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A-t-on vraiment aidé les Grecs

A-t-on vraiment aidé les Grecs
Quelle impudence, ces Grecs ! Venir faire les poches de leurs créanciers, alors qu’aucun pays n’a reçu autant d’aide internationale rapporté à sa taille ! Ce discours, qui justifie la résistance aux demandes du nouveau gouvernement grec d’alléger le poids de la dette hellénique, semble à première vue justifié : depuis mai 2010, la Grèce a reçu 227 milliards d’euros de prêts internationaux, l’équivalent de son produit intérieur brut (PIB) de 2010. 197 milliards ont été prêtés par les pays de la zone euro, d’abord sous forme de prêts bilatéraux, puis à travers le Fonds européen de stabilité financière. Le Fonds monétaire international (FMI) a apporté de 30 milliards (nets des remboursements déjà effectués). La Grèce a également bénéficié d’une décote de moitié sur les titres de dette publique détenus par les créanciers privés, soit un allégement de près de 100 milliards. Le regard change quand on examine à quoi a servi cette « aide » considérable.

http://www.alterecoplus.fr/europe/a-t-on-vraiment-aide-les-grecs-201502041700-00000742.html

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Nous sommes tous des Grecs européens Quelle claque ! Alors que les sondages annonçaient un résultat très serré, alors que tous les médias néo-libéraux répandaient la peur, les Grecs ont choisi, sans crainte : "Oxi" ! Non ! Non au chantage de la peur. Non à l’humiliation. Grèce : le gouvernement Tsipras a-t-il vraiment refusé de réformer ? Un des arguments les plus fréquemment utilisés ces derniers jours pour justifier la violence avec laquelle la Grèce et son gouvernement sont traités par les créanciers européens est l'incapacité du gouvernement d'Alexis Tsipras à réformer. La charge a été menée notamment par l'ancien premier ministre belge, le libéral flamand Guy Verhofstadt en réponse au discours du premier ministre hellénique le jeudi 8 juillet. L'arrestation de Leonidas Bobolas

L'incroyable "plan B" de Varoufakis (Article créé le 26/07/2015 à 14:29, mis à jour le 27/07/2015 à 11:10) Yanis Varoufakis aurait eu un plan B pour le moins explosif. Il aurait en effet impliqué de pirater la plateforme de l'administration fiscale grecque dans le but de créer un système bancaire parallèle en cas de faillite. Ce plan figure dans la retranscription d'une conversation attribuée à Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des Finances en Grèce et Norman Lamont, qui fut également en charge des Finances mais au Royaume-Uni, publiée ce dimanche par le quotidien Ekathimerini. Des responsables de hedge funds auraient également assisté à cette téléconférence qui aurait eu lieu le 16 juillet, soit une semaine après la démission de Yanis Varoufakis. Feu vert de Tsipras

Syriza et l’UE après la première longue bataille: bilan des négociations En Grèce, depuis les élections européennes de mai 2014, dans la perspective de la victoire de Syriza, tous les acteurs économiques, du plus petit ménage à la plus grande multinationale, s’étaient dans une large mesure figés dans l’inaction économique. Ce qui entraîna un effondrement artificiel des recettes fiscales, le gel des investissements de toute nature, la fuite de capitaux et l’annulation de la faible dynamique de croissance économique apparue avant le dernier trimestre de 2014. Par conséquent, si Syriza s’était conformé, comme le demandaient en février le gouvernement allemand et ses alliés, aux procédures convenues – le – « respect des règles » –, la Troïka ou les « institutions » auraient formulé une évaluation particulièrement défavorable et extrêmement statique – évaluation dans une large mesure superficielle – de la situation économique et des comptes publics de la Grèce. Conséquence ? Syriza: les trois piliers d’un couloir de négociation pertinent

22. Yannis Androulidakis (anarcho-syndicaliste grec) : « La politique ne change pas par les gouvernements » Yannis Androulidakis, de l’Initiative anarcho-syndicaliste Rocinante, nous parle de la situation politique et sociale en Grèce, du gouvernement Syriza et de l’état du mouvement social et libertaire grec. Quel est le climat politique général depuis l’élection de Syriza, quelles mesures ont été prises et comment qualifier leur politique ? Yannis Androulidakis : Au tout début, nous avons assisté à une grande montée d’enthousiasme d’une partie de la société, mais cela se fondait surtout sur la défaite de l’odieux gouvernement Samaras (coalition d’union nationale droite/socialistes) et de quelques actions de communications spectaculaires de la part du ministre des Finances Yannis Varoufakis. Mais cela n’a pris que quelques semaines pour vérifier que la politique ne change pas par les gouvernements. Dès l’accord du 20 février conclu avec l’Eurogroupe, la coalition gouvernementale a accepté la prolongation du programme d’austérité. Yannis Androulidakis : Tout à fait.

Un insider raconte : comment l'Europe a étranglé la Grèce - NPA - Comité de l'Ariège ARTICLE MEDIAPART07 juillet 2015 | Par christian salmonQuelques jours avant le référendum, un conseiller important du gouvernement grec, au cœur des négociations avec Bruxelles, a reçu Mediapart. Il raconte les cinq mois du gouvernement de Syriza, les discussions avec les Européens, la situation catastrophique de la Grèce. Il détaille surtout la stratégie d’étouffement mise en place méthodiquement par l’Eurogroupe et l’asphyxie financière qui a détruit l’économie grecque. Voici le texte de cet entretien au long cours. Athènes, de notre envoyé spécial.- Quelques jours avant le référendum, un conseiller du gouvernement a reçu plusieurs journalistes français, dont Christian Salmon pour Mediapart (lire notre boîte noire).

La «bonne drachme»? Modeste contribution au débat sur la Grèce Par Michel Husson La reddition du gouvernement Tsipras face aux diktats de la troïka est une défaite douloureuse pour tous les partisans d’une alternative à l’austérité néo-libérale en Europe. On peut rappeler brièvement, et un peu dans le désordre, les raisons de cette défaite: sous-estimation de la violence des «institutions», ce mélange de fanatisme économique et de volonté politique de briser une alternative; absence de préparation des éléments matériels d’une rupture passant notamment par une suspension unilatérale des paiements de la dette; non-construction du rapport de force idéologique interne nécessaire pour cette rupture; incapacité à assumer le non au référendum en faisant adopter, dans une logique d’union nationale, les mesures que le gouvernement avait demandé aux citoyens de rejeter; absence de relais politique d’autres gouvernements et faiblesse du soutien du mouvement social. Il est possible qu’il ne reste plus d’autre choix que le Grexit, en Grèce, aujourd’hui.

Grèce : « Mes immondices », par Franz-Olivier Giesbert Le Point se réjouit : « Grèce : Twitter se déchaîne contre Leparmentier et Quatremer ». C’est vrai. Mais Le Point oublie de célébrer ses propres « plumes ». Comme si, en effet, Bernard-Henri Lévy dont Le Point publie le bloc-notes, avait été épargné, alors que Leparmentier et Quatremer ne sont que des apprentis en infamies comparé au célèbre BHL-Moi-Je. Et comme si Le Point n’avait pas déversé les immondices – également conspuées – de son patron, l’omniprésent Franz-Olivier Giebert, à l’image de cette puissante analyse, extraite d’un éditorial du 2 juillet subtilement titré « Debout, la France neuneu !

Grèce : À qui profite la crise ? - NPA - Comité de l'Ariège Selon Éric Toussaint, les pre­miers à trouver de l’intérêt dans la crise grecque, ce sont les institutions européen­nes elles-­mêmes. « Telles qu’elles sont composées actuellement, avec des orientations néolibérales évi­dentes, c’est clair qu’elles ont intérêt à démontrer à l’opinion qu’on ne peut pas rompre avec les politiques d’austérité... » Comme un mes­sage à faire passer à d’autres États membres, comme l’Italie ou l’Espagne. « Oui, et même aux Belges et aux Allemands, même si on ne vit pas la crise avec la même acuité que les Grecs », ajoute le président du CADTM. Mais ce n’est pas tout. On sait que la crise grecque se déroule aussi sur fond de privatisations en série. « On a bradé les prix, rap­pelle Éric Toussaint. Tsipras a fait des concessions importantes, comme accepter la poursuite de la privatisation du port du Pirée, acheté par les Chinois à un prix in­téressant. Le malheur des uns...

« Il faut un ministère des finances de la zone euro » LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Marie Charrel Benoît Cœuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), tire pour Le Monde les leçons de la crise grecque. Il estime que celle-ci a révélé les failles institutionnelles de l’union monétaire et la nécessité de créer un gouvernement économique renforcé. Si la zone euro ne se réforme pas, prévient-il, elle se condamnera à une croissance anémique et aux crises à répétition. La menace d’un « Grexit » est-elle écartée ? Je l’espère.

Comment la Grèce en est-elle arrivée là ? Trois jours après un accord à l’arrachée entre la Grèce et ses partenaires européens, le Parlement grec a adopté jeudi 16 juillet un nouveau plan d’austérité, condition pour bénéficier d’un troisième programme d’aide financière international. Malgré cet accord et le versement planifié d’une nouvelle aide, il sera néanmoins difficile pour les Grecs d’honorer tous leurs remboursements. Des économistes dénoncent une « folie » qui ne fera qu’entretenir la spirale négative dans laquelle le pays est entraîné depuis six ans. Lire tous nos articles sur la Grèce dans notre séquence spéciale

Pourquoi Syriza ne peut pas être comparée au FN Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent « Le Front national (…) est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême droite. Mais, d’ailleurs, vous voyez cette coagulation des contraires se faire : qui adore Syriza chez nous ?

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