background preloader

Rue89 - L'Obs

Rue89 - L'Obs

Les Etats du Moyen-Orient seront-ils bientôt rayés de la carte ? Pour l’historien Pierre-Jean Luizard, l’Etat islamique progresse parce que les populations ne veulent plus subir l’ordre postcolonial. Des monstres, des nazis… En France, on ne manque pas de qualificatifs pour les islamistes de Daech, qui semblent de leur côté tout mettre en œuvre pour révulser les opinions publiques occidentales. Mais comment expliquer leur expansion fulgurante, en à peine un an, sur un territoire sunnite qui abolit la frontière Syrie-Irak tracée en 1920, à la conférence de San Remo, par ces mêmes Occidentaux ? Comment expliquer que ces « monstres » aient été accueillis en libérateurs à Mossoul (2 millions d’habitants) ? A rebours de nombre de commentateurs, l’historien Pierre-Jean Luizard décrit dans son dernier essai, Le Piège Daech, les logiques à l’œuvre depuis un siècle, et en conclut que les Etats du Moyen-Orient n’ont plus d’avenir. Pourquoi ces promesses ? Les trois guerres irakiennes ont rompu ce fragile équilibre ? Pourquoi bombarder l’Irak et pas la Syrie ?

Peut-on accueillir tous les réfugiés syriens ? L'Europe fait face à un afflux massif de réfugiés. La France est à la traîne de la plupart de ses voisins pour l'accueil de ces demandeurs d'asile. Un manque de solidarité injustifiable malgré les difficultés du pays. Dans les années 1990, les guerres qui avaient suivi le morcellement de la Yougoslavie avaient déjà provoqué un afflux historique de demandeurs d'asile en Europe. C'est cependant à une crise humanitaire d'une ampleur très supérieure qu'est aujourd'hui confronté le Vieux Continent, du fait en particulier du conflit qui fait rage en Syrie et en Irak : le nombre de demandeurs d'asile avait déjà atteint en 2014 son record d'il y a vingt-deux ans. Et cet afflux s'est encore fortement amplifié depuis le début de cette année.

Cyber-attaques : Obama lance un programme de sanction contre les menaces étrangères Le président américain Barack Obama a lancé mercredi un programme autorisant des sanctions économiques à l'encontre des pirates informatiques impliqués dans des attaques ciblant les Etats-Unis. Des mesures qui concernent aussi bien les USA que l'étranger. « Une urgence nationale » : c'est ainsi que Barack Obama considère le sujet des cyber-attaques à l'encontre des Etats-Unis. Dans un décret dévoilé mercredi, le président américain donne la possibilité au Département du Trésor américain de geler les avoirs et les transactions financières des personnes impliquées dans des cyber-attaques destructrices visant les USA. Une démarche qui devrait cependant rester « exceptionnelle » et ne concerner que les attaques sur les infrastructures essentielles pour le bon fonctionnement du pays, telles que la défense ou les systèmes bancaires. Le piratage de Sony évoqué Des réactions mitigées De nombreux experts en sécurité et législateurs américains saluent la démarche d'Obama. A lire également :

La main rouge de la censure, c'est fini (mais pas l'arbitraire) Comme il l'avait annoncé il y a dix jours à Rue89, le ministère de l'intérieur a modifié la page qui s'affiche lorsqu'un internaute souhaite visiter une URL figurant sur la liste des sites que la police interdit de visiter. La fameuse "main rouge" oppressante a laissé place à un signal d'avertissement plus discret, un point d'exclamation dans un rond, également plus difficile à détourner. Dès la mise en oeuvre des premiers blocages, la main rouge était devenue un symbole repris par des internautes pour contester la censure sans contrôle judiciaire, et l'arbitraire de l'exécutif (contre lequel nous avons décidé de nous battre). Certains y avaient également découvert une référence involontaire et maladroite au groupe terroriste La Main Rouge des années 1950, qui pourrait en fait avoir été une création des services secrets français. Très vite, le symbole avait été détourné :

Retour des chiites sur la scène yéménite, par Laurent Bonnefoy (Le Monde diplomatique, novembre 2014) En 2007, alors que démarrait un quatrième cycle de la meurtrière guerre du Saada (1) opposant le président Ali Abdallah Saleh à certains membres de la minorité zaydite chiite (2), bien peu auraient parié que le chef des rebelles, M. Abdoulmalik Al-Houthi, deviendrait un jour l’homme fort du champ politique yéménite. Il n’était alors que le nouveau chef des houthistes, un mouvement armé portant son nom et actif dans la région septentrionale de Saada. La revendication par les houthistes de leur identité zaydite apparaissait comme marginale dans un pays qui ne se structurait plus prioritairement autour du face-à-face entre zaydisme chiite (environ un tiers de la population) et chaféisme sunnite, majoritaire. Les houthistes se sont inscrits dès 2004, et de façon de plus en plus manifeste, dans un univers symbolique explicitement chiite. Reconfiguration du camp tribal Forts de la leçon acquise avec l’éviction de M. L’offensive houthiste sur Sanaa avait pour cible principale M. M.

Cash Investigation Le magazine « Cash Investigation« , en partenariat avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), a enquêté dans le plus grand secret sur les implants. Ces dispositifs médicaux entrent dans votre corps, servent à vous soigner, mais ne sont pas des médicaments. En France, des millions de patients en portent… Implants mammaires, prothèses de hanches ou vaginales, stents, valves cardiaques… Marie Maurice et Edouard Perrin ont ausculté, en collaboration avec plus de 250 journalistes du monde entier, cette industrie du dispositif médical qui génère 316 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Le magazine d’investigation présenté par Elise Lucet est allé à la rencontre de patients dont la vie a tourné au cauchemar après avoir été implantés. Dans ce numéro exceptionnel, « Cash » révèle également comment la loi du marché et la course à l’innovation prennent souvent le pas sur la santé des patients. Présenté par Elise Lucet France 2#cashinvestigation

TV5 Monde admet une "bourde" Par: rédaction 10/04/15 - 21h24 Source: AFP TV5 Monde a concédé vendredi avoir commis une "bourde" après la diffusion à la télévision d'images montrant des mots de passe internet affichés sur les vitres d'un de ses bureaux, mais souligné que ces derniers avaient été scotchés après la cyberattaque dont elle a été victime. "On ne fait pas fi du fait que c'est une bourde", a déclaré à l'AFP Yves Bigot, directeur général de la chaîne, soulignant que "les codes n'étaient pas affichés avant" la cyberattaque survenue dans la nuit de mercredi à jeudi et "n'ont rien à voir avec". Dans un reportage diffusé jeudi au journal de 13 heures de France 2 et consacré à cette cyberattaque, un journaliste de TV5 Monde est interrogé devant une vitre où sont accrochées plusieurs feuilles de papier.

Mot de passe inchangé : les sociétés de maintenance responsables Pour ne pas avoir formé et informé son client sur la bonne gestion de ses mots de passe, une société de maintenance condamnée en France. Le site Legalis est revenu, dernièrement, sur l’arrêt de la cour d’appel de Versailles et du tribunal de commerce de Nanterre. Ce dernier a jugé qu’une société en charge de la maintenance informatique d’une entreprise avait pour obligation de sensibiliser son client à la sécurité informatique et à la bonne gestion de ses mots de passe. Le professionnel de l’informatique n’avait pas sensibilisé son client à la nécessité de changer le mot de passe de son PABX (Private Automatic Branch eXchange), un standard téléphonique informatisé. Bilan, le tribunal a considéré qu’il y avait une faute par négligence. Le tribunal a obligé la société de maintenance à payer la somme. « Il revient à l’utilisateur de gérer la sécurité de son matériel, à condition toutefois qu’il ait été informé de cette nécessité et qu’on lui ait montré comment procéder » indique Legalis.

Prenez le temps. | L'insatiable J’ai arrêté les billets d’humeur, pourtant n’est-ce pas pour cela aussi que l’on vient sur un blog, parce que l’on ne se contente pas de donner son avis sur un livre mais que l’on montre la personne qui se cache derrière, ce n’est pas juste un catalogue d’avis ou de critiques, c’est une vie, des émotions partagées. Il fallait que je vous parle de mon obsession du moment, qui cependant n’est pas nouvelle. Le livre est devenu un objet de consommation, ce n’est pas un mot grossier, pas de honte à avoir, la société est consumériste, il est heureux que le livre ne soit pas resté en marge (pour revoir le modèle de la société et faire notre révolution, rdv dans un prochain billet, là n’est pas le propos du jour). Des livres sortent par centaines, que dis-je milliers, tous les ans, il est heureux d’avoir le choix, que tous les goûts puissent un jour trouver satisfaction. (Il pourra certes être avancé que les plus grands devenus classiques ont rarement connu le succès de leur vivant. J'aime :

l'actu autrement !

Related: