background preloader

« Ils haïssent nos libertés »

« Ils haïssent nos libertés »
Ceux qui sont incapables de se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.George Santayana Peu de temps après le 11-Septembre, le président de l’époque, George W. Bush n’avait aucun doute lorsqu’il expliqua la raison pour laquelle les terroristes avaient agi comme ils l’avaient fait : « Ils haïssent nos libertés : notre liberté de culte, notre liberté d’expression, notre liberté de voter, de nous assembler et d’exprimer nos désaccords ». Retour en 2015 : le président Barack H. Et dans l’esprit de la liberté d’expression, permettez-moi de dire ceci : ce sont des foutaises, cette analyse est totalement fausse. Je vous explique. Bien sûr que non. La réponse est que les terroristes ciblent ces pays parce que ces pays sont précisément ceux qui mènent des activités militaires partout dans le monde arabe et musulman. Il est crucial de se rappeler que c’est cette radicalisation qui a transformé Chérif. Ce raisonnement n’a tout simplement pas de sens.

« Le but premier de l’Etat islamique est de cibler des Français, pas un mode de vie » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Hélène Sallon La simultanéité des attaques et le mode opératoire du commando terroriste qui a fait au moins 129 morts à Paris, le 13 novembre, laissaient peu de doute. La revendication par l’Etat islamique (EI), moins de douze heures plus tard, par un communiqué en plusieurs langues et une vidéo, amplement relayés sur les réseaux sociaux djihadistes, a confirmé l’implication du groupe dans ce que le président français, François Hollande, a qualifié d’« acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié à l’extérieur avec des complices à l’intérieur ». Après la mort de ressortissants russes dans le crash d’un avion en Egypte, les attentats en Turquie et au Liban, l’EI a voulu frapper au cœur de Paris, présentée comme la « capitale des abominations et de la perversion, qui porte la bannière des croisés ». « Vous ne vivrez pas en paix » « C’est un discours opportuniste, estime Romain Caillet, spécialiste des mouvements djihadistes.

Vos guerres, nos morts Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert. Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible. 11h30. Pour une fois je suis d’accord avec lui. Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis. Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Car la guerre n’a pas commencé hier soir. L’une des causes de la sidération qui a touché de larges secteurs de la population, y compris les cercles militants, est la (re-)découverte de cette vérité : oui, la France est en guerre. Contre qui la France est-elle en guerre ? Voilà près de 14 ans que la France était en guerre sans l’assumer. Aucune raison de modifier une ligne de cet extrait. 12h. Aveuglément ? 13h.

Enquête. Ce que veut vraiment l’Etat islamique Cette grande enquête publiée dans The Atlantic offre un éclairage sans précédent sur les objectifs et les fondements idéologiques de Daech. Soutenant la thèse selon laquelle l’organisation se définit essentiellement par sa lecture littérale du Coran, elle a suscité de nombreuses réactions. En voici, en exclusivité, l’essentiel. Qu’est-ce que l’Etat islamique [EI, Daech en arabe] ? D’où vient cette organisation et quelles sont ses intentions ? La simplicité de ces questions peut être trompeuse, et rares sont les dirigeants occidentaux qui connaissent les réponses. L’organisation s’est emparée de Mossoul, en Irak, en juin 2014 et règne déjà sur une zone plus vaste que le Royaume-Uni. Nos lacunes sur l’EI sont d’une certaine façon compréhensibles : l’organisation a fondé un royaume isolé et peu de gens en sont revenus. Nous avons mal compris la nature de l’EI pour deux raisons. Ben Laden a organisé la terreur sous la forme d’une entreprise comptant des franchises. Mahomet à la lettre I. V.

Lettre à ma génération : moi je n'irai pas qu'en terrasse Note de la lettre : "Je ne suis qu'une lettre d'opinion, pas un essai. Je suis juste une petite lampe de poche qui a essayé d'éclairer ce qui était trop souvent laissé dans l'ombre. Alors oui, mon étroit faisceau lumineux laissera bien d'autres choses dans l'ombre. Cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas importantes. Simplement que parfois pour ramener la corde à un juste milieu, il faut tirer très fort d'un côté." Salut, On se connaît pas mais je voulais quand même t’écrire. J’ai grandi au milieu de gens de beaucoup de nationalités, cultures et religions différentes. J’ai toujours adoré les terrasses. Pourtant aujourd’hui, ce n’est pas en terrasse que j’ai envie d’aller. Depuis plusieurs jours, on m’explique que c’est la liberté, la mixité et la légèreté de cette jeunesse qui a été attaquée, et que pour résister, il faut tous aller se boire des bières en terrasse. On nous raconte qu’on a été attaqués parce qu’on est le grand modèle de la liberté et de la tolérance. Ma mixité Ma liberté

Villepin : « Faire croire que nous sommes en guerre est un piège C’est une voix discordante. Mais elle est la bienvenue. Invité dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Dominique de Villepin a récusé l’idée « d’être en guerre », une expression abondamment utilisée par Manuel Valls, le PS et l’opposition depuis les attentats de vendredi soir. Or, pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, « nous sommes dans une période où les mots doivent avoir du sens ». « Une guerre ce sont deux États et deux armées qui se confrontent », justifie Dominique de Villepin, ce qui n’est pas le cas des terroristes qui ont agi à Paris et au Stade de France : « Le fait [que les terroristes aient] utilisé des Kalachnikovs, des grenades, un certain nombre de munitions [ne] constitue pas une armée reconnue dans le cadre d’un État. « Quelle est la conséquence de cette idée ? Ce n’est pas « parce qu’une bande d’assassins fanatiques vous déclare la guerre que vous tombez dans le piège de la surenchère », argumente-t-il. « Quelle est le sens de la guerre totale ?

Administration, police, communication... Daech, les rouages d'un quasi-Etat On le sait désormais, les tueries nocturnes de vendredi ont été revendiquées par Daech. Cette année a justement paru aux Etats-Unis un livre sur le sujet, écrit par le palestinien Abdel Bari Atwan, lequel est considéré comme l’un des grands journalistes du Moyen-Orient. Intitulé «Islamic State: The Digital Caliphate», («L’Etat Islamique: le califat numérique»), l’ouvrage décrit par le menu les rouages de l'Etat islamique, sa machine de propagande, son territoire grand comme l’Angleterre, son budget impeccablement géré, sa politique dans les zones syriennes sous contrôle. Atwan explique, entre autres, comment le service de communication de l’EI emploie une armada de journalistes, photographes et monteurs pour produire, dans le cadre de sa politique internationale de la terreur, les vidéos diffusées sur le darknet. En juillet, la «New York Review of Books» faisait l’éloge de ce livre, précieux pour comprendre qui sont ceux qui nous attaquent. Anne Crignon 1. 2. 3. 4. Malise Ruthven

"L’Etat islamique est l’envers du décor sanglant de la mondialisation" Les attentats qui ont fait 129 morts à Paris ce 13 novembre ont été revendiqués par l’organisation Etat islamique. Pourquoi a-t-on été incapables d’endiguer la menace terroriste ? Myriam Benraad – Il faut d’abord dire, sans hypocrisie, que l’on savait très bien que des menaces pesaient sur la France depuis longtemps. Il faut ajouter à cela les erreurs qui ont été faites : l’interventionnisme catastrophique en Irak, la mauvaise gestion des crises syrienne et irakienne, la gestion déplorable de nos rapports au Moyen-Orient et avec le monde arabe… On ne peut pas avoir des politiques de lutte contre le terrorisme efficaces tant qu’on ne fait pas un constat clair et honnête de la situation. A-t-on mal compris la nature de l’organisation Etat islamique ? Concernant l’Etat islamique il y a également une grande hypocrisie, car on sait très bien qu’il ne s’agit pas seulement d’une organisation moyenne-orientale. Pourquoi cette organisation prospère-t-elle ? Propos recueillis par Mathieu Dejean

Vos guerres, nos morts (Julien Salingue) samedi 14 novembre 2015 Vos guerres, nos morts Fragments. Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert. Les nôtres. Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible. 11h30. Pour une fois je suis d’accord avec lui. Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis. Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Là-bas, et ici. Car la guerre n’a pas commencé hier soir. En janvier, j’écrivais ce qui suit : L’une des causes de la sidération qui a touché de larges secteurs de la population, y compris les cercles militants, est la (re)découverte de cette vérité : oui, la France est en guerre. Contre qui la France est-elle en guerre ? 12h. Aveuglément ? 13h.

Related: