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Féminisation des mots : la France en retard

Féminisation des mots : la France en retard
A la question « Madame, le secrétaire perpétuel, ou Madame la secrétaire perpétuelle ? » du journaliste de France Inter Patrick Cohen à l’historienne Hélène Carrère d’Encausse, en direct de l’Académie française lundi 16 mars 2015, la réponse est sans appel : « Madame le secrétaire. La grammaire française doit être respectée ici ». La féminisation des noms fait encore et toujours débat en France. Peu après cet incident, l’Académie française a émis une mise au point pour rappeler le bon usage de la langue française. « Un combat sans intérêt » « Concernant la féminisation, nous ne sommes jamais contre. Toutes n’ont pas le même avis. Ce n’est pas seulement une règle de grammaire, c’est une règle sociale qui instruit que le masculin domine sur le féminin Affaire linguistique ou politique ? Des pays francophones en avance En France, si la situation n’évolue guère, dans les autres pays francophones comme le Québec, la Suisse ou la Belgique, la féminisation des mots est plus largement répandue. Related:  halfladyFEMMES

Introduction à l’asexualité | Asexualité-s Qu’est-ce qu’une personne asexuelle ? Une personne asexuelle ne ressent pas d’attirance sexuelle. La plupart des gens se rendent compte qu’il y a certaines personnes qui ne les attirent pas sexuellement. C’est la même chose pour les personnes asexuelles, mais cela inclut tout le monde ! Est-ce qu’asexuel veut dire abstinent ? L’abstinence est un choix de vie, l’asexualité est une orientation sexuelle. Est-ce que les personnes asexuelles sont dégoûtées par l’idée du sexe ? Certaines personnes sont « repoussées » par l’idée du sexe. Est-ce que les personnes asexuelles s’opposent à ce que les autres aient des relations sexuelles ? L’asexualité n’est pas l’anti-sexualité. Les attitudes à l’égard du sexe diffèrent selon les personnes, mais très peu de personnes asexuelles ont une attitude négative à l’égard du sexe. Est-ce que les personnes asexuelles forment des relations intimes ? Mais une relation sans sexe, n’est-ce pas la même chose qu’une amitié ? WordPress: J'aime chargement…

Les écrivaines, grandes oubliées du bac ? Plus que quelques semaines avant le début des épreuves du baccalauréat 2015. Au programme de terminale littéraire (bac L) cette année : « Les Mains libres » de Paul Éluard, et « Madame Bovary » de Gustave Flaubert. Comme en 2014, et depuis plus de dix ans, aucun ouvrage écrit par des femmes n’a été retenu pour les épreuves de littérature du bac L, contre trente­-deux hommes depuis 2001. En septembre 2014, Ariane Baillon, jeune bachelière bordelaise, avait déjà réclamé plus de figures féminines dans les manuels scolaires, via une pétition adressée à Benoit Hamon, alors ministre de l’Education nationale, qui avait remporté un franc succès. Cette fois-ci, c’est l’illustratrice et auteure de bande dessinée Maureen Wingrove, alias Diglee sur son blog, qui constatait le mois dernier, le manque d’auteures au bac et dans les programmes scolaires. Le travail d'historiennes pour faire émerger le vivier de femmes grandes a été fait Moins de figures féminines Une question féministe mal posée

Féminin trop singulier. Catherine Vincent. Le Monde. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Catherine Vincent Quand la misogynie va se nicher jusque dans le dictionnaire, la féminisation des noms devient un combat. Retour sur un siècle de polémiques Quoi de plus respectable qu'un dictionnaire ? Soupçonner de misogynie ce garant du bon usage de la langue, n'est-ce pas pousser le bouchon un peu loin ? Françoise Leclère s'y est pourtant autorisée. Dans cet inventaire prétendu neutre se cache en effet un dénigrement subtil, mais quasi permanent, du féminin. "J'ai travaillé sur Le Robert, mais on peut faire le même constat avec tous les dictionnaires de la langue française", précise Françoise Leclère, en rappelant que le lexicologue Alain Rey, figure emblématique du Robert, fut le premier à qualifier le dictionnaire de "prescripteur idéologique". Linguiste de formation, Claire Michard aboutit aux mêmes conclusions, mais par une autre approche. "Avocate ?" En 1984, l'histoire se répète. "Le scénario est toujours le même, souligne Claudie Baudino.

Au Québec, la rédaction épicène devient une proposition officielle Au Québec, la langue française n’a pas toujours été la langue officielle. Et même lorsque le français est devenu la langue officielle, un travail important a dû être accompli pour la protéger de la minorisation face à une langue anglo-saxonne dominante sur le continent nord-américain. L’État a donc mis en place un Office de la langue française dont le rôle est de faire évoluer le langage afin qu’il reste la langue de tous et toutes. C’est la Charte de la langue française, entrée en vigueur le 26 août 1977, qui est l’instrument permettant d’assurer la survie, la promotion sociale et la qualité linguistique de la langue officielle. C’est ce guide qui est présenté ici, avec une explication des choix faits par le Québec. Les travaux d’aménagement terminologique du français menés par l’Office depuis la promulgation de la charte en 1977 sont bien connus de la francophonie. L’adjectif épicène est présenté dans les ouvrages de référence comme ayant deux sens.

Mona Eltahawy : « Le féminisme n'est pas une importation occidentale » - JeuneAfrique.com Engagée, la journaliste américano-égyptienne Mona Eltahawy milite pour les droits des femmes dans le monde musulman. Et mesure à quel point le chemin à parcourir reste long dans certaines contrées, où la misogynie tue toujours. De passage à Paris, la militante féministe Mona Eltahawy nous accueille par une chaleureuse accolade. Les cheveux teints en rouge, le bras tatoué, la journaliste américano-égyptienne ne passe pas inaperçue. Et pour cause. JEUNE AFRIQUE : Dans votre livre, vous citez cette phrase d’Audre Lorde : « Le silence ne nous sauvera pas. » Comment briser la loi du silence qui pèse sur les femmes dans le monde musulman ? MONA ELTAHAWY : En 2004-2005, quand nous avons commencé à nous soulever contre Moubarak, nous n’étions qu’une petite centaine. Vous avez choisi d’écrire avec un style très direct, sans compromis. Bien sûr. Quelles réactions votre livre a-t-il suscitées ? Le livre est sorti en anglais en Égypte et aux États-Unis. Éd. La situation est très complexe.

Les inégalités entre les femmes et les hommes en France Les inégalités entre les femmes et les hommes en France : principaux indicateurs * Données provisoires. ** Troisième trimestre 2016 (données provisoires). Source : Insee, ministère de l'Education nationale, Ined, Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, Parlement européen - © Observatoire des inégalités Les inégalités entre les hommes et les femmes se réduisent en matière d’éducation En France, les filles représentent 57 % des étudiants à l’université en 2015-2016 contre 43 % en 1960-1961. Les femmes vivent plus longtemps mais les écarts se réduisent Si les femmes vivent toujours plus longtemps en France, l’écart d’espérance de vie à la naissance entre les hommes et les femmes s’est réduit entre 2000 et 2016 passant de 7,5 années à 6,1 années en faveur des femmes. Égaux devant le chômage Les femmes moins bien payées et plus souvent en temps partiel subi Des inégalités de salaire persistantes avec les hommes Les écarts de salaires ont nettement baissé depuis les années 1950.

La grammaire a été au service du pouvoir. Quentin Girard. Libération. Yannick Chevalier, professeur de stylistique à l’université Lyon-II, présent au festival des idées Mode d’emploi, est spécialiste des rapports entre langue et genre. Le français a deux genres, masculin et féminin : y a-t-il des langues non genrées ? Il existe tous les cas de figure. Comment le français s’est-il retrouvé avec seulement deux genres, alors que c’est une langue issue du latin ? Progressivement, les mots latins de genre neutre se sont répartis en français entre masculin et féminin, sans doute selon les terminaisons et la manière dont les gens les percevaient. Y a-t-il un moment précis dans l’histoire où l’on a défini le genre des mots ou est-ce l’usage qui s’est imposé ? Généralement, c’est l’usage qui l’emporte, mais concernant le français, les grammairiens et les lexicographes, ceux qui font les dictionnaires, ont joué un rôle important. Quand décide-t-on que le masculin doit l’emporter sur le féminin ? L’Académie française a imposé cette règle au XVIIe siècle. Quentin Girard

