
L'apprentissage du langage serait en bonne partie génétique L’apprentissage du langage serait en bonne partie génétique. Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg viennent de découvrir un gène relié au développement du langage chez l’enfant. Le gène ROBO1 intervient au niveau du cerveau. Précisément, ce gène dirige certaines substances chimiques vers les cellules du cerveau qui permettent à l’enfant d’emmagasiner et de décoder les sons de la parole. Ce processus est primordial quant à l’apprentissage du langage chez le très jeune enfant, lorsque les mots, au départ sans signification, peuvent être associés à un objet ou un concept. Il est désormais possible d’expliquer d’une nouvelle façon certains aspects de l’apprentissage du langage chez les enfants. Pour tirer ces conclusions, on a suivi pendant 1 an 538 familles de 5 enfants et moins. Un lien clair a été fait entre le fonctionnement de ce gène et la capacité du cerveau à emmagasiner des sons de la parole sur une courte période de temps.
Un bon somme pour faire le tri C’est le sommeil qui permettrait de faire le tri entre les informations non essentielles et celles à conserver qui seront stocker dans la mémoire à long terme affirme une équipe de l’Inserm dans le Journal of Neuroscience. Pour le prouver, les chercheurs ont testé un groupe de 26 volontaires (11 hommes et 15 femmes) âgés de 23 à 27 ans. Ilsleur ont présentés des mots. Certains devaient être retenus tandis que d’autres devaient être oubliés. Après avoir été confrontés à l’ensemble des mots, la moitié des sujets a pu dormir la nuit suivant cette phase d’apprentissage tandis que les autres ont été privés de sommeil. Ils ont ensuite été revus trois jours après pour tester leur mémoire sur l’ensemble des mots présentés. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionnelle, les chercheurs ont montré que l’activité du cerveau lors de la phase d’apprentissage des mots permettait de déterminer le devenir des souvenirs après une nuit de sommeil.
Le sommeil permet de trier les informations importantes de celles qui ne le sont pas Le sommeil permet de trier les informations importantes de celles qui ne le sont pas Nous sommes confrontés quotidiennement à un flux incessant d'informations à traiter. Mais comment notre cerveau fait-il la différence entre ce qui doit absolument être conservé de façon définitive en mémoire et ce qui peut être oublié ? Une étude menée au Centre de Recherches du Cyclotron (Le cyclotron est un type d’accélérateur circulaire inventé par Ernest Orlando Lawrence en 1931. Ces chercheurs ont administré à des participants volontaires une tâche de mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir d'une information.) dans laquelle certains des mots présentés devaient être retenus pour un rappel ultérieur tandis que d'autres devaient être oubliés après quelques secondes. Protocole expérimental. a (gauche). Publication: Rauchs G., Feyers D., Landeau B., Bastin C., Luxen A., Maquet, P., Collette F. (2011).
Colloque Mémoire et Savoir : quelle compétence pour catégoriser ? Créer avec les gens, vraiment ! Nous avons tout à apprendre des consommateurs, expliquait le consultant Steve Portigal sur la scène de la conférence Lift à Genève. Pour cela, nous disposons de nombreuses méthodes, mais ce n’est pas la méthode qui est importante, expliquait-il dans sa présentation. L’important c’est d’avoir des cadres pour examiner les gens, notamment en se rendant dans leur environnement, en récoltant leurs histoires et en analysant ce qu’ils font et ce que cela signifie. C’est là que se situe la synthèse créative des designers : qui consiste à rassembler ce matériel pour en faire quelque chose de neuf, en y tissant des connexions nouvelles. « Enfin, il faut agir. Le design participatif… C’est pourtant bien sur les méthodes que revient Steve Portigal. Image : Steve Portigal sur la scène de Lift, photographié par Ivo Näpflin. On peut aussi montrer des solutions, faire des tests, développer des prototypes et les améliorer ou les transformer. … à la cocréation Créer des espaces pour l’innovation ouverte
La manière dont on s’exprime permet-elle de prédire le succès d’une relation La lecture de la semaine, il s’agit du compte-rendu que le site eScienceNews fait d’une étude portant sur le langage amoureux, une étude qui montre que la manière dont les couples se parlent permet de prédire le succès de la relation. Nous savons tous, commence le compte-rendu, que les gens ont tendance à attirer, à rencontrer et à épouser des gens qui leur ressemblent en termes de personnalité, de valeurs, et d’apparence physique. Néanmoins, ces paramètres ne reflètent qu’en surface le fonctionnement des relations humaines. La manière dont les gens parlent est tout aussi importante. Une étude récemment publiée dans Psychological Science montre que les gens ayant un style de langage similaire sont plus compatibles. L’étude s’est concentrée sur des mots qu’on appelle “les mots fonctions”. Image : une composition Flickr autour du langage amoureux, justement, mais en image. Une seconde étude s’est intéressée, sur une durée de 10 jours, aux tchats quotidiens de couples déjà formés.
De l’internet des objets au web des objets « La promesse de l’internet des objets est de construire un réseau fluide d’appareils hétérogènes connectés ensemble pour former un dispositif unique et cohérent. Mais en fait, cette promesse est une escroquerie », attaque, bille en tête, Vlad Trifa, ingénieur à l’Institut d’informatique pervasive de l’Institut de technologie de Zurich sur la scène de Lift à Genève. Il existe déjà plus d’une quinzaine de protocoles techniques pour assurer les communications domotiques et machines à machines (M2M), mais ceux-ci demeurent largement inconnues des programmeurs qui ne sont pas spécialisés sur ces sujets. Image : Vlad Trifa sur la scène de Lift, photographié par Ivo Näpflin. « Il existe un protocole pourtant qui pourrait mettre tout le monde d’accord, c’est le web », estime Vlad Trifa dans sa présentation. « L’infrastructure existe, elle est ouverte, simple, libre, flexible, et elle est capable de passer à l’échelle. Image : les 5 web selon Vlad Trifa. Autre exemple.
Des bébés bilingues sont plus doués pour les langues Les bébés bilingues peuvent distinguer deux autres langues différentes, même s'ils ne les ont jamais entendues. © daor, Flickr, CC by-nd 2.0 Des bébés bilingues sont plus doués pour les langues - 2 Photos Idées reçues et vérités sur les bébés dans notre dossier Des bébés élevés dans un environnement bilingue sont capables de différencier deux autres langues, même s’ils n’avaient jamais été exposés à ces deux langues auparavant ! Pour le montrer, la Canadienne s’est associée à une psychologue espagnole, Núria Sebastián-Gallés, de l’Université de Barcelone. Les bébés intrigués par des vidéos sans son... Les personnes projetées en vidéo devaient prononcer quelques phrases en français ou en anglais, puis changer de langue. Les bébés, même s'ils ne parlent pas encore, ont déjà des notions de différences de langage. © Etolane, Flickr, CC Les monolingues perdent la faculté que les bilingues conservent Un avantage à vie ? A voir aussi sur Internet Sur le même sujet
Répondre à l’injonction d’innover Pas facile de comprendre ce qu’est l’innovation dans un monde mouvant et complexe. C’était pourtant l’un des défis de la session introductive de l’édition 2011 de la conférence Lift qui se tenait la semaine dernière à Genève. « Jusqu’à présent, les révolutions avaient toujours une structure, une organisation, des figures intellectuelles à leurs têtes… L’Egypte ou la Tunisie nous montrent un autre type de révolution, les “WikiRévolutions” », explique le célèbre Don Tapscott, professeur de management à l’université de Toronto, président du think tank Moxie Insight et surtout auteur (avec Anthony D. Comment faire société dans un monde en réseau ? Cette transformation semble positive. Image : Don Tapscott sur le scène de Lift11 à Genève, photographié par Raphaëlle Ankaova, avec son aimable autorisation. Pour comprendre ce qu’il se passe, il faut passer par l’histoire. La nouvelle génération, celle des gens qui sont nés avec le numérique, est dans une situation difficile.
