
La Grèce à nouveau sous la pression des agences de notation L'agence S&P a abaissé d'un cran la note souveraine du pays tandis que Moody's menace de faire de même. Toute deux pointent les incertitudes qui entourent les négociations entre la Grèce et ses créanciers. L'ombre de la faillite plane au-dessus de la Grèce. C'est ce que constatent les agences de notation. S&P, qui avait menacé le pays d'une dégradation le 29 janvier suite à l'accession au pouvoir de Syriza, est donc passée à l'action. Pour justifier son pessimisme, Moody's évoque pour sa part le «degré élevé d'incertitude sur l'issue des négociations entre la Grèce et ses créanciers publics». La Grèce a tenté de minimiser ces craintes en assurant que le pays ne serait pas à court de liquidités dans les prochains mois. De nombreux experts estiment cependant que les caisses de l'État seront rapidement vides si le pays ne parvient pas à trouver un accord sur le prolongement de son programme d'aide.
Dette grecque : Athènes entame à Paris sa tournée européenne VIDÉO - Le premier ministre Alexis Tsipras a assuré «ne pas chercher le conflit» avec les partenaires européens de la Grèce, notamment l'Allemagne avec laquelle le dialogue de sourds se poursuit. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis rencontre Michel Sapin ce dimanche. Le nouveau gouvernement grec entame ce dimanche à Paris une tournée européenne visant à trouver des soutiens pour alléger le fardeau de sa dette, avec la volonté de convaincre de manière argumentée, plus policée que lors de ses premiers échanges, acides, avec ses créanciers. Yanis Varoufakis doit rencontrer également dimanche le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, avant de se rendre à Londres où il s'entretiendra lundi avec son homologue britannique George Osborne et des représentants des milieux d'affaires de la City. «N'oublions pas que tout ceci n'est pas qu'une crise grecque. La France comme «trait d'union» La Grèce calme le jeu face à une Allemagne braquée
Dette grecque : une priorité française Paru dans leJDD Yanis Varoufakis est le nouveau ministre, iconoclaste, des Finances grec. (Reuters) Cela s'appelle créer une rupture doctrinaire et c'est signé Yanis Varoufakis. Le nouveau ministre grec des Finances a une passion pour la théorie des jeux. Il a donc avancé ses pions vendredi. C'est avec une véritable "task force" française que s'engage le dialogue. Alexis Tsipras, lui, doit rencontrer François Hollande mercredi à Paris. Pour mener à bien ces négociations, les nouveaux maîtres d'Athènes ont joué une autre carte française en confiant un mandat, comme leurs prédécesseurs, à la banque Lazard, représentée par Matthieu Pigasse, vice-président de Lazard en Europe. Bruna Basini - Le Journal du Dimanche dimanche 01 février 2015
Angela Merkel souhaite «force et succès» à Aléxis Tsípras Trente-six heures après la victoire de Syriza aux élections légilsatives en Grèce, la chancelière allemande, Angela Merkel, est sortie de son silence ce mardi en souhaitant, par le biais d’un message écrit, «force et succès» au nouveau premier ministre, Aléxis Tsípras. Un «succès» qui dépendra notamment d’Angela Merkel elle-même, la chancelière étant l’un des interlocuteurs avec qui Aléxis Tsípras devra négocier pour régler le problème de la dette grecque. La suite du message transmis par la chancellerie informe d’ailleurs l’impétrant qu’il prend ses fonctions «dans une période difficile, dans laquelle [il va] être confronté à une grande responsabilité». Une façon de le rappeler aux engagements de ses prédécesseurs, que Berlin veut voir appliqués. A lire aussi : Grèce : des doutes autour d’une dette Le gouvernement annoncé aujourd’hui Aléxis Tsípras doit annoncer ce mardi la composition de son gouvernement. A lire aussi : Gauche radicale et droite nationaliste : accord et à cris
Crise politique grecque: le taux d'emprunt français au plus bas Valeurs refuges? Après l'annonce de nouvelles et incertaines élections législatives anticipées en Grèce, les taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne et de la France ont touché des plus bas historiques. Vers 15 heures, le bund (obligations allemandes) évoluait à 0,559% après être descendu à 0,552% sur le marché obligataire secondaire. Lors de sa dernière clôture mercredi 24 décembre, sa dette déjà émise s'y échangeait au prix de 0,589%. A l'inverse, le taux d'emprunt grec s'envolait ce lundi atteignant 9,55%, contre 8,5% lors de la séance précédente. Les investisseurs craignent une nouvelle crise politique en Grèce après l'annonce ce lundi 29 décembre d'élections législatives anticipées, le Parlement n'étant pas parvenu à nommer un président de la République.
