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Être gay ou lesbienne au temps du nazisme

Être gay ou lesbienne au temps du nazisme
Le 70e anniversaire de la Libération est aussi l’occasion de commémorer les victimes de la persécution nazie, dont celles, longtemps oubliées, qui furent déportées parce qu’homosexuelles. Et d’évoquer ce que l’on sait sur la vie des gays et des lesbiennes aux quatre coins de l’Europe durant cette sombre période. C’est désormais un fait avéré : entre 1933 et 1945, les hommes homosexuels ont payé un lourd tribut à la barbarie des nazis qui voulaient « purifier » la « race aryenne » de ce « vice contagieux ». Accusés d’avoir enfreints le paragraphe 175 du code pénal allemand, selon lequel « un homme qui commet un acte sexuel avec un autre homme est puni de prison » 1, entre 50 000 et 100 000 hommes, principalement allemands, ont été incarcérés durant le IIIe Reich. Plusieurs milliers d’autres furent internés dans des instituts psychiatriques. Enfin, entre 5 000 et 10 000 hommes, soupçonnés d’avoir des pratiques homosexuelles, furent déportés en camps de concentration. Et ailleurs ?

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République de Weimar Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Reich allemandDeutsches Reich de Hymne : Das Lied der Deutschen Mickaël Bertrand (dir.), La déportation pour motif d’homosexualité en France. Débats d’histoire et enjeux de mémoire, Dijon, Mémoire active, 2011, 176 p. 1Issu d’un colloque organisé à Dijon en 2007 sous l’impulsion de Mickaël Bertrand, l’ouvrage constitue une mise au point sur la question de la déportation pour motif d’homosexualité en France durant la Seconde Guerre mondiale. Cette rencontre scientifique s’inscrit dans le sillage de deux autres organisées à Lyon en 2005 et Angers en 2006. L’ouvrage présente quatre contributions dues à Mickaël Bertrand, Florence Tamagne, Arnaud Boulligny, Marc Boninchi et deux postfaces. La première est de Jean le Bitoux, fondateur de la revue Gai Pied et du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (1989) qui, outre l’aide apportée à la rédaction de l’autobiographie de Pierre Seel (1994), a publié en 2002 Les Oubliés de la Mémoire – première synthèse sur le sujet ; la seconde postface est de Romain Chappaz, président de l’association CIGaLes, co-organisatrice de l’événement dijonnais. 4Une première contribution de Florence Tamagne replace le sujet dans le contexte européen.

«Natzweiler-Struthof et la déportation pour homosexualité en France : Éclairage chiffré d’une réalité complexe», par Jean-Luc Schwab À l’occasion de la Journée nationale du Souvenir des Héros et Victimes de la Déportation, le Président François Hollande, évoquait hier sur le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof les homosexuels comme une composante de la déportation en ces lieux. C’est une réalité qu’une minorité d’individus conteste aujourd’hui encore, alors que continuent de circuler idées et de chiffres erronés ou dépassés pour ce qui concerne la France occupée et l’Alsace-Moselle, territoires annexés par les nazis. Il m’est donc apparu opportun de divulguer aujourd’hui, dès avant la soutenance de mon Master d’Histoire sur le thème de la répression de l’homosexualité en Alsace annexée, les chiffres actuels de cette réalité. Tant pour les hommes accusés d’homosexualité, passés par le camp de concentration de Natzweiler et son site principal du Struthof, que pour l’ensemble du territoire français. Plus de la moitié répondaient aux critères d’attribution d’un titre de déporté politique.

PEUT-ON FAIRE L'HISTOIRE DU NAZISME Le nazisme arrive comme réponse à une grave crise économique dans une Allemagne bouleversée par la Première Guerre mondiale, qui a ravagé sa population. Il fascine une partie des élites européennes, bien au-delà de l'Allemagne, car certaines mesures économiques semblent efficaces : on emprunte sans compter et on réinvestit dans l’aménagement du territoire et l’armement. Il vient donner un sens à la guerre aux yeux du peuple allemand : celle-ci est vue comme une lutte pour la survie de la race, ce qui entraîne des massacres effroyables au nom de la protection de la population. Johann Chapoutot, professeur d'histoire à l'Université Paris III - Sorbonne Nouvelle. Aller plus loin... Voir toutes les conférences de PSL.

«Affiche de l’Inter-LGBT: Ne pas clore la discussion avant même qu’elle ait eu lieu», par Rostom Mesli Il y a beaucoup à dire sur l’affiche qui a été dévoilée ce samedi. Et il y a incontestablement de bonnes critiques à lui faire. En particulier, il est clair que le «nous» et le «vous» du slogan présentent des ambiguïtés importantes. En outre, leur superposition avec le visuel de l’affiche crée des sens (possibles, sinon nécessaires) troublants qu’il faudra sans doute dissiper. Faisons cependant crédit aux concepteurs/trices de l’affiche (bénévoles) de leur bonne foi: il est probable que ces problèmes avaient échappé à leur attention – d’autant que, si mes informations sont exactes, la conception du slogan et celle de l’affiche relèvent de processus relativement séparés dans l’Inter-LGBT (et peut-être cette mésaventure sera-t-elle l’occasion de réfléchir à cette séparation). Disons-le donc d’emblée: mon propos ici n’est ni de défendre cette affiche, ni de dire qu’il faut la garder ou en changer, ni enfin de dire par quoi il faudrait (le cas échéant) la remplacer.

