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La religion, une affaire privée

La religion, une affaire privée
Parce qu’entre autres régressions intellectuelles, éthiques, politiques, nous assistons depuis les massacres des 7, 8 et 9 janvier au retour en force d’un néo-laïcisme autoritaire, brutal et – disons-le – focalisé sur les musulman-e-s, parce que ce néo-laïcisme subvertit radicalement tout ce que la pensée et la législation laïque ont pu avoir d’émancipateur depuis 1880 et 1905, parce qu’en particulier nous ré-entendons aujourd’hui partout l’absurde rengaine sur la nécessité, prétendument laïque, d’une religion qui reste « une chose intime », « cantonnée dans la sphère privée », il nous a paru utile de republier une brève mais efficace leçon de droit et d’histoire, extraite d’un livre dont le titre, lui aussi, est tristement d’actualité. S’il est un élément de la propagande des « laïcards » qui est rarement contesté, c’est l’idée que la religion appartient au « domaine privé ». Mais comment peuvent-ils maintenir ce principe côte à côte avec celui la religion, « chose privée » ? I. A.

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Une révolution conservatrice dans la laïcité La loi anti-foulard du 15 mars 2004 a été présentée par ses promoteurs comme un « retour aux sources ». Selon le récit mythique qu’ils ont réussi à imposer à l’opinion, cette loi n’aurait fait que « ré-affirmer » des principes oubliés, « re-découvrir » la pertinence et l’actualité des textes fondateurs, « re-trouver » la saine intransigeance de Jules Ferry, Jean Jaurès ou Gambetta, « rappeler la loi » et ainsi « restaurer » ou « refonder » un ordre mis en péril par un renouveau de la menace religieuse. Le paradoxe, rarement relevé, est que cette rhétorique du retour aux sources a servi à promouvoir une nouvelle loi - une loi qui, en imposant désormais la « neutralité » aux usagers et non plus seulement aux agents du service public d’éducation, opère une transformation radicale de la laïcité française, en rupture totale avec l’esprit des lois fondatrices [1]. passage d’une conception laïque de la laïcité à une conception religieuse de la laïcité ; Une laïcité religieuse

Du street art contre le harcèlement de rue ART - Des dessins contre le harcèlement de rue.“Stop telling women to smile” a été lancé en 2012 par Tatyana Fazlalizadeh, une artiste basée à Brooklyn. Des croquis de femmes, placardés sur les façades d’immeubles avec des phrases chocs “Ma tenue n’est pas une invitation” ou “Les femmes ne sortent pas pour vous divertir”, sont destinés à faire réfléchir les hommes, mais également à soutenir les victimes. “Le harcèlement de rue est un problème important qui touchent les femmes du monde entier.” expliquait Fazlalizadeh à nos confrères du Huffington Post américain. Charlie Hebdo : un jeune de 16 ans interpellé pour apologie du terrorisme sur Facebook ! Suite aux attentats du 7 Janvier contre Charlie Hebdo, les preuves de soutien ont été très nombreuses envers et malheureusement aussi contre Charlie Hebdo. Les hashtags #JesuisKouachi et assimilés se sont par exemple multipliés. Le gouvernement avait annoncé surveiller tout dérapage. Un jeune nantais de 16 ans vient d'en faire les frais. Le jeune homme avait posté un dessin sur sa page Facebook, l’on y voit Charb tenant un journal Charlie Hebdo touché par des balles, le tout avec un message explicite « Charlie Hebdo c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles. » Si vous êtes un habitué de l’hebdomadaire, vous aurez d’ailleurs remarqué la référence à la caricature de Riss publiée en couverture du numéro du 10 Juillet 2013 : un musulman tenait entre ses mains le Coran, bien incapable d’arrêter les balles de la tuerie qui avait eu lieu à l’époque en Égypte.

Août à Paris: Ma fille n'est pas une quiche jeudi 21 mai 2015 Ma fille n'est pas une quiche Publié par Muriel Douru à 06:24 Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur TwitterPartager sur FacebookPartager sur Pinterest 30 commentaires: Bordeaux : jugée pour apologie du terrorisme, elle écope de 210 heures de travaux d'intérêt général ne jeune fille de 18 ans, française d'origine marocaine, a été jugée vendredi après-midi, 16 janvier, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour apologie du terrorisme. Elle a été condamnée à 210 heures de travaux d'intérêt général, à faire dans les deux ans. Elle écopera de trois mois de prison ferme, s'ils ne sont pas exécutés.

La gêne face aux règles, naturelle ou sexiste ? Il y a eu la photo, la suppression, la polémique, le retour de la photo et, finalement, une question qui reste : pourquoi les règles nous gênent-elles tant ? Fin mars, l’étudiante canadienne Rupi Kaur postait sur son blog et sur Instagram une photo sur laquelle on la voit allongée, de dos, le pyjama et le matelas tachés du sang de ses règles. Un travail universitaire extrait d’une série réalisée avec sa sœur et tout bêtement intitulée Period («règles», en anglais), accompagnée d’un texte dénonçant notamment le fait que «certains sont plus à l’aise avec la "pornification" [l’intrusion du porno dans la société, ndlr] des femmes, la sexualisation des femmes, la violence et la dégradation des femmes» qu’avec les règles.

Charlie Hebdo : Vallaud-Belkacem ne veut pas entendre les questions des élèves L’attentat contre Charlie Hebdo, la minute de silence dans les écoles, les dérapages réels ou supposés d’élèves ont alimenté un sombre débat depuis le 7 janvier. C’est dans ce contexte que la ministre de l’Éducation nationale a tenu des propos sidérants à l’Assemblée nationale, mercredi 14 janvier, lors des questions au gouvernement. De Manille, le pape n’a pas non plus manqué de s’inviter dans le débat. Attentat à l’esprit critique Par décision du président de la République, le jeudi 8 janvier a été décrété "jour de deuil national" et une circulaire du premier ministre en a précisé les modalités : drapeaux en berne et demande aux administrations d’organiser « un moment de recueillement permettant aux agents des services publics de s’associer à cet hommage ».

La faute à Ève Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Évidemment, il faut se bagarrer pour. Nos ancêtres (merci à elles) se sont déjà bien bagarrées, et elles ont fait un énorme boulot. On est quand même pas si mal loties que ça en France au vingt et unième siècle grâce à elles, même s’il y a encore des combats à mener. J’ai un respect infini pour les féministes des dernières décennies.

Charlie à tout prix Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015. Lorsque le pouvoir de transfiguration de la mort, ce rituel social qui commande l’éloge des disparus, se joint à la puissance d’une émotion commune à l’échelle de la société tout entière, il est à craindre que ce soit la clarté des idées qui passe un mauvais moment. Il faut sans doute en prendre son parti, car il y a un temps social pour chaque chose, et chaque chose a son heure sociale sous le ciel : un temps pour se recueillir, un temps pour tout dire à nouveau. Mais qu’on se doive d’abord à la mémoire de ceux qui sont morts n’implique pas, même au plus fort du traumatisme, que toute parole nous soit interdite.

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