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La liberté d’expression oui ! Mais jusqu’où

La liberté d’expression oui ! Mais jusqu’où
La question de la liberté d’expression agite la société. Les « jusqu’où ? » ont même parfois conduit dans les classes à des « oui mais... » qui ont ébranlé les enseignants. Michel Tozzi, chercheur, repose un cadre à la réflexion et au débat, dans la classe et au-delà. Dans un autre article, la réponse de Daniel Mercier Dans tous les débats que j’ai animés avec des adultes et des adolescents dans la période, il revient systématiquement la question de la liberté d’expression et de ses limites… La liberté d’expression est la possibilité effective de dire, d’écrire ce que l’on pense, de créer (dessin, film etc.) ce que l’on veut, sans la censure d’un pouvoir (politique, religieux…). La loi actuelle est-elle satisfaisante ? NB : Ne pas réduire, à cause des événements, la question de la liberté d’expression à la question religieuse. La méthode Tozzi pour la discussion à visée philosophique : La réponse de Daniel Mercier Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques Éduquer à la citoyenneté.

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Liberté d’expression : la caricature est aussi une exception au droit d’auteur Samedi et dimanche derniers, les manifestants se sont levés en masse pour défendre la liberté d’expression, gravement remise en question par les attentats contre Charlie Hebdo. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que la caricature, la parodie et le pastiche, qui constituaient les moyens d’expression privilégiés des dessinateurs assassinés sont protégés par une exception au droit d’auteur, instaurée au titre de l’intérêt général par le législateur pour permettre le débat d’idées, la libre critique et la création artistique. Alors qu’un nouveau numéro de Charlie Hebdo paraît aujourd’hui, avec une caricature de Mahomet signée Luz, on peut se souvenir que certaines des parodies qui ont illustré les unes du journal, détournant des personnages célèbres, s’appuyaient sur cette exception au droit d’auteur.

« On n’a pas le droit de nier un affect qui s’exprime. » Michel Tozzi, chercheur, reposait la question d’un cadre à la réflexion et au débat, dans la classe et au-delà. Daniel Mercier lui répond. L’alternative dont parle Michel Tozzi est celle entre : la morale déontologique, régie par la logique de principes absolus non négociables : ici, le principe est que la liberté d’expression n’aurait de limite que l’atteinte à la personne humaine, comme par exemple l’incitation à la haine vis à vis de l’autre, le racisme, l’antisémitisme... La liberté d’expression aujourd’hui en France, en droit, en fait « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » – Article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789, fondement de la République démocratique française. En droit, la liberté d’expression est une liberté dite « fondamentale » c’est à dire qu’elle fait partie de l’ensemble des droits primordiaux pour l’individu, essentiels dans une société démocratique. Ainsi, « L’imprimerie et la librairie sont libres » (article 1 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881) de sorte que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » (article 10 DDHC). Attendu que toute caricature s’analyse en un portrait qui s’affranchit du bon goût pour remplir une fonction parodique (…)

Liberté d’expression : quelles limites ? Il n’y a pas de pensée libre sans la possibilité de connaître les idées d’autrui, d’y confronter sa réflexion et donc aussi de faire connaître et discuter son opinion. C’est pourquoi la Convention européenne des droits de l’homme dispose que « toute personne a droit à la liberté d’expression ». Ce droit comprend « la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière ». La liberté d’expression n’est pas pour autant absolue et doit se concilier avec d’autres libertés ou droits fondamentaux. Ainsi on ne peut pas accepter, au nom de la liberté d’expression, que quelqu’un crie « au feu !

