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Loi renseignement : on a vérifié le « vrai/faux » du gouvernement

Loi renseignement : on a vérifié le « vrai/faux » du gouvernement
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs et Martin Untersinger L'examen du projet de loi sur le renseignement a débuté lundi 13 avril à l'Assemblée. Rarement un texte n'aura été l'objet d'autant de critiques de la part de la société civile. A la tribune du Palais-Bourbon, le premier ministre, Manuel Valls, a eu l'air agacé par la récurrence de certaines critiques, « dont certaines confinent à la caricature », selon ses dires. Prenant exemple sur les pratiques de vérification factuelle qui prennent de l'ampleur dans les médias, le service de communication du gouvernement a publié sur son site une liste d'arguments vrais et faux pour tenter de distinguer « l'info de l'intox ». 1. « Le projet de loi offre des moyens supplémentaires aux services de renseignement » Le gouvernement dit « vrai » Nous disons PLUTÔT VRAI C'est un argument martelé par le gouvernement : ce texte permet d'adapter les techniques et le cadre légal au XXIe siècle. Le gouvernement dit « Faux » Nous disons Vrai 6. 7

Déclaration commune contre la surveillance généralisée d'Internet L'impossible dialogue autour du projet de loi sur le renseignement Jusqu’à très récemment, en matière de lutte contre le terrorisme sur le Web, le gouvernement montrait régulièrement du doigt les géants américains, Google ou Facebook, accusés de refuser de collaborer. Depuis le voyage de Bernard Cazeneuve dans la Silicon Valley, il y a un mois, le gouvernement se félicite d’avoir obtenu un niveau de dialogue et de coopération sans précédent avec les géants américain sur la traque des djihadistes. Mais c’est ironiquement d'entreprises françaises du numérique comme Gandi ou OVH – premier hébergeur d’Europe – qu’est venue une fronde massive contre le projet de loi sur le renseignement. Dans un texte commun, sept hébergeurs français dénoncent l’une des principales mesures du projet de loi, la mise en place de « boîtes noires » chez tous les fournisseurs d’accès à Internet français, pour permettre à un algorithme de détecter des comportements suspects de présumés terroristes. Lire : Loi sur le renseignement : des hébergeurs de données menacent de délocaliser

Les députés approuvent un système de surveillance du trafic sur Internet Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Morgane Tual C’est dans un hémicycle quasiment vide qu’une trentaine de députés se sont prononcés, dans la nuit de mercredi 15 à jeudi 16 avril, sur la mise en place de « boîtes noires », un dispositif controversé visant à surveiller le trafic sur Internet. Examiné depuis lundi à l’assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement compte renforcer la surveillance en ligne, en passant notamment par ce dispositif, approuvé par 25 députés contre 5 à l’issue de débats houleux. Le principe : contraindre les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) à « détecter, par un traitement automatique, une succession suspecte de données de connexion » pouvant correspondre à des schémas typiquement utilisés par les terroristes. Un dispositif contesté par de nombreuses organisations, qui dénoncent la mise en place d’une surveillance massive des internautes, en analysant très largement les données des Français à la recherche de quelques individus seulement.

Projet de loi : l'extension du domaine du renseignement Encadré par deux photos des manifestations monstres du 11 janvier, Manuel Valls a tenu jeudi matin une conférence de presse pour présenter son projet de loi sur le renseignement. Et répondre aux inquiétudes qui commencent à poindre. Tant les défenseurs des libertés publiques que les professionnels du numérique se disent préoccupés par le texte, censé légaliser, tout en les encadrant, les activités des services de renseignement. Un système de détection très opaque Pour Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique, qui a exprimé publiquement ses préoccupations, le «dispositif destiné à révéler[...]une menace terroriste» est sans conteste la disposition la plus problématique du texte. Le gouvernement le présente comme une utilisation du «big data» à des fins préventives. La mesure visera en premier lieu les opérateurs de communications électroniques (opérateurs réseaux, fournisseurs d’accès à Internet) mais aussi, potentiellement, les fournisseurs de services.

