background preloader

Presse, le dessin s’estompe

Presse, le dessin s’estompe
Mais où donc a disparu le dessin de presse ? Il suffit qu’on pose la question pour qu’aussitôt mille contre-exemples viennent faire le siège. Soyons donc moins polis : où donc est passé le bon dessin de presse, en une seule image, qui tient, fait rire, se montre critique, est ouvert à de multiples interprétations et engage la discussion ? Si le dessin de presse naît avec le journalisme, il explose au XIXe siècle, d’abord avec les journaux post-révolutionnaires consacrés à la caricature comme la Caricature (1830) ou le Charivari (1832). Le modèle essaime dans toute l’Europe (Punch, fondé en 1841 en Grande-Bretagne ou le Berliner Charivari en 1847), puis sous le Second Empire avec la Lune (1865) ou la Charge (1870), violemment opposée à Napoléon III. Cette histoire de la caricature de presse est évidemment aussi une histoire de la censure. «Exterminer les enfants». Depuis, c’est la raréfaction, avec 77 dessinateurs encartés seulement comme journalistes. Barbe cachée. Contradictions.

http://www.liberation.fr/culture/2015/01/28/presse-le-dessin-s-estompe_1190808

Related:  La presse satirique en France aujourd'huiCaricaturesla presse satirique

De "Charlie Hebdo" à "Closer" : le bad buzz au secours de la presse française Une du 19 septembre 2012 du journal satirique Charlie Hebdo (CHARLIE HEBDO/AFP). "On a vendu en deux heures ce qu'on vend d'habitude en une semaine !" Il n'y avait pas que les kiosquiers à être heureux mercredi dernier. Chez "Charlie Hebdo" aussi, on a dû sabler le champagne. 75.000 exemplaires écoulés, un retirage prévu ce vendredi, un numéro déjà collector… L'hebdomadaire satirique n'en est pas à son coup d'essai. En 2006, on s'en souvient, il avait publié la série de caricatures de Mahomet du journal danois "Jyllands-Posten". À cette occasion, au fil des retirages, "Charlie Hebdo" aurait vendu presque 400.000 exemplaires, contre un tirage régulier de 140.000 à l'époque.

" L’Age d'or de la recherche sur la caricature est derrière nous... " : entretien avec Guillaume Doizy - Vous avez fondé en 2007 (7 ans déjà !) le site Caricatures&Caricature.com, l’objectif de départ est-il rempli ? Guillaume Doizy : En partie seulement.

La presse satirique française, une arme politique héritée de la Révolution MEDIAS Selon un spécialiste de l’histoire du dessin de presse, il n’y a pas d’équivalent à «Charlie Hebdo» à l’étranger… A.G. avec AFP La presse satirique française, sans tabou quand il s'agit de railler pouvoir ou religion, est une tradition qui remonte à la Révolution et dont Charlie Hebdo, cruellement frappé par un attentat sans précédent, est l'héritier au même titre que Le Canard enchaîné ou le défunt Hara-Kiri. La presse satirique pourrait se porter mieux Peu de titres, des ventes très faibles, en France, et en dehors du Canard enchaîné, la presse satirique peine à trouver son public. Petit tour d’horizon : Charlie Hebdo pour répondre à ses détracteurs dans la polémique sur la publication des caricatures de Mahomet publie cette semaine un numéro double, avec une version « responsable » qui correspond à « ce que souhaitent voir les Boutin et autres Cohn-Bendit », et une version « irresponsable » qui serait, précise son directeur Charb, « un Charlie Hebdo normal ». Le tirage annoncé est de 100 000 exemplaires.

La presse satirique a une histoire Cette note de lecture fut initialement publiée le 24 octobre 2007 sur nonfiction.fr, sous licence Creative Commons. Nous la publions ici aujourd’hui car le livre traité renvoie aux caricatures, à la liberté de la presse, à la liberté d’expression, de rire. À la liberté, tout court. L’ouvrage que les éditions Autrement ont fait paraître au début du mois d’octobre est édité à l’occasion des 10 ans du Festival Les rendez-vous de l’Histoire et d’une exposition à la Bibliothèque Abbé Grégoire de Blois (du 21 septembre au 10 novembre 2007) ayant pour thème « Quand le crayon attaque, images satiriques et opinion publique en France, 1814-1918 ». Ce livre s’intéresse donc aux caricatures au XIXe siècle, c'est-à-dire à leur « âge d’or »[+][1]. Mais qu’est-ce, au juste, qu’une caricature ?

