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« Le blasphème fait partie des droits de l'homme, pas des bonnes manières »

« Le blasphème fait partie des droits de l'homme, pas des bonnes manières »
Entretien avec André Comte-Sponville. Pour le philosophe, les opinions sont libres, tout comme l'est la critique de ces opinions, qu'elles soient religieuses ou idéologiques. S'opposer à une religion est un droit, comme celui d'être antifasciste ou anticommuniste. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Yves Daudu et Yann Plougastel Agrégé de philosophie, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont Du tragi-que au matérialisme (et retour), paru en janvier aux PUF, André Comte-Sponville a pour pères spirituels Epicure, les stoïciens, Montaigne et Spinoza. Il se définit comme matérialiste, rationaliste et humaniste. La liberté d'expression est une liberté fondamentale. Il n'y a pas de liberté absolue. La liberté d'expression est un droit essentiel de notre vie publique, mais la liberté est-elle une fin en soi, un absolu dénué de toute responsabilité ? La liberté véritable va-t-elle sans conscience de la responsabilité qui lui est intrinsèque ? Pas seulement.

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/03/12/le-blaspheme-fait-partie-des-droits-de-l-homme-pas-des-bonnes-manieres_4592696_3236.html

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Textes Liberté de la presse - Jets d'encre Une sélection de documents à télécharger autour de la presse et de la presse jeune. Consultez aussi notre liste de nos publications. Vous pouvez aussi télécharger notre kit « Créer son journal » à la rubrique correspondante. Liberté de la presse > « Le journal inutile » in Le Mariage de Figaro, Beaumarchais (1784) «Charlie»: éthique de conviction contre éthique de responsabilité Le 14 janvier, l’interview de Caroline Fourest sur Sky News au sujet des attaques contre Charlie Hebdo s’est brutalement interrompue au moment où, à l’insu de son hôte, l’invitée a brandi le dernier exemplaire du journal pour en montrer la couverture au public britannique. La journaliste Dharshini David s’est alors excusée auprès des téléspectateurs qui auraient pu être «offensés» en rappelant que la politique de sa chaîne était de ne pas montrer les caricatures du Prophète. Cette censure a immédiatement déclenché des réactions d’indignation de la part des médias français et l’intéressée a parlé «d’une violence inouïe et d’une hypocrisie absolue». L’épisode s’inscrit dans un contexte plus large où deux pratiques éditoriales s’opposent.

Twitter et l’économie de l’indignation Une qui doit regretter de ne pas être allée au cinéma plutôt que de gazouiller sur la Toile, c’est Emmanuelle Cosse. Infortunée nouvelle ministre du Logement (et de l’Habitat durable). Cinq ans d’ancienneté dans l’écolosphère, jamais en retard d’une indignation contre les mollassons écolophobes du gouvernement Valls, contre les reniements de Hollande, contre les atermoiements sur Notre-Dame-des-Landes, contre ceux qui vendent leur âme, où qu’ils se trouvent.

Le pastafarisme, cette "religion" dont les adeptes portent des passoires sur la tête et adulent les pirates Insolite L'Eglise du monstre de spaghettis volant, un mouvement fondé aux Etats-Unis, a été autorisée par les autorités néo-zélandaises à célébrer les mariages. La Nouvelle-Zélande a reconnu officiellement cette Eglise, également nommée "pastafarisme", dont les adeptes portent des passoires sur la tête, adulent les pirates et affirment que l'univers a été créé par un personnage ressemblant à un plat de spaghettis avec des boulettes de viande. Dans une décision datant du 10 décembre, les autorités de Wellington lui ont octroyé le droit légal de célébrer des mariages.

