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Michel Serres : «La question est de savoir qui sera le dépositaire de nos données»

Michel Serres : «La question est de savoir qui sera le dépositaire de nos données»
INTERVIEW - Le philosophe français, membre de l'Académie française, a dressé en 2012 le portrait de Petite poucette, symbole d'une génération transformée par le numérique. Trois ans plus tard, Le Figaro a lui demandé de ses nouvelles. En 2012, Michel Serres a publié Petite poucette. Le philosophe français, membre de l'Académie française, y livrait une vision optimiste des transformations provoquées par le numérique. Son héroïne passe ses journées les pouces collés sur l'écran de son smartphone. Elle accède à une montagne de savoir sur Wikipedia. Ce type de transformation, qui bouscule les civilisations, est rare. Trois ans après la parution de son livre, Le Figaro a souhaité prendre des nouvelles de Petite poucette et de ses amis. LE FIGARO. - Depuis que vous avez fait le portrait de la Petite poucette, le numérique n'a pas cessé d'évoluer. MICHEL SERRES. - Depuis la question posée par le sphinx à Œdipe, on sait que les vieillards peuvent marcher avec une canne. C'est-à-dire?

Paul Gravett : "Le monde est envahi par les mangas devenus une vraie force parce que les jeunes y cherchent leur propre culture" avec : Paul Gravett, critique de BD, conservateur, éditeur et auteur de Mangasia, aux éditions Hors Collection. Paul Gravett a passé 30 ans à se documenter et travailler sur l'histoire de la BD asiatique. De ces recherches, il signe une précieuse anthologie qui retrace toute l'histoire du genre présent au Japon, en Chine, en Corée, aux Philippines, au Vietnam ou encore en Inde... Il nous éclaire sur Osamu Tezuka, "le dieu du manga", qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, a favorisé le dynamisme du 9ème art, et revient également sur un maître adulé au Japon mais moins connu en France : Yoshiharu Tsuge dont nous pouvons lire en version française L'homme sans talent aux éditions ego comme x.

Les fake news, miroir grossissant de luttes d’influences Quel que soit l’angle sous lequel on les observe, c’est sur l’énigme du médium[+] NoteLes travaux de Louise Merzeau s’inscrivent dans le courant de pensée de la médiologie . [1] que ces fausses nouvelles conduisent notre regard. Corps conducteur, milieu, organe : comment les idées se propagent-elles, comment leur circulation transforme-t-elle la réalité, comment le pouvoir s’incarne-t-il dans cette puissance de propagation ? Il est utile de rappeler que tout régime de vérité implique un système de falsification en miroir Sans faire l’anamnèse des pratiques de désinformation — dont l’histoire est logiquement aussi longue que celle de l’information elle-même —, il est utile de rappeler que tout régime de vérité implique un système de falsification en miroir, qu’on peut interpréter comme l’expression simultanée de son autorité et de ses dérèglements plus ou moins intentionnels. Nos actuelles fake news ne dérogent pas à la règle.

A quoi servent les controverses scientifiques? La science se nourrit des controverses qui apparaissent à chacune de ses avancées majeures. Historiquement, elles ont probablement toujours existé car elles surgissent dès que la démarche scientifique bouscule les connaissances établies. Les exemples célèbres pullulent si l’on remonte au 16ème siècle avec Copernic qui met le Soleil et non la Terre au centre de l’univers connu à l’époque. Suivent Galilée, Pascal, Newton, Darwin ou Pasteur. Tous ont dû se battre pour imposer leurs résultats. Plus près de nous, Einstein s’est opposé à Bohr sur la mécanique quantique. Malgré cette longue tradition, les controverses scientifiques ont sensiblement évolué au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, les controverses scientifiques ne se jouent plus uniquement dans les salons feutrés des Académies savantes. Comment fonctionne ce jeu complexe auquel participent désormais tous ces acteurs ?

Journée Professionnelle du 21/11/17 : Gaëlle Sogliuzzo | APDEN Nantes Dans un contexte de refonte complète, depuis 2013, des textes réglementaires régissant la profession, l’intervention de Gaëlle Sogliuzzo, intitulée « Cadre professionnel d’exercice du professeur documentaliste : nouveaux textes, nouvelle donne ? » a été particulièrement pertinente pour mettre à jour nos connaissances des textes institutionnels, comprendre comment ils s’articulent, et savoir les utiliser pour défendre nos droits. Cliquez ici pour ouvrir la présentation de l’ensemble de l’intervention. Ci-dessous, la première partie de cette communication, où elle présente et analyse les textes concernant les programmes et les objets d’enseignements. Pour apprécier pleinement la conférence, pouvoir zoomer sur les textes pour une meilleure lecture, et également activer les liens vers les textes originaux, nous vous proposons d’ouvrir dans une autre fenêtre le diaporama d’accompagnement.

Loi données personnelles : dans l'apathie des débats, une envolée néo-libérale absurde Paris, 7 février 2018 - Hier soir, l'examen du projet de loi sur les données personnelles par l'ensemble des députés français a commencé. Après un premier passage très consensuel en commission de lois, les débats restent creux, animés seulement par quelques divagations néo-libérales absurdes. Les députés En Marche semblent s'être entièrement soumis aux ordres du gouvernement : les principaux enjeux du débat - sur le renseignement administratif - ont été entièrement passés sous silence, niés. La gauche de l’hémicycle n'a d'ailleurs pas trouvé davantage de courage pour les traiter. Et il y a fort à craindre que la situation soit similaire au Sénat. Le parlement s'en tient à des améliorations cosmétiques des nouvelles règles européennes, sans chercher à les renforcer pour leur donner toute leur envergure. Quelques propositions utiles Des amendements absurdes M. 1.

Facebook en couv' de Wired Le fondateur et patron de Facebook, Mark Zuckerberg amoché, le visage plein de bleus, de griffures, la lèvre fendue : c’est le photomontage choc que le magazine américain Wired a mis à la une de son numéro de mars pour symboliser les deux années particulièrement difficiles que vient de traverser le réseau social. Wired entretient le même rapport aux nouvelles technologies, à la Silicon Valley, aux géants du monde numérique que L’Humanité de la grande époque au communisme, que L’Opinion au libéralisme économique, que L’Equipe aux sports. Un rapport fasciné, émerveillé, parfois mystique… ce qui n’empêche pas, loin de là, de faire du bon journalisme. Cette très grosse enquête sur Facebook en est un parfait exemple. Elle retrace la genèse, le déploiement et les manœuvres parfois désespérées pour éteindre l’incendie « fake news » et ce qui l’a suivi, à savoir une critique massive du réseau social, accusé de casser la démocratie américaine. Le lien vers cette enquête en anglais de Wired.

Comment permettre à l’Homme de garder la main ? Rapport sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle La CNIL publie le rapport de synthèse du débat public qu’elle a animé sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’. Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente de la CNIL, le présente aujourd’hui en présence de Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique et de Cédric VILLANI, Député, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle. L’irruption dans nos vies quotidiennes des algorithmes et de l’ fait l’objet d’une attention publique soutenue, depuis que quelques cas emblématiques (APB, rôle des réseaux sociaux dans les présidentielles américaines etc.) ont marqué les citoyens, ici en France ou à l’étranger. A l’heure où se construisent les positions française et européenne sur l’intelligence artificielle, ce rapport a pour but de construire un panorama des enjeux éthiques qu’ils soulèvent. Un débat public innovant sur les algorithmes et l’intelligence artificielle Pour Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la CNIL : Les 6 recommandations opérationnelles

La culture manga change d’ère À l'occasion du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, Cécile Sakai, directrice de l'institut français de recherche sur le Japon, fait le point depuis Tokyo sur l'influence internationale du manga, et notamment sur son succès en France. Pour la première fois, le Festival d’Angoulême verra décerner un prix de la traduction de manga1. Un indice de l’importance croissante, en France et dans le monde, de cet art japonais ?Cécile Sakai2 : Il me semble que c’est un signe de maturité. La traduction est un travail très prenant, passionnant mais très austère, qui n’est pas reconnu à sa juste valeur, ni sur le plan artistique, ni sur le plan financier et, de ce point de vue, c’est très bon signe. Depuis 7-8 ans, le manga est présent à Angoulême de façon continue, que ce soit sous forme de prix ou d’expositions. L’une des caractéristiques du manga, c’est que les dialogues sont rythmés par un système d’onomatopées, dont certaines ont intégré le vocabulaire courant.

La coopération entre élèves c'est efficace ? "La recherche montre que les élèves qui bénéficient de dispositifs de coopération entre pairs vont avoir de meilleurs apprentissages et que les apprentissages se transfèreront quand ils travaillent de façon individuelle". Invités par le Cnesco et l'IFé dans le cadre d'une conférence virtuelle, Céline Buchs et Yann Volpé (Université de Genève) ont fait le point sur les dispositifs d'apprentissage entre pairs. S'ils s'avèrent efficaces et s'ils préparent les élèves aux "compétences du 21ème siècle", ils demandent aussi aux enseignants des compétences et un travail d'organisation important. Une réponse à l'hétérogénéité Qu'entend on par coopération entre élèves ? Céline Buchs a d'abord présenté ce que l'on sait des travaux de groupe. Comment composer les groupes ? Comment composer les groupes ? Céline Buchs met l'accent sur le fonctionnement du groupe. Yann Volpé est intervenu sur le tutorat entre élèves, une pratique encore assez rare. Enseigner la coopération explicitement François Jarraud