Kevin Slavin : “il nous faut dresser l’Atlas des algorithmes contemporains” Kevin Slavin est le cofondateur d’Area/Code devenu il y a peu Zynga, un studio de conception de jeux. Et c’est pour ce travail qu’il est surtout connu (voir ses interventions en 2009 à Picnic dont nous vous avions rendu compte ici et là), mais c’est à une tout autre exploration – oh combien passionnante, bien que particulièrement alambiquée – à laquelle il nous a conviée à la conférence Lift qui se tenait récemment à Genève. Image : Kevin Slavin sur la scène de Lift11, photographié par Ivo Näpflin. Sa présentation s’appuyait sur une précédente présentation faite il y a 4 ans qui portait sur le bas Manhattan, le quartier financier de New York, et qui s’interrogeait pour comprendre comment les villes pouvaient apprendre à écouter le pouls de la ville. Mais ce qui conduit à construire des radars, conduit aussi à construire des avions furtifs pour y échapper, pour voler sans laisser de traces. Dans le monde financier, la vitesse est une arme.
Que sont les nombres sans les mots? - Fondamental Dans un pays comme la France, où l’on oppose si souvent maths et littérature, on pourrait presque en oublier qu’il n’ya pas de mathématiques sans langage. Mais jusqu’où nos mots conditionnent-ils notre capacité à manier les chiffres, à compter, à hiérarchiser des valeurs ? D’après les résultats d’une nouvelle étude menée au Nicaragua, les mots sont indispensables pour se représenter les grands nombres et compter. Cette question fondamentale a déjà été étudiée à moult reprises. Une communication gestuelle personnelle Les chercheurs ont fait passer des tests à quatre sourds-muets qui n’ont pas appris la langue des signes mais qui ont développé leur propre gestuelle pour communiquer avec leur entourage. Difficultés au-delà de 3 Lorsque ces sourds-muets manipulent la monnaie de leur pays, ils sont capables de dire qu’un billet de 20 est plus grand qu’un billet de 10 ou que 9 billets de 10 font moins qu’un billet de 100. Arithmétique en Amazonie
De meilleures habitudes alimentaires grâce à la planification et la visualisation De meilleures habitudes alimentaires grâce à la planification et la visualisation L'étude d'une chercheuse en psychologie de McGill suggère des moyens simples d'améliorer l'alimentation. Selon des chercheurs de l'Université McGill, l'amélioration des habitudes alimentaires nécessite l'élaboration d'un plan d'action et la visualisation de la démarche. "Nous savons depuis longtemps que le fait de rappeler aux gens l'importance de modifier leurs comportements alimentaires ne suffit pas", a précisé madame Bärbel Knäuper, professeure au Département de psychologie de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Ces techniques de visualisation ont été puisées dans le domaine de la psychologie sportive.
Avoir du nez ça s’apprend - Fondamental Se remémorer en pensée une odeur au point de la sentir est quasiment impossible pour la majorité des gens. Mais les « nez », les créateurs de parfums sont eux capables de sentir une odeur en l'absence de celle-ci. Cette capacité est-elle un don ou s’acquière-t-elle à force de travail ? Pour répondre à cette question, des chercheurs du CNRS et de l'Institut des Neurosciences de Grenoble ont comparé, grâce à l’IRM fonctionnelle, l'organisation spatiale des activations cérébrales d'étudiants de l'école de parfumerie de Versailles (ISIPCA) à celle de parfumeurs professionnels, une population rare (leur nombre n'excède pas 500 dans le monde et 120 à l'échelle de la France et de la Suisse). Dans un scanner, ils devaient imaginer mentalement l'odeur de substances odorantes dont le nom chimique apparaissait à l'écran. De façon étonnante, plus le niveau d'expertise est grand, plus l'activité des régions olfactives et mnésiques (hippocampe) diminue.
Du bruit au signal 18 février 2011 Josquin Debaz Nos activités, et nos activités sociales en particulier, sont rythmées par des temporalités différentes : leur tempo en donne la mesure tout en les qualifiant et les associant aux catégories à partir desquelles nous construisons le monde sensible et conceptuel. Le Web participatif n’échappe pas aux questions de temporalité, et les activités qui s’y organisent, principalement des échanges d’informations qui se totalisent en un ensemble historico-sémantique touffu, dépendent de l’échelle de temps dans laquelle elles se déploient. On doit ainsi pouvoir proposer un gradient sur lequel chacun des grands types d’activités associatives du Web peut trouver sa place. Une réflexion sur les échelles de temps du Web est d’autant plus nécessaire qu’il nous faut apprendre à ajuster les outils d’exploration et d’extraction aux tempos définis par les internautes eux-mêmes. Un mouvement qui mène du confus à la catégorie stabilisée Illustration d’un produit de 4chan.