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Loi sur le renseignement : les bugs du big data

Loi sur le renseignement : les bugs du big data

L'Assemblée adopte les boîtes noires qui surveilleront votre comportement Tard dans la nuit de mercredi à jeudi, une Assemblée nationale clairsemée a adopté les fameuses boîtes noires qui doivent permettre par des algorithmes de détecter les comportements suspects sur Internet. Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve y aura mis tout ce qu'il pouvait de colère et d'indignation réelle ou feinte à l'encontre des "mensonges" prétendument proférés par "un puissant lobby", pour obtenir que les députés votent le dispositif, en usant d'une violente charge contre les Facebook et autres Google qui collectent eux-mêmes des données sur leurs utilisateurs, sans susciter l'émotion des parlementaires. Puisque Facebook le fait et que cela ne dérange personne, il n'y a pas de raison que l'État ne puisse pas le faire, a-t-il vociféré en substance. Le texte adopté est la version réécrite proposée dans l'après-midi, qui ne change strictement rien. 30 députés seulement ont voté, dont 5 seulement se sont opposés :

Les députés approuvent un système de surveillance du trafic sur Internet Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Morgane Tual C’est dans un hémicycle quasiment vide qu’une trentaine de députés se sont prononcés, dans la nuit de mercredi 15 à jeudi 16 avril, sur la mise en place de « boîtes noires », un dispositif controversé visant à surveiller le trafic sur Internet. Examiné depuis lundi à l’assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement compte renforcer la surveillance en ligne, en passant notamment par ce dispositif, approuvé par 25 députés contre 5 à l’issue de débats houleux. Le principe : contraindre les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) à « détecter, par un traitement automatique, une succession suspecte de données de connexion » pouvant correspondre à des schémas typiquement utilisés par les terroristes. Un dispositif contesté par de nombreuses organisations, qui dénoncent la mise en place d’une surveillance massive des internautes, en analysant très largement les données des Français à la recherche de quelques individus seulement.

Loi renseignement : on a vérifié le « vrai/faux » du gouvernement Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs et Martin Untersinger L'examen du projet de loi sur le renseignement a débuté lundi 13 avril à l'Assemblée. Rarement un texte n'aura été l'objet d'autant de critiques de la part de la société civile. A la tribune du Palais-Bourbon, le premier ministre, Manuel Valls, a eu l'air agacé par la récurrence de certaines critiques, « dont certaines confinent à la caricature », selon ses dires. Prenant exemple sur les pratiques de vérification factuelle qui prennent de l'ampleur dans les médias, le service de communication du gouvernement a publié sur son site une liste d'arguments vrais et faux pour tenter de distinguer « l'info de l'intox ». 1. « Le projet de loi offre des moyens supplémentaires aux services de renseignement » Le gouvernement dit « vrai » Nous disons PLUTÔT VRAI C'est un argument martelé par le gouvernement : ce texte permet d'adapter les techniques et le cadre légal au XXIe siècle. Le gouvernement dit « Faux » Nous disons Vrai 6. 7

Déclaration commune contre la surveillance généralisée d'Internet Un groupement d'hébergeurs français demande l'abandon du projet "boîtes noires" au Premier ministre, Manuel Valls. Temps de lecture estimé : 6 minute(s) *Attention, ce contenu a été publié il y a 5 ans. Il n'est peut-être plus d'actualité.* 30% de croissance annuelle : les hébergeurs français se développent, créent des milliers d’emplois directs et indirects, et investissent des centaines de millions d’euros tous les ans en France. Il faut doter la France des moyens de renseignement nécessaires pour lutter contre le terrorisme. Imposer aux hébergeurs français d’accepter une captation en temps réel des données de connexion et la mise en place de « boîtes noires » aux contours flous dans leurs infrastructures, c’est donner aux services de renseignement français un accès et une visibilité sur toutes les données transitant sur les réseaux. Au-delà de cette question de fond, l’efficacité de ce dispositif de « boîtes noires » nous semble plus que douteuse car il concerne moins de 5 000 personnes en France. Petite explication : les hébergeurs sont des acteurs centraux de l’économie numérique.

s’exprime sur la Loi Renseignement | Section Presse Mozilla Depuis l’affaire Snowden, de plus en plus de gouvernements se sont interrogés sur les limites convenables de la surveillance ; certains États cherchant à restreindre leur propre accès à l’information et d’autres à restreindre celui d’autres gouvernements. De manière générale, nous sommes heureux de soutenir ce genre d’efforts. Cependant, les récents évènements autour de la loi sur le renseignement débattue en ce moment en France nous préoccupent fortement. Les mesures de l’actuel projet de loi ayant été rendues publiques – y compris celles autorisant la collecte massive de métadonnées, l’analyse automatique par algorithme des communications des utilisateurs, ou encore les mesures visant à affaiblir le chiffrement – constituent une menace pour l’infrastructure d’Internet, la vie privée des utilisateurs, ainsi que pour la sécurité des données. Permettrait la surveillance généralisée des communications, des activités sur le Web et des métadonnées des utilisateurs.

Lettre ouverte aux traitres à la république C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse. Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter. Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Unions Syndicale des Magistrats, vous allez le voter. Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter. Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir. Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg: Et tout ça pour quoi ?