Yanis Varoufakis, l’intrus chez les grands argentiers européens LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Pas les mêmes codes, pas les mêmes référents, pas les mêmes manières de se comporter… C’est peu dire qu’il y a un « choc Varoufakis » sur la scène très « policée » des grands argentiers européens. Et ce « choc des cultures » sera encore, vendredi 20 février dans l’après-midi, l’un des éléments clés de la réunion de l’Eurogroupe (l’instance qui réunit les ministres des finances de la zone euro), qui doit décider de la suite donner à la demande grecque de prolongation du plan d’aide dont bénéficie Athènes. Lire aussi : La Grèce demande officiellement la prolongation de 6 mois de l’aide financière européenne À Bruxelles, l’attitude de ce Gréco-australien, brillant économiste, ultra-présent sur les réseaux sociaux est jugée agressive. Une tournée médiatisée, des faux pas retentissants Le premier « faux pas » attribué à M. L’entretien avait été « constructif », selon l’entourage de M. Le fait que M. M.
Les chiffres dramatiques de l’austérité qui dévaste la Grèce Les chiffres fournis à la fin de ce billet correspondent peu ou prou à ceux d’un pays qui aurait subi plusieurs années d’une guerre dévastant l’économie, la société, les hommes, les femmes et les enfants, et l’environnement. Une guerre qui a fait des morts. Il n’y a pas eu besoin de chars, de bombes, d’invasion militaire pour cela. Le désastre a été provoqué par les grandes banques et les marchés financiers, relayés par la Troïka et par les gouvernements grecs qui ont plié devant une invasion économique, politique et idéologique. Un jour peut-être, un tribunal international jugera ces responsables pour délit économique et social contre un peuple. Extraits d’un article du 20 mars 2014 de l’observatoire des multinationales : « comme condition de l’aide financière apportée par la « troïka », la Grèce s’est vue imposer des mesures d’austérité drastiques et la privatisation de plusieurs entreprises publiques. Scandaleux projet de loi sur la privatisation des plages et du littoral du pays
6 mythes persistants sur la crise grecque Par Antoine Levy. Parthenon – Credits Konstantinos Dafalias (CC BY 2.0) C’est de dette qu’il sera ici question ; sachons donc avant tout reconnaître celle que la langue française entretient envers le grec. Nous lui avons emprunté l’Europe et la démocratie ; nous lui sommes redevables de la tragédie, qui vient si spontanément à l’esprit de celui qui reconnaît, sans préjuger des responsabilités de chacun, l’ampleur des souffrances grecques depuis 2010. Comme en 1968, il importe sans doute, pour éviter les malentendus, de répondre à l’injonction bien connue : « D’où parles-tu, camarade ? Premier mythe : les Grecs n’ont jamais vu la couleur de l’argent de la dette L’une des stratégies argumentatives les plus fréquemment employées par la gauche de la gauche dans la question grecque est fondée sur un procès en illégitimité de la dette du pays. C’est donc à une courte rétrospective historique qu’il faut ici se livrer. Cinquième mythe : un plan de relance qui sauvera la croissance