L'Assemblée adopte les boîtes noires qui surveilleront votre comportement Tard dans la nuit de mercredi à jeudi, une Assemblée nationale clairsemée a adopté les fameuses boîtes noires qui doivent permettre par des algorithmes de détecter les comportements suspects sur Internet. Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve y aura mis tout ce qu'il pouvait de colère et d'indignation réelle ou feinte à l'encontre des "mensonges" prétendument proférés par "un puissant lobby", pour obtenir que les députés votent le dispositif, en usant d'une violente charge contre les Facebook et autres Google qui collectent eux-mêmes des données sur leurs utilisateurs, sans susciter l'émotion des parlementaires. Puisque Facebook le fait et que cela ne dérange personne, il n'y a pas de raison que l'État ne puisse pas le faire, a-t-il vociféré en substance. Le texte adopté est la version réécrite proposée dans l'après-midi, qui ne change strictement rien. 30 députés seulement ont voté, dont 5 seulement se sont opposés :

Loi sur le renseignement : quand le PS de 2009 s'oppose au PS de 2015 Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Louis Imbert En avril 2009, un peu moins de deux ans après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, le Parti socialiste publiait un « livre noir» sur les libertés publiques. Le parti, alors dirigé par Martine Aubry, entendait « décrypter ce qu'[était] le sarkozysme, cette certaine idée des libertés publiques », et dénonçait « l'instauration d'une société de surveillance ». Six ans plus tard, alors qu'elle s'apprête à voter le projet de loi sur le renseignement, examiné depuis lundi 13 avril à l'Assemblée nationale, la majorité socialiste reste pourtant discrète. A la différence de plusieurs organisations de défense des libertés que ce livre citait, et qui s'opposent aujourd'hui au projet du gouvernement. « La peur du terrorisme » Or, le projet de loi actuel est affiché comme une réponse aux attentats de janvier 2015 en région parisienne, et a suscité là aussi des réserves de la CNIL, renouvelées jeudi 16 avril.

Un groupement d'hébergeurs français demande l'abandon du projet "boîtes noires" au Premier ministre, Manuel Valls. Temps de lecture estimé : 6 minute(s) *Attention, ce contenu a été publié il y a 5 ans. Il n'est peut-être plus d'actualité 30% de croissance annuelle : les hébergeurs français se développent, créent des milliers d’emplois directs et indirects, et investissent des centaines de millions d’euros tous les ans en France. Il faut doter la France des moyens de renseignement nécessaires pour lutter contre le terrorisme. Imposer aux hébergeurs français d’accepter une captation en temps réel des données de connexion et la mise en place de « boîtes noires » aux contours flous dans leurs infrastructures, c’est donner aux services de renseignement français un accès et une visibilité sur toutes les données transitant sur les réseaux. Au-delà de cette question de fond, l’efficacité de ce dispositif de « boîtes noires » nous semble plus que douteuse car il concerne moins de 5 000 personnes en France. Petite explication : les hébergeurs sont des acteurs centraux de l’économie numérique.

Les trois grands profils d’utilisateurs sur Facebook Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par David Larousserie On l’imaginait soucieux de parler de lui sur sa page Facebook, d’y poster ses photos, de partager à outrance des liens, d’augmenter le nombre de ses amis, de « liker » à tout va. Pourtant, la figure de l’internaute égocentré a vécu. Des sociologues et des informaticiens révèlent en effet que ce n’est vraiment pas l’usage dominant du réseau social aujourd’hui. Facebook sert plus à la conversation, en écrivant sur la page de ses amis, et à la veille passive, pour rester en contact avec son réseau, qu’à l’activité tous azimuts. Autre enseignement, les liens que partagent les cadres et les professions libérales sont fort différents que ceux que transmettent les ouvriers et les employés. Analyse de 12 700 pages Facebook Ces enseignements ne sont que les premières conclusions – provisoires – que viennent de révéler les membres du projet Algopol, lancé en décembre 2013. Lire aussi : Quand la recherche like Facebook Pour agrandir, cliquer ici

Lettre ouverte aux traitres à la république C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse. Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter. Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Unions Syndicale des Magistrats, vous allez le voter. Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter. Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir. Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg: Et tout ça pour quoi ?

