal, vantant notamment ses qualités d’agent de médiation. Musée du Louvre, Paris, 2008 © Louise Merzeau 1 Chaumier, S. et Parisot, V. Un nouvel interdit au musée : la photographie ? 2Ainsi en est-il de Serge Chaumier et de Véronique Parisot dans « Un nouvel interdit au musée : la photographie ? 4Mais ce déplacement de l’argument peut-il suffire à une levée des interdits ? 5Le retournement des principaux arguments pour la photographie, du point de vue de l’institution muséale et en regard de ses prérogatives et de ses pouvoirs actuels, permet l’analyse des conséquences « négatives » de la pratique photographique et fournit quelques éclaircissements... 2 Certeau (de) M. Gemäldegalerie, Berlin, 2007 3 Foucault, M.

Pourquoi ne peut-on pas prendre de photos au musée d'Orsay ? | Rue89 Culture Depuis juin 2010, vous ne pouvez plus prendre de photos au musée d’Orsay. C’est interdit, que vous tentiez de photographier les collections ou votre progéniture dans les allées. Huit mois après l’interdiction, le livre d’or en ligne du musée regorge de protestations. Et le phénomène prend de l’ampleur : certains ont décidé de se mettre ostensiblement hors la loi. OrsayCommons veut faire « déborder » les images sur le Web Ce rendez-vous se veut « collectif, quotidien, joyeux, réflexe, réfléchi, sérieux, pas sérieux », peut-on lire sur la page Facebook de l’opération : « Ensemble, ils sortent leurs appareils photos, leurs iPhones, leurs Androids et partagent les photos en temps réel via Twitter, Flickr, Facebook. Samuel Bausson, webmaster au Museum de Toulouse et blogueur, était présent lors de la première édition OrsayCommons, en décembre 2010, qu’il a racontée sur son blog. L’interdiction est-elle légale ? Pourquoi interdire de prendre des photos ? Pour protéger les œuvres

Un grand entretien avec Bernard Stiegler : « Le rôle de l’art ? Produire du discernement ! » - L'Oeil - n° 633 - Mars 2011 Le consumérisme culturel et les nouvelles technologies sont les chevaux de bataille de ce philosophe atypique pour qui il faut défendre l’art et la culture. L'oeil : Philosophe, directeur de l’IRI, l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou, vous analysez les conséquences du consumérisme dans le champ culturel. Quelles sont-elles ? Bernard Stiegler : Dans l’art et la culture, comme dans tous les domaines, le consommateur a remplacé l’amateur. L’audimat et le marketing ont fait leur entrée dans les musées. Les publics sont devenus des audiences au sens des grands médias de masse. Vous estimez donc que, pour l’instant, les pouvoirs publics ne jouent pas leur rôle ? Wikileaks, n’est-ce pas une opportunité pour le citoyen de reprendre la main ? C’est ce que vous appelez l’économie de la contribution ? Comment les institutions culturelles peuvent-elles apporter leur pierre à cet édifice ? De quelle manière agit l’IRI dans cette optique ?

Musées: plaidoyer pour le no photo Ainsi, Orsay voudrait interdire qu’une cohorte de touristes armés de smartphones photographie à tout va ses Degas. Une liberté essentielle serait menacée. Par esprit mercantile, souffle-t-on. Mona Lisa? Depuis quelques années, musées et expositions sont devenues une vaste foire de photographes pressés. publicité Il m’arrive parfois, dans un musée, de délaisser les œuvres pour regarder les visiteurs. Elsa Olu y voit la mutation du visiteur en collectionneur, conservateur, propriétaire, commissaire d’exposition… J’ai du mal à imaginer qu’on regarde un film de 15 ou 30 minutes consacré à une promenade dans le musée du Prado, filmée par un amateur, sans commentaire ni explication des œuvres. Ce que je pressens, c’est que ces images rapidement obtenues (clic, clic, clic) ont fait fonction d’écran, mais au sens où elles ont obturé le regard du visiteur. Regarder c'est prendre son temps Mais il n’y a pas que l’émotion qui est perdue. C’est sans doute le plus triste. Et ensuite? Jean-Marc Proust

Photographies dans les musées : il est interdit d'interdire... Nombreuses sont les questions qui nous sont posées, lors des formations que nous animons, à propos du droit de l'image et spécialement du droit de photographier dans les lieux publics, et notamment dans les musées. Un droit issu des libertés publiques Le droit de prendre des photos, voire de créer des vidéos lorsqu'on se trouve dans un lieu public (voie publique, lieux ouverts au public même s'ils constituent des propriétés privées comme un magazin, un café, un restaurant, un cinéma, un théâtre, un musée...) relève de la liberté d'aller et de venir — autrement nommée liberté d'allure — qui est une de libertés fondamentales de tout citoyen dans les pays de libertés : c'est la liberté de faire ce qu'on veut, comme on veut, où on veut — du moins dans l'espace public. Or, la prise d'une photo fait partie de ces actes libres. Et le droit d'auteur ? On objectera bien sûr que le droit d'auteur de l'artiste dont l'œuvre est exposée peut être atteint. Photographier n'est pas exploiter... Voir aussi

