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La bien triste Europe de monsieur Leparmentier

La bien triste Europe de monsieur Leparmentier
Il fut un temps béni où les grands écrivains français faisaient de leur philhellénisme une vertu et un courage. Il fut un temps où Chateaubriand pouvait s'enorgueillir de placer dans ses Mémoires d'Outre-Tombe cette réaction des Grecs à sa sortie du Ministère : « Leurs espérances les plus fondées étant dans la générosité de la France, ils se demandent avec inquiétude ce que présage l'éloignement d'un homme dont le caractère leur promettait un appui. » Les temps ont bien changé et, désormais, l'heure est davantage au mishellénisme d'un Pierre Loti qui n'avait à la fin de sa vie pas de mots assez durs pour la « Grécaille. » Aussi la grande presse ne se lasse-t-elle pas de nous décrire les Grecs comme seuls responsables de leurs malheurs actuels. Et pire, comme travestissant à dessein cette vérité éclatante pour faire payer aux autres leur propre gabegie. Le conte de fées balte Car à lire Arnaud Leparmentier, on a l'impression que les Baltes ont agi, tandis que les Grecs n'ont rien fait.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150206trib083bb894c/la-bien-triste-europe-de-monsieur-leparmentier.html

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Grèce : « On a aussi crié un grand “non” aux médias ! » Dégoûtés des médias traditionnels, massivement pour le « oui », les partisans du « non » au référendum grec – et tout particulièrement les jeunes – ont cherché en ligne leurs infos sur « les coulisses du drame ». (D’Athènes) Dans le quartier d’Exarchia à la population jeune et très à gauche, la télévision ne fait pas vraiment partie du décor. « Personne n’en a ici. Quel intérêt ?

CICE : François Hollande vient de me faire cadeau de 50 000 euros François Hollande est sympa, il vient de me donner 49 017 euros ou plutôt il m’a permis de déduire cette coquette somme de mes impôts. Je ne comptais pas dessus. Mes affaires marchent très bien, merci. Je paye déjà mes salariés bien au-dessus de la moyenne de mon secteur.

Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire Boule de cristal Il y a d’abord eu LE tweet visionnaire, le 27 juin, de ce très grand connaisseur de la Grèce qu’est Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles : Aucun doute : les « sources » de Jean Quatremer sont fiables. Presque autant que les sources d’Arnaud Leparmentier, du Monde, qui a eu lui aussi des illuminations [2] : On vous le dit : visionnaires. Précipitation En France, les dividendes ont bondi de plus de 50% au premier trimestre Quand il s'agit de récompenser les actionnaires, l'heure n'est pas à la restriction. En France, toutes les sociétés ont maintenu ou augmenté leurs dividendes en euros au premier trimestre 2016, selon une étude du gérant d'actifs Henderson Global Investors publiée lundi. Porté par le dividende exceptionnel du groupe de médias Vivendi (1,5 milliard de dollars), l'Hexagone a ainsi connu une hausse des dividendes de 51,3%.

Quand les médias dominants boutent la Grèce hors d’Europe À l’occasion d’un référendum que beaucoup d’éditocrates ont considéré comme « dangereux », force est de constater que se sont multipliés, avant le scrutin, les tribunes, analyses et autres partis pris afin que « la raison » et « le bon sens » l’emportent (forcément synonyme de « oui » ) ; et pour ce faire, tous les raccourcis sont bons, comme celui qui consiste à distinguer « la Grèce » ou « les Grecs » d’une part, et « l’Europe » ou « les Européens » de l’autre. Au prix d’une regrettable confusion entre une aire géographique, une union politique (remontant à 1981 dans le cas particulier) et une union strictement monétaire ayant moins de 15 ans, le peuple grec et ses dirigeants se voient marginalisés sinon ostracisés sur la scène européenne, renforçant ainsi le point de vue des « vrais Européens » qui s’élèvent contre les « mauvais payeurs » grecs, décidément « irresponsables ». Illustration exemplaire et visuelle de ces approximations sémantiques qui portent à conséquence.

Transfrontaliers chômeurs : le gros raté franco-suisse Les transfrontaliers qui ont travaillé et cotisé en Suisse sont indemnisés en France quand ils sont au chômage. D'où un trou de 330 millions d'euros par an dans les caisses de l'Unédic. Il est temps de "définir avec les autorités suisses de nouvelles modalités de remboursement des allocations chômage des travailleurs transfrontaliers" : ce message a été envoyé fin décembre au ministère du Travail par l'Unédic. La décision a été prise lors de la réunion de bureau du 15 décembre, deux mois avant l'ouverture de la négociation au cours de laquelle les partenaires sociaux doivent trouver, d'ici au 30 juin prochain, les moyens de résorber le déficit de l'assurance chômage : 4,4 milliards d'euros en 2015 et probablement 3,3 milliards en 2016, si le taux de chômage s'obstine à ne pas baisser. Ce qui portera le déficit cumulé de notre système d'indemnisation à 29,4 milliards fin 2016, selon l'Unédic.

Paresseux, profiteurs, anti-européens : des Grecs répondent aux idées reçues diffusées à l'occasion du référendum Il est tentant de répondre à la situation grecque par des phrases toutes faites. Le pays s’est endetté pendant des années ? Qu’il rembourse après s’être bien « goinfré ». Les mesures d’austérité imposées sans nuance depuis 2010 ont aggravé les conditions de vie de millions de familles ? L’épreuve est rude mais les efforts porteront leurs fruits. La vérité sur… la surenchère des anticancéreux - 15 mai 2016 On la surnomme "la pilule du président", car elle a fait disparaître la tumeur de Jimmy Carter, âgé de 91 ans. Le Keytruda, un traitement d’immunothérapie, est porteur d’un immense espoir pour les malades atteints d’un mélanome et de certains cancers du poumon. Autorisé en France depuis juillet dernier, il a donné des résultats quasi miraculeux en études cliniques.

Le crépuscule d'une époque C’est une photo comme il y en a des milliers, certaines sympathiques, d’autres grotesques : un selfie. Deux ahuris font un selfie, regards béats et satisfaits. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Ils sont visiblement très contents de leur coup, « on va le mettre sur Twitter pour les faire chier ». Arnaud Leparmentier et Jean Quatremer.

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