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Related:  Situationnisme & Architecture

Umwelt et Milieu: archéologie des notions | le Cresson veille et recherche… Dans un texte paru en 2012 dans la revue Communications, Jean-Paul Thibaud propose une “Petite archéologie de la notion d’ambiance”. Il a mené ce travail indispensable et inédit dans trois directions: 1/ une sémantique historique de la notion; et ses développements par 2/ la psychopathologie existentielle (Binswanger, Minkowski et Straus) et par 3/ l’esthétique phénoménologique (Augoyard et Böhme). Bien entendu, une telle archéologie est vouée à être complétée au fur et à mesure par les chercheurs s’intéressant à ce champ. J’espère notamment dans un prochain billet pouvoir présenter quelques éléments à propos de la deuxième direction, du côté de la psychothérapie institutionnelle promue par François Tosquelles et ses successeurs, qui développent des perspectives à la fois proches mais aussi un peu différentes par rapport à la psychopathologie de la vie quotidienne – avec sans doute une figure telle qu’Henri Maldiney en médiateur). Uexküll en étude Anthony Pecqueux More Posts

Une autre ville pour une autre vie. Henri Lefebvre et les situationnistes 1Il est peu de mouvement qui, à l’instar des situationnistes, ait placé la question urbaine au cœur de leurs pratiques artistiques et littéraires. Conçue comme l’espace de production de la société du spectacle, de la consommation et du contrôle social puis, au contraire, comme un « nouveau théâtre d’opération dans la culture », c’est-à-dire comme un terrain de lutte et d’expérimentation, la ville a représenté pour les situationnistes le lieu même d’une transformation révolutionnaire de l’existence, à travers la participation des citadins et la réintégration du poétique dans l’ordinaire. Cette préoccupation fait directement écho à celle d’Henri Lefebvre, que Debord et ses camarades rencontrent en 1960, et qui en avait posé les premiers jalons dès 1946 dans sa Critique de la vie quotidienne puis dans La somme et le reste en 1959. Entre le sociologue et les situationnistes, l’échange sera mutuellement fécond. 12En fait, Constant s’est mis depuis longtemps au travail.

Théorie de la dérive Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent, pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones fort malaisés. Mais la dérive, dans son unité, comprend à la fois ce laisser-aller et sa contradiction nécessaire : la domination des variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs possibilités. Le hasard joue dans la dérive un rôle d’autant plus important que l’observation psychogéographique est encore peu assurée. Guy-Ernest Debord

Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel: UTOPISME ou RÉALISME ? CONSTANT, New Babylon, 1957 - 1974 Ironie de l'histoire de l'architecture urbaine, ce sera un artiste néerlandais, Constant Nieuwenhuys, et non un architecte ou un urbaniste, qui proposera ce qui est encore aujourd'hui, une des plus admirables théories/propositions pour le développement urbain des villes : New Babylon. Entre 1957 et 1974, Constant travaillera sur le projet New Babylon qui influencera directement toute une génération de jeunes architectes des années 1968, dont notamment Archigram, Superstudio, Archizoom. Puis, la fin du règne des utopies, des grands discours impliquant le changement des modes de vie et de ville, annonçant une société libérée, marque dans les premières années de 1970, le progressif mais inexorable désintérêt pour l'architecture utopique radicale ; Constant abandonnera l'urbanisme pour retourner vers la peinture. New Babylon : une utopie sociale révolutionnaire L'exemple des propositions pour Grand Paris par l'intelligentsia architecturale est éloquent.

Des surréalistes aux situationnistes Texte intégral 1 Malgré leurs critiques féroces, les situationnistes reconnaissent tout de même une dette envers le (...) 1L’objet de cet article concerne la différence entre l’esthétique du rêve pratiquée par les surréalistes et l’esthétique de l’ivresse pratiquée par les membres de l’Internationale lettriste (1952-1957) puis par leurs descendants situationnistes (1957-1972). On cherchera surtout à comprendre en quoi consiste le « dépassement », du point de vue situationniste, du rêve au profit de l’ivresse. Mais pourquoi cette comparaison ? Tout d’abord parce que nous avons ici affaire à deux groupes similaires de l’avant-garde historique. 2Pour comprendre comment au juste des états comme le rêve ou l’ivresse deviennent des programmes poétiques et existentiels, il faut revenir brièvement sur le genre très particulier d’esthétique privilégiée par les avant-gardes historiques, que je qualifierai d’esthétique du choc. 4 Duwa (Jérôme), Surréalistes et situationnistes. Haut de page Notes

Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel: Architecture Radicale | ECOLOGIE Dans les parages de 1968, les jeunes architectes du courant de l'« architecture radicale» s'attaquent à l'ordre établi, à l'académisme des institutions et aux grandes théories de la ville-campagne et de l'aménagement du territoire, héritées de la pensée du 19e et du début du 20e siècle : elles-mêmes réponses radicales en leur temps, elles sont repensées en fonction des nouvelles technologies, du refus du réalisme technocratique capitaliste ou socialiste, et s'imprègnent de l'air du temps, des idéologies de l'éco-contestation hippie, et/ou – selon les tendances - de celles de la révolte portée par la Nouvelle Gauche. Tandis que les famines successives dans les pays du Tiers-monde interrogent les experts sur la capacité de la planète – polluée et malmenée - à pouvoir subvenir aux besoins d'une population toujours plus nombreuse : les questions relatives à l'environnement humain, l'écologie politique, la décroissance forgent alors une nouvelle aire – ère -d'inquiétudes et de réflexions.