Petite histoire du dessin de presse Texte de la conférence donnée par Guillaume Doizy le 26 septembre 2008 à la BPI (Beaubourg), à l’occasion d’une après-midi de réflexion sur le thème : « Quel avenir pour le dessin de presse ». Pour tout vous dire, je me demande encore si j’ai eu raison d’accepter de venir ici raconter l’Histoire du Dessin de presse. Evoquer l’œuvre de Daumier en trois quart d’heure serait déjà une gageure. Parler de l’Assiette au Beurre dans un temps si court, analyser plusieurs milliers de ses dessins et le travail de dizaines d’artistes ayant collaboré à la revue, relèverait du miracle. On pourrait écrire des livres entiers sur le dessin de presse des Années Folles.

Le dessin satirique est-il si ringard que ça ? Trop méchant, trop cynique, trop dérangeant, trop militant, trop vieillot ? Il faut se rendre à l’évidence le dessin satirique, le dessin d’opinion, n’a plus vraiment la cote dans les médias, et si quelques journaux « spécialisés » continuent à en publier on ne peut pas dire que l’engouement du public se traduise dans les chiffres de ventes. Même le pourtant réactionnaire Figaro n’a pas jugé bon de remplacer son « éditorialiste » Jacques Faizant disparu en 2006, et on ne sait pas encore si Sud Ouest trouvera un remplaçant à Iturria parti à la retraite cet été après 40 ans de collaboration.

Caricatures de Mahomet à Mahomet Dans un article précédent, écrit avant la sortie des caricatures de Charlie Hebdo, nous évoquions les arguments dont se réclament les censeurs. Notamment que les images - film ou dessin- ont le singulier pouvoir de causer une douleur inadmissible à celui qu'elles blessent dans ses croyances et de produire de la haine (donc des comportements répréhensibles) chez celui qui ne les partage pas. Il est permis de soupçonner des motivations publicitaires ou mercantiles chez Charlie Hebdo, comme il est permis de soupçonner les auteurs du film sur Mahomet d'avoir les pires des intentions. Mais la liberté d'expression si elle était réservée aux gens fins, talentueux, animés par l'amour de la vérité, respectueux de toutes les sensibilités, ne serait pas la liberté d'expression. Les crétins et les salopards ont le droit de s'exprimer, exactement comme ils ont le droit de voter. - Le contenu « idéologique » donc intenionnel de la caricature.

Les discours politiques de la presse satirique. Étude des réactions à l’« attentat horrible » du 19 novembre 1832 1La presse satirique est née, en France, lors de la Révolution de 1789. Elle se caractérise par son mode d’écriture, qui consiste à décrire la réalité de manière déformée dans le but de faire rire le lecteur, et, plus encore, d’emporter son adhésion. Ses préoccupations sont avant tout politiques. Le modèle du journal satirique n’a donc pu se construire que lors de courtes périodes de liberté de la presse et ne trouve une forme aboutie qu’au début de la monarchie de Juillet.

Quel avenir pour le dessin de presse à l'heure de la crise de la presse écrite ? Le festival de dessins de presse "L'Hérault Trait Libre" ouvre sa première édition à Montpellier ce weekend. Le festival de dessins de presse "L'Hérault Trait Libre" se tient samedi et dimanche à Montpellier. Crédit DR Ajouter au classeurSuivre ce contributeurLecture zen

"Charlie Hebdo" caricature Mahomet : pas du courage, mais du pur opportunisme Charb tenant le numéro de "Charlie Hebdo" de la semaine, le 19/09/12 (F. DUFOUR/AFP) Le principe de liberté fondamentale de caricature ne se discute pas, il faut l'affirmer clairement. Le nouveau numéro de "Charlie Hebdo" offre néanmoins l'occasion de s'interroger sur (au moins) deux dimensions dans les choix de sa rédaction.

La caricature La caricature, dans son expression la plus commune, est l’art de transformer un visage dans un mode plus ou moins grossier, dans un but souvent humoristique, tout en essayant de conserver la personnalité du sujet, et surtout les traits caractéristiques qui permettent de le reconnaître. Comme le sujet est vaste, nous allons ici n’aborder que la base de cette art. La caricature, c’est d’abord prendre une forme, et être capable de la déformer sans perdre les caractèristiques essentielles de cette forme. Prenons un exemple simple, une forme de lèvre, et voyons comment on peut la déformer tout en conservant sa structure de base. L’on peut procéder ainsi jusqu’à des déformations extrèmes, c’est d’ailleurs un exercice intéressant pour apprendre à maîtriser les formes.

Plantu : "Le dessin est un moyen de faire émerger les frustrations" Propos recueillis par Hervé Brusini Mis à jour le , publié le Dans le documentaire Caricaturistes, fantassins de la démocratie, on voit de drôles de choses. Certains, tel ce dessinateur russe, font le taxi de nuit pour survivre. D’autres, comme ce caricaturiste danois, ont bien failli y laisser leur peau. Incroyable comme un petit (ou grand) dessin peut attirer les foudres de celui qui ne supporte pas la liberté d’expression. Honoré Daumier Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Honoré Daumier Honoré Daumier (photographié par Nadar).

Related: