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Misogyne, raciste et ultracapitaliste : « Fifty Shades of Grey » est bel et bien très pervers

Misogyne, raciste et ultracapitaliste : « Fifty Shades of Grey » est bel et bien très pervers
Cinquante nuances de blanc : le film, gentiment érotique, est surtout misogyne et suprémaciste (capture d’écran de « 50 nuances de Grey », réalisé par Sam Taylor-Wood) La légende dit que, lors de l’audition, les actrices pressenties pour le rôle d’Anastasia Steele, la potiche punching-ball de Christian Grey, devaient lire un monologue du film « Persona » d’Ingmar Bergman. On se demande bien pourquoi, tant les dialogues de ce « Fifty Shades of Grey’s Anatomy » semblent mielleux, anodins et, parfois, presque drôles. Mais sous des apparences de téléfilm érotico-cool où l’on se fait fouetter sur un remix de Beyoncé, le blockbuster fait montre d’une logique aussi brutale et cinglante qu’une rafale de coups de martinet. Christian Grey, multimillionnaire et ex-mannequin pour slips Calvin Klein, collectionne les voitures et les femmes (15 avant Ana) en mettant un point d’honneur à subvenir à leurs besoins. Fisting ou ciné ? Dommage, donc, que le couple soit aussi archaïque dans ses mécanismes. Related:  médiathèque féministeSexisme & antiféminismePresse// media (sous-représentation, représentations etc)

Le Bechdel Test vu par ARTE — Exclu Pause Culotte Tous les jours dans vos mails, la crème de la crème des dernières 24h sur madmoiZelle. Chaque jour une exclusivité ! Les articles qui ont le mieux marché... ...les coulisses et secrets de notre QG... ...et même des gifs animés. Eh ouais. Etre féministe et être fan de séries TV : non, le sexisme n'est pas négociable. | Le Cerebro Rha ces féministes fan de pop culture, elles cherchent vraiment la petite bête. Salut à toi lecteur/lectrice de passage ! Aujourd’hui on va parler d’un de mes média favoris : les séries télés. Bref, décryptons un peu les ressorts de cet argumentaire un brin classiques : 1 -L’argument « c’est l’histoire qui veut ça » :(lorsque que vous êtes confronté-e à un storyline sexiste, discriminant et prétextant fond socio historique) C’est probablement l’argument que je déteste le plus. 2 -L’argument « c’est du divertissement /C’est juste une série » « tu te prends la tête » : Depuis quand le divertissement ne peut-il être réfléchi ? Pourtant ne pourrait-on pas réfléchir face à ce qui nous divertit ? Ce qui nous divertit semble être pour beaucoup de gens « juste» un divertissement. 3-L’argument « tu vois du sexisme là où il n’y en a pas » 4-L’argument « c’est de l’humour »: 5-L’argument « il y a une femme forte donc arrête de râler, ça suffit à ce que ça te convienne ». Tss, non. Haaaaa cet argument.

'Fifty Shades' Star Dakota Johnson On Why Anastasia Is Actually Feminist Max protexts mama grey #50shades da best! Bodyguards should always b hot! @51ShadesOfGrey ciopinno love pic.twitter.com/HFLdXvISCn Thnx to ms. sex herself @E_L_James for birthdaylovefest! Peachschnapps much? Our boy Luke turns 30! Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi The Good Body, d'Eve Ensler En interrogeant les Européens sur la vision fantasmatique qu’ils se faisaient du harem, la Marocaine Fatema Mernissi - elle-même née dans un harem bien réel - a été intriguée de constater que les fantasmes sexuels des hommes occidentaux étaient souvent peuplés de femmes muettes, passives, et qu’ils considéraient l’échange intellectuel comme un obstacle au plaisir. Dans sa propre tradition culturelle, explique-t-elle dans Le harem et l’Occident , les femmes, au contraire, sont réprimées en connaissance de cause, parce qu’on leur reconnaît la possibilité d’être des égales, et que leur intelligence suscite à la fois crainte et attirance. Au terme d’une enquête lumineuse, elle formule cette hypothèse : les Orientales subissent un enfermement spatial, alors que les Occidentales, elles, sont enfermées dans une image à laquelle on les somme de correspondre : ce qu’elle baptise le « harem de la taille 38 ». [Analyse reprise et prolongée dans Beauté fatale. Mona Chollet

Les publicités avec des corps "irréalistes" bannies du métro de Londres, SOCIÉTÉ - Les publicités susceptibles de créer chez les utilisateurs des transports en commun de Londres des "problèmes de confiance en soi liés à leur corps" vont être interdites à partir du mois prochain, a déclaré lundi 13 juin le maire de Londres. Cette nouvelle réglementation s'appliquera à quelque 12.000 publicités affichées chaque année dans les bus, tramways, métros et trains qui circulent sur le réseau de Transport for London (TfL) géré par la mairie. "A partir du mois prochain, TfL ne permettra pas l'affichage de publicités pouvant (...) faire pression, en particulier sur les jeunes, afin qu'ils se conforment à un physique irréaliste ou malsain ou susceptible de créer des problèmes de confiance en soi liés au corps", a indiqué, dans un communiqué, le bureau du maire de Londres, qui gère TfL. Le Royaume-Uni s'inscrit dans les pas de la France qui, en décembre dernier, a voté une loi en la matière bien plus contraignante. Ne plus "rabaisser les gens"

« La Reine des neiges » de Disney est le film le plus sexuel de l’année | Culture pop On pourrait penser que le nouveau-né des films Disney est une mièvrerie congelée, un énième film animé qui dissimule mal sa vraie nature : être un catalogue de jouets. Comme on se tromperait. Car, sous cette glace digitale se cache une fable à la modernité sidérante où l’on apprend que la libido féminine est un diamant givreux. Une main de glace dans un gant de velours – voilà comment Elsa, la Reine des neiges, régente son royaume. Mais celui-ci est différent de toutes les principautés disneyennes. Le château d’Arandelle, contrairement à tous les autres, ne trône pas sur une colline. « On la dit femme. La dimension féministe est évidente : cette sororophobie, ou peur de la sœur, empêche l’accès au « sisterhood », cette communauté de femmes soudées : la sœur biologique est également la sœur d’armes dans un combat contre la misogynie et la société patriarcale. Mais Elsa et Anna sont solitaires, pas solidaires. Les frigides sont reines Que faire alors de sa féminité ?

