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Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders : observez en direct la démesure des banques et marchés financiers

Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders : observez en direct la démesure des banques et marchés financiers
Sept ans après la crise financière de 2008, rien n’a vraiment changé : spéculation effrénée, création de produits financiers toxiques, évasion fiscale, rémunérations des banquiers... Nous voici revenus aux mêmes niveaux qu’avant la crise, voire au-delà. Les chiffres font peur. Nous vous invitons à une plongée au cœur de cette finance folle, pour en percevoir, minute par minute, la démesure. « Les produits dérivés sont une arme de destruction massive », affirmait le milliardaire américain Warren Buffett il y a dix ans. Produits dérivés de gré-à-gré en circulation dans le monde, depuis le 1er janvier 348 232 321 011 542 euros PIB mondial, depuis le 1er janvier 38 027 824 012 303 euros Vous avez sous les yeux le montant des produits dérivés échangés de gré-à-gré – ou Over the Counter (OTC) – c’est-à-dire entre deux acteurs économiques ou financiers, sans passer par des places de marché organisées comme les bourses, échappant ainsi à la surveillance des autorités [1]. 37 386 905 632 euros

Quand l’austérité budgétaire menace la richesse de la création culturelle C’est une véritable hécatombe que va connaître la création artistique en 2015. Des festivals, des théâtres, des cinémas, des musées, des conservatoires de musique voient leur existence menacée par la baisse ou la suppression de subventions publiques. Tout le territoire est concerné. D’un côté, les pressions d’artistes et de certains élus locaux se multiplient pour limiter la casse. De l’autre, la très faible mobilisation citoyenne, médiatique et politique, notamment durant la campagne des élections départementales, n’aide pas à inverser la tendance. Une centaine de festivals supprimés Dans la foulée, des ensembles musicaux prestigieux annonçaient la suppression de la subvention de la ville qui les héberge, parfois depuis plus de vingt ans : les Musiciens du Louvre à Grenoble, les Arts Florissants à Caen, le Concert d’Astrée à Lille. Voir en plein écran Des milliards pour les entreprises, l’austérité pour les artistes Le mot est lâché : austérité. La mort de la décentralisation culturelle

Une étude s'inquiète de l'impact de l'austérité sur les droits fondamentaux en Europe La crise économique et les mesures d’austérité ont eu un impact non négligeable sur les droits fondamentaux en Europe. C’est, en substance, la conclusion d’une étude réalisée pour la commission Libertés civiles, justice et affaires intérieures du Parlement européen. Menée en Grèce, à Chypre, en Belgique, en Italie, en Espagne, en Irlande et au Portugal – des pays choisis pour représenter la diversité des situations en Europe –, l’étude note une nette détérioration de plusieurs droits fondamentaux. Outre l’accès à l’emploi et le droit à la retraite, les secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice ont également été touchés par la crise et les mesures d’austérité. Dans les sept pays étudiés, à l’exception notable de la Belgique, le budget de l’Éducation a été sévèrement amputé. « Les enfants handicapés, roms, gens du voyage, tout comme les enfants de migrants ont été affectés de façon disproportionnée par les mesures imposées », note l’étude.

« L’Europe endettée reproduit nos erreurs », par Rafael Correa (Le Monde diplomatique, décembre 2013) Nous, Latino-Américains, sommes experts en crises. Non parce que nous serions plus intelligents que les autres, mais parce que nous les avons toutes subies. Et nous les avons terriblement mal gérées, car nous n’avions qu’une seule priorité : défendre les intérêts du capital, quitte à plonger la région dans une longue crise de la dette. Aujourd’hui, nous observons avec préoccupation l’Europe prendre à son tour le même chemin. Dans les années 1970, les pays latino-américains sont entrés dans une situation d’endettement extérieur intensif. L’histoire officielle affirme que cette situation a résulté des politiques menées par des gouvernements « irresponsables » et des déséquilibres accumulés en raison du modèle de développement adopté par le sous-continent après la guerre : la création d’une industrie susceptible de produire localement les produits importés, ou « industrialisation par substitution des importations ». Ainsi a débuté notre crise de la dette. Carence de dirigeants et d’idées

1 000 milliards de dollars : distribution record à Wall Street C’est un nouveau record. En 2015, les entreprises cotées à Wall Street s’apprêtent à verser 1 000 milliards de dollars (943 milliards d’euros) sous forme de dividendes ou de rachats d’actions à leurs actionnaires, selon le calcul de plusieurs cabinets d’analyse. 1 000 000 000 000 de dollars, soit l’équivalent du tiers du PIB français (2 902 M en 2014). C’est 10 % de plus que l’année dernière (902 M). Les 500 plus grosses sociétés américaines distribueront ainsi 400 milliards de dollars en dividende et 600 milliards de dollars en rachats d’actions pour satisfaire – et retenir - leurs actionnaires, au détriment des investissements dans l’économie réelle. Les grands patrons inquiets Les fonds activistes Cette politique qui couvre d’or les actionnaires est accentuée par le chantage des « fonds activistes » qui mettent publiquement la pression sur les entreprises pour faire monter les enchères boursières.

"On a renfloué la Grèce pour sauver les banques françaises et allemandes" ! Voir la vidéo à partir de 22''. Vous pouvez, si vous le souhaitez, activer les sous-titres de la vidéo disponibles en anglais. C’est la première fois qu’un dirigeant d’une des trois composantes de la Troïka, formée par le FMI, la Commission et la BCE, le dit face caméra. « L’argent a été donné pour sauver les banques françaises et allemandes, pas la Grèce », a déclaré Paulo Batista, l’un des 19 élus parmi les 24 membres du conseil d’administration du Fonds monétaire international. Du fait de ses fonctions, la parole de Batista est plus libre que celle des membres du Conseil des gouverneurs qui, eux, représentent les gouvernements et les banques centrales. Mais les critiques pour le moins rudes de Paulo Batista tranchent avec le langage d’ordinaire très policé qui règne au sein de l’institution. Dans cette interview donnée à Alpha TV, une chaîne privée grecque, le Brésilien dénonce les choix imposés à la Grèce par la Commission et la Banque centrale européenne. Le FMI a cependant évolué.

Un KissKissBankBank pour le peuple grec et faire la nique à Bruxelles « Puisque le peuple grec souffre toujours des mesures d’austérité imposées par l’Europe, et que les gouvernements ne semblent pas prêts de les aider, organisons nous-même la solidarité, d’un peuple à un autre. » C’est en substance l’idée du projet « De peuple à peuple » : une collecte de fonds participative pour les initiatives locales grecques, qui pallient depuis plusieurs années les déficiences des services sociaux. Première du genre, cette initiative est, selon ceux qui en sont à l’origine, une idée politique bien plus qu’humanitaire. Lâcher la Grèce « honteux et dangereux » A l’origine, il y a un collectif de gens, chercheurs, écrivains, documentaristes, qui se connaissent de diverses revues de gauche, comme « Tenons et Mortaises », ou encore de l’Université Populaire du XVIIIe arrondissement, à Paris. « La situation nous paraissait politiquement très grave, aussi grave que lorsque le Front populaire a lâché les Espagnols en guerre. Solidarity4all Du politique, pas de l’humanitaire

HSBC : du commerce de l’opium à l’évasion fiscale massive, l’histoire d’une banque au présent sulfureux Les scandales n’ont pas fini de rattraper la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC). Après avoir été l’arme financière de l’empire britannique en Asie, la banque est désormais éclaboussée par le dossier SwissLeaks, un scandale aux multiples facettes, de la fraude fiscale en France aux affaires politiques et financières en Espagne ou en Grèce. Sans oublier d’autres délits et manipulations. La banque HSBC est revenue sur le devant de la scène. Selon les informations publiées par plusieurs organes de presse le 9 février 2015, 180,6 milliards d’euros seraient passés, à Genève, par les comptes HSBC, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007 – soit en moins de 5 mois ! Une banque née du commerce de l’opium Le sigle HSBC signifie Hong Kong and Shanghai Banking Corporation. HSBC impliquée dans d’autres crimes financiers Ensuite, entre 1980 et 1997, elle développe ses activités aux États-Unis et en Europe. Hervé Falciani, le Edgar Snowden d’HSBC ? Des scandales en série

Puissante et incontrôlée : la troïka Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement. Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d’urgence, il leur faut se soumettre aux exigences – les fameux mémorandums – de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE). Les mesures d’austérité qu'elles ont imposées n’ont jusqu’à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire. Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parmementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter. Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ? diffusé par ARTE en 2013) s’est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis.

Les banques françaises continuent-elles de « spéculer sur la faim » Les trois principales banques françaises avaient promis en 2013 de mettre fin à leurs activités spéculatives sur les produits agricoles. Une étude de l’ONG Oxfam révèle le contraire. Cette spéculation, qui a contribué il y a quatre ans à faire exploser le prix du blé et à provoquer des émeutes de la faim dans les pays pauvres, s’est accru. Seul le Crédit agricole a tenu ses engagements. Elles s’étaient engagées à ne plus « spéculer sur la faim ». Les banques françaises étaient ainsi accusées de participer au vaste mouvement spéculatif sur les matières premières lancé par les grandes banques d’affaires anglo-saxonnes lors de la crise financière de 2008. En France, cette activité spéculative augmente de 40% Le Crédit agricole est la seule banque à avoir entièrement mis fin à cette activité. Oxfam continue de demander aux banques « de renoncer à toute forme d’activité purement spéculative sur les marchés agricoles et alimentaires ». Ivan du Roy Photo : CC paul bica

Évasion fiscale, fraudes et manipulations : découvrez le casier judiciaire de votre banque Depuis la crise financière de 2008, les scandales bancaires se multiplient. Et de toutes sortes. Il y a ceux directement liés à la commercialisation de produits financiers toxiques qui ont conduit à la crise des subripmes. Il y a les manipulations de taux, les fraudes ou les failles dans la « gestion des risques ». La gravité de ces délits financiers ne sont évidemment pas de même nature. Basta ! Comment utiliser le tableau : En « survolant » une ligne, vous faîtes apparaître sous le tableau le descriptif de l’affaire, le logo de la banque et les sources de l’information. En cliquant sur le type de délit, vous accédez à une classification selon le délit. En cliquant sur le montant, vous accédez à un classement par ordre décroissant ou croissant. En cliquant sur la date, vous retrouvez les sanctions par année (de 2008 à 2014). De Jérôme Kerviel à « la baleine de Londres » La Société générale a également plusieurs casseroles à son actif, en France et aux États-Unis. Ententes illégales

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