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Perturbateurs endocriniens: le coût de l’inaction

Perturbateurs endocriniens: le coût de l’inaction
Les perturbateurs endocriniens provoquent de nombreuses pathologies et, en dehors de quelques exceptions, la Commission européenne traîne à réglementer leur utilisation. Dix-huit chercheurs ont donc décidé de calculer le coût économique de ces poisons pour l’Europe et sont arrivés au chiffre effarant de 157 milliards d’euros par an… Du bisphénol A dans les biberons en plastique, des pesticides organophosphorés sur la peau des fruits, du paraben dans les cosmétiques, du perchlorate dans l’eau du robinet, etc. Ces vingt dernières années, une succession d’études expérimentales et épidémiologique a démontré que de nombreux produits chimiques de notre quotidien sont susceptibles d’interférer avec l’action de nos hormones, et ainsi de nuire à notre santé. Parmi ces produits, appelés perturbateurs endocriniens, certains font déjà l’objet d’interdictions et de régulations. Un coût économique élevé pour la société Le coût annuel obtenu est entre 3,3 et 244 milliards d’euros annuels. Related:  Pesticides et santé 2

Les eurodéputés contaminés au glyphosate – EurActiv.fr À quelques jours du vote des États membres sur le glyphosate, des tests réalisés sur 48 eurodéputés révèlent que leurs urines contiennent un taux parfois 35 fois supérieur au seuil limite. « Tous les participants avaient du glyphosate dans les urines, et ce, dans des proportions élevées », conclut le laboratoire Biocheck de Leipzig, qui a effectué le test sur 48 députés du Parlement européen, tous sexes et tous partis confondus. Au total, 13 pays sont représentés, dont la Belgique, la République tchèque, la France, la Hongrie, l’Espagne, la Finlande et l’Italie, entre autres. Cette opération coup de poing, lancée par une dizaine d’eurodéputés, pour la plupart belges, dont Marc Tarabella (PS) et Bart Staes (Verts), révèle que le taux de glyphosate moyen présent dans les urines des eurodéputés est 17 fois plus élevé que la normale. >> Lire : Pesticides et OGM, quand la Commission européenne fait le jeu des multinationales Poids de l’industrie Décision cruciale

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu Un décret reconnaît cette pathologie comme maladie professionnelle chez les agriculteurs. Une avancée majeure dans un domaine où règne l'omerta. Le Monde.fr | 09.05.2012 à 19h08 • Mis à jour le 09.05.2012 à 22h01 | Par Angela Bolis C'est un pas de plus vers la reconnaissance des maladies professionnelles des agriculteurs. Un pas de plus car, dans ce domaine où règnait jusqu'ici la loi du silence, la prise de conscience des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence seulement à émerger. Quelques jours plus tard, ils étaient plusieurs dizaines d'exploitants à manifester au Salon de l'agriculture, devant le stand de l'Union des industriels de la protection des plantes. Dans ce paysage qui commence doucement à évoluer, le décret concernant la reconnaissance de la maladie de Parkinson était donc "très attendu", note Guillaume Petit. >> Lire (édition Abonnés) : "Des agriculteurs victimes de pesticides veulent rompre le silence"

La première carte des victimes des pesticides ENVIRONNEMENT. L'association Générations futures a collecté plus de 400 témoignages de riverains ou de professionnels victimes de nuisances ou de maladies. Audrey Altimare | | MAJ : Il y a une dizaine d'années, Marie et son conjoint ont acheté, en Charente, une grande maison entourée de champs céréaliers. Ils ne s'inquiètent pas des pulvérisations de pesticides deux à cinq fois par an. Mais l'époux de Marie a développé depuis un cancer de la prostate. « On nous l'a présenté comme le cancer des viticulteurs. » L'année dernière, Vincent Castet, 63 ans, demande à un viticulteur voisin de stopper un épandage car le vent était trop fort et qu'il est hors la loi. Des citoyens inquiets Quand l'association a commencé à collecter les témoignages, en 2010, il ne s'agissait que d'e-mails de militants. VIDEO. Ce que dit la loi

Cancer du sein : des tests pour éviter les chimiothérapies inutiles Par La rédaction d'Allodocteurs Rédigé le Cancer du sein : des tests pour éviter les chimiothérapies inutiles Des chimiothérapies par "principe de précaution" Aujourd'hui, pour traiter un cancer du sein on prescrit - ou non - une chimiothérapie. sa taille son agressivité l'atteinte ou non des ganglions l'âge de la patiente Mais pour 6.000 cas de cancer par an, ces critères ne sont pas suffisants pour évaluer les risques de rechute. A l'institut Curie, une étude clinique évalue un test prédictif qui permettrait d'éviter les chimiothérapies inutiles. "Assez souvent, on fait la chimiothérapie un peu par principe de précaution", explique le Professeur Roman Rouzier, directeur médical du Pôle Sénologie à l’Institut Curie. Tests "génomiques" Un test, dit "génomique", va établir la carte d'identité génétique de la tumeur. Les calculs permettent d'obtenir un "score de récidive", c’est-à-dire une évaluation du risque de rechute dans les 10 ans à venir. Des tests à l'étude en France

Pesticides : le prochain scandale sanitaire Les pesticides ? Une nouvelle façon de produire. Le progrès. À lui la tâche des traitements des semis. Quatre ans plus tard, après confirmation par un toxicologue que plus de la moitié des produits utilisés par Dominique Marchal contenaient bien du benzène, le tribunal des affaires sociales d'Épinal reconnaît la maladie professionnelle. « Il voulait connaître les démarches que j'avais effectuées. En septembre dernier, la cour d’appel de Lyon confirmait la condamnation de Monsanto. Avec d’autres agriculteurs victimes des pesticides, des avocats, des scientifiques, Paul François crée l’association PhytoVictimes en 2011. C’est le cas de Laurence Ferrand. Depuis des décennies, les fabricants de produits phytosanitaires promettent à grand renfort de publicité aux agriculteurs des lendemains qui chantent. Il serait pourtant grand temps de changer de pratiques. En première ligne des victimes de pesticides, les agriculteurs et les salariés agricoles. lire aussi :

Perturbateurs endocriniens : comment les lobbys ont gagné Les données sont connues, brutales : la qualité du sperme s’est effondrée de moitié en cinquante ans, ou encore le nombre de diabètes a doublé en vingt ans dans les pays riches, et certains cancers explosent. Les causes ? Variées sûrement. Il n’empêche, pour la communauté scientifique, il ne fait guère de doute que ces perturbateurs endocriniens (PE) jouent un rôle essentiel. Et voilà que face à cette catastrophe annoncée, il ne se passe rien. Cancers, diabète, infertilité… Point de départ donc, les PE, ces petites bêtes qui sont partout, dans la plupart des produits que fabriquent l’industrie pétrochimique. «L’industrie sur le pied de guerre» L’heure est grave. Au même moment, en 2006, les instances européennes adoptent Reach, un vaste programme dont le but est de protéger la santé et l’environnement en mettant un peu d’ordre dans le grand bazar chimique qu’est devenu le monde contemporain. L’industrie pétrochimique sent le danger. Commence donc une bataille d’influence. Eric Favereau

Pesticides : quelles voies d'actions pour les agriculteurs et riverains exposés ? L'association Générations futures a recensé sur une carte les professionnels et riverains affectés par les pesticides en France. L'occasion de faire le point sur les voies juridiques envisageables pour ces victimes. L'ONG Générations futures a publié ce jeudi 21 avril "la première carte" de France interactive qui recense près de 200 témoignages de victimes - professionnels et riverains de parcelles agricoles - exposées lors de pulvérisations ou de manipulations de pesticides. Allergie (picotements, éruptions cutanées…) et asthme, maux de tête, fatigue répétée, suspicion de cancers… Depuis les années 2000, l'association recueille les appels des agriculteurs en contact direct avec ces produits chimiques, mais aussi de particuliers voisins de champs, de vignes ou de vergers épandés. Faire reconnaître la maladie professionnelle Mais l'association Phyto-Victimes, partenaire de Générations futures, dénombre pas moins de 180 cas de pathologies déclarées liées aux pesticides.

Martin Winckler : “'Hippocrate' m’a ramené trente ans en arrière !” Saisi par le réalisme d'“Hippocrate”, Martin Winckler a aimé le film de Thomas Lilti. L'écrivain-médecin nous explique pourquoi. Dans ses romans (La Maladie de Sachs, Le Chœur des femmes, En souvenir d’André, etc.), Martin Winckler ne cesse de décrire, avec un grand sens critique et sa propre expérience de praticien, les absurdités de la médecine. Depuis Montréal, où il vit depuis 2008, il explique pourquoi il a aimé Hippocrate, de Thomas Lilti. Qu’avez-vous pensé d’Hippocrate ? Le film est critique contre l'évolution du système hospitalier… Oui, il est très représentatif de la féodalité du monde médical : ce n’est pas vraiment l’intérêt du patient qui compte, c’est la structure hospitalière qui dicte ses lois. Pour en revenir au film, l’histoire de cette femme qu’on veut réanimer, l’interne qui refuse, etc., partout ailleurs qu’en France, cela ferait l’objet d’une discussion collégiale à laquelle la patiente et sa famille seraient associés. D’où vient cette singularité française ?

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