Harcèlement internet, bad feminists, et cette médiathèque Amber Heard accuse Johnny Depp de violences conjugales, photo choc à l'appui Tout n'est pas rose à Hollywood. Si nous avons toujours regardé les films américains avec des étoiles pleins les yeux, ses héros ne nous font plus vraiment rêver. Et, si l'on en croit sa future ex-femme, Johnny Depp le premier. Alors qu'Amber Heard a récemment demandé le divorce, évoquant des "différends irréconciliables" avec l'acteur, elle vient de révéler ce vendredi 27 mai, avoir été victime de violences conjugales répétées. C'est le site américain TMZ qui a dévoilé l'information, photo à l'appui de l'actrice couverte de bleus au visage. Un danger permanent Sur la photo présentée, on peut voir de nombreux bleus autour de son œil, provenant de coups dont elle a été victime ce samedi 21 mai. Elle explique avoir été au téléphone pendant la dispute, dans laquelle Jonnhy Depp ne cessait de balancer des objets à travers la pièce.

Conchita Wurst, la Simone de Beauvoir de l’Eurovision 2014 | Culture pop Qui croire : Christine Boutin ou Virginia Woolf ? La première, outrée par la prestation sans faute du travesti barbu à l’Eurovision, s’est fendu d’un tweet rageur : La seconde, dans sa biographie imaginaire « Orlando », prend moins de liberté avec la syntaxe et l’orthographe : « En tout être humain survient une vacillation d’un sexe à l’autre et, souvent, seuls les vêtements maintiennent l’apparence masculine ou féminine, tandis qu’en profondeur le sexe contredit totalement ce qui se laisse voir en surface. » Faut-il donc préférer à l’essentialisation gratuite et potentiellement dangereuse de la première l’androgynie fluide et lumineuse de la seconde ? L’Europe mortifère On comprend facilement pourquoi Madame Boutin n’a pas apprécié la ballade épique et quasi James Bondienne de Conchita Wurst : il/elle est la parfaite illustration d’une « Europe mortifère » qui n’a pas su « défendre l’identité de la personne ». L’alliance de la moule et de la saucisse Relisons donc Shakespeare

Les personnages féminins forts : bagarre mais pas seulement. Pour aller plus loin : - Mon article sur Musclor et Barbie que je mentionne dans cette note. - Deux articles sur Sansa (pré saison 5... HUMPF) : un en français et un en anglais ! - Un article du très bon blog lecinemaestpolitique sur les méchants effeminés de Disney. - Les deux articles d'Anne-Charlotte Husson sur son blog à propos de Compagnon, toute seule et avec Denis Colombi. Je me permets de vous conseiller de parcourir tout le blog car c'est un des meilleurs sur le sujet de genre ! VOILA ! EDIT : Suite à la répétition de certaines remarques, je réponds rapidement ici : - "Il n'y a pas de caractéristique féminines ou masculines, c'est de l'essentialisme" : OUI je suis BIEN D'ACCORD et c'est pour ça que dans cette note je parle de "caractéristiques dites 'féminines'" et de "dégenrer ces qualités".

ChEEk Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait ce clip des Georgette Sand, C’est la chatte qu’ils préfèrent, qui dénonce l’impunité des hommes politiques accusés d’agression sexuelle. Quelques semaines après les témoignages accablants livrés par des élues vertes contre le député Denis Baupin, et alors que Georges Tron vient d’être investi pour les prochaines élections législatives, le collectif féministe Georgette Sand s’interroge sur l’impunité dont bénéficient les hommes politiques accusés d’agressions sexuelles et qui sont toujours bien au chaud dans leur mandat. “Pour quelles raisons les élus restent-ils ainsi accrochés à leurs mandats comme des moules à leur rocher? Un résumé grinçant de la situation mis en musique sur un morceau culte de Caroline Loeb, revu et corrigé pour l’occasion.

Vous n’avez rien compris, « Gravity » n’est pas un film sur l’espace « Gravity » d’Alfonso Cuaron n’est pas un film sur l’espace. C’est une fable existentielle sur le lâcher prise, le deuil et le devenir femme. Sandra Bullock s’appelle Ryan. Débarrassée des oripeaux de la féminité hollywoodienne, elle a les cheveux courts et le teint blafard. Making of Eddy Chevalier est docteur en civilisation américaine. « Gravity » est l’histoire de l’invention d’une femme. Si George Clooney est si insupportable dans « Gravity », c’est parce qu’il est le symbole d’une masculinité dévorante. Sa plaisanterie lourde, variation sur le « t’as de beaux yeux tu sais », est l’illustration parfaite que la femme, pour notre société patriarcale, n’est qu’un reflet dans un œil d’homme. Tu es une femme, tu rentres maintenant Les débris dans l’espace et le risque de perforation permanente – il n’y a qu’à voir le trou dans la tête de l’astronaute mort flottant dans l’espace, sorte de « Sleepy Hollow » galactique – sont autant de pièges, plus ou moins sexualisés, qui entravent Ryan.

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