Protéger l’expression dans la liberté La liberté d’expression n’est pas chose simple. L’expression présuppose que la pensée lui préexiste, et la liberté renvoie à tant d’acceptions différentes que la philosophie n’en finit pas de les cerner. Ce qui est sûr, c’est que les deux perdraient beaucoup de leur sens si elles étaient séparées de la vérité et de la justice. Liberté d’expression et ses limites  Page mise à jour le 01 juillet 2013 La liberté d’expression est consacrée dans la plupart des environnements juridiques. En France, elle est consacrée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. En revanche, la liberté d’expression n’est pas un absolu et elle se trouve affectée de nombreuses limites que les internautes ne doivent pas ignorer. Présentation

Déclarations des droits de l’homme : liberté de pensée et d’opinion Rédigées au moment de la Révolution française pour l’une et après la Seconde guerre mondiale pour l’autre, rappel sur ce que disent ces deux déclarations des droits de l’homme en matière de liberté de pensée et d’opinion. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 Article 11 « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » Déclaration universelle des droit de l’homme de 1948 L’anthropologue Emmanuel Todd mal à l’aise avec le mouvement «Je suis Charlie» L’anthropologue et historien français Emmanuel Todd a confié au quotidien japonais Nikkei être mal à l’aise avec le mouvement «Je suis Charlie», né en France après l’attentat contre Charlie Hebdo, jugeant que les caricatures de Mahomet humilient les faibles de la société. «Il y a un grand écart entre ce qui se passe actuellement en France et ce que je pense», a déclaré M. Todd au correspondant du Nikkei à Paris. «En France, si on ne touche pas à une personne en particulier, on considère qu’il est possible de tout caricaturer.

Éducation aux médias et à l'information - Pratiques pédagogiques autour de l'EMI TraAM EMI Les travaux académiques mutualisés (TraAM) ont pour objectif d'accompagner le développement du numérique éducatif et pédagogique en mutualisant les expériences entre académies sur un sujet spécifique choisi avec l'inspection générale. Ils conduisent à la production de scénarios pédagogiques, de travaux de réflexion diffusés vers tous les enseignants via le site Eduscol et les sites académiques. TraAM EMI 2014-2015 Thématique : Avec le numérique, construire un parcours et contribuer à une appropriation de l'information pour un usage responsable et citoyen. Matrice EMI : un travail de réflexion a été mené dans le cadre des Travaux Académiques Mutualisés (TraAM Documentation) par l'académie de Toulouse durant l'année 2014-2015.

Liberté d’expression en France, de quoi parle-t-on? - Droit Fidèle à lui-même, coûte que coûte. Charlie Hebdo vient de sortir son 1178ème numéro mercredi 14 janvier 2015. Le premier depuis l’attentat du 7 janvier où douze personnes à la rédaction parisienne ont trouvé la mort. Tiré à 5 millions d’exemplaires, l’hebdomadaire satirique met en couverture le dessin de Luz: le prophète Mahomet pleure, tenant entre ses mains le slogan "Je suis Charlie". «Charlie»: éthique de conviction contre éthique de responsabilité Le 14 janvier, l’interview de Caroline Fourest sur Sky News au sujet des attaques contre Charlie Hebdo s’est brutalement interrompue au moment où, à l’insu de son hôte, l’invitée a brandi le dernier exemplaire du journal pour en montrer la couverture au public britannique. La journaliste Dharshini David s’est alors excusée auprès des téléspectateurs qui auraient pu être «offensés» en rappelant que la politique de sa chaîne était de ne pas montrer les caricatures du Prophète. Cette censure a immédiatement déclenché des réactions d’indignation de la part des médias français et l’intéressée a parlé «d’une violence inouïe et d’une hypocrisie absolue». L’épisode s’inscrit dans un contexte plus large où deux pratiques éditoriales s’opposent.

Éducation aux médias et à l'information - Supports vidéo pour l'EMI Les aventures croustillantes de Prince Chip Ce webdocumentaire pour les 6/10 ans réalisé en stop motion raconte les aventures numériques d'une pomme de terre pas comme les autres et surtout hyper connectée. Il a fait l'objet d'une table-ronde lors de Futur en Seine 2015.

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