Presse: les mots de la liberté Anouk Grinberg & François Marthouret: pour une presse libre © Mediapart Lors de la soirée RSF/Mediapart au Théâtre National de la Colline, lundi soir 24 novembre 2008, Anouk Grinberg et François Marthouret nous ont fait le cadeau d'une lecture, aussi émouvante que superbe. Il s'agit d'un montage de textes autour de la liberté de la presse, montage tout en résonance avec notre présent et textes d'une évidente jeunesse démocratique. Les voici aussi ci-dessous, dans l'ordre et selon la présentation choisis par les deux comédiens. Avis sur la laïcité (Assemblée plénière du 26 septembre 2013) 1. Par lettre du 6 juin 2013, le président de l'Observatoire de la laïcité a sollicité un avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sur « les voies et moyens d'une bonne application du principe de laïcité, respectueuse des libertés fondamentales et du principe de non-discrimination ». 2. La CNCDH a été conduite à se prononcer à plusieurs reprises, et depuis de nombreuses années, sur des questions relatives à l'application du principe de laïcité (1), et ce en vertu des droits garantis par la Constitution, par la Convention européenne des droits de l'homme et par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), notamment l'égalité et le principe de non-discrimination, la liberté de pensée, de conscience et de religion et la liberté d'expression. Au fil de ses avis et études, la CNCDH a acquis une légitimité et une expertise forte sur ces questions. 3. I. ― Laïcité et service public

Un rapport note un recul de la liberté d’expression sur le Web en France L’ONG américaine Freedom House, qui défend les libertés individuelles dans le monde, a publié, mercredi 28 octobre, un long rapport sur la liberté d’expression sur Internet. Analysant la situation pays par pays, le document note que la liberté d’expression – conçue dans sa forme « américaine », et donc très large – a reculé dans le monde pour la cinquième année consécutive. Listant les barrières légales, techniques et politiques à la liberté d’expression en ligne, l’ONG s’attarde notamment sur les cas de censure généralisée par blocage de sites Web, et établit un classement général des pays les plus répressifs et les plus libéraux en la matière.

Les adeptes de l'Eglise du monstre de spaghettis volant autorisés à se marier une passoire sur la tête en Nouvelle Zélande - Insolite La Nouvelle-Zélande a reconnu officiellement cette Eglise dont les adeptes portent des passoires sur la tête, adulent les pirates et pensent que l'univers a été créé par un spaghetti volant. Et dans une décision datant du 10 décembre, les autorités de Wellington lui ont octroyé le droit légal de célébrer des mariages. La responsable de l'organisation ou "R'Amen en chef" a déclaré dimanche aux médias locaux qu'elle avait demandé à être reconnue comme officiante et espérait pouvoir célébrer des mariages "pastafaris" le mois prochain. "Nous sommes une Eglise authentique et nos membres aiment se marier, parfois plusieurs fois", avait-elle expliqué auparavant à Radio New Zealand. Le mouvement est né voici une dizaine d'années aux Etats-Unis pour, selon les apparences, dénoncer les dogmes religieux et le créationnisme.

«Le pape dit que la liberté est un droit mais aussi une responsabilité» Editorialiste du journal italien Fatto Quotidiano, vaticaniste réputé, Marco Politi décrypte les déclarations du pape François sur la liberté d’expression et ses positions vis-à-vis de l’islam : dans l’avion qui le conduisait aux Philippines, le pape François a en effet estimé que la liberté d’expression est un «droit fondamental» mais qu’elle a des limites. «Tuer au nom de Dieu» est une «aberration». Mais la liberté d’expression n’autorise pas tout et elle doit s’exercer «sans offenser», a-t-il martelé. Marco Politi vient de publier un livre, François parmi les loups (éditions Philippe Rey). Comment percevez-vous la prise de position du pape François, jeudi, concernant la liberté d’expression ? Est-il trop prudent ?

RSF salue la suppression des dispositions sur la presse pendant l'état d'urgence L’Assemblée nationale a approuvé, jeudi 19 novembre, une prolongation de trois mois de l’état d’urgence proclamé par François Hollande au lendemain des attentats. A l’initiative du gouvernement, toutes les dispositions sur le contrôle de la presse contenues dans la loi de 1955 ont été définitivement supprimées. Reporters sans frontières (RSF) salue la suppression des dispositions sur le contrôle de la presse contenues dans la loi du 3 avril 1955, modifiée jeudi 19 novembre par un vote au Parlement. « Même si elles n’ont jamais été appliquées, ces dispositions ne représentaient pas moins une menace pour la liberté d’informer en France, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation.

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