Prix Busiris pour Bernard Cazeneuve | Site officiel de l'Académie Busiris C’est après des débats très brefs et une belle unanimité que l’Académie décerne un prix Busiris bien mérité à monsieur Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur. Les propos primés ont été tenus à la tribune de l’assemblée nationale, ce qui ajoute au mérite du récipiendaire car son exploit est à jamais gravé dans la mémoire du journal officiel. Il s’agit de ces propos, tenus le 14 avril 2015, lors du débat sur le projet de loi « renseignement ». En voici le verbatim, avec la vidéo idoine pour que vous puissiez voir la chose de vos yeux. « Il n’y a aucune disposition dans ce texte de loi, aucune, qui soit attentatoire aux libertés;qui remettent en cause la liberté d’aller et venir, qui remette en cause les libertés individuelles ou collectives, aucune. Les juristes auront tout de suite reconnu un syllogisme, qui est le raisonnement le plus utilisé en droit. Majeure : le projet de loi relatif au renseignement ne contient aucune disposition attentatoire aux libertés.

Rue89 Cofondateur de Mozilla et membre du Conseil national du numérique, Tristan Nitot a été reçu vendredi par plusieurs représentants des ministères. Il expose ici ses graves préoccupations devant les dangers du projet de loi renseignement. Tribune Suite à mon billet « Projet de loi Renseignement : peut-être du mieux, indéniablement du terrifiant », j’ai été gentiment invité à Matignon avec des collègues du CNNum cités dans le communiqué de presse Renseignement et des membres du SG. Making of Cofondateur de Mozilla, qui a notamment créé le navigateur Firefox, ayant rejoint depuis peu la start-up Cozy Cloud, Tristan Nitot est membre du Conseil national du numérique. Ça n’est pas anodin que d’être invité par les services du Premier ministre suite à un billet de blog et à une citation dans un communiqué de presse. En face, huit représentants du gouvernement, du Premier ministre, de l’Intérieur et de l’Economie numérique. Essayons de faire le tri. Nous voilà prévenus. Vous voulez un exemple ?

Terrorisme : de nouvelles obligations de surveillance pour les géants du Net EXCLUSIF - Le projet de loi renseignement prévoit des mesures pour détecter «immédiatement» des comportements suspects sur Internet en France. Les opérateurs télécoms et les sites Internet vont devoir participer plus activement à la lutte contre le terrorisme en France. Le projet de loi renseignement présenté jeudi, qui étend le champ de l'interception des communications électroniques, réserve plusieurs surprises aux intermédiaires techniques, dont Le Figaro dévoile le contenu. Les acteurs du Net et des télécoms participent déjà à l'identification de personnes suspectées de terrorisme. Le projet de loi va plus loin. Une autorisation du premier ministre Les opérateurs télécoms et les sites Internet ayant une activité en France devront se plier à cette obligation de surveillance après accord du premier ministre, c'est-à-dire sans passage devant un juge. Des amendements sur le statut des hébergeurs

Il y aura bien un Patriot Act à la Française Axelle Lemaire, la Sécrétaire d'État chargée du Numérique nous l'avait pourtant promis, à l'Assemblée Nationale, le 14 janvier dernier : Il ne s’agit pas d’adopter un Patriot Act à la française Mais il semblerait qu'elle ne "pèse pas assez dans le milieu", comme on dit chez les rappeurs, pour se faire entendre et pour pouvoir tenir ses promesses. Les autres gogols du gouvernement en ont décidé autrement et ont profité des attentats contre Charlie Hebdo pour réaliser ce qui les faisait mouiller depuis un moment : La censure administrative. Pour rappel, la censure administrative, c'est ce qui permet à des gros frustrés de censurer n'importe quoi en ligne, qui dirait un truc qui les dérange. Si vous utilisez les DNS gouvernementaux (comprenez ceux de vos FAI), vous avez donc pu apercevoir cette main rouge immonde qui nous explique en substance que "Papa a mis un filtre parental sur ton ordinateur". Bon, très bien tout ça. Petit extrait : Alors à votre avis, quelle va être la prochaine étape ?

Une boite noire pour nous surveiller tous, mais une boite noire de gauche… ©IAN LANGSDON/EPA/MAXPPP Le rêve de Mouammar Kadhafi, celui de Bachar el-Assad, est en train de se matérialiser en France. Ce que Reflets dénonce depuis des années comme un vrai cauchemar, se met en place. Cerise sur le gâteau, c’est un gouvernement de gauche qui lui donne vie. Historiquement, ce qui différencie la gauche de la droite, c’est une valeur : l’humanisme. Déjà bien déglinguée, la voilà enterrée définitivement. Le rêve de Mouammar Kadhafi, celui de Bachar el-Assad, est en train de se matérialiser en France. Car comme Reflets l’indiquait dans ses articles hier, il est hautement improbable que les projets de surveillance des terroristes en puissance (jusque-là présumés innocents) hors de tout contrôle démocratique, par le fait du prince, puissent reposer sur autre chose que du deep packet inspection.

Renseignement : désastreuse dérive du gouvernement Valls sur la surveillance ! Paris, le 17 mars 2015 — Les informations concernant le projet de loi sur le renseignement diffusées via Le Figaro aujourd'hui, avant sa présentation en Conseil des ministres jeudi 19 mars, confirment les inquiétudes déjà exprimées. Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d'aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens. La Quadrature du Net appelle les citoyens et les députés à y résister. Surveillance des comportements de tous les internautes par les intermédiaires techniques pour détecter les comportements suspects, accès en temps réel aux données de connexion, accès aux contenus des emails et enregistreurs de frappe au clavier, etc : l'éventail des mesures mises aux mains des services administratifs (police, douanes, etc.) sans contrôle du juge est d'une ampleur sans précédent.

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