La capitulation grecque Contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. Une dure leçon pour les populistes d'extrême gauche comme d'extrême droite. Le quotidien allemand Bild raconte cette histoire inouïe. Le gouvernement grec a envoyé une lettre à Bruxelles, jeudi 19 février, qui énumérait ses nouvelles propositions dans la difficile négociation avec ses partenaires, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. La fameuse troïka dont le gouvernement grec ne voulait plus entendre parler! La faute de la Poste! Bild raconte que les Grecs, gênés par ce nouveau renvoi dans les cordes par l’Allemagne, ont alors expliqué que la lettre envoyée n’était… pas la bonne, qu’il y avait eu une erreur de courrier, et qu’une nouvelle lettre, la bonne, plus conforme aux demandes allemandes, venait de partir! La deuxième leçon vient de l’incroyable impréparation de Syriza. Naïveté et amateurisme Le malheur vient non pas du constat. Imposture
"On a renfloué la Grèce pour sauver les banques françaises et allemandes" ! Voir la vidéo à partir de 22''. Vous pouvez, si vous le souhaitez, activer les sous-titres de la vidéo disponibles en anglais. C’est la première fois qu’un dirigeant d’une des trois composantes de la Troïka, formée par le FMI, la Commission et la BCE, le dit face caméra. « L’argent a été donné pour sauver les banques françaises et allemandes, pas la Grèce », a déclaré Paulo Batista, l’un des 19 élus parmi les 24 membres du conseil d’administration du Fonds monétaire international. Du fait de ses fonctions, la parole de Batista est plus libre que celle des membres du Conseil des gouverneurs qui, eux, représentent les gouvernements et les banques centrales. Mais les critiques pour le moins rudes de Paulo Batista tranchent avec le langage d’ordinaire très policé qui règne au sein de l’institution. Dans cette interview donnée à Alpha TV, une chaîne privée grecque, le Brésilien dénonce les choix imposés à la Grèce par la Commission et la Banque centrale européenne. Le FMI a cependant évolué.
La Grèce sur le fil du rasoir Il me paraît trop tôt pour porter un jugement définitif sur l'accord conclu vendredi entre la Grèce et l'Union européenn puisque c’est lundi que le gouvernement grec fera connaître la liste des réformes qu’il propose. C’est à ce moment là que le texte signé prendra toute sa signification et c’est à ce moment que nous verrons si la politique d’austérité continue ou pas. De ce point de vue, le texte du communiqué est ouvert et indique que le processus de réforme a pour but, notamment, de "permettre la justice sociale" (« enhancing social fairness »). L’affrontement n’est donc pas terminé. Sur le reste, le gouvernement grec a été effectivement obligé de céder sur un certain nombre de points majeurs. Au-delà, la question est de savoir ce qu’il aurait été possible de faire d’autre. La question de la sortie de l’euro se posait évidemment. Mais la sortie de l’euro aurait été aussi politiquement coûteuse. Il n’y avait donc pas de bon choix.
Le Bundestag vote sans entrain la prolongation du plan d’aide à la Grèce Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant) Les apparences sont parfois trompeuses. A première vue, la Grèce et l’Union européenne peuvent se réjouir du vote du Bundestag ce vendredi 27 février. Comme attendu, la prolongation de quatre mois du deuxième plan d’aide à Athènes a été approuvée par une écrasante majorité des députés allemands : 541 députés ont voté pour, 32 contre, 13 se sont abstenu et 45 n’ont pas pris part au vote. Avant la séance, 22 députés conservateurs (sur 311) avaient fait part de leur intention de voter contre. Dès le début de sa courte intervention – moins de vingt minutes –, le ministre des finances, Wolfgang Schäuble (CDU), a reconnu que la décision de continuer à aider la Grèce n’était « pas facile à prendre ». Banques allemandes et françaises « pas sérieuses » Atmosphère teintée de populisme Le vote du Bundestag s’est déroulé dans une atmosphère teintée de populisme.