background preloader

Représentation de Mahomet : "L'islam a perdu de vue sa propre histoire"

Représentation de Mahomet : "L'islam a perdu de vue sa propre histoire"
Conservateur du patrimoine, Sophie Makariou a rejoint les équipes du Musée du Louvre en 1994. Elle a été nommée à la tête du département des Arts de l’Islam créé en 2003 et dont les nouveaux espaces ont été inaugurés en 2012. En août 2013, elle a été nommée présidente du Musée Guimet, Musée national des Arts asiatiques à Paris. L'Obs Peut-on dire que l’islam interdit la représentation du Prophète et, par extension, de toute figure humaine? Sophie Makariou Il n’y a pas stricto sensu de condamnation de la figuration dans le Coran. Pour les sunnites, le référent absolu, c’est la Sunna, la «tradition», récits de la vie et ensemble de textes recensant les paroles et les actes du Prophète, source essentielle à côté du Coran. Donc, selon les époques, selon les régions, chacune des dynasties, suivant sa sensibilité, va convoquer différemment les textes à des fins politiques. Le visage de Mahomet a-t-il été représenté au cours de l’histoire de l’islam ? Bien sûr. Ils ne sont pas les seuls. Related:  Islamisme radical

Michel Sparagano: Les larmes d'Averroès Je n'ai pas la mine réjouie. Je m'assieds devant eux, un peu plus lourdement que d'habitude. Je les regarde bien. Pas trop envie de reprendre le cours où on l'avait laissé, comme si rien ne s'était passé. Je commence une question : « Est-ce que..? Surgit alors le problème de l'amalgame et le sentiment qu'ont certains de mes élèves musulmans de devoir se justifier. Alors, bien sûr, il faudra tenter de réfléchir sur les causes pour éviter de faussement rassurer la population en traitant seulement les conséquenses avec un « patriot act » à la française qui pointe déjà son nez, ici ou là sur les plateaux de télévision.

Après les attentats, comprendre, approfondir et débattre Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Gilles van Kote Gilles van Kote, directeur du Monde « Les attaques terroristes de ces dernières semaines en région parisienne ont marqué la France et, plus largement, la communauté internationale : du traumatisme généré par ces actes d'une violence inédite jusqu'à la réponse donnée par des millions de personnes dans les rues, leurs effets se font sentir dans des domaines aussi divers que l'éducation, la sécurité, la politique ou la diplomatie. Plus que jamais, Le Monde a la volonté de répondre aux attentes de ses lectrices et lecteurs, et notamment au besoin d'analyses qui permettent de comprendre les mécanismes à l'œuvre dans ces événements dramatiques et d'appréhender leurs conséquences, forcément durables, sur nos sociétés. Voici une sélection de ces textes publiés depuis le 7 janvier. Nous continuerons, dans les jours et semaines qui viennent, à ouvrir nos colonnes pour que vive un débat d'idées forcément nécessaire. » Zeev Sternhell est historien.

Association Internationale Soufie Alâwiyya Belgique "Pas une surprise" si la banlieue a peu manifesté, selon un acteur associatif Mohamed Tria, cadre d'entreprise et président du club de foot de La Duchère, quartier de barres d'immeuble à Lyon où il a grandi et s'implique beaucoup, livre un regard critique sur les ratés de l'intégration à la française. "Pas surpris" par la faible représentation de la banlieue dans les défilés républicains après les attentats, il s'alarme des fractures de la société: "De plus en plus de gens vivent à côté de nous." QUESTION: Pourquoi les "banlieues" n'ont-elles pas défilé? REPONSE: "Pour eux la République, c'est une chimère. Q: Comment expliquer un tel décalage ? R: "On se réveille d'un coup avec Kouachi et Coulibaly, mais ce sont des enfants de la République qu'on a fécondés. Q: Quel peut être "l'après Charlie" pour ces quartiers ? R: "J'ai quitté la Duchère vers 12-13 ans, j'y suis revenu à 40, j'ai été frappé par le nombre de femmes seules. Propos recueillis par Pierre PRATABUY.

50 nuances de haine : la réponse de Kamel Daoud à la fatwa qui le vise 50 nuances de haine Question fascinante : d'où vient que certains se sentent menacés dans leur identité, dans leur conviction religieuse, dans leur conception de l'histoire et dans leur mémoire dès que quelqu'un pense autrement qu'eux? La peur d'être dans l'erreur les poussant donc à imposer l'unanimité et combattre la différence? De la fragilité des convictions intimes? De la haine de soi qui passe par la haine de l'Autre? De toute une histoire d'échecs, de frustrations, d'amour sans issue? Mais c'est étrange : ceux qui défendent l'islam comme pensée unique le font souvent avec haine et violence. Le regard tourné vers ce Nord qui les écrase, les fascine, les rend jaunes de jalousie. Laissons de côté. Etrange. C'est qu'il ne s'agit même pas de distinctions idéologiques, linguistiques ou religieuses: l'imbécile identitaire peut tout aussi être francophone chez nous, arabophone, croyant ou passant. Passons, revenons à la mécanique: de quoi cela est-il le signe? Rien de tout cela ne gêne.

