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Compétences : chercheurs et praticiens parlent-ils de la même chose ?

Compétences : chercheurs et praticiens parlent-ils de la même chose ?
La question des compétences dans la scolarité obligatoire en France fait apparaître un décalage significatif entre la reconnaissance officielle de la notion dans le socle commun, son succès relatif auprès de nombreux enseignants et acteurs éducatifs et le faible intérêt que lui porte la recherche en éducation. Il y a en effet bien peu de travaux de recherche sur la question des compétences dans l’enseignement en France. Une requête sur Google Scholar avec les termes « compétence éducation » montre que l’écrasante majorité des travaux cités émane d’auteurs canadiens, belges ou suisses. Des requêtes comparables sur des plates-formes de revues (Cairn, Revues.org…) ou des bases de données donnent des résultats similaires. Il ne fait pas de doute que l’utilisation précoce du terme de « compétences » dans le décret Missions en Belgique (fin des années 1990) ou dans la réforme du Renouveau Pédagogique au Québec (début des années 2000) a suscité logiquement plus de travaux dans ces pays.

http://eduveille.hypotheses.org/6938

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Une échelle badgée d'autoévaluation des compétences Comment attester des compétences d’un élève par rapport à un travail de longue haleine (type TPE) individuel que je nommerai ici travail de fin de scolarité? Je n’ai rien inventé, il est l’oeuvre d’un mémoire d’une ancienne collègue. Un travail de fin de scolarité peut se présenter sous la forme d’un écrit alliant théorie et pratique rédigé sur Evernote et d’un objet à réaliser soit sur un temps d’atelier, soit à l’extérieur. A l’issue de ce travail, les élèves passent une mini soutenance devant un jury composé de différents adultes.

P. Merle : réflexion (polémique) sur les échelles de notation Dans son discours de clôture de la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves, Étienne Klein, le président du jury, a avancé une affirmation pour le moins surprenante : « La question du système de notation sur laquelle on ne cesse pas de m'interroger depuis deux jours - Est-ce que nous allons proposer de remplacer l'échelle de 0 à 20 par 4 à 20 ou par 8 à 20 ou par ABCDE ? - est un faux problème (…) puisque tous ces systèmes sont convertibles les uns dans les autres et, en tant que physicien, je puis témoigner du fait qu'on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables. » Cette affirmation qui ne semble souffrir d'aucune contestation, puisque semble-t-il confortée par l'expérience du physicien spécialiste de la philosophie des sciences, pose plusieurs problèmes. Le savant et le populaire Le premier problème soulevé par l'affirmation d'Étienne Klein tient au fait que l'échelle de notation fait clairement débat dans l'opinion. Pierre Merle Notes :

Noter, est-ce évaluer ? Sans essayer de comprendre cette étrange relation, disons que l’annonce ministérielle va peut-être enfin ouvrir la voie d’une vraie réflexion sur un sujet particulièrement douloureux, après l’évaluationnite infernale et galopante qui inonda l’école ces derniers temps.De toute évidence, une pause s’impose, à la fois de réflexion et de méfiance, eu égard aux errements passés, qui, sous couvert de changement, ont proposé des solutions aussi ridicules et minables que ce qu’ils prétendaient améliorer... La pratique qui consiste à affubler d’une note toute production d’élève est une de ces étrangetés dont l’école traditionnelle a le secret.Dès qu’on y réfléchit un peu, on se heurte à une question sans réponse : comme on ne peut évaluer qu’après avoir appris, si on note tout le temps, quand est-ce qu’on apprend ?? De toute façon, la contradiction dénoncée plus haut est toujours là. Une question surgit ici : quel type d’évaluation ?

Abrégé des arguments de P. Merle et A. Antibi Les notes constituent-elles une mesure fiable des compétences et de la valeur des élèves ? Hélas, non ! confirment les recherches sur la question. De multiples biais viennent s’introduire dans l’évaluation des copies. Point de vue d'un enseignant. C'est une question qui agite la salle des profs, à l'heure de la mise en oeuvre du socle commun. J'émets l'hypothèse de l'incompatibilité. La note sur 20 permet, à travers l'exemple de la dictée, de sanctionner les fautes.

Classes sans notes : premier bilan de la recherche Des chercheurs testent actuellement, dans 70 collèges et lycées, une alternative au traditionnel système de notation : l’évaluation par compétences. Si les premiers résultats sont prometteurs, l’expérience est bien loin d’être finie. Décryptage. La nouvelle a fait les gros titres de la presse française il y a quelques semaines : une étude scientifique préconiserait l’abandon des notes à l’école. Dans un pays attaché de longue date à la notation de 0 à 20, l’annonce a aussitôt fait l’objet de débats aussi intenses que… prématurés. L’évaluation formative Depuis quelques années, une réforme des systèmes d’éducation a fait place à de nombreux changements concernant les méthodes d’évaluation utilisées dans le processus d’apprentissage des élèves. L’évaluation, qui consiste à porter un jugement sur les apprentissages, permet de recueillir, d’analyser et d’interpréter des données en vue de répondre à des décisions pédagogiques. par Marie-Josée Leclerc, UQAM Les réformes scolaires ont alors des répercussions multiples sur le choix de l’évaluation d’apprentissages, notamment celui qui consiste à passer d’une évaluation sommative vers une évaluation basée sur les compétences. Ainsi, compte tenu de l’impact des évaluations scolaires sur le processus d’apprentissage des élèves, il paraît important de se questionner quant aux modes d’évaluation utilisés en classe.

Deux ans sans notes au lycée. Un bilan Peut-on abandonner les notes au lycée ? Une année d'examen ? Célia Guerrieri, une jeune professeure de lettres, fait le bilan de deux années d'expérimentation en première. Evaluer la maîtrise du socle commun du cycle 2 au cycle 4 Une évaluation en référence aux programmes d'enseignement L'évaluation des acquis des élèves dans les domaines de formation du socle commun se fait en référence aux contenus des programmes d'enseignement. Les objectifs de connaissances et de compétences de chaque domaine de formation du socle commun et la contribution de chaque discipline ou enseignement à ces domaines sont déclinés dans les programmes d'enseignement. Les acquis des élèves dans chacun des domaines de formation du socle commun sont évalués au cours de la scolarité sur la base des connaissances et compétences attendues à la fin des cycles 2, 3 et 4, telles qu'elles sont fixées par les programmes d'enseignement. L'évaluation porte sur les huit composantes du socle commun

Travailler et évaluer les compétences en français au collège - Evaluer les progrès de l'expression écrite en 3ème Démarche La fiche est distribuée aux élèves avec le sujet du devoir. Elle est à coller dans la copie : l’élève devra s’autoévaluer avant de rendre son devoir. Un point bonus peut être attribué si l’élève s’est correctement évalué.

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