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Michel Serres : «La question est de savoir qui sera le dépositaire de nos données»

Michel Serres : «La question est de savoir qui sera le dépositaire de nos données»
INTERVIEW - Le philosophe français, membre de l'Académie française, a dressé en 2012 le portrait de Petite poucette, symbole d'une génération transformée par le numérique. Trois ans plus tard, Le Figaro a lui demandé de ses nouvelles. En 2012, Michel Serres a publié Petite poucette. Le philosophe français, membre de l'Académie française, y livrait une vision optimiste des transformations provoquées par le numérique. Son héroïne passe ses journées les pouces collés sur l'écran de son smartphone. Elle accède à une montagne de savoir sur Wikipedia. Ce type de transformation, qui bouscule les civilisations, est rare. Trois ans après la parution de son livre, Le Figaro a souhaité prendre des nouvelles de Petite poucette et de ses amis. LE FIGARO. - Depuis que vous avez fait le portrait de la Petite poucette, le numérique n'a pas cessé d'évoluer. MICHEL SERRES. - Depuis la question posée par le sphinx à Œdipe, on sait que les vieillards peuvent marcher avec une canne. C'est-à-dire?

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/03/13/32001-20150313ARTFIG00159-michel-serres-la-question-est-de-savoir-qui-sera-le-depositaire-de-nos-donnees.php

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Le numérique est-il le conte de fées du XXIe siècle S’il avait vécu en 2015, le petit chaperon rouge n’aurait jamais mis les pieds, pour de vrai, dans une forêt pour visiter sa grand-mère alitée. Il se serait connecté via Skype ou Viber pour prendre de ses nouvelles. Quant à faire passer la galette et le petit pot de beurre, quelques électrodes dans la bouche de mère-grand auraient suffi, selon le principe de la sucette numérique, les ‘’Digital Lollilop’’ développées par l’université de Singapour. Pour autant, le trajet, fut-il virtuel, aurait-t-il été sans danger ? Non, car dans les sous-bois du numérique, de nombreux prédateurs guettent leurs proies. Prêts à leur faire avaler n’importe quoi, avant de les avaler eux-mêmes.

"Le numérique, l’école et le sens" - Rencontre avec Denis Kambouchner - Quelle place le numérique doit-il occuper à l’école ? Comment mieux préparer les élèves à être acteur du monde de demain? Comment aider les enseignants à faire évoluer leur pratique pédagogique? Alors que le numérique fait son entrée en force à l’école, (depuis le mois de septembre, le Plan numérique pour l’éducation est déployé dans 1668 collèges et 1817 écoles), quel sens doit-on donner au numérique dans l’éducation? Rencontre avec Denis Kambouchner professeur de philosophie à l’Université Paris I, auteur de nombreuses publications portant sur la philosophie et l’éducation, dont Une école contre l’autre (PUF, 2000).

Collaboration et culture numérique : disruption Non, nous ne savons pas vraiment collaborer ! Posons clairement les termes du problème plutôt que d’envahir l’espace médiatique de discours qui ne se traduisent pas dans la réalité. La sociologie des organisations a mis en évidence le dynamisme et la réussite de celles qui font travailler les gens « en groupe » ou « ensemble ». Mais une littérature abondante scientifique ou non a décliné ce fait en de nombreux termes, acronymes et autres expressions donnant l’impression d’une évidence, d’un incontournable. Si de plus on creuse les termes qui sont récemment popularisés, on peut alors utiliser celui de « disruption » pour accompagner ce fait qui semble justement être un indicateur de « disruption ».

Marx et les NBIC  ÉCONOMIE - Les faits changent mais les grandes théories restent. C'est pourquoi la fréquentation de Darwin (Charles, mais j'aurais pu citer le grand père Erasmus), Smith, Schumpeter, Nietzsche ou Marx est indiquée. Ces auteurs nous accompagnent dans la compréhension de la grande révolution industrielle qui a tout juste commencé, celle des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informations et sciences cognitives) mais elle nous aide aussi à mieux la vivre. Une approche philosophique de la ville numérique : méthodes numériques et géolocalisation philosophie, nous ne chercherons pas à interroger le statut d’une pensée « de la technologie de la communication et de l’information » [Brey & Søraker, 2009] appliquée à ces questions. Au contraire, nous avons l’intention de nous interroger philosophiquement sur la potentialité et les limites des « méthodes numériques » pour les sciences sociales dans la connaissance de la ville et de ses dynamiques. Dans ce paragraphe, nous avancerons ainsi en trois étapes. Premièrement, nous montrerons les implications philosophiques d’une connaissance de la réalité technologiquement médiatisée.

L'utilisation du numérique à l'École Vers une généralisation du numérique à l'École Espaces numériques de travail : vers un déploiement généralisé Un espace numérique de travail (ENT) est un ensemble intégré de services numériques, choisi, organisé et mis à disposition de la communauté éducative d'une ou plusieurs écoles ou d'un ou plusieurs établissements scolaires dans un cadre de confiance.