Sagesses Soufies, le nouveau très beau site de Catherine Touaibi Suggestions à Mme la Ministre de l'Éducation Nationale Lettre ouverte à la Ministre de l’Éducation Vous allez faire jeudi des propositions pour l’École après les attentats. Vous avez beaucoup consulté. Très immodestement je voudrais, à mon tour, faire quelques suggestions que vous lirez peut-être... J’ai failli vous rencontrer à deux reprises durant ces consultations puisque je suis membre de deux instances que vous avez invitées : le Collectif des Associations Partenaires de l’Ecole (CAPE) et le comité d’orientation du CLÉMI. Mais à chaque fois, je n’ai pas pu m’y rendre. Mais je me suis exprimé à plusieurs reprises avec des textes pour dire d’abord mon émotion comme beaucoup de Français (“je pleure”) mais aussi pour dépasser celle ci et appeler à une mobilisation pour construire “L’école d’après” et développer déjà quelques propositions et analyses dans une longue tribune intitulée “École : et maintenant on fait quoi ?”. Annonces ? Suggestions... L’urgence c’est de réfléchir. Pourquoi trois heures ? Formation Sur quoi se former ?

MONDE MUSULMAN • Infographie : quel est le style "convenable" pour les femmes? Pourquoi avez-vous soulevé la question du style vestimentaire féminin musulman dans votre enquête ? Qu'espériez-vous apprendre ? Mansoor Moaddel* : Les objectifs principaux de ce projet sont : 1) expliquer les variations du fondamentalisme religieux dans les sept pays concernés par l'enquête, 2) déterminer l'étendue de la pénétration des valeurs occidentales dans ces pays et 3) montrer les variations d'attitude parmi les personnes qui vivent dans ces pays quant à des questions comme l'égalité des sexes, la laïcité et la religion.Dans les années 1920, l'avènement d'un Etat laïque moderne en Egypte, en Iran et en Turquie a créé un contexte qui a permis aux femmes de s'engager dans des mouvements pour leurs droits. En Egypte, après la déclaration d'indépendance de 1922, Huda Shaarawi a fondé l'Union féministe égyptienne et renoncé à son voile, et nombre de femmes des classes aisées ont suivi son exemple. Cliquez sur l'image pour l'agrandir Ces deux éléments sont difficiles à concilier.

Le monde comme relation Dans cet essai, Felwine Sarr appelle à fonder une politique universelle de la relation, une utopie active ouvrant le monde à l’altérité et opérant à rebours d’une réalité gagnée par l’inimitié. « La relation relie, relaie (relate) », écrit Edouard Glissant dans sa Poétique de la Relation. Dans la pensée de l’écrivain martiniquais décédé en 2011, la relation désigne aussi bien une mise en rapport et une articulation qu’un principe de transmission et de narration. Dans ce nouveau et bref essai, Sarr pose les bases d’une politique relationnelle portée cette fois-ci à l’échelle du globe. Une crise de la relationalité Le point de départ de l’ouvrage est le constat d’un progrès matériel universel et d’une proximité géographique en voie d’accélération aux quatre coins du monde : « Nous vivons globalement mieux » et « nous faisons plus intensément monde », écrit Sarr. Politique et langage de la relation L’argument principal de Sarr est ancré dans le champ politique. La relationalité mise en abyme

Laïcité, citoyenneté, maîtrise du français... Comment le gouvernement veut refonder l'école Par Francetv info Mis à jour le , publié le Najat Vallaud-Belkacem sonne la "grande mobilisation de l'école pour les valeurs de la République". La ministre de l'Education a dévoilé, jeudi 22 janvier, son plan destiné, notamment, à renforcer la laïcité et l'autorité des enseignants dans les établissements scolaires français. Au préalable, Manuel Valls a regretté que la transmission "des valeurs de laïcité, de respect de l'autorité, de tolérance" était souvent "inexistante" à l'école. Francetv info détaille les principales mesures du plan, qui coûtera 250 millions d'euros sur trois ans, selon la ministre. 1Des enseignants formés à la laïcité La ministre de l'Education annonce "un plan exceptionnel de formation continue des enseignants et des personnels d'éducation". Dans les concours de recrutement, la capacité des candidats "à expliquer et à faire partager les valeurs de la République" sera par ailleurs évaluée. 2Un "parcours citoyen" de l'élémentaire à la terminale

Related: