
La souveraineté par l’emmurement Recensé : Wendy Brown, Murs. Les murs de séparation et le déclin de la souveraineté étatique, Les Prairies Ordinaires, 2009. 206 p., 15 €. Les lecteurs de Wendy Brown, professeur de philosophie à Berkeley, retrouveront dans cet ouvrage ses réflexions développées précédemment sur les rapports entre néo-libéralisme et démocratie [1]. Crise de la souveraineté politique dans la globalisation L’auteur prend comme toile de fond les murs construits pour des raisons de sécurité nationale et qui strient la planète. Pour Brown, les murs seraient d’abord les signes de la fin de la fin de l’ordre international consacré par la paix de Westphalie. La construction actuelle des murs et autres barrières de sécurité, même si elle s’effectue dans des situations distinctes (le cas israélien ne pouvant être mis sur le même plan que le cas mexicain), est une hyperbole de l’impuissance des États à gouverner par le droit et la norme. Une mise en scène de la souveraineté ou de son déclin ?
La jeunesse française au bord de la révolte ? Frustrée et désabusée par une société vieillissante, la jeunesse française exprime à l’occasion de l’opération « Génération quoi ? » un mal-être et un sentiment de révolte qui va croissant. À l’automne dernier, France Télévision lançait un long questionnaire en ligne intitulé « Génération quoi ? ». Dédié aux jeunes de 18 à 34 ans, son objectif était de brosser le portrait d’une génération insuffisamment écoutée. La jeunesse dépeint une génération « perdue » Interrogés sur la manière dont ils décriraient leurs générations, les jeunes utilisent les mots-clés « sacrifiée », « perdue », « désabusée », « désenchantée » ou « galère ». Les jeunes n’ont plus confiance dans la politique Alors qu’ils vivent pour la première fois sous la gauche au pouvoir, les 18-25 ans font « l’expérience de la désillusion politique » et déclarent à 46% ne plus du tout avoir confiance dans les politiciens tout en estimant à 50% qu’ils sont « tous corrompus ». Un sentiment de révolte qui s’affirme Source : Le Monde
Nasa-funded study: industrial civilisation headed for 'irreversible collapse'? | Nafeez Ahmed | Environment A new study partly-sponsored by Nasa's Goddard Space Flight Center has highlighted the prospect that global industrial civilisation could collapse in coming decades due to unsustainable resource exploitation and increasingly unequal wealth distribution. Noting that warnings of 'collapse' are often seen to be fringe or controversial, the study attempts to make sense of compelling historical data showing that "the process of rise-and-collapse is actually a recurrent cycle found throughout history." Cases of severe civilisational disruption due to "precipitous collapse - often lasting centuries - have been quite common." The independent research project is based on a new cross-disciplinary 'Human And Nature DYnamical' (HANDY) model, led by applied mathematician Safa Motesharrei of the US National Science Foundation-supported National Socio-Environmental Synthesis Center, in association with a team of natural and social scientists.
Un million d'alternatives: un autre monde existe déjà! «There is no alternative». Si Margareth Thatcher touchait des royalties à chaque fois que ces quatre mots étaient prononcés, elle serait probablement multimilliardaire. En effet, depuis plus de trente ans, les têtes de gondoles de l'intelligentsia libérale n'ont eu de cesse de nous expliquer qu'il n'y avait point de salut en dehors du marché, de la concurrence mondialisée, de la baisse du «coût du travail» et des dépenses de l’État. «There is no alternative». publicité Avec son livre Un million de révolutions tranquilles, la journaliste Bénédicte Mannier déconstruit ce dogme et envoie dans les cordes la Dame de fer et ses disciples. En parcourant ce livre, on apprend qu'en Inde, les habitants de la région désertique du Rajasthan ont réussi à réhydrater les sols en creusant eux-mêmes des puits, assurant ainsi leur autosuffisance alimentaire et leur permettant de dégager des revenus. Coopératives, autarcie énergétique: un autre monde existe déjà Utopies concrètes Un ouvrage de combat
Le meilleur des mondes Nos « maladies mentales toujours plus fréquentes » peuvent trouver leur expression dans les symptômes des névroses, très voyants et des plus pénibles. Mais, « gardons-nous », écrit le Dr Fromm (ndla : Erich Fromm, philosophe et psychiatre, auteur de nombreux essais sociaux et grand pourfendeur du capitalisme, mais aussi du stalinisme, et ce dès la fin des années 1930), « de définir l'hygiène mentale comme la prévention des symptômes. Ces derniers ne sont pas nos ennemis, mais nos amis ; là où ils sont, il y a conflit et un conflit indique toujours que les forces de vie qui luttent pour l'harmonisation et le bonheur résistent encore ». Une citation d'Huxley qui résume, à elle seule, le mode de pensée de ceux qui, aujourd'hui, se sont laissé persuadé que le monde dans lequel nous vivons tendrait vers un idéal humaniste que nous toucherions enfin du doigt. Les ressorts montrés par Huxley dans son livre sont à comparer à la réalité. « Le monde est stable à présent.
Patrick Boucheron: pourquoi le Moyen Age nous parle politique - Page 1 Patrick Boucheron était l'invité de Joseph Confavreux pour parler de son dernier livre, Conjurer la peur, Sienne 1338 – Essai sur la force politique des images, à l'occasion de notre émission « En direct de Mediapart ». Voici la vidéo de cet entretien : Dans un livre publié l'an dernier, L'Entretemps, Patrick Boucheron poursuivait sa réflexion sur l’histoire, entamée avec un précédent ouvrage, Faire profession d’historien, et plus particulièrement sur la « world history », conçue comme une critique de l’européocentrisme et de son récit historique canonique. « Au moment où les archives de l’humanité deviennent virtuellement disponibles, et révèlent aisément la profuse diversité des passés du monde, écrit l’historien, il faut de la ténacité, et même un certain cran idéologique, pour refuser d’aller y voir. » Il préférerait que s’écrive « une histoire corsaire.
Les évitements visibles du « Parlement des invisibles » Comment pourrait-on trouver à objecter à un projet si profondément humaniste et bien-intentionné que le « Parlement des invisibles » de Pierre Rosanvallon, sinon sous l’effet de cette négativité pathologique, peut-être même compliquée d’une méchanceté fondamentale, qui trouve à redire par principe et indépendamment des circonstances. Rendre visibles les invisibles, leur offrir un « parlement », voilà bien une démonstration d’empathie sociale et d’irénisme politique qui garantit à son auteur une unanimité reconnaissante, en plus des bénéfices de « celui qui fait », forcément à son avantage dans la comparaison avec « ceux-là qui disent ». Tout semble donc s’opposer à ce qu’on redise. Et pourtant il le faut. Nul doute qu’en apparence le rosanvallonisme ne cesse de se déplacer. Saint-Simon, époque bénie du néolibéralisme sans complexe Remettre en question, il n’en était vraiment pas question aux débuts. La République des Idées ou le triomphe « expert » de la gauche pleurnicheuse
Sociocratie La stigmergie: un nouveau modèle de gouvernance collaborative | Travail en Réseau - Lilian Ricaud Si le modèle concurrentiel crée des redondances et gâche des ressources sur la protection des idées, la publicité et autre, le modèle coopératif gâche beaucoup de temps et de ressources à discuter et à discuter les discussions. Entre ces deux modèles, la stigmergie, une nouvelle méthode de gouvernance inspirée du mode d’organisation des insectes sociaux, pourrait offrir un modèle alternatif plus adapté à la collaboration dans des grands groupes. C’est quoi la stigmergie ? Définition de la stigmergie par Wikipédia : Application du modèle stigmergique aux organisations La théoricienne Heather Marsh a écrit un article remarquable sur l’application de principes issus de la stigmergie à la collaboration dans des grands groupes et comme une méthode de gouvernance alternative à mi-chemin entre les organisations fonctionnant sur un modèle de compétition celles fonctionnant sur un modèle de coopération. Voici une copie de l’article traduit. Stigmergie Le problème des organisations actuelles Nœuds
7 Lessons for Social Justice Activists from the Zapatistas Written by: Justin Wedes (Zuccotti) I found myself on the eve of 2014 in San Cristobal de las Casas in the southernmost Chiapas state of Mexico, just above the border with Guatemala. The colonial city’s name itself betrays a kind of solidarity with the native peoples of this land: Bartolomé de las Casas was Christopher Columbus’s lesser-known companion, the first Bishop of Chiapas, and a fierce defender of indigenous peoples against enslavement and killing by the colonizers. When indigenous activists seized this city on January 1st, 1994 - the day the NAFTA treaty went into effect – they found the town cheering on their arrival including the Bishop Samuel Ruiz, a modern-day de las Casas. The Tzeltal and Tzotzil peoples call this place Jovel, the place in the clouds. Tonight, the air smells of sparklers and fireworks, mixed with fresh tamales and ponche de piña made and served in little street carts by poor street vendors. 1 -- Lead by Obeying / Obedecer y no Mandar
Organisation non gouvernementale Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir ONG. Une organisation non gouvernementale (ONG) est une organisation d'intérêts publics qui ne relève ni de l'état ni d'institutions internationales[1]. Les ONG n'ont pas le statut de sujet de droit international. L'habitude est de réserver le terme aux personnes morales à but non lucratif financées par des fonds privés. l'origine privée de sa constitution ;le but non lucratif de son action ;l'indépendance financière ;l'indépendance politique ;la notion d'intérêt public. Une ONG est une personne morale[réf. nécessaire] qui, bien que n'étant pas un gouvernement, intervient dans le champ national ou international. Dans le cas d'organisations internationales, on parle également d'Associations de Solidarité Internationale (ASI) ou d'organisations non gouvernementales internationales. Histoire[modifier | modifier le code] Les différentes ONG et leurs domaines d'intervention[modifier | modifier le code]
Les logos des grandes marques nous disent toute la vérité Et si les logos des grandes marques voulaient nous en dire plus sur leurs intentions ? Le graphiste Viktor Hertz s'est posé cette question et nous dévoile la face caché de ces logos à la renommée mondiale grace à sa série intitulée "Honest Logos". De Coca-Cola à Starbucks, en passant par les marques de tabac, tout le monde en prend pour son grade ! Source : Konbini
Petite histoire du tirage au sort en politique En France, il est courant de « tirer les rois » à l’épiphanie [1]. Les origines de cette coutume remontent au moins aux Saturnales, la principale fête romaine. De nature carnavalesque, elle avait lieu après le solstice d’hiver, dans les 12 jours intercalaires entre le cycle solaire et le cycle lunaire. Banquets et orgies se multipliaient alors. Anthropologues et historiens ont longuement débattu sur ce récit, qui relève sans doute plus du mythe que de la réalité historique [5]. À l’heure où le tirage au sort semble revenir après des siècles d’éclipse dans des centaines, voire des milliers d’expériences politiques [6], il est intéressant de s’interroger sur la façon dont cette procédure a été utilisée dans le passé. Des origines anciennes Si les passages faisant mention du tirage au sort sont fort rares dans le Nouveau Testament, elles sont en revanche assez nombreuses dans l’Ancien Testament, témoignant d’un usage assez fréquent de cette procédure dans les tribus juives. Les jurys
La vraie démocratie - Ce n'est pas ce que vous croyez