Danesi, Fabien - Le mythe brisé de l’Internationale situationniste Lefebvre, Henri - Septième Prélude : « Notes sur la ville nouvelle (avril 1960) » À quelques kilomètres des tours et des blocs de la Ville nouvelle somnole mon vieux village. En quelques minutes, je vais de ma maison vétuste jusqu’aux derricks, jusqu’à la cité sans passé. De N., dont le caractère médiéval n’éclate pas aux regards (le bourg fut construit avec une certaine régularité au XIVe siècle, à la tête d’un pont sur le Gave, passage d’une route allant du Puy à Saint-Jacques-de-Compostelle, sur l’emplacement d’un hameau plus ancien ; ce fut une ville alors nouvelle, reconstruite deux siècles plus tard avec une régularité encore plus géométrique et ceinturée de remparts à l’italienne), de Navarrenx, je connais chaque pierre. Il y en avait peu, car tout ceci n’est presque plus vrai. J’arrive à Mourenx et je m’effraie. Pourtant, chaque fois, je m’effraie devant ces « machines à habiter ». Mourenx m’a appris bien des choses. À Mourenx, je ne lis pas les siècles, ni le temps, ni le passé, ni le possible. Paradoxes. Ailleurs, autrefois, la quotidienneté existait.

Arts & Sociétés « Toute plainte est toujours plainte à propos du langage, de même que toute louange est principalement une louange du nom ». Giorgio Agamben, La Communauté qui vient, 1990 Deux ans après la constitution "nominale" de leur mouvement, le 28 juillet 1957(1), les situationnistes déclaraient dans les pages de leur revue: « L’I.S. est un mouvement très particulier, d’une nature différente des avant-gardes artistiques précédentes. Vers une problématisation des catégories Le cas de l'I.S., emblématique du tournant conceptuel des identités artistiques collectives qui marque les années 50, progressivement transformées en identités nominales, a le mérite de mettre l’accent sur un constat souvent négligé: chaque nom générique conçu pour désigner une activité créative commune est en soi une tentative de définition de la nature de l'activité envisagée. Un nom n'en vaut pas un autre Quand les mouvements deviennent labels Prenons quelques exemples. De la valeur politique des noms Notes (1) Cf. Bibliographie

Trudel, Alexandre - Entre écart absolu et passages : la difficile rencontre surréaliste-situationniste 1En novembre 1958, le leader de l’Internationale situationniste Guy Debord est convié à un débat organisé par l’ex-surréaliste Noël Arnaud, débat prenant pour question « Le surréalisme est-il mort ou vivant? ». Un public essentiellement composé de la nouvelle garde du mouvement surréaliste de l’après-guerre se rend donc sur lieu pour débattre de la pertinence, de plus en plus contestée, de leur aventure poétique. Pourtant présent lors du débat, Debord décide de communiquer son intervention sur une bande sonore enregistrée plutôt que de parler de vive voix. 3Maintenant que le climat terroriste qui accompagnait ces discordes historiques s’est grandement apaisé, il s’avère désormais possible de considérer autrement le rapport entre les surréalistes et les situationnistes. 4Mais avant d’assumer, à la fin de sa vie, son admiration pour l’auteur de Nadja4, Debord a lui-même lancé cette mode des « jugements expéditifs ».

Martin, Jean-Yves - Une géographie critique de l’espace du quotidien. L’actualité mondialisée de la pensée spatiale d’Henri Lefebvre « Changer la vie », « changer la société », cela ne veut rien dire s’il n’y a pas production d’un espace approprié. Henri Lefebvre 1 Ce texte reprend, développe et met à jour certains aspects d’un exposé fait dans le cadre d’un col (...) 1Volontiers présenté comme philosophe, urbaniste ou sociologue, Henri Lefebvre (1901-1991) devrait en tant que « spatiologue » interpeller davantage, et en tout premier lieu, les géographes. Comme c’est encore loin d’être vraiment le cas, les objectifs de cet article sont en ce sens principalement les suivants : 2- Faire d’abord le lien entre la pensée spatiale d’Henri Lefebvre, telle qu’elle apparaît tout particulièrement dans La production de l’espace (1974) et sa Critique de la vie quotidienne (1947, 1967, 1981). 3- Examiner ensuite comment certains géographes contemporains ayant la volonté de s’inspirer de cette pensée – surtout brésiliens et anglo-saxons, bien davantage que francophones – la prolongent et l’actualisent dans leurs propres réflexions.

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