Voyage au pays des journalistes politiques - M Magazine M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Bastien Bonnefous TRENTE SEMAINES... Trente toutes petites semaines. Pour les journalistes politiques, le compte à rebours du premier tour de l'élection présidentielle est lancé. La campagne est une période unique pour cette tribu médiatique. Pendant les six prochains mois, ces journalistes vont vivre en vase clos. L'exercice relève de l'équilibrisme. TERMINÉES LES ÉLECTIONS À LA PAPA, enterrées les vieilles règles du jeu médiatico-politique, relégué l'antique triptyque « un lieu, un thème, une proposition ». En quelques années, la profession a vécu un véritable bouleversement technologique. « Internet et le tout-info ont épuisé et épanoui la matière news, bouleversant totalement la pratique de nos métiers », explique Christophe Barbier. « LA COURSE À L'INFO, À L'IMAGE et à la petite phrase n'a jamais été aussi forte. D'OBSERVATEURS, LES JOURNALISTES SONT DEVENUS DE PLUS EN PLUS DES ACTEURS DU THÉÂTRE POLITIQUE.

Orsay Commons : contre l'interdiction de photographier au musée d'Orsay Interdire les photographies dans un lieu public, qui plus est dans un musée, lieu de la pulsion scopique par excellence, où l'on vient pour voir, est-ce une décision valable, voire applicable ? Il y a quelques mois, la direction du musée d'Orsay prenait la décision aberrante d'interdire toute prise d'image dans l'institution, photographique ou filmée — il n'est pas le seul, il en est de même par exemple au Prado, à Madrid, où le commerce d'affiches et de cartes postales « à la demande » est très rentable. Raison invoquée par le musée : le confort des visiteurs. Par Magali LesauvageFollow @MagLesauvage

Le ministère de la Culture dit oui à des réunions sur la photo au musée Accueil > Musées > Musée d’Orsay > No photo au musée d’Orsay Bernard Hasquenoph | Louvre pour tous | 21/08/2012 | 07:00 | 8 commentaires Prenant acte de l’évolution technologique et des nouveaux comportements des visiteurs, la Direction générale des patrimoines a accepté notre demande de créer un groupe de travail sur la pratique photographique et filmique dans les musées et monuments. Nous y participons. Au Louvre ©BH 04.05.12 | EN JANVIER DERNIER, au-delà de la situation particulière du musée d’Orsay qui interdit la pratique depuis mars 2010 entraînant protestations et incompréhension, nous lancions l’idée de réunions de réflexion, de concertation et de dialogue sur la place de la photo au musée, question qui, dans les années à venir écrivions-nous alors, va de toutes façons se poser de manière toujours plus forte, de par l’évolution technologique, la miniaturisation des appareils et leur généralisation massive dans la population. Cliquez sur l’image Le 16 avril 2012, Messieurs,

La guerre en Afghanistan : portée, forces et faiblesses du concept de culture de guerre appliqué aux guerres modernes Rousseau, Frédéric, Guerres, paix et sociétés 1911-1946, Neuilly, Atlande, 2004, p. 668. Ibid., p. 670. Audoin-Rouzeau, Stéphane, Annette Becker, 14-18, retrouvez la guerre, Paris, Gallimard, 2000, p. 145. Rousseau, Frédéric, op. cit., p. 669. Barnett, Michael, « Social Constructivism », Baylis, John, The Globalization of World Politics: An Introduction to International Relations, Oxford, Oxford University Press, 2001, p. 258. « the need to understand how individuals give significance and meaning to their actions ». Becker, Annette (entretien avec.), Culture(s) de guerre : Entretien avec Annette Becker, 2007, sur le Site d’histoire et de géographie de l’Académie de Lille, « Our mental maps are shaped by collectively held ideas such as knowledge, symbols, languages and rules », Barnett, Michael, op. cit., p. 258. Audoin-Rouzeau, Stéphane, op. cit., p. 32. Becker, Annette, op. cit. Ibid., p. 25. Lynn, John, op. cit., p. 491. Ibid., p. 501. Ibid.

Mus?e d'Orsay: la carte postale contre le t?l?phone portable Un parfum de liberté a soufflé dans les travées du musée d'Orsay dimanche 6 février. Un groupe de visiteurs a commis l'impensable: ils ont pris des photos. Scandale. Immédiatement, une discussion assez vive s'engage avec le service de sécurité du musée. Je m'approche pour filmer la discussion. Espace de liberté temporaire Avec seulement 10 participants, l'opération n'a pas fait mieux que la première édition du "Orsay Commons" organisée en décembre. Mais comment peut-on sentir un sentiment de libération pour un acte aussi banal que prendre en photo un tableau? Le Louvre avait tenté en 2005 d'interdire complètement les photos, avant de se raviser devant l'impossibilité pratique de la mesure. Des oeuvres du domaine public Si la décision d'Orsay choque une partie du milieu de l'art, c'est que l'interdiction des photos dans un musée est normalement liée à des questions de droit d'auteur, et non de sécurité ou de confort de visite, qui ressemblent ici à un prétexte.

Le musée Fabre de Montpellier autorise la photo Accueil > Musées Bernard Hasquenoph | 15/02/2013 | 13:06 | Bonne nouvelle, le musée Fabre de Montpellier autorise la photo dans ses collections depuis février 2013. Le musée justifie ce changement par l’anachronisme de maintenir l’interdiction et pour répondre à une forte demande de ses visiteurs. 15.02.13 | MESSAGE REÇU par mail, aujourd’hui, du service de l’accueil des publics du musée Fabre : « Il est exact que depuis le début du mois, le musée Fabre de Montpellier Agglomération autorise les prises de vue dans les collections permanentes du musée. Les expositions temporaires sont exclues de ce dispositif. JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LA PHOTO AU MUSÉE Cette évolution d’un grand musée de région va dans le bon sens, pour une plus grande implication des visiteurs et une plus large diffusion des collections publiques (bien, que pour des oeuvres du domaine public, la restriction au seul usage personnel n’ait aucune base légale).

Représenter et penser l’affrontement : le magazine Vu face à la Guerre d’Espagne et à la menace d’une deuxième guerre mondiale 1 En 1912, il créé la Gazette du bon ton avant de lancer l’Illustration des modes et Vogue français (...) 1Le 21 mars 1928, après avoir consacré sa carrière à la presse féminine1, Lucien Vogel lance Vu, un magazine qui s’inscrit en rupture avec la presse illustrée, en plaçant la photographie au cœur de ses ambitions éditoriales. Né à la charnière des années vingt et trente, le périodique offre un point de vue significatif sur cette période. Face à l'accroissement des tensions politiques en Europe et sous l’impulsion de son directeur, Lucien Vogel, aux idées pacifistes et de gauche, Vu oscille entre la défense d’un pacifisme radical et la nécessité d’envisager une nouvelle guerre. Cet article montre donc quelle position prend le magazine face à la montée du nazisme et la Guerre d’Espagne. Il souligne notamment ses hésitations et sa difficulté à opter pour le rejet ou l'acceptation d’un nouveau conflit. 1. 11 Ibid., 26 avril 1933. 12 Ibid., 9 novembre 1932. 13 Ibid., 29 mars 1933. 2.

Pour un débat sur la pratique photographique au musée Accueil > Musées > Musée d’Orsay > No photo au musée d’Orsay Hélène Leroy | 20/03/2011 | 16:36 | 4 commentaires Reçu en commentaire de notre dossier sur l’interdiction de la photo au musée d’Orsay, nous avons demandé à l’auteur de ce texte, une jeune aspirant conservateur, l’autorisation de le publier ici comme contribution au débat. Pas seulement du fait de sa longueur mais surtout pour sa qualité, la finesse de ses réflexions, l’intérêt des questions qu’il pose, des reproches qui nous sont adressés sans animosité, des perspectives qu’il ouvre. Quand l’auteur nous interpelle, nous lui répondons en note. OrsayCommons | ©BH 20.03.11 | EN TANT QU’ASPIRANT CONSERVATEUR de musée, je souhaite réagir à vos articles sur la photographie à Orsay et dans les musées en général. J’ai constaté moi-même ce phénomène en observant au musée d’Orsay pendant un certain temps les allers-venues des visiteurs-photographes. :: Hélène Leroy | 20/03/2011 | 16:36 | 4 commentaires Voilà qui est très intéressant.

Usages de la photographie au musée Lieu : Centre de ressources du Louvre Lens Co-organisé par : - Louvre-Lens - Direction Générale des Patrimoines, Ministère de la culture - Direction de la politique des publics et de l’éducation artistique du Musée du Louvre - Association des Conservateurs du Nord-Pas de Calais - Pôle Images - Master Expo-Muséographie, Université d’Artois. Les pratiques de la photographie par les visiteurs dans les musées sont loin d’être réductibles aux stéréotypes que l’on envisage bien souvent. La question de la prise de vue pose une série de questions. Quel statut donne t-on au visiteur dans les deux cas de figures ? Autant de questions qui seront traitées lors de la journée d’ateliers permettant les échanges entre les participants. Principes des ateliers Pour sortir des formats de colloque et produire une rencontre plus interactive et dynamique pour chacun, un format en ateliers est proposé. Programme 9h Accueil 9h15 Ouverture de la journée par les représentants du Ministère, de la Région, du Louvre-Lens

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