Organiser des classes virtuelles dans les formations e-Learning La formation à distance s’est longtemps limitée à proposer des supports et des interfaces qui « anonymise » les apprenants. Cet éloignement tant géographique que physique des communautés apprenantes et celles des pédagogues est largement compensé par des dispositifs qui introduisent des espaces de communication et des processus d’apprentissages collaboratifs que ce soit sous la forme de FAQ, de forums ou de messageries. Le web 2.0 et le développement du Cloud, ont fait évoluer les formations à distance traditionnelles et ont favorisé les interactivités apprenants-animateurs/enseignant mais aussi entre pairs. De nombreuses solutions Saas (Software as a service) proposent aujourd’hui une organisation de modules de formation en temps réel et interactifs sous la forme de classes virtuelles portées sur de nombreux LMS (Learning Management System).

Dominique Cardon : « Google impose un monde » LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Philippe Escande (Propos recueillis par) Sociologue au Laboratoire des usages d’Orange et professeur à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, Dominique Cardon explique comment les algorithmes et le big data produisent une représentation du monde inédite et recréent de nouvelles inégalités. Les algorithmes et le big data sont-ils en train de transformer notre société ? Nous sommes entre deux discours aujourd’hui. D’un côté, nous avons la promesse magnifique des big data, qui vont tout calculer, nous simplifier la vie, améliorer la démocratie, le marché ou la santé.

Education, numérique et culture des médias : réflexivité et idéologie - Un site pour la philosophie de l'éducation Que pourrait une philosophie de la pratique éducative (pdpe) dans les débats scolaires en cours relatifs aux "nouvelles donnes" ? Source : La situation récente est marquée par une prise de conscience plus forte, nous dit-on, de l‘ampleur des changements liés à l’innovation industrielle. Mais alors que nous étions sensibles, voilà quarante ans, aux espaces du sens, et aux assemblages discursifs véhiculés dans les médias, l’attention se porte aujourd’hui à nouveau massivement sur les capacités des outils, tandis que paradoxalement, cette attention s’exprime en termes de logos.

Petite Poucette. Les nouveaux défis de l’éducation. Les nouveaux défis de l’éducation Séance solennelle du 1er mars 2011 Avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître. Qui se présente, aujourd’hui, à l’école, au collège, au lycée, à l’université ? Développement de la motivation et choix de la méthode pédagogique Il arrive que devant le constat d'un manque apparent de motivation pour les apprentissage chez ses élèves, un enseignant soit conduit à s'interroger sur sa "méthode pédagogique". Comment mener cette interrogation dans des termes qui permettront de dégager des pistes de changement ou de réaffirmer les choix initiaux ? Cinq méthodes pédagogiques principales La méthode pédagogique décrit selon le site Competice de l'Education nationale, qui reprend ici une défiition largement acceptée par les enseignants et les chercheurs en sciences de l'éducation, "le moyen pédagogique adopté par l’enseignant pour favoriser l’apprentissage et atteindre son objectif pédagogique". Classiquement, Competice distingue 5 méthodes principales : Méthode expositive, transmissive, passive ou magistraleMéthode démonstrativeMéthode interrogativeMéthode active ou de découverteMéthode expérientielle

Liberté, égalité, NBIC L’histoire des progrès scientifiques depuis trois siècles est, fondamentalement, une affaire d’échelle : chaque saut technologique important a été la conséquence d’une capacité nouvelle à maîtriser la matière sur une dimension de plus en plus petite. La première révolution scientifique et industrielle, à la fin du XVIIIe siècle, était basée sur la maîtrise de la matière à l’échelle du millimètre, elle a permis l’émergence de l’industrie lourde. La deuxième, au XXe siècle, était basée sur la maîtrise de la matière à l’échelle du micromètre. La troisième révolution scientifique est basée sur les nanosciences qui permettent le contrôle de la matière à l’échelle moléculaire et atomique.

Informatique libre et territoires : une lecture philosophique des espaces numériques. - Le blog de l'association GOALL Ce texte est placé par son auteur sous licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. CC-BY-SA 4.0 Conférence de Véronique BONNET, le 1er décembre 2014 à Metz. Argumentaire de la conférence. Je remercie d’abord la puissance invitante, et, si j’ose dire, « suscitante » et inspirante : Monsieur le Sénateur Philippe LEROY, président de la CNIE (Communauté numérique interactive de l’Est), et ses différents adhérents institutionnels, dont le partenariat avec le Conseil Général de Moselle a généré des décisions fortes, opératoires. Dès 1999, donc très en amont de la systématisation et de l’intensification de l’usage de l’internet, l’aménagement numérique du département est entrepris.

La transformation «digitale» est une erreur C’est décidé j’arrête!!! J’arrête de dire sur mon profil Linkedin, dans ma présentation de mes services, que j’accompagne des marques dans leur transformation «digitale». C’est une erreur et je vais vous expliquer pourquoi. Il existe une incompréhension profonde entre les consommateurs et les marques. Or, la terminologie «transformation digitale» n’est pas neutre dans cette problématique et peut être dangereuse car elle entraine naturellement vers de mauvais choix stratégiques.

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