De l’homophobie à l’islamophobie (1) : les inepties étymologiques Mots-clés : Caroline Fourrest, Coquerel, homophobie, Islam, islamophobie « Étymologiquement, le mot ‘homophobie ‘ veut dire en grec ‘la peur du même’ ; son utilisation par les associations homosexuelles est donc ridicule ; l’homophobie n’existe pas. ». Tel fut en substance, il y a 10 ans, un des arguments utilisés à la barre et dans les médias par Christian Vanneste, député affilié à l’UMP et poursuivi pour injures homophobes. Directement confronté en 2005 à la violence de l’élu au tribunal et dans les médias, je suis, dix ans après, révolté de voir que les mêmes techniques d’invalidation sont utilisées, bien au-delà de la droite extrême, contre les personnes qui parlent d’islamophobie pour désigner les violences dont elles sont victimes, y compris les discriminations d’État. Vanneste essayait, lui, de donner une forme de rigueur à ses inepties en se réfugiant derrière les racines grecques.

République de Weimar Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date). Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes. Reich allemandDeutsches Reichde Hymne : Das Lied der Deutschen Charlie Hebdo: «Les enfants de Seine Saint-Denis ne sont pas des idiots» «Pourquoi le 93? Aucun de ces terroristes ne venait de Seine Saint-Denis. Aucun. 6 février 1919 - Naissance de la République de Weimar - Herodote.net Le 6 février 1919, trois mois après l'armistice qui a mis fin à la Grande Guerre (1914-1918), une Assemblée constituante allemande se réunit dans le théâtre de Weimar, la ville de Goethe et Schiller, illustres représentants de l'âme allemande ! Elle régularise les institutions républicaines nées de la défaite allemande et de l'abdication de l'empereur Guillaume II. André Larané Une République mal née

Mes élèves, un drame et des mots [Ce billet n’a pas été simple à écrire. Il rassemble à la fois mes interrogations, celles de mes élèves, ce que j’en comprends et ce que j’en ai tiré comme réflexions. Pas de conseils ici, mon expérience seulement.] Place de la République, Marche du 11 Janvier 2015. Que leur dire… Le prof, c’est un être humain qui gère de l’humain, et l’histoire de chacun donne une coloration à la manière dont nous dialoguons à chaud avec nos élèves sur des événements tragiques comme ceux survenus en cette semaine de rentrée.

L'hyper-inflation allemande sous la république de Weimar L’hyperinflation qui frappe l’Allemagne en 1923 provoque la dislocation quasi-complète de la société. La famine s’installe un peu partout, des émeutes éclatent et la république de Weimar semble vivre ses derniers jours. L’ampleur de la tragédie humanitaire engendrée dépasse même celle que la France connut pendant la révolution lors de la période des assignats ou celle de la grande dépression. On pourrait croire que les leçons apprises nous mettent à l’abri de crises semblables dans le futur ; il n’en est rien. La crise hyper inflationniste de Weimar, quoique spectaculaire, est une répétition de d’autres crises du même genre qui eurent lieu au cours des siècles précédents et elle n’a pas empêché la venue de crises inflationnistes majeures au Zimbabwe (2004-2009), en Hongrie (1946), en Serbie (1993-1994), en Argentine (1975-1991), pour ne nommer que celles-là.

Gilles Kepel: «Le 13 novembre? Le résultat d'une faillite des élites politiques françaises» Au lendemain des attentats du 13 novembre, un message de revendication était diffusé sur le Net par la voix d'un converti français. «Rhétorique pseudo-islamique à la sauce des banlieues populaires françaises», réagit aussitôt Gilles Kepel. Politologue et sociologue, Gilles Kepel est internationalement reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes du discours djihadiste et de l'islam en France. Voici plus de trente ans qu'il étudie en parallèle l'émergence de l'islamisme radical dans le monde arabe et l'évolution des musulmans dans son pays. Son dernier livre «Terreur dans l'Hexagone» devait paraître en janvier. Gallimard, son éditeur, a anticipé la sortie au 15 décembre, avec un avant-propos sur la dernière vague de terreur qui ébranle la France.

La République de Weimar (1919-1933) Après le discrédit jeté sur le classe dirigeante - politique et militaire - de l'état autoritaire vaincu et la démission de l'Empereur Guillaume II, le 9 novembre 1918, ce sont les sociaux-démocrates qui dominent la vie politique allemande. Ces derniers se trouvent pris entre deux feux : d'un côté, la droite conservatrice qui ne pardonne pas au Président Friedrich Ebert d'avoir signé l'infamant Traité de Versailles ; de l'autre, l'extrême gauche révolutionnaire qui réclame un gouvernement des soviets sur le modèle russe (cf. document : les mutineries de novembre 1918). Les premières élections à l'assemblée constituante ont lieu en janvier 1919, en plein soulèvement Spartakiste. L'insurrection est réprimée dans le sang par l'armée (voir document), et ses leaders - Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg - sont assassinés. Mais le crack boursier d'octobre 1929 compromet à la fois la récente stabilité économique chèrement acquise ET la stabilité politique de la coalition SPD-DDP-DVP-Zentrum.

Pourquoi la France n'a pas la culture du coming-out En 2014, les coming-out de personnalités de premier plan, dont Tim Cook et Ellen Page, ont été relativement nombreux outre-Atlantique. En France, rien. Une différence qui renvoie à des oppositions culturelles profondes.

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