A qui confier notre portefeuille de données personnelles ? Alors que les réseaux sociaux, clouds et autres objets connectés rythment notre vie, les géants du net exploitent et font commerce de nos données personnelles. Que faire de ces données ? Doit-on les considérer comme une propriété privée ou comme le fruit d’un travail que l’on doit protéger ? Que Facebook cesse de pister les internautes sans leur consentement. Certes, l’entreprise de Marck Zuckerberg pourra s’en remettre. La question n’est pas seulement d’ordre juridique. "A qui confier notre portefeuille de données personnelles ?" Liens : Patrimonialité des données numériques "Mes Data sont à moi" : Rapport du Génération Libre, janvier 2018"Pour une protection sociale des données personnelles" : article du blog S.I.Lex du 5 février 2018Le Privacy Shield : Dossier sur le bouclier de protection des données personnelles par la CNIL, juin 2017"Comprendre le règlement européen" : Dossier sur le règlement européen sur la protection des données personnelles applicable en mai 2018 par la CNIL

Google évolue : les documentalistes plus utiles que jamais? - FLA Consultants A l’origine, les moteurs de recherche comme Google, Bing ou encore Yahoo permettaient de voir s’afficher tous les résultats citant les termes d’une requête, à condition bien sûr que les pages soient bien présentes dans leurs index. Les moteurs de recherche visaient l’exhaustivité du Web ouvert là où les annuaires opéraient déjà une sélection. Les moteurs offraient une bonne vision d’ensemble des contenus gratuits présents sur le Web là où les outils de recherche et de veille professionnels tiraient leur épingle du jeu sur les contenus payants ou des fonctionnalités de recherche plus sophistiquées. Mais aujourd’hui, recourir à Google en pensant pouvoir accéder à la majorité des pages Web et contenus Web gratuits citant les termes de sa requête est un leurre. En effet, quelle que soit la requête, Google, Bing et les autres n’affichent pas l’intégralité des pages correspondants à la requête. Et cela a des conséquences importantes pour la veille et la recherche d’information.

Enfants et numérique : des usages genrés qui s'accroissent avec l'âge L’UNICEF publiait fin 2017 un rapport sur les enfants dans un monde numérique. L’organisation y soulignait les opportunités que représentent internet et l’importance de l’accès au numérique dans la lutte contre les inégalités, mais aussi les risques et la nécessité de mettre en place des mesures d’accompagnement et de prévention des usages des enfants. En France, les enfants accèdent tôt à internet et aux contenus culturels par des terminaux mobiles (tablettes, smartphone). Nous avons compilé plusieurs études portant sur les usages numériques des enfants en France (loisirs, culturel, protection de la vie privée, temps passé) et la perception qu’en ont leur parents. Des usages répandus mais souvent surestimés par les parents En France, plus de la moitié des enfants de plus de 11 ans sont déjà inscrits sur un ou plusieurs réseaux sociaux. Extrait de l’enquête Hadopi Les filles utilisent davantage les réseaux sociaux que les garçons mais protègent moins leur navigation et leurs données

Fake news, théories du complot, comment lutter ? Aujourd'hui, 79% des français croient à au moins une théorie du complot (Ifop). A l'heure où les fake news se propagent très largement par l'intermédiaire des réseaux sociaux, le chef de l'Etat a annoncé une loi en vue de déréférencer, supprimer et bloquer les sites propageant de fausses informations. Sur le coup, quand on a tous lu ce sondage IFOP pour la fondation Jean Jaures et conspiracy watch, on a un peu rigolé. 9 % des français pensent que la terre est plate. Et essayez d'expliquer qu'il n'en est rien, on vous répondra que vous faites partie du système et du complot vous aussi. Alors comment lutter ? Effet Streisand L’effet Streisand désigne un phénomène médiatique involontaire. Il se produit lorsqu'en voulant empêcher la divulgation d’une information que certains aimeraient cacher, le résultat inverse survient, à savoir que le fait caché devient notoire. Ainsi, les efforts déployés par une personne pour masquer ou supprimer une publication, ou encore faire retirer un produit du commerce, conduisent à l'exposition et à la médiatisation de ce que cette personne désirait que l'on ne sache pas ou que l'on ne voie pas. Il s'agit donc à proprement parler d'un effet pervers[1] de la démarche, qui est d'ailleurs renforcé par internet. « Combien de temps faudra-t-il avant que les avocats réalisent que le simple fait d'essayer de réprimer quelque chose en ligne qu'ils n'aiment pas risque de faire en sorte que quelque chose que la plupart des gens ne verront jamais, jamais (comme la photo d'un urinoir dans une station balnéaire quelconque), soit maintenant vu par beaucoup plus de gens ?

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