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L’école inversée, est-ce que c’est possible?

L’école inversée, est-ce que c’est possible?
La « classe inversée », cette philosophie qui implique de voir la portion théorique à l’extérieur de la classe, notamment par des vidéos, est sur toutes les lèvres. Pourrait-on aller jusqu’à imaginer toute une école inversée? C’est le défi qu’a relevé la Clintondale High School, une école américaine située en milieu défavorisé au nord de Détroit. Aujourd’hui, les enseignants produisent de courtes vidéos que les élèves écoutent sur leurs téléphones intelligents, sur l’ordinateur familial ou dans le laboratoire informatique le midi. En classe, ils travaillent en îlots et ils réalisent des projets, des exercices traditionnels ou des expériences scientifiques. Tina Rosenberg, récipiendaire d’un prix Pulitzer, dresse un portrait de cette école et de ce mouvement sur le blogue du New York Times. Clintondale High School est la première école américaine à avoir mis en place une structure où l’ensemble des cours est sous forme de classe inversée. Tout ceci n’est pas arrivé par magie.

http://www.ecolebranchee.com/2013/10/18/lecole-inversee-est-ce-que-cest-possible/

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Enseigner - Apprendre avec Britt-Mari Barth « À l’origine de mon travail, il y avait le constat que les élèves ne s’engageaient pas vraiment dans leurs apprentissages, beaucoup s’ennuyaient ou s’inquiétaient… D’où, mon envie de mieux comprendre le processus enseigner-apprendre pour identifier les facteurs qui étayent ce processus. » Britt-Mari Barth dirige le Laboratoire de recherche pour le développement sociocognitif (LAREDESCO). Elle est l’auteure de trois ouvrages de référence : L'Apprentissage de l'abstraction, Le savoir en construction et Elève chercheur, enseignant médiateur, donner du sens aux savoirs (éditions Retz). Vos travaux, depuis 25 ans, vous ont conduit à élaborer une pédagogique connue sous le nom de « l'apprentissage de concepts »… Il s’agit pour l’enseignant d’entrer dans les apprentissages par un processus de conceptualisation - plutôt que par le contenu - et ainsi amener les élèves à construire le sens de ce contenu.

Pédagogie inversée 10octobre2013 Par Arnaud Durand Dernièrement j’ai vu un reportage sur un enseignant d’histoire géographie qui faisait de la pédagogie inversée en classe. Vient ensuite un collègue toujours d’histoire géographie qui me parle de la khan-académie qui fournit plein de vidéos pour les enseignants qui font de la pédagogie inversée… Comme son nom l’indique la pédagogie inversée consiste à inverser les moments pédagogiques en classe avec les moments des devoirs à la maison (en théorie ce n’est faisable qu’au secondaire puisque le travail à la maison en primaire est à priori interdit). #CLOM_REL : le flipped learning Une semaine très riche nous a été proposée par Michèle Drechsler, avec en particulier un développement sur le flipped learning, ou pédagogie inversée. le cours magistral et ses limites De nombreuses ressources et vidéos nous ont expliqué ce que c’était, en commençant par nous expliquer ce qui existait avant. Le cours magistral, qui selon Marcel Lebrun perdure depuis le XIIème siècle. Méthode indispensable avant l’apparition de l’imprimerie, elle n’a plus de sens dès lors que les livres apparaissent et sont diffusés.

Petite Poucette, la génération mutante Michel Serres, diplômé de l’Ecole navale et de Normale Sup, a visité le monde avant de l’expliquer à des générations d’étudiants. Historien des sciences et agrégé de philosophie, ancien compagnon de Michel Foucault, avec qui il a créé le Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1968, il a suivi René Girard aux Etats-Unis, où il enseigne toujours, à plus de 80 ans. Ce prof baroudeur, académicien pas tout à fait comme les autres, scrute les transformations du monde et des hommes de son œil bleu et bienveillant. Son sujet de prédilection : la jeune génération, qui grandit dans un monde bouleversé, en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité. La planète change, ils changent aussi, ont tout à réinventer.

L’enseignement nomade est-il l'avenir de l'école ? Peut-on passer à coté de l’enseignement mobile ? Dans de nombreux pays, comme le montre le séminaire international Mobile Learning Week organisé par l’Unesco du 18 au 22 février, la question ne se pose plus. Devant les expériences thaïlandaise, indienne ou nigeriane, les rares tentatives hexagonales font pâle figure. La classe inversée pour sauver l’école ? 2022. La journaliste du Monde Maryline Baumard[i] imagine l’école de demain, sur les bases de la refondation de l’école prônée 10 ans plus tôt par Vincent Peillon : « Ce que Clara a vraiment vu se modifier au fil de sa scolarité, c’est la pédagogie. Beaucoup de ses enseignants ont opté pour la « classe inversée ». Les ressources mises en ligne sur Internet, la connexion des classes et surtout la formation des enseignants ont permis cette petite révolution qui a contribué sans doute à laisser moins de jeunes sur le bord de la route. En tout cas, cela a permis de réduire le nombre de « décrocheurs », ces jeunes qui abandonnaient avant le diplôme.

La révolution cognitive Je vous recommande vivement cette conférence de Michel Serres, intitulée « Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive » (je suis tombé dessus grâce à un tweet de Jérôme Colombain). Outre la vigueur et la clarté de Michel Serres (qui sont impressionnantes), le propos est lui-même passionnant. Il y aborde la manière dont les ordinateurs et internet (ce qu’on appelle souvent les nouvelles technologies) sont en train de modifier radicalement, le temps, l’espace et notre cognition. Michel Serres compare la révolution « internet » à d’autres révolutions dans l’histoire de l’humanité - en lien avec l’émission, le traitement, la réception d’informations - : l’apparition du langage, l’apparition de l’écriture et l’apparition de l’imprimerie. Cela replace les choses dans une échelle temporelle intéressante.

Les outils qui rendent possible la classe inversée 1. Introduction à l’infonuagique Quiconque a déjà travaillé avec la vidéo sait à quel point ce média est « lourd » côté informatique. Bernard Rentier, Recteur » Imprévisibilité Discours prononcé le 30 mars 2006, lors de la séance solennelle de remise des insignes de docteur honoris causa à l’Université de Liège. Aujourd’hui, l’Université honore des personnalités qui se sont illustrées par leur excellence en recherche. Nous vivons donc une journée de fête de la recherche, fête de l’esprit et de l’intelligence.

Pourquoi la pédagogie inversée ne me séduit-elle pas ? Késako ? Depuis quelques années, le modèle de la « classe inversée » séduit les enseignants, certainement à juste titre. Si vous vivez dans une caverne pédagogique, en quelques mots, user d’une « pédagogie inversée » consiste à exporter hors de la classe le contenu plus théorique des apprentissages, via notamment les outils numériques(vidéo à visionner avant les cours par exemple), et de consacrer le temps de classe à l’entraînement, à la manipulation, à des parcours plus individualisés. A priori, pédagogiquement, ça se tient. C’est même le sens dans lequel je voudrais vivre ma classe : faire des apprentissages, au lieu de transmettre et de recevoir des connaissances…Michèle Drechsler, inspectrice de l’Education Nationale, qualifie d’ailleurs à juste titre cette pédagogie inversée de « pédagogie du bon sens ». Alors pourquoi suis-je gêné par cet angle de vue ?

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