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Caricature et censure sous l'Ancien régime : interview d'Annie Duprat -

Caricature et censure sous l'Ancien régime : interview d'Annie Duprat -
L’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 a remis au centre des discussions la question de la censure et des violences physiques contre les dessinateurs. Si depuis 1789 on ne relève aucun assassinat de caricaturiste en France (amendes et emprisonnement furent néanmoins fréquents), la question se pose pour l’Ancien Régime. Annie Duprat, historienne et spécialiste de l’histoire des représentations, répond à nos questions : Quel regard le pouvoir portait-il sur les gravures satiriques sous l’Ancien Régime ? Il y a deux choses à noter: la Direction de la Librairie ne contrôle pas les images, tant qu'elles ne sont pas accompagnées de texte. Il y a un seuil, en nombre de mots, en deçà duquel une image n'est pas considérée comme dangereuse. Louis XIV fait embastiller le baron de Puechemeck - un sujet de l'Empire - et saisir sa collection d'estampes hollandaises bilingues en 1702. Quelles étaient les principales cibles de la gravure politique et « contestataire » ?

http://www.caricaturesetcaricature.com/2015/01/caricature-et-censure-sous-l-ancien-regime-interview-d-annie-duprat.html

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Le dessin de presse face à la censure : exposition - Depuis 1830, le dessin de presse et la caricature commentent l’actualité, défendent des opinions, accompagnent les polémiques, les crises politiques et les luttes sociales. Avant comme après la grande loi sur la presse de 1881, nombreuses ont été les entraves à la liberté d’expression, jusqu'au terrible drame du mercredi 7 janvier 2015. Quelles ont été les conséquences des différents types de contraintes juridiques, politiques, administratives ou économiques, sur le dessin de presse et les dessinateurs ? Conçue par Guillaume Doizy (Caricadoc), cette exposition richement illustrée a été présentée dans de nombreuses institutions en France et au Canada. Exposition présentée en avant-première en 2013 à Saint Pol sur Ternoise, dans le cadre du festival "Et si on parlait d'humour" et du Salon de la caricature et du dessin de presse ainsi que notamment fin 2014 à la bibliothèque Gérard Philippe de Champigny sur Marne.

Cabu, un coup de crayon sans égal Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Un coup de crayon sans égal qui lui permettait de caricaturer avec une facilité déconcertante n'importe quelle personnalité du monde politique ou du show-business, un air d'éternel adolescent attardé, une allure légèrement voutée sous son imperméable, carton à dessins sous le bras, digne du Grand Duduche, le héros naïf et utopiste qui l'a fait connaître dans les années 1960. L'assassinat de Jean Cabut, dit Cabu, mercredi 7 janvier à Paris dans l'attaque armée dont a été victime la rédaction de Charlie Hebdo, laisse un vide béant dans le monde des dessinateurs de presse. “Les caricatures, dans l’histoire de la République, ont toujours bénéficié d’une grande tolérance” Plasticages, menaces… La presse française a régulièrement été confrontée à des intimidations, mais jamais à une telle attaque explique l'historien Christian Delporte. Avec un bilan à ce jour de 12 morts et 11 blessés, l'attaque à l'arme automatique contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier, est un coup porté à la presse française d'une gravité sans précédent. L'historien Christian Delporte, spécialiste des médias, revient sur les menaces, intimidations et attentats qui ont jalonné l'histoire du journalisme dans notre pays et sur la place très particulière qu'y tiennent la caricature et la presse satirique.

L'art de la caricature Le site pédagogique gratuit et interactif Enseigner le français avec TV5MONDE met à disposition de nombreux scénarii pédagogiques et des propositions de déroulés de cours qui s'appuient sur des ressources multi-supports : reportages, clips musicaux, extraits de courts métrages, magazines, films d’animation... Le site revient notamment en ce mois de janvier 2015 sur l'utilisation du dessin de presse comme «arme d'expression». Les ressources, de nature variée, sont rassemblées dans un espace baptisé Dessine-moi un Charlie : florilège de dessins en France et dans le monde, les caricatures des dessinatrices de presse, portraits de Charb, Cabu, Wolinski et Tignous, hommage à Cabu, le rôle du dessinateur de presse à travers le thème de la condition féminine dans le monde. Liberté de la presse, caricatures et reportage BD Une fiche d'activité pédagogique est consacrée plus particulièrement à l’émission de RTS Géopolitis intitulée « Liberté de la presse : le dessin comme arme absolue ? Sources

Daumier La Révolution de 1789 va multiplier ces images (mille cinq cents gravures satiriques entre 1789 et 1792) et la demande suscitée par l'actualité va être à l'origine d'un appareil de production organisé. Des journaux hebdomadaires comme Les Révolutions de France et de Brabant de Camille Desmoulins ou les Révolutions de Paris de l'éditeur Prudhomme font une large place au dessin, satirique pour l'un, d'inspiration plus "reportage" pour l'autre. La presse royaliste publie de son côté des caricatures anti-révolutionnaires tandis qu'en 1793 le Comité de Salut Public demande au député David de "multiplier les gravures et les caricatures qui peuvent réveiller l'esprit public et faire sentir combien sont atroces et ridicules les ennemis de la liberté et de la république".Cité dans "La caricature, deux siècles de dérision salutaire", Historia, n° 651, mars 2000, p.52.

Charlie Hebdo : pourquoi des dessinateurs de presse ont-ils été assassinés ? Ce mercredi 7 janvier est un jour noir pour la presse et la démocratie françaises. Deux hommes ont attaqué les locaux du journal satirique Charlie Hebdo avant de prendre la fuite. À l’heure où j’écris ces lignes le bilan est de 12 morts, une vingtaine de personnes sont blessées dont certaines très grièvement. Parmi les victimes de cette attaque terroriste, deux policiers, quatre dessinateurs (Charb, Cabu, Tignous et Wolinsky) et le journaliste Bernard Maris. Même si cela est difficilement imaginable, des hommes sont morts pour des dessins en France. Comprendre : quelques éléments d’explication

La presse satirique française, une arme politique héritée de la Révolution MEDIAS Selon un spécialiste de l’histoire du dessin de presse, il n’y a pas d’équivalent à «Charlie Hebdo» à l’étranger… A.G. avec AFP Publié le Mis à jour le La presse satirique française, sans tabou quand il s'agit de railler pouvoir ou religion, est une tradition qui remonte à la Révolution et dont Charlie Hebdo, cruellement frappé par un attentat sans précédent, est l'héritier au même titre que Le Canard enchaîné ou le défunt Hara-Kiri. «C'est une spécificité française. Ici, on cogne, on utilise le dessin de façon militante pour contester, dénoncer, faire tomber les barrières», explique Guillaume Doizy, spécialiste de l'histoire du dessin de presse.

Exposition "Dessine-moi la guerre 1914-2014 : regards des dessinateurs de presse sur les guerres" L’exposition itinérante de Cartooning for peace "Dessine-moi la guerre 1914 - 2014 : regards des dessinateurs de presse sur les guerres" associe les dessinateurs de la Grande Guerre aux dessinateurs d’aujourd’hui. "Leurs dessins nous montrent les spécificités propres à chaque conflit, mais aussi les constantes des guerres qui ont ponctué les XXe et XXIe siècles. Cette exposition, composée de 10 kakémonos déroulants, est accompagnée d’un dossier pédagogique pour les élèves et d’un livret enseignant pour les professeurs. Cartooning for Peace, présidé par Plantu, est un réseau international de dessinateurs de presse engagés qui combattent, avec humour, pour le respect des cultures et des libertés. Depuis 2006, ce réseau soutient les dessinateurs dont la liberté est menacée, développe une mission pédagogique envers le jeune public, organise des rencontres entre les dessinateurs et un large public, et édite des expositions thématiques proposant un regard critique sur la société."

Classe média : les caricatures Dans le cadre de la classe média, on ne pouvait pas passer à côté des événements tragiques de mercredi dernier. D’autant plus que dans le collège, nous avons eu certaines réactions très particulières, de type « bien fait pour eux » (pour rester soft). Toutes les classes ont bien entendu eu un moment d’explication et de recueillement jeudi, mais des incompréhensions demeures. Les élèves font des confusions, s’en tiennent à des brides d’informations. Bref, il reste du boulot.

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