Radicalisation ? La radicalisation est publiquement dénonce comme le péril montant (il faut lutter contre la radicalisation, la chiffrer, la prévenir). Il faut dé-ra-di-ca-li-ser. Ainsi pour l'Union Européenne qui crée des Radicalization Awareness Networks afin de prévenir le terrorisme et l'extrémisme violent. Si l'on comprend bien, la radicalisation serait çe processus psychologique pour ne pas dire spirituel qui va de l'intériorisation de certaines croyances à l'extériorisation de comportements barbares ou criminels. Un mécanisme passionnel qui transforme une idée (une idéologie) en force négative (violence). Première question. Second problème : celui que l'on aurait autrefois nommé du rapport théorie praxis. Les deux questionnements, sur les idées licites et sur les idées incitatives, se rejoignent dans une description de la conversion comme dérive, voire comme déchéance psychique, et au moins comme aliénation.

s’exprime sur la Loi Renseignement | Section Presse Mozilla Depuis l’affaire Snowden, de plus en plus de gouvernements se sont interrogés sur les limites convenables de la surveillance ; certains États cherchant à restreindre leur propre accès à l’information et d’autres à restreindre celui d’autres gouvernements. De manière générale, nous sommes heureux de soutenir ce genre d’efforts. Cependant, les récents évènements autour de la loi sur le renseignement débattue en ce moment en France nous préoccupent fortement. Le Gouvernement soumet ce projet au Parlement en urgence, avec presque aucune consultation des parties prenantes. Les mesures de l’actuel projet de loi ayant été rendues publiques – y compris celles autorisant la collecte massive de métadonnées, l’analyse automatique par algorithme des communications des utilisateurs, ou encore les mesures visant à affaiblir le chiffrement – constituent une menace pour l’infrastructure d’Internet, la vie privée des utilisateurs, ainsi que pour la sécurité des données.

Pourquoi Barack Obama ne dit pas «islam radical», «islamiste» ou «djihadiste» Le choix de vocabulaire correspond à des choix politiques. Dans son discours du 13 janvier à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré: «Il faut toujours dire les choses clairement: oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l'islamisme radical.» Aux Etats-Unis, le président américain dit les choses autrement: pour parler des attentats contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher, Barack Obama et son secrétaire d'Etat John Kerry parlent d'extrémisme violent et de terrorisme, mais pas de djihadisme, ni d'islamisme ou d'islam radical. Le 13 janvier, une journaliste de la radio NPR avait demandé au porte-parole de la Maison Blanche pourquoi le président avait fait ce choix sémantique. Josh Earnest avait répondu: «Ces individus sont des terroristes. Josh Earnest a résumé: «Nous ne voulons pas être dans une situation où nous donnons de la légitimité à leur justification illégitime de cette violence.» Claire Levenson Partagez cet article

Prix Busiris pour Bernard Cazeneuve | Site officiel de l'Académie Busiris C’est après des débats très brefs et une belle unanimité que l’Académie décerne un prix Busiris bien mérité à monsieur Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur. Les propos primés ont été tenus à la tribune de l’assemblée nationale, ce qui ajoute au mérite du récipiendaire car son exploit est à jamais gravé dans la mémoire du journal officiel. Il s’agit de ces propos, tenus le 14 avril 2015, lors du débat sur le projet de loi « renseignement ». En voici le verbatim, avec la vidéo idoine pour que vous puissiez voir la chose de vos yeux. « Il n’y a aucune disposition dans ce texte de loi, aucune, qui soit attentatoire aux libertés;qui remettent en cause la liberté d’aller et venir, qui remette en cause les libertés individuelles ou collectives, aucune. Aucune, aucune, aucune. Les juristes auront tout de suite reconnu un syllogisme, qui est le raisonnement le plus utilisé en droit. Majeure : le projet de loi relatif au renseignement ne contient aucune disposition attentatoire aux libertés.

Afro-Américains et police aux USA, éléments historiques d’une hostilité C’est un livre de coloriage pour enfants d’un type insolite. On y voit des porcs habillés en policiers. Dans l’un d’entre eux, un porc a peur de l’homme noir derrière lui et s’en prend, par frustration et couardise, à un petit enfant noir. Dans un autre, la légende dit : « Un porc est un porc et ce sont tous les mêmes ». Les causes d’une hostilité On s’en doute : historiquement, cette hostilité n’est pas imputable à l’ADN-culturel noir mais repose sur une police pendant longtemps monochrome, dont les politiques de recrutement l’apparentent à une sorte de guilde puissamment défendue par des syndicats conservateurs. Dans les années 1960, il était courant que les policiers blancs s’adressent directement aux noirs comme à des « nègres » (nigger), des « singes » (monkey), des « racailles » (punk), ce terme ayant à l’époque une connotation homosexuelle. Une radicalité noire exagérée Illustration : bad.eserver.org et brycezabel.com

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