
LE PROGRÈS EST-IL UN PROGRAMME POLITIQUE ? Détails Publié le 14 avril 2015 Propos recueillis par Aurélien Berthier Hubert Guillaud est journaliste et blogueur, auteur prolifique d’analyses sur internet et le numérique notamment au sein du journal en ligne InternetActu.net dont il est le rédacteur en chef. Il développe une analyse passionnante au fil de ses billets sur les logiques des technologies contemporaines, sur le contenu politique sous-jacent de leurs usages et de leurs discours. La Silicon Valley (notamment au travers des GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, ces 5 méga-compagnies américaines qui trustent les technologies numériques) a-t-elle un programme politique ? La Silicon Valley n'a pas de « programme » à proprement parler, autre que le capitalisme, la croissance et l'innovation technologique. Contrairement à ce qu'on pense trop souvent, inventer une arme n'est pas neutre : ça reste une arme. Qu’est-ce que le cyberlibertarianisme ? Et le transhumanisme ? La technophobie n'est pas la réponse.
Les Inrocks - Deux philosophes critiquent la révolution numérique Célébrée ou stigmatisée, la révolution numérique divise ceux qui en subissent les effets autant qu’elle génère des réflexions articulées parmi ses analystes, entre exaltation et scepticisme. Parmi les spécialistes des technologies numériques, Eric Sadin, auteur en 2013 de L’Humanité augmentée, poursuit une réflexion ambitieuse, “à l’écart de l’ancestrale et inopérante dichotomie entre les dénommés technophiles et technophobes”. Sa dernière entreprise cartographique, contenue dans son livre théorique le plus abouti, La Vie algorithmique, se propose de réexaminer la notion même de révolution numérique. L’orientation que le philosophe privilégie consiste “à ne pas envisager la technique ou le numérique comme une unité, comme une chose au sujet de laquelle on pourrait parler en soi, mais comme un foisonnement de dispositifs et de protocoles contradictoires ou convergents, dont il s’agit de dégager les dynamiques structurantes au-delà du bruit et de la fureur des divergences idéologiques”.
Les Inrocks - Hobo 2.0 : les vagabonds des temps modernes sont hyper connectés “I’ve never yearned for anybody’s fortune / The less I have the more I am a happy man” (“Je n’ai jamais convoité la fortune de quiconque / Moins je possède, plus je suis heureux”). Avec ces paroles extraites de “Like a Hobo, Charlie Winston, bien après Pete Seeger, Woody Guthrie et Dylan, a popularisé en 2009 le terme de “hobo”, qui signifie “vagabond” ou “clochard”. Sa description était conforme à l’imaginaire collectif et à la réalité de ces sans-abri, qui voyagent au gré des trains de marchandise auxquels ils s’accrochent en passagers clandestins, un sac à dos pour seul viatique, et qui vivent de travaux saisonniers. Mais le hobo de ce début de XXIe siècle n’a plus la même vie que celui du début du XXe. Vivre connecté n’est plus un luxe Newsweek s’est penché sur ce phénomène, et il ressort de son enquête que la génération Y bouleverse la culture hobo. Des ressources indispensables Le hobo est mort, vive le hobo 2.0 La fierté hobo s’expose sur Instagram et Vine
Les utilisateurs d'Internet auraient tendance à surestimer leurs propres connaissances Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par William Audureau Nous sommes en 2015, et Google est désormais perçu comme une extension de la mémoire. Dans une étude du Journal of Experimental Psychology du 30 mars 2015 et repérée par le site Quartz, une équipe de chercheurs de Yale s'est intéressée à une épineuse question : comment l'usage des moteurs de recherche affecte-t-elle notre perception de nos propres connaissances ? « Les études suggèrent qu'Internet peut devenir partie prenante d'une mémoire transactive, observe l'étude en préambule : les gens se reposent sur des informations qu'ils savent pouvoir trouver en ligne et donc cherchent la mémoire externe (qui connaît la réponse) mais ne retiennent pas la mémoire interne (la réponse elle-même). » Google, une forme de mémoire externe Les chercheurs dégagent plusieurs explications. « L'illusion de la connaissance par l'usage d'Internet semble liée au fait de faire des recherches. [...] D'anciennes inquiétudes remises au goût du jour