LE NOUVEAU DICTIONNAIRE FEMININ-MASCULIN DES.... Thérèse Moreau - Decitre - 9782883400894 Pourquoi ce dictionnaire ? Parce que parité, égalité, la discussion est engagée depuis près de cent-cinquante ans. Seul réfractaire au débat, la langue française, qui demeure figée dans un académisme obsolète, au nom de lois grammaticales prétendument inaliénables, et la foi persistante qui voudrait que seuls les métiers déclinés au masculin aient de l'importance. Cependant, on oublie qu'il fut un temps où femmes et hommes partageaient la vie publique et privée. Au Moyen Age, les femmes avaient, dans la société patriarcale de l'époque, une puissance financière, politique et sociale certaine.

Sophie Binet, CGT : « la droite n’avait jamais osé… la gauche l’a fait ! » L’accueil est sympathique et détendu. Sophie Binet dispose d’un grand bureau et d’une voisine bienveillante à la CGT qui nous propose des boissons chaudes pour patienter avant que la jeune syndicaliste n’en termine avec son rendez-vous précédent. Pas de temps à perdre, la discussion avec la responsable de l’égalité entre les femmes et les hommes démarre rapidement. Au programme, des tacles au gouvernement et à ses méthodes, de l’expertise en droit du travail et une sidération devant ce qu’est devenue la gauche au pouvoir, qui n’empêche pas la syndicaliste de rester combative. Pourquoi s’opposer à la loi Macron ? Celle-ci ne semble pourtant pas concerner directement les femmes… La loi Macron est une collection de mesures, non spécifiques aux femmes, mais qui ont un impact négatif sur les conditions de travail et de vie des femmes en premier lieu. C’est quelque chose que je vois dans mon travail de CPE (1) tous les jours. On est là face à un choix de société.

Le patriarcat est en train de détruire la planète – seules les femmes peuvent la sauver (Nafeez Ahmed) Nafeez Mosaddeq Ahmed, né en novembre 1978, est un politologue britannique d’origine bangladaise, également rédacteur au journal The Guardian.Article initialement publié en anglais sur le site de The Ecologist, en date du 13 mars 2015. L’épidémie mondiale de violence contre les femmes et leur exclusion systématique des structures de pouvoir font partie de la violente exploitation de la Terre et de ses ressources par l’homme, écrit Nafeez Ahmed. Le combat pour sauver la planète doit commencer par l’émancipation des femmes — et cela signifie mettre fin à notre complicité de leur oppression, et de leur servitude. La marginalisation et la répression systémique des femmes ne sont pas un effet accidentel de la crise de notre civilisation. Elles sont intrinsèquement liées à notre système à dominance mâle de violence contre le monde naturel dans son ensemble. Une crise, ou plusieurs? Parce qu’énergie, économie et environnement ne sont pas séparés. Le changement climatique est genré

Autour du livre de Anne-Marie Houdebine La féminisation des noms de métiers Je ne suis pas linguiste, et ne prétendrai donc pas défendre un point de vue d’expert sur la question, toujours controversée, de la féminisation des noms de métier. J’essaierai seulement d’appliquer à mon propre point de vue la méthode d’analyse qu’un sociologue utilise à propos de ses objets d’étude : comprendre leurs raisons (même s’ils n’ont pas raison), dégager les principes qui sous-tendent perceptions et opinions. Et mon point de vue est, en l’occurrence, sans ambiguïté (quoique avec, parfois, un soupçon de mauvaise conscience) : la tentative pour imposer la féminisation des noms de métier me met mal à l’aise. Je ne suis ni un homme, ni un machiste invétéré, ni une “femme honteuse” (comme on dit : “juif honteux”), ni un académicien chenu. Et pourtant, je continue à me dire “chercheur au CNRS”, “directeur de recherches en sociologie”, “auteur”. Je vais même - je l’avoue - jusqu’à rectifier, lorsqu’on me les applique, certains termes qui me font grincer des dents.

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