Les internautes utilisent plus de 3 écrans pour surfer Depuis quelques années maintenant, on retrouve de plus en plus d’écrans à la maison. Entre les smartphones, les tablettes, les Smart TV, les PC de bureau et les PC portables, ce sont autant de dispositifs équipés d’écrans qui permettent de se connecter à Internet. Une étude récente de GlobalWebIndex nous explique comment les internautes utilisent les écrans du foyer. Les hommes utilisent plus d’écrans que les femmes GlobalWebIndex a réalisé cette étude en interrogeant tous les trimestres des dizaines de milliers d’internautes dont les âges varient de 16 à 64 ans et issus de plus de 32 pays dont la France. Il en résulte que tous les internautes utilisent plus de 3 écrans pour surfer sur la toile. En France, une étude démontrait en 2014 que 22% des internautes surfent sur plus de 3 écrans et 12% utilisent au moins 4 écrans. 50% des internautes jouent sur PC
L’incroyable pouvoir de Google sur chacun d’entre nous | Atlantico.fr Google sait à peu près tout de nous : ce que nous lisons, notre métier, nos amis, où nous nous trouvons en temps réel... Et il en saura bientôt encore plus : sur l'état de notre santé, de nos finances personnelles... Un pouvoir en réalité bien plus fort et insidieux que celui d'un Big Brother. Un ami qui vous veut du bien Google sait à peu près tout de nous. Ajouter au classeurSuivre ce contributeurLecture zen Intéressé par cet auteur ? Pour retrouvez facilement ses articles dans votre compte et recevoir une alerte à chacune de ses contributions : Lire ou relire plus tard Pour classer cet article et le retrouver dans votre compte : Besoin de vous concentrer Pour lire cet article dans sa version zen : Je m'abonne Notre vie privée Jean-Gabriel Ganascia : Google accumule à notre insu une foultitude d’informations personnelles sur chacun d’entre nous. Vous avez atteint le nombre d'articles que vous pouviez lire gratuitement ces 30 derniers jours Abonnez-vous enquelques clics Besoin de concentration ?
La « révolution numérique » : un passage obligé pour l’Ecole | Ludovia Magazine « Les usages du numérique qui se multiplient aujourd’hui à la fois dans la vie quotidienne, dans le monde du numérique et dans la vie professionnelle obligent l’Ecole à être dans la dynamique de cette révolution ». Pour elle, cette révolution du numérique a un enjeu essentiel : celle de « permettre un rapport positif de l’élève avec le savoir » et elle développe, dans la vidéo ci-contre, son point de vue sur la question. D’une part, le numérique va permettre de mettre en place une pédagogie plus active avec, notamment, plus d’interactions sociales entre les élèves et plus de démarches projets et elle ajoute que le travail pluridiscplinaire devrait s’en voir facilité. Le numérique devient essentiel pour le système éducatif parce qu’il permet de repenser l’acte d’enseigner pour l’enseignant et l’acte d’apprendre pour l’élève dans un rapport au savoir dans lequel l’élève est plus actif. Dans l’académie de Montpellier, le levier de développement des usages du numérique est l’ENT. lu : 614 fois
Les Inrocks - Qwant: pour rattraper Google, le moteur de recherche européen mise sur les réseaux sociaux et les enfants Il a beau avoir des créateurs français, Qwant veut être présenté comme un moteur de recherche européen, qui a vocation à grappiller des parts de marché bien au-delà des frontières hexagonales. C’est du moins l’ambition de l’investisseur Jean-Manuel Rozan et du spécialiste en sécurité informatique Éric Leandri, qui ont lancé il y a deux ans le moteur de recherche au logo multicolore. Chez Qwant, 2015 est considérée comme une “année décisive“. Après avoir réussi à tripler le nombre de recherches en un an (de 500 millions en 2013 à 1,6 milliards en 2014), l’entreprise espère atteindre un objectif de 15 milliards en 2015. “Et je crois que c’est un minimum pour cette année“, insiste Jean-Manuel Rozan. Les prédictions sont optimistes, alors que le moteur de recherche européen reste depuis sa création, en 2013, relativement confidentiel. Le “premier tour de table” a pourtant été conséquent. La recherche sur les réseaux sociaux Des résultats sélectionnés, parfois hors-sujet
Les adolescents sur Internet : expériences relationnelles et espace d’initiation 1 D’après Houssonloge, « près de 80 % des 6/17 et près de 100 %, 96 % des 15-17 ans naviguent sur le (...) 1Les usages spécifiques d’internet et du Web 2.0 par les adolescents interrogent sur l’évolution des pratiques d’accès à l’information des futurs citoyens dans le contexte d’un espace public diffracté, mosaïque (Bastien et Neveu : 1999 ; Dahlberg : 2001), et dont le déficit d’unité est indéniablement corrélé à la montée en puissance des technologie relationnelles. Ces dernières contribuent en effet, dans leur usage courant, à fragmenter des audiences et à générer davantage des communautés circonstancielles que de véritables publics délibératifs. 2Dans un microcosme juvénile marqué par une quête d’affirmation identitaire, la violence symbolique et les jeux de positionnement hiérarchique (la recherche de popularité) demeurent omniprésents, notamment entre 12 et 15 ans (Escofet : 2012). 7L’examen de la configuration d’usage des médias par les adolescents est riche d’enseignement.
L'éducation mobile, un moyen de dépasser la crise de l'école ? L'éducation mobile va-t-elle permettre d'alphabétiser le monde entier et rendre les sociétés humaines plus égalitaires et moins machistes ? C'est l'idée qui se dégage des nombreuses expériences présentées les 24 et 25 février à la Semaine de l'apprentissage mobile organisée par l'Unesco et UN Women à Paris. Le mobile apparait come un outil pour contourner les obstacles à l'instruction des jeunes et particulièrement à l'instruction des filles. Le paradoxe c'est que cette capacité révolutionnaire est financée très souvent par des initiatives publiques. Des nombreuses expériences présentées les 24 et 25 février à l'occasion de la Semaine de l'apprentissage mobile, trois projets mettent en évidence des tendances repérées cette année. Au Bangla Desh, le projet BRAC propose à des jeunes femmes d'apprendre l'anglais sur leur téléphone portable. Talking Stories est porté par Kathie Mc Cabe, une femme extrêmement engagée et convaincante, avec le soutien de l'éditeur Macmillan. François Jarraud
Bonjour et merci pour cet article. Il est vrai que lorsque je pense conduites addictives et numériques, la première idée qui me vient est que cette problématique concerne plutôt les enfants et les ados…mais qu'en est-il des comportements des adultes ? Qu'en est il de leur comportements"numériques" et de l'image qu'ils génèrent auprès des plus jeunes ? by colas_groupec_psy Mar 4
Bonsoir,
C'est vrai qu'il est intéressant. Il rejoint le constat de nombreux pédopsychiatres et psychologues. Les parents sont désarmés, pris dans le tourbillon de leurs occupations quotidiennes, avec pour la plupart d'entre-eux, des obligations professionnelles de plus en plus stressantes et contraignantes, qui font aussi la part belle aux technologies numériques (impossible d'y échapper!!). Il ont alors tendance, sans se remettre en question, à "pathologiser" l'attitude de leurs enfants (peut-être une façon de projeter sur eux leur propre culpabilité. by jurand_groupea_psy Feb 14
Bonjour,
je trouve cet article intéressant car en effet en tant que parents nous devons montrer l'exemple. Or l'écran prend une telle place dans nos vies qu'il est difficile de demander, assis devant sa tablette et sans lever le nez, aux enfants de lâcher la leur...C'est pourtant le quotidien des familles. Il convient alors de mettre en oeuvre des stratégies éducatives pour toute la famille: couper la wifi et faire un temps de pause tous ensemble ! by delacroix_groupea_psy Feb 14